De Rosnay Tatiana ♦ Célestine du lac

Ce roman, véritable hymne à la solidarité, raconte l’histoire d’un lieu, d’un endroit : Le Palais de la Femme, un gigantesque foyer d’accueil pour les femmes à Paris, à travers deux personnages.

À 40 ans, Solène, une femme de l’époque actuelle, a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, après que l’homme de sa vie l’ait quittée et qu’un de ses plis gros clients se soit suicidé à la suite d’un mauvais jugement, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out.

Pour l’aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité : « Cherche volontaire pour mission d’écrivain public». Elle décide d’y répondre.

Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter.

Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d’une tasse de thé, d’une lettre à la Reine Elizabeth ou d’un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture.

 

Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron, fille de pasteur, et comminssaire de l’Armée du Salut, a un combat : Cheffe de l’Armée du Salut en France, elle rêve d’offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou : leur construire un Palais.

 

Dans ce roman, Laetitia Colombani, par chapitre alternés nous invite découvrir l’étonnante histoire de ce Palais de la femme qui existe vraiment et de sa formidable fondatrice Blanche Peyron qui a tant œuvré pour les autres et qui s’est tellement battue pour les démunis.

Ce palais, situé 94 Rue de Charonne à l’angle de la rue Faidherbe, est un grand bâtiment, une forteresse de 5 étage, classé monument historique.

Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, (près de 400 femmes) avec leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité. Elles sont issues de tous milieux, de tous pays, de toutes les traditions, de toutes les religions. On y parle plus de 40 langues différentes. Ce sont toutes des femmes qui ont trouvé refuge ici.

Actuellement le plus grand foyer d’accueil pour les femmes en Europe, il est resté fidèle à sa vocation. Depuis 1926, depuis la création de ce palais par Blanche Peyron, il accueille des femmes qui ont besoin d’un toit.

Il y a actuellement à peu près 70 employés, permanents et bénévoles de l’Armée du Salut qui sont au service de ces femmes qui tentent de se relever et qui sont là après un accident de vie, après un parcours chaotique, des femmes malmenées par la vie et qui sont là pour se reconstruire.

 

L’auteur :

Lætitia Colombani, est née en 1976 à Bordeaux. C’est une réalisatrice, actrice et scénariste française. Son papa, Jean-Marie Colombani, est journaliste et essayiste français et sa maman est bibliothécaire.

Après un cursus scolaire au lycée Victor louis de Talence, elle obtient un baccalauréat C avec la mention Très bien.  Et après deux années de classe préparatoire Cinésup à Nantes, elle entre à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière tout en suivant en parallèle des cours de théâtre. Elle obtient son diplôme en juin 1988 avec Mention très Bien pour le mémoire « La folie du cinéma ».

A sa sortie de l’école, elle tourne deux courts métrages, Le Dernier bip (1998) et Mémoire de puce (1999), puis réalise à 25 ans son premier long, A la folie, pas du tout (2002), histoires croisées d’une jeune femme érotomane et de l’homme qu’elle convoite, produit par Charles Gassot, avec Audrey Tautou, Isabelle Carré et Samuel Le Bihan dans les rôles principaux et qui remporte le Prix Sopadin Junior du Meilleur Scénario.

Fidèle à son thème de mémoire « la folie au cinéma », la cinéaste réunit, cinq ans plus tard, devant sa caméra Kad Merad, Catherine Deneuve et Emmanuelle Béart pour Mes stars et moi, une comédie sur un fan un peu trop envahissant.

Elle travaille aussi pour la scène et coécrit la comédie musicale Résiste en 2015 d’après les chansons de France Gall composées par Michel Berger (Palais des Sports de Paris et tournée dans toute la France).

Elle est également comédienne à la télévision et au cinéma, dans une douzaine de longs métrages, dont Cloclo de Florent Emilio Siri, sorti en 2012, et Fête de famille, de Cédric Kahn en 2019.

Elle suit des cours à l’école de comédie musicale Mikado avec César Sisto.

Son premier roman «  La tresse » : paraît chez Grasset en mai 2017. Il relate l’histoire de trois femmes aux destinées très différentes, vivant en Inde, en Sicile et au Canada.

Le roman s’est arraché à l’étranger avant même sa sortie  et avait déjà été vendu à 17 pays. Il connaît rapidement « le succès » en France également : il est tiré à plus de 54 000 exemplaires en deux semaines, se vend à plus de 150 000 exemplaires en deux mois, et en juin 2019 il compte un million d’exemplaires vendus, grand format et poche confondus. Il est traduit dans 36 langues. Il remporte plus d’une vingtaine de prix littéraires en France et à l’étranger, dont le 40° Prix Relay des Voyageurs Lecteurs, le Trophée littéraire 2017 des Femmes de l’Économie et le Globe de Cristal 2018 du premier roman.

            Laetitia Colombani s’apprête à réaliser au cinéma le film tiré de ce roman co-production internationale dont la sortie est prévue en 2022

            Son second roman « Les victorieuses » est publié le 15 mai 2019 par les éditions Grasset. Comme dans « La tresse », le féminisme est au cœur du récit. L’intrigue se développe autour du Palais de la Femme à Paris, un établissement de l’Armée du salut destiné à l’accueil des femmes isolées et précaires. Son héroïne, avocate en burn out, y rencontre une kyrielle de personnages, prétexte à autant d’évocations des petits et grands drames qui touchent le genre féminin. Avec, en ­filigrane, une ode à la sororité.

Dès sa parution, il a connu un grand succès public et s’est classé dans les meilleures ventes.

L’album pour enfant « La tresse ou le voyage de Lalita », adapté du roman, est paru en novembre 2018.

Son troisième roman « Le cerf-volant » est paru en juin 2021.

Elle est mariée à un avocat et maman d’une petite fille Ava, née en 2011

Laisser un commentaire