Nothomb Amélie ♦ Premier sang

Un magnifique hommage à la figure paternelle mais aussi à un héros de l’ombre, diplomate à la carrière hors norme. À travers ce récit, Amélie Nothomb rend donc hommage à son père décédé à l’âge de 83 ans en mars 2020.

Sous la forme d’un conte, Amélie Nothomb raconte la vie de Patrick, son père, doux enfant angélique qui, jeune adulte, devra se confronter à la mort.

Elle se glisse dans sa peau et nous raconte un récit à la première personne, de l’enfance de Patrick Nothomb à ses débuts en tant que diplomate lors de la célèbre prise d’otages de Stanleyville, en passant par ses vacances scolaires chez les grands-parents paternels.

 

l’auteur :

Issue d’une famille de la grande bourgeoisie catholique du Luxembourg, dans laquelle politique rime avec littérature, Amélie Nothomb, de son vrai nom Fabienne Claire Nothomb, est née le 13 août 1967 à Kobé, au Japon où son père, le baron Patrick Nothomb, écrivain, fut ambassadeur de Belgique. Les Nothomb font partie des notables belges et plusieurs de leurs ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Jean-Baptiste Nothomb, Alphonse Nothomb et Pierre Nothomb notamment).

Durant son enfance ainsi que dans son adolescence, la vie d’Amélie est marquée par de fréquents déplacements au gré des affectations de son père. Elle passe les cinq premières années de sa vie au Japon avec sa sœur Juliette Nothomb dont elle est très proche, et qui est également auteure de romans pour enfants, et chroniqueuse littéraire et culinaire. Elle reste d’ailleurs profondément marquée par la culture nippone qu’elle porte dans son cœur et transpose dans ses écrits. Elle découvre successivement la Chine, New-York et l’Asie du Sud Est (Laos, Bangladesh, Birmanie).

Elle  ne découvre vraiment la Belgique, berceau de la famille, qu’à l’âge de 17 ans.

Après avoir terminé ses humanités secondaires à Bruxelles, à l’Institut des Fidèles Compagnes de Jésus (Montjoie) à Uccle, elle fait une année de droit où elle échoue. Elle entame ensuite des études de philologie romane du philosophe et poète Friedrich Nietzsche à l’Université libre de Bruxelles, qu’elle termine avec une licence et un mémoire consacré à Georges Bernanos, « L’intransitif et l’intransitivité dans les romans de Bernanos », pour enfin être agrégée de philologie romane à l’université libre de Bruxelles. Elle envisage un moment la carrière d’enseignant, passant et obtenant l’agrégation.

Déracinée, écartée de ses camarades occidentales, se sentant rejetée dans sa nouvelle université, elle découvre une culture et un mode de vie occidentaux qui lui avaient alors totalement échappé. Le choc est brutal.

À cette époque, elle commence à se passionner pour l’écriture. Elle écrit déjà ses premiers romans sans les montrer pour autant au public.

Une fois son diplôme de philologie romane en poche, elle n’attend pas longtemps pour revenir au Japon, à Tokyo, afin d’exercer un métier d’interprète au sein d’une entreprise nipponne. Elle n’y reste qu’un an. Une expérience malheureuse pour elle, qu’elle romancera dans « Stupeur et tremblements » et qui sera couronnée par l’Académie française.

Après cela, elle rentre en Belgique et publie son premier roman «l’Hygiène de l’Assassin» en 1992. C’est un ouvrage presque uniquement composé de dialogues, entre un prix Nobel incompris et des journalistes, la discussion virant à l’interrogatoire. Amélie Nothomb y montre un art de plaire et d’interroger, de montrer du doigt à la fois les petits défauts humains et les horreurs dont ils sont capables.

La critique est rude avec elle : il est mis en doute qu’elle ait écrit seule ce roman, soi-disant trop excellent pour avoir été mené par une femme aussi jeune.

Ensuite, Amélie Nothomb raconte une partie de son enfance dans ses romans « Métaphysique des tubes », « Le Sabotage amoureux » et « Biographie de la faim » ainsi que dans « Ni d’Ève, ni d’Adam ».

À cause de sa gouvernante japonaise Nishio-San qu’elle considérait comme sa seconde mère, elle vit son départ du Japon, « pays de la beauté », pour la Chine, « pays de la laideur », comme un exil, et vit les autres déplacements familiaux comme autant de déracinements successifs. Mais aussi comme « un nomadisme culturel qui décuple sa curiosité et renforce sa précocité ». Elle raconte dans « Biographie de la faim » comment elle a plongé, avec sa sœur Juliette, dans les livres, la potomanie, l’alcoolisme infantile et l’anorexie.

Elle publie dès lors de façon régulière un livre chaque année aux éditions Albin Michel et partage son temps entre Paris et Bruxelles. Sa production couvre des textes à contenu autobiographique et des récits plus fictionnels ainsi qu’une pièce de théâtre. Métaphoriquement, elle se dit « enceinte de ses romans », indiquant écrire depuis l’âge de 17 ans et se qualifie elle-même de « graphomane », consacrant chaque jour au moins quatre heures à l’écriture.

Stupeur et Tremblements remporte en 1999 le grand prix du roman de l’Académie française. Ce succès lui vaut d’avoir été nommée Commandeure de l’ordre de la Couronne et, sur la proposition du Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le roi Philippe lui a proposé la concession du titre personnel de baronne.

