Pigeat Jean-François ♦ A l’enseigne du cœur épris

A l'enseigne du coeur éprisA l’époque où les mariages se dissolvent aussi vite qu’ils se bâtissent, la Toile devient un havre précieux pour les marchands de bonheur conjugal et les candidats à une nouvelle tentative après un premier essai infructueux, les volontaires pour la construction des fameuses familles recomposées, cible privilégiée des marchands de promesses en tout en genre.

Stéphane vit seul. Son ex-femme et sa fille vivent à l’autre bout de la France. La solitude pèse à ce quadra bien sous tous rapports. Il s’inscrit donc sur un site de rencontres. Il faut bien vivre avec son temps. D’échanges en échanges il fait la connaissance virtuelle de Geneviève. Se trouvant des atomes crochus ils décident de se rencontrer. Aucun des deux ne veut précipiter les choses. Ils visitent ensemble des musées, dînent au restaurant, vont au cinéma. Puis ils franchissent le pas tout en décidant de ne pas vivre ensemble. Et cela va très bien à Stéphane, l’appartement de Geneviève, plus grand que le sien, ne correspondant pas à ses critères esthétiques.

Cette belle relation qui les satisfait tous les deux, prend du plomb dans l’aile quand Yann, le fils de Geneviève rentre de Londres ruiné et s’installe chez sa mère le temps de repartir du bon pied. Ce fils dont Geneviève ne lui avait pas parlé irrite profondément Stéphane. Il occupe l’appartement de son désordre indescriptible. Stéphane ne comprend pas le comportement de Geneviève à l’égard de son fils, il l’exhorte à plus de fermeté. Quand il est chez elle il aimerait pouvoir disposer d’une certaine intimité. C’est l’accident de Geneviève qui va précipiter la fin du couple. Une banale chute dans sa baignoire qui l’immobilise de longues semaines. Contraint à la cohabitation, Stéphane n’en peut plus de la présence de ce fils prodigue. Le ton monte, Stéphane claque la porte.

A nouveau seul, et à présent avec sa fille à charge, Stéphane essaie de comprendre ce qui s’est passé. Il regrette cette belle relation qu’il a brisée par son intransigeance. Malgré ses efforts, il n’arrive pas à passer à autre chose.

L’auteur :

Jean-Francois PigeatL’auteur est né au milieu du XXème siècle en région parisienne. « À l’enseigne du cœur épris » est son premier roman. Il vit à Paris.

Avant « À l’enseigne du cœur épris » qui reste son meilleur roman à ce jour, Jean-François Pigeat avait notamment publié, rien du tout. Véritable phénomène d’édition, l’ouvrage tiré d’abord à 2 222 exemplaires fut, à la demande des libraires et du bouche à oreille, retourné à l’éditeur en moins de trente-six heures afin d’être pilonné, à l’exclusion d’un exemplaire utilisé pour caler un meuble. Des négociations sont actuellement en cours pour ne pas le porter à l’écran. Les droits de traduction ont été refusés par pas moins de 30 pays dont la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Lesotho. En dépit des refus du comité de lecture, d’ores et déjà acquis, l’auteur travaille à une suite annoncée pour septembre.

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