Sten Viveca ♦ Les nuits de la Saint Jean

Nora la juriste et Thomas le policier sont amis depuis l’enfance et se retrouvent une troisième fois à démêler une intrigue policière et des secrets de famille qui remontent très loin dans le temps.

Avec les nuits de la Saint Jean, Viveca Sten nous ramène à Sandhamn, la perle de la Baltique, en hiver, qui abrite une centaine d’habitants en hiver, un peu plus l’été avec les touristes et les résidences secondaires. L’auteur, quand elle était enfant, y a passé de nombreux étés dans la maison familiale.

A l’automne 2006, l’angoisse monte à Sandhamn, petite île qui fait partie de l’archipel de Stockholm « Port de sable » en suédois : une jeune fille de 18 ans, Lina, a disparu en rentrant chez elle à vélo, après avoir passé la soirée chez une copine. Les parents se font un sang d’encre, la police est sur l’affaire : fugue, suicide, accident, enlèvement, meurtre ?

Sous une pluie battante, l’inspecteur Thomas Andreasson, qui est toujours en deuil de sa petite fille disparue tragiquement à l’âge de trois mois et s’est séparé de sa femme Pernilla depuis ce deuil si douloureux, et ses collègues ratissent l’île, en vain : Lina Rosén reste introuvable et l’enquête conclut à une noyade accidentelle.

L’amie d’enfance de Thomas, Nora Linde quant à elle, continue ses activités de juriste bancaire mais souffre de plus en plus du comportement grossier et indélicat de son mari Henrik, radiologue réputé. Mariée depuis treize ans, elle apprend que son mari a une jeune maîtresse infirmière. Cette fois, il est question de divorce. En cette fin février, elle décide d’aller passer quelques jours de vacances à Sandhamn, seule avec ses deux petits garçons. Mais en jouant dans la forêt, le petit Adam remarque un sac poubelle caché dans un trou sous la neige. Simon ayant vendu la mèche, il indique à leur mère où se trouve l’objet. Il contient l’avant-bras et la main d’une jeune fille. Nora alerte immédiatement la police après cette sinistre découverte. Ce sont les restes de Lina authentifiés par sa montre. La jeune fille a été assassinée et atrocement mutilée. La disparue culpabilisait depuis un accident de bateau ayant entraîné la mort de Sebastian Österman, un copain de dix-sept ans, selon son amie Louise. L’équipe de policiers ne peut pas négliger la piste d’un rituel lié à la mythologie nordique, car Lina s’intéressait au sujet via Internet. Un profileur vient épauler les enquêteurs. D’après lui, les dépeceurs de cadavres peuvent être aussi bien des pros, bouchers ou chirurgiens, que des chasseurs. Et à part le cas d’une rupture entre Lina et un petit ami, Jakob, le duo de policiers dispose de rares éléments.

En parallèle, nous avons l’histoire tragique de violence familiale inspirée par des faits réels, assez insoutenable, d’un enfant martyr, le jeune garçon Thornwald, au début du 20 siècle, victime d’un père convaincu que la justice divine doit s’appliquer en châtiment impitoyable sur sa progéniture.

Le jeune douanier Gottfrid épousa la belle Vendela. À la naissance de leur fils Thorwald, sa femme sombra dans la morosité. Son fils fragile déçut Gottfrid, qui le brima souvent afin de l’endurcir. Plus tard, la venue de leur fille Kristina fut pour lui une aubaine. Ayant failli la perdre à cause d’une pneumonie, Gottfrid se tourna vers la religion, devenant pasteur local. Il ne fut pas plus tolérant envers Thorwald, maladroit à se faire aimer de son père. L’enfant se dépréciait lui-même, s’éloignant de sa famille si peu chaleureuse…

Avec le portrait de cette espèce de capitaine Achab de la Baltique et sa petite victime, on découvre aussi la dureté de la vie quotidienne dans ces îles, il y a tout juste deux générations.

