Delerm Philippe ♦ Quelque chose en lui de Bartleby

Le jour où Arnold Spitzweg crée son blog pour rendre compte de sa conception de la vie reposant sur le principe de la contemplation des petites choses de la vie : regarder les enfants jouer dans un square ; un cours de Taï Chi en plein air ; un dimanche dans Paris…, une petite révolution est en marche.

 Arnold Spitzweg est un contemplatif qui « vit petit ». Il travaille à La Poste, n’en retire pas de satisfaction, il était amoureux de sa petite voisine lorsqu’il était enfant (mais il ne se sentait pas assez bien pour elle). Il a eu une brève histoire avec une collègue. Bref c’est un solitaire, pas super intelligent, ni spécialement cultivé. Pas très intéressant, franchement.

Mais il aime Paris, où il vit, et possède un petit brin de plume, une façon de capter des instants, des moments du quotidien, et de leur insuffler un petit quelque chose quand il les écrit.

L’employé de bureau à la Poste, effacé et terne discret jusqu’à l’effacement cède donc à la modernité mais sans renier ses principes.

Sur la toile, à contre-courant du discours ambiant prônant l’activité outrancière, il fait l’éloge de la lenteur et décrit l’inclination naturelle à la paresse.

Contre toute attente, les écrits intimes d’Arnold Spitzweg résonnent avec force chez des milliers d’internautes : on le félicite, on le sollicite, on parle de lui à la radio… Avec étonnement, notre Arnold découvre que son blog remporte un succès fou… le voilà reconnu !

L’homme anonyme fait l’événement. Comment vivra-t-il cette subite notoriété ?

 

L’auteur :

  Philippe Delerm est un écrivain français né le 27 novembre 1950 à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise).

 Fils d’enseignants, (Tarn-et-Garonne), Philippe Delerm suit des études de lettres à la faculté de Nanterre avant de devenir enseignant à son tour.

 En 1975, il se marie et s’installe en Normandie, à Beaumont-le-Roger (Eure) en compagnie de son épouse Martine, illustratrice de littérature jeunesse, avec laquelle il a un fils, Vincent Delerm, auteur-compositeur-interprète.

 Il enseigne les lettres au collège Marie-Curie de Bernay (Eure), tandis que son épouse enseigne au collège Croix Maître Renault, situé à Beaumont où il a donné lui aussi quelques cours. Il est l’auteur de divers recueils de poèmes en prose dont « La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » (Gallimard, 1997) qui connut un immense succès. Il envoie ses premiers manuscrits en 1976, se heurtant d’abord à des refus d’éditeurs.

 En 1983, La Cinquième saison suscite l’intérêt, mais c’est son recueil de poèmes en prose, « La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules », qui le fait connaître du grand public en 1997.

 Il publie ensuite plusieurs ouvrages, romans – Il avait plu tout le dimanche (1998), La Sieste assassinée (2001), Enregistrements pirates (2003) – nouvelles – L’Envol (1995) – essais – Les Chemins nous inventent (1999)… Il publie aussi des livres pour enfants. En 2007, sort A Garonne.

 Un essai lui a été consacré en 2005 : Philippe Delerm et le minimalisme positif par Rémi Bertrand.

Il met un terme à sa carrière de professeur de lettres au Collège Marie Curie à Bernay en 2007 afin de se consacrer pleinement à son travail d’écrivain. Depuis septembre 2006, il dirige la collection « Le goût des mots » (éditions Points/Seuil) consacrée à la langue française.

Amateur de sport et tout particulièrement d’athlétisme, il a collaboré au journal « L’Équipe » en faisant chaque jour un billet sur une discipline d’athlétisme pendant les Jeux olympiques d’Athènes en 2004. En août 2008, il a été invité par France Télévision à commenter les épreuves d’athlétisme aux jeux de Pékin.

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