Coben Harlan ♦ Remède mortel

Une mystérieuse clinique qui découvre un traitement miracle contre le sida, un serial killer qui assassine sauvagement des patients gays, un scandale qui menace Washington… Sur fond de complot médico-politique, une intrigue tissée par un Harlan Coben diabolique à souhait.

Le maître de vos nuits blanches revient avec un nouveau collector : après Sans un adieu, voici un deuxième roman, inédit en France, écrit par un Harlan Coben de vingt-cinq ans à peine !

À la fin des années 1980, à New York, le docteur Harvey Riker cherche un remède contre le VIH. Il est sur le point de mettre à jour une prodigieuse avancée médicale : lui et son équipe auraient découvert un vaccin contre le sida. Si tout est encore tenu secret, les résultats des tests sont concluants.

Bruce Grey, l’associé d’Harvey Riker se sent suivi, espionné. Il devient parano. Il meurt dans d’étranges circonstances bien que la police conclut à un suicide. Avant d’être assassiné dans une chambre d’hôtel, il a le temps de poster une grande enveloppe. Il avait téléphoné à son associé, Harvey, pour tout lui expliquer. Le meurtre de Grey passe pour un suicide puisqu’il a laissé une lettre.

En même temps, un tueur en série homophobe assassine sauvagement deux de leurs patients : simple coïncidence ou menace personnelle ? Qui est le mystérieux poignardeur de gays qui fait trembler les foyers américains ? Tout cela a-t-il un lien avec cette clinique secrète qui cherche un remède au mal du siècle, le SIDA?

Pour faire la lumière sur ces meurtres mystérieux, Harvey décide de se confier à Sara Lowell, une journaliste très en vue, sur ce qui se passe à la clinique. Il lui fait part de ses soupçons : pour lui, ses ennemis – les lobbies religieux et les organismes de recherche contre le cancer – cherchent à détruire son œuvre en créant un scandale autour de la clinique. Mais le meurtre d’un autre patient va permettre de lancer l’affaire.

Et lorsque son mari, la star de basket Michael Silvermann, apprend sa séropositivité, il utilise les médias pour l’annoncer et donc mettre sous les projecteurs cette clinique qui a besoin de fonds. Sara n’a plus le choix : elle doit mener l’enquête et découvrir la vérité avant que le tueur ne frappe à nouveau…

C’est une enquête menée de front par la journaliste Sarah Lowell et l’inspecteur Dick Bernstein, deux personnages charismatiques et tenaces.

 

L’auteur :

Harlan Coben, né le 4 janvier 1962, est un écrivain américain de roman policier.

Il naît dans une famille juive à Newark dans le New Jersey. C’est aussi la ville de naissance de Myron Bolitar.

Il grandit dans le New Jersey, en banlieue de New York, dans une famille modeste, et suit ses études à Livingston avec son ami d’enfance, le futur homme politique Chris Christie, dans la Livingston High School [promotion 1980].

Il étudie ensuite les sciences politiques au Amherst College [promotion 1984] d’où il sort diplômé en sciences politiques, et où il était membre de la fraternité Psi Upsilon avec l’auteur Dan Brown où il se lia d’amitié avec trois autres futurs romanciers, Mark Costello, David Foster Wallace et un certain… Dan Brown.

Après Amherst, Coben travaille dans une agence de voyages que possédait son grand-père avant de se consacrer à l’écriture.

L’homme est, depuis toujours, passionné d’écriture. Mais il lui faudra du temps avant de publier son premier roman. Auteur de deux thrillers à 25 ans, il renonce à les publier, de peur de ne pas être lu. Après avoir travaillé plusieurs années dans l’industrie du voyage, il renoue avec la littérature et décide d’en faire son métier.