Intrigues, héritages, vieilles haines familiales qui ressurgissent plusieurs générations après

On est très loin de la carte postale balnéaire des précédents épisodes.

De façon assez classique mais plaisante, l’intrigue policière est intriquée avec la vie personnelle de Nora et Thomas. Difficultés matérielles et psychologiques d’un divorce pour la première, désir de renouer le contact avec son ex-épouse Pernilla – avec comme horizon possible une nouvelle vie commune – pour le second… La vie se fait, se défait, s’organise et évolue inexorablement…

Avec ce troisième volet, Viveca Sten confirme son indéniable talent pour le suspense, s’imposant n°1 des ventes de romans policiers en Suède.

Les thématiques abordées dans ce livre : la Saint-Jean, la mythologie nordique, les rituels celtiques, l’île, le climat rude, la disparition de jeune adulte, la maltraitance sur femme et enfant, la crise conjugale chez des flics et d’autres braves gens.

 

L’île de Sandhamn vue par Viveca Sten

Quand je pense à Sandhamn, je vois des maisons de bois rouge pressées les unes contre les autres au bord du chenal et la petite entrée du port où les voiliers jettent l’ancre depuis le XVIIe siècle. L’imposante douane de 1752 se dresse à la pointe de l’anse, des bouées blanches se balancent autour des pontons et le soleil miroite sur l’eau entre les canots et les voiliers amarrés. « Sandhamn la pittoresque, cernée d’eau sur trois côtés et par la haute mer sur le dernier. » C’est en ces termes qu’en 1873 le grand August Strindberg a dépeint Sandhman, où il a vécu à plusieurs reprises avec son épouse, Siri von Essen. Peut-être déambulait-il à travers les étroites venelles du port en compagnie de figures de la scène artistique suédoise comme [les peintres] Anders Zorn et Bruno Liljefors ? Peut-être savourait-il les joies d’une promenade silencieuse dans les bois de pins clairsemés, au milieu des troncs gris violacé et des bruyères roses ?

Sans doute prenait-il la vapeur qui relie encore aujourd’hui Stockholm à Standhamn, le Sandhamns Express. Le voyage dure deux heures et demie et traverse l’un des plus beaux archipels du monde, le must étant de déguster à son bord un « steak vapeur » [servi avec des oignons et des pommes de terre].

L’îlot, qui ne compte pas plus de 110 habitants permanents, se situe à l’extrême limite de l’archipel [de Stockholm]. La cohésion de la communauté est forte, et tout le monde se connaît depuis des générations. En hiver, la plupart des maisons sont cependant fermées ; le magasin n’ouvre que deux heures le matin et il n’y a que quatre ferrys par jour ; le soir on ne croise quasiment plus un chat et, dans le port, les bateaux de plaisance dorment sous des bâches ouvertes de neige comme une brochette de phoques assoupis. C’est en été que Sandhamn revient à la vie. Lorsque les 3 000 résidents estivaux et les 100 000 visiteurs annuels débarquent, l’île change du tout au tout. Le port est envahi par de beaux voiliers blancs et d’élégants yachts. L’Hôtel des plaisanciers affiche complet, les terrasses font le plein et le rosé coule à flots. Les touristes partent en pèlerinage sur les longues plages situées de l’autre côté de l’île. L’eau y est tiède et le sable blanc. Le soir, une odeur de viande grillée embaume l’atmosphère à l’heure du barbecue sur le pont des navires et dans les jardins.

Mon arrière-grand-père paternel, Oscar, est arrivé sur l’île en 1917. Il y a acheté notre maison de famille à un pilote côtier. Chaque été, Oscar et sa famille y débarquaient avec leur aréopage : cuisinière, chauffeur et précepteur. Ils aimaient flâner sur la plage en admirant les fins voiliers d’alors. Aujourd’hui, c’est mon père qui vit là et qui, d’une main précise, attache les rosiers qui grimpent sur la façade sud. Au coucher du soleil, nous descendons souvent sur le ponton, à l’heure où l’horizon prend des teintes orangées et où la rosée du soir embue nos verres. La lune luit à la manière d’une étoffe de soie moirée, ciel et mer se confondent et les îles, au loin, ressemblent à des ombres noires sur les eaux calmes. Fugaces instants de bonheur.