En 2004, elle en était à son 53ème manuscrit. Elle dit écrire près de quatre romans par an pour n’en publier qu’un seul : « J’écris 3,7 romans par an. C’est un rythme, je l’ai constaté après coup. Cela dit, n’allez surtout pas imaginer que tous ces romans sont bons. Il y a une énorme proportion de romans ratés dont il est hors de question que je les publie », « L’immense majorité [de ces manuscrits] restera dans des caisses et n’en sortira pas. Je veillerai à me protéger suffisamment pour cela ». Se disant également « enceinte de ses romans », Amélie Nothomb déclare écrire depuis l’âge de dix-sept ans. Ses écrits sont traduits dans plus de quarante langues à travers le monde.

Amélie Nothomb suscite la polémique auprès de certains écrivains moins côtés, du fait de son succès en librairie. Certains décrivent son travail acharné et son excentricité comme des arguments de vente avant toute chose.

Présente dans les programmes de l’enseignement secondaire en Belgique, au Québec ou en France, ainsi que dans les médias francophones ou étrangers, journaux, interviews, radios, télévisions, signatures, le plus souvent dame au chapeau, vêtue de sombre, elle s’adresse et répond au public et à un lectorat hétérogène, elle est adulée ou critiquée, voire jalousée, mais poursuit sa carrière : « Je suis ce que je peux être. Je ne maîtrise pas ce que je suis et encore moins les regards que les autres posent sur moi ».

Entre 2000 et 2002, elle écrit sept textes pour la chanteuse française Robert. Elle romance la vie de la chanteuse dans « Robert des noms propres », paru en 2002.

Dans son roman écrit en 2009, « Le Voyage d’hiver », elle renoue avec ses thèmes favoris : l’autodérision (concernant la condition d’écrivain), le suicide amoureux, l’incohérence de l’existence si on ne s’attache à regarder qu’un seul fait de la vie (ici : l’amour).

En 2010, elle publie son dix-neuvième roman : « Une forme de vie ». Roman épistolaire, elle y décrit sa relation privilégiée et particulière avec ses lecteurs, à travers une correspondance fictive, mais relatant pourtant une réalité.

Suite au séisme du 11 mars 2011, Amélie Nothomb publie, le 22 juin de cette même année, « les Myrtilles », une nouvelle en supplément à « Stupeur et Tremblements ». Les bénéfices de cette édition exceptionnelle sont reversés à Médecins du monde au Japon.

Le 17 août 2011 a été publié son vingtième roman « Tuer le père ».

Dans l’album « Ça se traverse et c’est beau » de Juliette Gréco, sorti en 2012, rendant hommage aux ponts parisiens, Amélie Nothomb est l’auteur de la chanson « Le pont Juliette ».

En 2012, à l’occasion d’un reportage signé par Laureline Amanieux pour la série Empreintes diffusée sur France 5, elle retourne pour la première fois au Japon depuis le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima, en disant : « le Japon m’a plusieurs fois sauvée et j’ai à nouveau besoin d’être sauvée par le Japon, qui a ce pouvoir guérisseur ». À cette occasion, un reportage sur elle sera tourné par France 5. Le tournage de ce documentaire sera le cadre de son roman La Nostalgie heureuse.

Le 22 août est publié son vingt et unième roman « Barbe bleue ».

Toujours en 2012, elle préside la 34ème édition du Livre sur la place, 1er salon littéraire de la rentrée, qui s’est tenu les 14, 15 et 16 septembre 2012 à Nancy.

Le 3 octobre 2013, elle est devenue présidente d’honneur du CRAC Europe, le « Comité radicalement anticorrida ».

Elle est sympathisante, mais non militante, du mouvement Les Chiennes de garde contre le sexisme.

Le 2 août 2013 paraît son vingt-deuxième roman : La nostalgie heureuse.

En 2015, elle est élue membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

En novembre 2018, elle est invitée d’honneur de la fête du livre à Radio France.

Le 5 octobre 2020, son décès est annoncé par le site web du quotidien belge De Standaard qui reprend une information du compte Twitter de l’éditeur d’Amélie Nothomb. Ce dernier a en fait été piraté et des démentis interviennent rapidement après que l’information a été reprise maintes fois, laissant supposer la mort de l’auteur.

À la fin de 2017 ou au début de 2018, elle aurait, selon le site valeursactuelles.com, fait pression sur son éditeur, Albin Michel, pour qu’il ne publie pas les mémoires de Jean-Marie Le Pen.

En vingt ans de carrière, Amélie Nothomb a notamment été récompensée par le Grand Prix du Roman
de l’Académie française 1999, le Grand Prix Jean Giono pour l’ensemble de son œuvre et le Prix de Flore 2007.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles. Elle adore la France, mais elle a le sentiment de vivre à l’étranger quand elle est à Paris. Chaque fois qu’elle rentre en Belgique, il n’y a aucun doute possible : c’est chez elle !

Présente dans les programmes de l’enseignement secondaire en Belgique, au Québec ou en France, ainsi que dans les médias francophones ou étrangers, journaux, interviews, radios, télévisions, signatures, le plus souvent dame au chapeau, vêtue de sombre, elle s’adresse et répond au public et à un lectorat hétérogène. Elle est adulée ou critiquée, voire jalousée, mais poursuit sa carrière : « Je suis ce que je peux être. Je ne maîtrise pas ce que je suis et encore moins les regards que les autres posent sur moi »

Dans sa précédente vie, elle voulait être Japonaise. Pour accéder au statut mythologique de Japonais, il faut avoir gravi à pied le mont Fuji. Elle l’a fait. Une fois en haut, elle a appris qu’il y avait aussi une épreuve de descension chronométrée. Elle est une incroyable descendeuse, elle a le pied très sûr, elle a dû être une chèvre dans une vie antérieure. Elle a descendu les 3 776 mètres en quarante-cinq minutes. Elle a le record du monde, mais malheureusement, il n’est pas homologué…

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