De Rosnay Tatiana ♦ Nous irons mieux demain

Quand l’amitié devient emprise. Nous irons mieux demain retrace le chemin d’une femme fragile vers l’acceptation de soi, vers sa liberté. L’écrivaine signe ici son roman le plus personnel et sûrement le plus réussi.

Dans son nouvel ouvrage, elle se met à nu et aborde sans tabou des thèmes comme l’anorexie, la reconstruction et son idole Émile Zola dont elle fera de ses derniers mots, le titre de ce roman.

Mère célibataire de vingt-huit ans, ébranlée par le décès récent de son père, Candice Louradour, maman célibataire, un peu cabossée par la vie, mène une vie sans saveur. Un soir d’hiver pluvieux, à Paris, alors qu’elle est en  route pour récupérer son fils à l’école et que la grève bat son plein, elle est témoin d’un accident de la circulation. Une voiture fait une embardée et heurte la femme qui marchait juste devant elle. Cette femme est renversée et grièvement blessée.

Bouleversée, Candice lui porte assistance en attendant les secours, puis se rend à son chevet à l’hôpital pour avoir de ses nouvelles. Petit à petit, va se lier entre elles deux une relation un peu étrange. Est-ce une emprise ? Est-ce autre chose ? Est-ce une amitié naissante ?

Ces deux femmes qui semblent différentes et que trente ans séparent prennent plaisir à s’apprivoiser, à se connaitre et à s’entraider. Dominique n’hésite pas à partager sa passion pour Zola et à s’épancher sur la relation si singulière qui l’unit à cet écrivain, tandis que Candice se confie sans retenue à propos de son père récemment décèdé et des lourds secrets laissés derrière lui.

Un jour où Dominique demande à Candice d’aller lui chercher des affaires dans son appartement. La jeune femme « s’y trouve tout de suite très bien ». Elle a envie de fouiner, d’en savoir plus sur cette femme qui a de beaux vêtements, très mystérieuse, énigmatique… Et dès lors, tout va basculer.

Pourquoi Candice a-t-elle envie de fouiller l’intimité d’une existence dont elle ne sait finalement rien ? Et qui est cette Dominique Marquisan, la cinquantaine élégante, si solitaire et énigmatique ? Est-elle un ange ? Est-elle un démon ? Pourquoi s’immisce-t-elle dans la vie de Candice à tous les niveaux ?

 

L’auteur :

Tatiana Fromet de Rosnay, dite Tatiana de Rosnay, née le 28 septembre 1961, à Neuilly-sur-Seine, en Île-de-France, est une journaliste, écrivaine et scénariste française, écrivant en français et en anglais.

Née de mère britannique Stella Jebb, fille de Lord Gladwyn Jebb, ancien secrétaire général de l’ONU par intérim et ambassadeur britannique à Paris de 1954 à 1960, et de père français d’origine russe, Joël de Rosnay, grand scientifique et futurologue, elle est mariée à Nicolas Jolly et a deux enfants et vit à Paris depuis 20 ans.

Elle a été élevée à Paris où elle étudie à l’École active bilingue Jeannine-Manuel, à Boston et enfin en Angleterre où elle fait ses études à l’Université d’East Anglia.

De retour à Paris en 1984, elle est attachée de presse dans une maison de vente aux enchères puis dans une maison de publicité, puis journaliste pigiste pour Elle, et critique littéraire pour Psychologies magazine.

Inspirée par Oliver Twist, elle écrit son premier roman Une petite fille nommée Carrie à l’âge de dix ans. Ses autres écrits de jeunesse (Juvenilia de type journaux intimes, lettres, nouvelles, petits romans) rédigés entre 10 et 30 ans sont enfermés dans une cave avec la mention « Ne pas publier si je meurs »

Ses sept premiers romans publiés entre 1992 et 2006, chez Fayard, puis chez Plon s’écoulaient de façon très confidentielle. Elle avait alors pensé tout abandonner jusqu’à sa rencontre en 2005 avec Héloïse d’Ormesson, qu’elle était venue interviewer pour Elle.

Depuis 1992, Tatiana de Rosnay a publié huit romans en français et deux en anglais. Elle a aussi collaboré à la série « Affaires familiales » pour laquelle elle a écrit deux épisodes avec le scénariste Pierre­-Yves Lebert. Cette série fut diffusée sur TF1 pendant l’été 2000.

Son premier succès vient avec son roman de 2006, Elle s’appelait Sarah, qui met en parallèle deux histoires : l’une se déroulant lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver en 1942 et l’autre en 2002. Cette dernière relate l’enquête d’une journaliste américaine sur cet évènement-clé de la Shoah en France, à l’occasion de son soixantième anniversaire.