A l’été 2005, je suis allée me promener sur la plage sud de l’île. Le soleil tapait fort et des nuages blancs moutonnaient dans le ciel. On apercevait des voiles blanches sur la ligne d’horizon. Une image m’est soudain venue à l’esprit – et si je tombais sur un cadavre ? Que se passerait-il ? Un cadavre avec la peau boursouflée par son séjour dans l’eau, entortillé dans un filet de pêche, les orteils et les doigts grignotés par les poissons… Que se passerait-il dans ce paradis estival si un cadavre s’échouait sur la plage au beau milieu des familles, des plaisanciers et des touristes ?

Ce jour-là, je suis rentrée à la maison et je me suis lancée dans l’écriture d’un roman policier. En un peu plus d’une semaine, j’avais écrit le premier et le dernier chapitre de ce qui serait mon premier polar de la série Sandhamn : La Reine de la Baltique [France Loisirs, 2012]. Ses personnages principaux sont l’inspecteur Thomas Andreasson, de la police de Nacka [à Stockholm], et Nora Linde, son amie d’enfance, juriste bancaire. Lorsque j’ai eu l’idée du personnage de Thomas, j’ai voulu en faire quelqu’un d’avenant et de sympathique, quelqu’un que l’on aimerait avoir pour ami. J’en avais assez – pour être franche – de ces commissaires acariâtres, à peine capables de réchauffer une pizza au micro-ondes et qui écoutent de l’opéra à longueur de journée. Le personnage de Thomas est devenu si populaire que des lecteurs me demandent son numéro de téléphone.

Sandhman s’est révélé le cadre idéal pour des romans policiers. Il y a quelque chose de très séduisant dans l’idée d’une mort brutale dans un cadre aussi harmonieux. Plus l’endroit est idyllique, plus le crime est odieux. Un cadavre ensanglanté qui surgit de là où des enfants jouent, un cornet de glace à la main… Une plage ensoleillée sur laquelle on trouve des membres mutilés… Un meurtrier dans un paradis balnéaire, c’est un contraste irrésistible pour un auteur de polars. On me demande souvent quelle est la meilleure période pour visiter Sandhman. Je songe alors aux longues soirées du début de l’été, quand le soleil se couche vers 23 heures. En juin, la lumière du soir n’est jamais noire, mais d’un bleu profond, les lilas embaument l’atmosphère et les sureaux sont en fleurs. C’est tout aussi beau en août, à l’époque où le soleil de la fin de l’été miroite sur les vagues, où l’air est gorgé du parfum des roses et où l’opulente lune jaune d’août se lève sur l’horizon. En automne, les frondaisons se parent d’un arc-en-ciel de couleurs et l’air est délicieusement limpide. En hiver, enfin, la neige est d’un blanc étincelant et les pontons se couvrent de stalactites. Il arrive que le soleil soit si bas que l’astre blafard semble flotter sur l’horizon. Qui peut résister à l’archipel lorsque le givre fait scintiller la cime des arbres et que l’île se couvre d’un manteau de glace ? Pour moi, toutes les saisons rivalisent de beauté. Dès que j’ai les pieds sur le ferry, je suis heureuse : je suis en route pour mon île. Quand le bateau fend les vagues et que l’écume est aussi bleue que le ciel de juillet, mon cœur est en paix. Bienvenue dans mon paradis !                                                                                           Viveca Sten 

 

L’auteur :

Viveca Sten, née le 18 juin 1959 à Stockholm, en Suède, est une romancière suédoise, auteur de plusieurs romans policiers et ouvrages juridiques. Elle est principalement connue pour être l’auteur d’une série policière se déroulant sur l’île de Sandhamn qui a été adaptée à la télévision sous le format d’une mini-série intitulée Meurtres à Sandhamn (Morden i Sandhamn).

