Reysset Karine ♦ Comme une mère

comme une mère  Deux femmes se retrouvent côté à côte dans la salle des naissances. Elles sont toutes les deux venues seules. Pour l’une comme pour l’autre, ce jour doit signer un nouveau départ.

Emilie est une jeune paumée, une gamine écorchée, éraflée par la vie et déboussolée, trop jeune et trop seule pour être maman qui accouche sous X puisqu’elle est incapable de faire face à cette maternité non désirée. Elle croit pouvoir « tout recommencer à zéro », transformer son passé chaotique en un mauvais souvenir. C’est pour cela qu’elle décide d’abandonner sa petite fille Léa, juste avant de commencer une nouvelle vie en suivant une formation aux soins à la thalasso de St Malo.

Judith, une femme cassée, qui sombre dans une torpeur mélancolique, accouche le même jour, dans la même maternité. Elle attend avec une impatience folle et une joie teintée d’inquiétude la naissance de son fils Camille, un miracle après tant d’années de grossesses impossibles et douloureuses.

Mais, pour l’une comme pour l’autre, rien ne se passera comme prévu. Camille ne vivra que quelques minutes. Dans un geste de détresse et de démence, Judith se fera réparation en dérobant l’enfant «abandonné» de la chambre voisine. Désespérée, démolie, Judith, prise d’une sorte de pulsion incontrôlable, profite du sommeil d’Emilie pour s’emparer de la petite fille qui dort à ses côtés. Elle sait qu’Emilie a de toute façon l’intention d’abandonner son enfant. Elle qui a tant d’amour en elle, tant d’amour à donner, à offrir, à déverser, à hurler. La jeune femme sait bien que ce moment de folie n’aura qu’un temps, que bientôt tout sera découvert et qu’on viendra lui reprendre la petite fille. Mais elle vit avec elle dix jours durant, la nourrit de son lait. Pour Léa, elle en est persuadée, elle sera toujours sa première mère. Léa fait partie d’elle à présent.

Et Emilie, bouleversée par la brutale disparition de sa fille, n’aura plus qu’une idée en tête : la retrouver. Cette petite fille dont elle ne voulait même pas connaître le visage il y a encore si peu de temps, est devenue la sienne, est sienne irrémédiablement.

Quand les gendarmes la ramène à l’hôpital, sa décision est prise, elle gardera Léa envers et contre tout avec elle. Emilie part à Saint Malo où elle refait sa vie avec sa fille, employée dans un centre de cures thermales…

Un an plus tard, Judith, ressurgit, il lui faut à tout prix revoir cette petite fille dont elle se sent la mère, même si tout le lui interdit…

 

L’auteur :

  Karine Reysset est née en 1974 à Corbeil-Essonnes en banlieue parisienne. Elle a grandi entre Arras, Rouen, et la banlieue parisienne. Après dix ans passés à Paris, elle s’installe à Saint-Malo.

 Au collège et au lycée, elle croise un garçon nommé Olivier Adam (des vents contraires…), mais c’est à la fac de Dauphine, où ils entreprennent tous les deux des études d’économie et gestion, qu’elle fait vraiment sa connaissance et se découvre avec lui une passion commune pour la littérature et un désir farouche d’écrire et d’être publiée un jour…

 Ensemble, ils ont eu le 30 mai 2002, une petite fille, Juliette, très attendue, à laquelle Karine a consacré son premier livre, « L’Inattendue » (Le Rouergue). Après avoir travaillé dans une maison d’édition spécialisée dans l’écologie, elle est aujourd’hui correctrice, et auteur pour la jeunesse et pour les adultes. Son deuxième livre, paru en 2004 aux éditions du Rouergue s’intitule « En douce ».

 Elle a travaillé durant six ans dans le secteur de l’édition avant de se consacrer pleinement à l’écriture. En 2003, elle publie son premier roman L’inattendue suivi d’En douce en 2004. Elle écrit également pour la jeunesse à L’École des loisirs où elle a publié six romans et collabore actuellement à l’écriture d’un long-métrage au Québec.

 Elle est aujourd’hui correctrice.

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