Les droits de ce roman ont été vendus pour vingt pays. Tatiana jure sur ce qu’elle a de plus cher que jamais elle ne quittera son éditrice Héloïse d’Ormesson qui « lui a sauvé la vie » en signant, à peine le manuscrit dévoré, un contrat pour ce roman. Aucune des vingt maisons d’édition, auxquelles elle avait inlassablement soumis trois ans durant Sarah, n’en avait pas voulu. Elle est pourtant fréquemment sollicitée par des éditeurs concurrents.

À la fin 2009, indique son éditeur, le livre a dépassé les deux millions d’exemplaires vendus dans le monde. L’adaptation du livre au cinéma, pour une sortie prévue en 2010 sous le même titre « Elle s’appelait Sarah », avec Kristin Scott Thomas, écrite par Serge Joncour, a été réalisée par Gilles Paquet-Brenner.

Cornaquée par le producteur américain Harvey Weinstein pour le lancement de Sarah aux États-Unis, elle s’est vu imposer une tournée dans sept villes, dont Los Angeles où elle a dû affronter les caméras de CNN dans le talk-show de Piers Morgan. L’une des épreuves les plus stressantes de sa vie.

En 2009, Tatiana de Rosnay publie son neuvième roman, le deuxième écrit en anglais, Boomerang.

Il commence par le parallèle entre l’accident de voiture d’un frère et d’une sœur, au milieu des années 2000, et un secret de famille dans les années 1970, avant le décès de leur mère.

En septembre 2009, alors qu’elle a besoin de papiers pour se rendre aux Etats-Unis assister au tournage de Elle s’appelait Sarah, la mairie du 14e arrondissement de Paris lui indique qu’en raison de nouvelles lois, elle devait maintenant faire la preuve qu’elle est bien française.

En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines dédiés à l’édition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, place Tatiana de Rosnay à la huitième place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe en 2009.

En janvier 2011, un classement des 10 auteurs français les plus lus est publié dans le Figaro. Ce classement place Tatiana de Rosnay à la 5ème place.

Sa romancière préférée est Daphné du Maurier, dont elle a publié la biographie en mars 2015, Manderley for ever, (Livre de Poche) nominé pour le Goncourt de la biographie 2015 et gagnant du prix de la biographie d’Hossegor 2015.

En 2018, elle a publié aux Editons Michel Lafon, en collaboration avec sa fille photographe, Charlotte Jolly de Rosnay, la vie de Tamara de Lempicka, son peintre préféré : Tamara par Tatiana.

Elle fait partie du comité d’auteurs de France Loisirs et est vice-présidente et membre du jury du Prix de la Closerie des Lilas.

Invitée en juin 2018 pour présenter son nouveau roman Sentinelle de la pluie dans l’émission 21 cm d’Augustin Trapenard sur Canal+, Tatiana de Rosnay évoque ses inquiétudes quant à la précarité galopante des auteurs et des autrices de France en raison de la hausse des cotisations sociales. Elle invite le président de la République à se pencher sur la question du statut des écrivains français.

Pour écrire, elle se réfugie chaque jour de 9 à 20 heures dans sa chambre de bonne de 7 m2, sans eau, sans téléphone ni Internet. L’été, c’est dans sa maison en Provence qu’elle s’isole « coupée de tout » pour travailler.

Au Salon du livre, elle a son fan-club. Isabelle, une fleuriste, se déplace régulièrement de très loin pour lui offrir, après avoir patienté plus de deux heures devant son stand, un énorme bouquet. Et elle retrouve aussi quatre « petits jeunes », Manon, Gabin, Mathilde et Juliette, qui la suivent au gré de ses déplacements avec des petits présents bleu turquoise, couleur fétiche de leur auteur préférée.

Ses cheveux ont commencé à blanchir à la trentaine. Après dix années de teinture, elle fait son coming-out capillaire et revient au naturel.

À l’occasion de ses cinquante ans, son éditrice américaine chez St. Martin’s Press lui a offert le bijou clef qui ne quitte pas son cou. Un hommage à Sarah’s Key, titre original de Elle s’appelait Sarah, Tatiana l’ayant initialement rédigé en anglais.

Trente après, il lui est toujours impossible de faire le deuil de son oncle adoré Arnaud de Rosnay, mystérieusement disparu en mer de Chine. Ce « Gatsby magnifique » lui a inspiré le personnage principal de son roman À l’encre russe.

Si Tatiana n’était pas devenue un écrivain reconnu, elle aurait pu devenir chanteuse, façon Patti Smith. Avec cinq années de chant classique à son actif, elle revendique sa « belle voix ».

En matière de musique, Christine and the Queens et Lou Doillon sont en tête de son hit-parade.

Il y a trois choses qu’elle ne sait pas ou n’aime pas faire : conduire, cuisiner et compter. Mais en revanche, elle est la reine du dance-floor et du rire.

Tatiana soutient activement l’association Le Refuge qui a pour mission d’accompagner les victimes d’homophobie. Ce sera le sujet de son prochain roman.

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