Elle obtient un diplôme de droit à l’université de Stockholm, puis un MBA à la Handelshögskolan i Stockholm.

Elle travaille au cours de sa carrière comme avocate et responsable juridique pour les sociétés Scandinavian Airlines System, Letsbuyit.com, Amadeus Scandinavia et pour l’entreprise de service postal PostNord.

Après une brillante carrière juridique, elle s’est lancée dans l’écriture en rédigeant des manuels juridiques.

En été 2005, lors d’une balade sur l’île de Sandhamn, elle imagine le cadre de son premier roman policier qu’elle publie en 2008 sous le titre I de lugnaste vatten. Ce récit est traduit en français en 2013 par l’éditeur Albin Michel dans sa collection Spécial Suspense sous le titre « La Reine de la Baltique ».

Il y a plus de 20 000 îles dans l’archipel de Stockholm. Sandhamn n’est pas la plus proche de la capitale suédoise (elle est la dernière avant l’Estonie), ni même la plus vaste, et encore moins la plus peuplée (une centaine d’âmes l’hiver, une litote au pays des glaces). Et pourtant quelques millions de Suédois sont capables de la situer dans la Baltique. Parce qu’elle accueille depuis plus d’un siècle de fabuleuses régates (comme en témoigne la belle bâtisse de l’ancien Royal Swedish Yachting Society Clubhouse) et son cortège princier. Mais aussi et surtout parce que Viveca Sten, la dauphine du polar suédois, y plante ses personnages depuis 2008.  Plages de sable blanc, pontons festifs, maisons en brique colorées, pas de voiture, qu’elle arpente depuis son enfance (son arrière-grand-père y acquit une maison en 1917) et où elle soigne ses textes, seule, lors des mois enneigés.

C’est dans ce petit paradis qu’un sympathique duo formé par l’inspecteur Thomas Andreasson, grand blond aux yeux bleus fraîchement divorcé, et son amie d’enfance, l’avocate Nora Linde, tente d’élucider une série de crimes. « Mais tous ne sont pas perpétrés sur l’île même, prévient l’auteur. Je ne peux pas tuer tous les habitants de Sandhamn, d’autant que j’ai promis dix volumes à mon éditeur. »

À la suite du succès rencontré par ce premier livre en Suède, puis en Europe, Sten poursuit son œuvre et publie au rythme d’un roman par an de nouvelles aventures de l’inspecteur Thomas Andreasson et de l’avocate Nora Linde.

En 2010, ces romans sont adaptés à la télévision suédoise pour la mini-série Meurtres à Sandhamn (Morden i Sandhamn), avec les acteurs Jakob Cedergren, Alexandra Rapaport et Anki Lidén dans les rôles principaux. Dans les premiers épisodes, Sten apparaît en caméo en jouant un petit rôle de figuration.

La première saison est adaptée du livre « La Reine de la Baltique » et la seconde du livre « Du sang sur la Baltique ». Il existe aujourd’hui 5 saisons dont la dernière a été diffusée en décembre 2015 sous le nom de « Mord im Mittsommer ».Cette série est diffusée en France par Arte au début de l’année 2015.

Fin 2011, elle devient romancière à temps plein : un roman par an, chacun étant nourri par une motivation criminelle particulière (l’instinct de survie, l’âpreté au gain, le désespoir, la vengeance…) et consacré à un milieu bien précis (les soldats des années 1970, la jeunesse dorée et pourrie, les immigrants et l’extrême droite).

Viveca Sten vit près de Stockholm avec son mari et leurs trois enfants. Véritable star en Suède, elle fait aujourd’hui son entrée dans la collection Spécial Suspense avec cette première enquête du duo de choc que forment Thomas Andreasson et Nora Linde.

Inconnue en France, star dans son pays, où elle rivalise avec Camilla Läckberg. Certes, sa cadette (39 hivers, contre 54) a entamé plus tôt (La Princesse des glaces, 2003) sa fulgurante ascension. Mais de roman en roman, Viveca grappille des places.

