Simmonot Maud ♦ L’enfant céleste

L’Enfant céleste évoque la tendresse inconditionnelle d’une mère pour son fils, personnage d’une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman. Ils vont apprendre à se connaître et à s’accepter pour ce qu’ils sont et non pour ce que les autres veulent qu’ils soient.

Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature.

Sensible, rêveur, Célian, 12 ans, ne s’épanouit pas à l’école où il subit des brimades. C’est un enfant doué, intuitif mais qui ne correspond pas aux normes de l’école. Il ne rentre pas dans les cases… Sa mère Mary, à la suite d’une rupture amoureuse avec Pierre et qui réveille des souffrances anciennes, décide alors de partir avec lui sur Ven, une île légendaire de la mer Baltique, pour leur donner une dernière chance – à lui pour sortir de l’échec scolaire et à elle de trouver un nouvel élan.

Elle se souvient que son père, mort suicidé quand elle avait 7 ans, lui avait raconté l’histoire du savant danois Tycho Brahé (1546-1601), qui vivait sur cette île et qui avait imaginé un observatoire prodigieux. Il avait été le premier à avoir ­cartographié précisément le ciel au 16ème siècle.

 L’étrange destinée de cet homme aurait inspiré Hamlet. Son parcours de vie montre combien de force et de liberté peuvent être tirées de ses singularités : ce marginal qui portait une prothèse de nez en or, mais avait un charme fou et qui vivait dans un château avec de nombreux animaux, préférait l’astronomie aux carrières prestigieuses auxquelles son rang le destinait. Il se battit en duel avec un cousin éloigné qui eut pour résultat d’avoir l’arête du nez tranchée. Il survit à cette blessure, mais sera défiguré et porta une prothèse  de nez à vie.

Il bénéficia des faveurs d’un monarque qui lui permit de se réfugier dans l’observation du ciel dont il redessina entièrement la carte au mépris des dogmes en vigueur, avant de tomber dans la disgrâce et de devoir s’exiler…

En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s’effacent peu à peu leurs blessures.

Ce séjour va être l’occasion de rencontres : celle d’un universitaire anglais, Des Esseintes,  Le Professeur qui tente de prouver les liens entre Shakespeare et Tycho Brahe et en particulier à travers Hamlet, une logeuse géante, un marin taiseux, mais aussi de Solveig et Björn, l’Ours qui vont être ses guides sur le chemin de la paix.

L’auteur :

Maud Simonnot, née le 11 février 1979 à Semur-en-Auxois en Bourgogne-Franche-Comté, est une éditrice et auteure française.

Son prénom, elle le doit à Ma nuit chez Maud. Son père n’était pas insensible au charme de Françoise Fabian, l’interprète du personnage auquel se réfère le titre du film d’Eric Rohmer. Elle a aussi reçu en héritage un attrait certain pour les heures nocturnes qui enveloppent les scènes du film.

Maud Simonnot a passé sa jeunesse dans le Morvan et plusieurs années en Norvège qui l’ont inspirée pour ce livre.

Après avoir obtenu un doctorat de lettres modernes, Maud Simonnot a travaillé comme attachée à la littérature pour l’Ambassade de France à Oslo.

Sa biographie de Robert McAlmon, auteur et éditeur américain aujourd’hui tombé dans l’oubli, « La nuit pour adresse » (Gallimard, 2017) a reçu le prix Larbaud et a été finaliste du prix Médicis essai.

Elle a aussi publié deux anthologies au Mercure de France : « Le goût de la forêt » et « Le goût de la nuit ».

Parisienne depuis vingt ans, la primo-romancière ne s’est jamais sentie de la paroisse germanopratine. Fille de la République et de babyboomers « babas cools » ayant fait des études (père professeur de sciences et mère sage-femme, tous deux enfants de la campagne), Maud Simonnot passe une enfance sauvage, livrée à elle-même entre nature et ouvrages empruntés à la bibliothèque. « Je dois tout à la bibliothèque », dit-elle : après Dumas, Jules Verne et quelques « Bibliothèque verte », elle se met à lire tout par ordre alphabétique.

Elle est entrée chez Gal­li­mard en 2015 après avoir été sta­giaire chez  chez P.O.L puis s’être frot­tée aux diverses contraintes de l’édition au Mer­cure de Fance.

Maman de deux enfants, elle est actuellement éditrice et membre du Comité de lecture des éditions Gallimard.

Œuvre :

  • Le goût de la forêt, anthologie, Mercure de France, 2009.
  • La nuit pour adresse: biographie de l’éditeur américain Robert McAlmon – finaliste du prix Médicis essai.
  • Le goût de la nuit, anthologie, Mercure de France, 2019.
  • L’enfant céleste, 2020, sélection au Prix littéraire « Le Monde » 2020 – sélection Prix Goncourt 2020

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