Macmillan Gilly ♦ Ne pars pas sans moi

Par un joyeux dimanche, aux abords de Bristol, Rachel Finch récemment divorcée, et son petit garçon, Benedict, de 8 ans se promènent en forêt. Elle est devenue mère célibataire par la force des choses car Jim, son ex-mari, l’a quitté pour une autre.

Ce dimanche matin, comme la plupart, elle part en forêt avec son fils et leur chien. Désirant plus que tout être une bonne mère et soucieuse de l’indépendance et de l’autonomie de son enfant, Rachel l’autorise à partir quelques mètres devant pour rejoindre le point de jeu où e trouve une corde pour se balancer. Arrivée au bout du chemin, l’angoisse la saisit : Ben a disparu. Commence alors son cauchemar. Seul le chien Skittle, leur cocker, est retrouvé, blessé, plusieurs heures après la disparition de Ben qui reste introuvable.

Après une conférence de presse organisée au commissariat de police, catastrophique, médias et réseaux sociaux se déchaînent. Pour eux, Rachel est responsable de la disparition de son enfant. Pourquoi n’a-t-elle pas veillé sur lui ? Comment se fait-il qu’elle ait du sang sur les mains ?

Pendant que la police se lance dans une véritable course contre la montre pour retrouver Ben, Rachel se débat entre la culpabilité, le désespoir et la peur.

Rongée par le doute, assaillie par la violence de ceux qui la croient coupable et tandis que la moindre de ses certitudes s’écroule, elle ne sait plus quoi faire. Attendre patiemment que les forces de l’ordre lui ramènent son fils ou suivre son instinct et partir elle-même à sa recherche ?

C’est moins l’intrigue que le traitement que lui applique Gilly Macmillan qui est passionnant. Elle sert en effet de prétexte à l’auteure pour décortiquer dans leurs plus subtiles nuances parfois contradictoires, toutes les souffrances et dommages émotionnels et physiques infligés aux parents, familles, proches, ainsi que les difficultés rencontrées par les enquêteurs, lors de la disparition d’un enfant.

Le roman est aussi, et peut-être surtout, un très utile réquisitoire contre le rôle dévastateur et dangereux de la presse et d’internet lors d’un fait divers.

L’auteur :

Gilly Macmillan a grandi à Swindon dans le Wiltshire et en Californie du Nord.

Elle a fait ses études en histoire de l’art à l’Université de Bristol et à l’Institut Courtauld de l’Université de Londres.

Elle a travaillé pour The Burlington Magazine, à la Hayward Gallery et a été professeur de photographie dans le secondaire avant de se consacrer à l’écriture à temps pleins.

« Ne pars pas sans moi » (Burnt Paper Sky, 2015) est son premier roman.

Elle vit à Bristol avec son mari et leurs trois enfants.

 

Laisser un commentaire