Elle sort en 2017 un thriller intitulé « Au cœur de l’été ».

Œuvre :

Romans policiers

  • I de lugnaste vatten (2008) – Publié en français sous le titre La Reine de la Baltique, traduit par Rémi Cassaigne, 2013.
  • I den innersta kretsen (2009) – Publié en français sous le titre Du sang sur la Baltique, traduit par Rémi Cassaigne, 2014.
  • I grunden utan skuld (2010) – Publié en français sous le titre Les Nuits de la Saint-Jean, traduit par Rémi Cassaigne, 2015.
  • I natt är du död (2011) – Publié en français sous le titre Les Secrets de l’île, traduit par Rémi Cassaigne, Paris, Albin Michel, 2016.
  • I stundens hetta (2012) – Publié en français sous le titre Au cœur de l’été, traduit par Rémi Cassaigne, Paris, Albin Michel, 2017.
  • I farans riktning (2013)

Manuels juridiques

  • Förhandla i affärer
  • Outsourcing av IT-tjänster
  • Internationella avtal – i teori och praktik

Livre de cuisine

  • Skärgårdssommar (2014)

Filmographie

Comme auteur adapté :

  • 2010 – 2014: Meurtres à Sandhamn (Morden i Sandhamn), série télévisée suédoise réalisé par Marcus Olsson (saison un), Niklas Ohlson et Mattias Ohlsson (saisons deux, trois et quatre) d’après les romans de Sten.
  • 2014: Zbrodnia, série télévisée polonaise, réalisé d’après la série suédoise.

Comme actrice :

  • 2010 – 2014: Meurtres à Sandhamn (Morden i Sandhamn)

Rémi Cassaigne, né en 1971, est le traducteur des livres de Viveca Sten.

Après des études de guitare au Conservatoire National de Région de Tours, Rémi Cassaigne est attiré par le répertoire du luth, et commence l’étude de cet instrument tout en poursuivant un cursus universitaire littéraire.

En 1992, il entre à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Il collabore à plusieurs ensembles musicaux, dont l’Ensemble Céladon qu’il a créé, et joue dans des opéras contemporains.

Aujourd’hui, Rémi Cassaigne est une véritable référence du luth en France, et est invité dans des formations qui nécessitent l’utilisation de cet instrument.

Parallèlement à la musique, il est l’auteur de deux romans parus chez Denoël, « Transport » (2002) et « Comme si elle était morte » (2004).

Traducteur du suédois, il collabore avec Le Seuil (Henning Mankell, Arne Dahl) et Albin Michel (Johan Theorin).

Bibliographie :

Traducteur :

  • 1998 – Misterioso (Points « Policier », avril 2008)
  • 1998 – Qui sème le sang (Le Seuil « Policiers », septembre 2009)
  • 2008 – Le Chinois (Points « Policier », janvier 2013)
  • 2008 – La Reine de la Baltique (Albin Michel « Spécial suspense », septembre 2013)
  • 2008 – Tant que dure ta colère (Albin Michel, septembre 2016)
  • 2009 – L’Écho des morts (Albin Michel « Thrillers », mars 2010)
  • 2009 – L’Écho des morts (Audiolib, avril 2010)
  • 2010 – Le Sang des pierres (Albin Michel « Thrillers », mars 2011)
  • 2010 – Persona (Actes Sud « Actes Noirs », octobre 2013)
  • 2011 – Froid mortel (Albin Michel « Thrillers », février 2013)
  • 2011 – Rendez-vous à Estepona (Jean-Claude Lattès, mars 2014)
  • 2011 – Message personnel (Babel « Noir », novembre 2016)
  • 2012 – Un paradis trompeur (Le Seuil « Cadre vert », octobre 2013)
  • 2012 – La Maison du bout du monde (Jean-Claude Lattès, septembre 2015)
  • 2012 – Catharsis (Babel « Noir », octobre 2015)
  • 2013 – Marconi Park (Jean-Claude Lattès, septembre 2016)

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