PITZ Stéphanie ♦ L’ombre de l’île

« L’ombre de l’île » est un thriller psychologique bien mené, une réflexion sur les bonnes intentions qui finalement inspirent une ambiance de méfiance … L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on. Un groupe constitué uniquement d’âmes traumatisées peut-il poursuivre sa route sans encombre?

Le fait également d’avoir un meneur, un président, un chef, concoure inévitablement à un rapport de dominant-dominé malsain.

Accepter un poste d’enseignante sur l’île de « La Sauvegarde ». L’idée séduit Théa autant qu’elle l’effraie. Sur cette île, vit une communauté de personnes rescapée de l’enfer et triée sur le volet,  ayant souffert de pertes dans leurs vies, et crée par le millionnaire Cao Pham ayant subi la mort de son plus jeune fils de façon atroce. La famille Pham, rêve alors d’un monde serein. Elle décide de vivre recluse, loin de la violence du continent. Peu à peu, d’autres rescapés de la vie ont été autorisées à s’y installer. Ils forment désormais une sorte de communauté, vivent en autarcie, dans une sorte de cocon, prenant garde au moindre potentiel danger, où les contacts avec l’extérieur, bien qu’ils soient autorisés, se font de plus en plus rares. Pas d’alcool dangereux pour la santé, pas de voitures qui polluent, les déplacements se font à pied ou à vélo, des légumes et fruits bio…Un monde qui a tout l’air d’être idyllique, mais l’est-il vraiment ? C’est son petit-fils Max, qui en est à la tête aujourd’hui.

Après le combat qu’elle a mené, en vain, contre la fermeture de son école, et qui a fait qu’elle a perdu son emploi, elle n’a guère le choix que d’accepter étant donné sa situation financière. Comme elle ne voit que très peu ses parents, et n’a pas d’amis donc aucune attache sur le continent, elle décide d’y aller. Même si partir aussi loin lui fait un peu peur.

Elle est recrutée par Max Pham. Elle doit également travailler comme nourrice de Magda, une fillette de 7 ans, dont la mère est décédée en la mettant au monde. Un lien très fort se noue immédiatement entre Théa et l’enfant, renforcé par l’animosité d’Emmy, la gouvernante, envers la fillette.

Elle se familiarise peu à peu avec le fonctionnement quelque peu étrange de l’île, mais connaît des moments de malaise diffus, des non-dits, qui la font commencer à rechercher ce qu’il se passe vraiment dans ce qui est censé être un havre de paix. Plus elle passe de temps sur cette île et plus elle se pose des questions au sujet de certains habitants et des évènements qui s’y sont déroulés. Pourquoi l’a-t-on choisie elle plutôt qu’une autre ? Certes, elle a elle-même un passé douloureux, mais n’a jamais demandé à venir sur cette île et le critère de petite école avec des enfants d’âges différents par classe lui semble léger.

Max Pham a beau avoir toujours été courtois depuis son arrivée, elle s’interroge sur ce qui se passe dans sa demeure. Elle est intriguée par les disparitions de Nancy, la maman de Magda, et d’Agatha, la sœur de Max. Qui était Agatha, la sœur de Max ? Ayant sombré dans la folie, elle aurait mis le feu à la gentilhommière, puis aurait disparu? Qui était Nancy, la femme de Max et morte en mettant au monde Magda?

Pendant qu’elle cherche à découvrir les sombres secrets de cette famille, le lecteur cherche à découvrir ceux de Théa, qui n’a bien évidemment pas été recrutée par hasard…

L’auteur :

Stéphanie Pitz, née en décembre 1973 à Bruxelles, est licenciée et agrégée en philosophie romane.

Après avoir obtenu une licence et une agrégation en philologie romane, elle a, entre autres, enseigné durant quelques années avant de devenir directrice d’une école de promotion sociale à Molenbeek (il s’agit de cours du soir pour adultes).

Elle donne durant plusieurs années de cours de français et de communication dans l’enseignement supérieur.

Depuis 2009, elle dirige l’Institut Machtens, une école de promotion sociale à Molenbeek-Saint-Jean.

Elle a deux enfants et vit actuellement à Bruxelles après une parenthèse d’un an à l’Île Maurice.

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