Il a découvert qu’il devait être écrivain après avoir compris qu’il ne pouvait exercer aucun autre métier: s’il avait un vrai jobil se faisait virer au bout d’une semaine! Il était incapable d’exercer une autre profession. Il a travaillé un an en Espagne, sur la Costa del Sol, vers la fin de mes études. Il s’occupait des touristes américains. Une horreur! C’est là qu’il a commencé à écrire: il avait l’idée d’un livre sur le comportement des Américains en vacances. D’après lui, il y a beaucoup à raconter sur le sujet! Il a donc écrit ce livre… d’une nullité incroyable. C’était pompeux, prétentieux, autosatisfait… Mais ça lui a donné le virus de l’écriture. Il a découvert ce que signifiait « être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela – les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième : l’inspiration, la transpiration… et le désespoir. Aujourd’hui, il écrit le genre de livres que les touristes du monde entier emportent avec eux en vacances mais qui les fait s’enfermer dans leur chambre pour savoir ce qui va arriver aux personnages. Il fait tout pour que les lecteurs s’identifient à ses héros. Ce qui l’intéresse, c’est de plonger des gens ordinaires dans des situations extraordinaires. Des gens comme vous et lui, qui aspirent à une vie normale, bien élevés, polis avec leurs voisins, habitant une belle maison avec jardin et garage… Sauf que les choses, pour ces gens-là, dérapent et se mettent très vite à tourner mal. Leurs réactions sont alors imprévisibles. Ses héros ne sont pas des super-héros, juste des gens normaux. C’est ce qui permet aux lecteurs de se les approprier et de se passionner pour le sort qu’il leur réserve.

Il mesure environ 1,94 m (comme son personnage de Myron Bolitar).

Il vit maintenant à Ridgewood dans le New Jersey avec sa femme depuis plus de vingt ans, le docteur-pédiatre Anne Armstrong-Coben, et leurs quatre enfants – 2 filles de 26 et 18 ans, 2 garçons de 21 et 22 ans : Ben, Eve, Charlotte et Will – dont il s’est occupé et s’occupe d’une main de maître ! Il vit « normalement, sans ostentation ». Il possède un appartement à Manhattan, une maison dans le New Jersey, rien d’autre. Il n’a ni yacht, ni voiture sophistiquée.

Lui qui a dévoré Victor Hugo et Alexandre Dumas adolescent, qui cite Philip Roth, Hitchcock et Woody Allen comme source d’inspiration, enrage de ne pas parler français, « pas un mot, dans aucune langue étrangère », regrette-t-il.

Il dit être hanté par la mort de ses parents. Quand ils sont décédés, ils n’avaient que 59 et 60 ans et lui une vingtaine d’années.

Depuis ses débuts en 1995, où il sort son premier roman « Rupture de contrat », la critique n’a cessé de l’acclamer. Il est le premier auteur à avoir reçu trois des prix majeurs de la littérature policière aux États-Unis : le prix Edgar-Allan-Poe, le Shamus Award et l’Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis.

La majorité des intrigues prennent place entre Newark, New Jersey, et New York, milieu que Harlan Coben connait bien pour y avoir toujours vécu. Le protagoniste est un homme de confession juive qui doit démêler les secrets du passé de son entourage pour comprendre les raisons de ses ennuis actuels, secrets pour lesquels il n’est pas toujours innocent. L’alliance avec une femme non juive, la pratique du sport à haut niveau, la cupidité, les relations amoureuses précoces et les liens familiaux passionnels constituent le terreau des tragédies meurtrières que traversent les héros des romans d’Harlan Coben.

Traduits dans une quarantaine de langues, ses romans occupent les têtes de listes de best-sellers dans le monde entier.

Le premier de ses romans traduit en France, « Ne le dis à personne » (Belfond, 2002) – prix du polar des lectrices de « Elle » en 2003, a obtenu d’emblée un énorme succès auprès du public et de la critique.

Ce succès a été confirmé par ses ouvrages suivants : « Disparu à jamais » (2003), « Une chance de trop » (2004), « Juste un regard » (2005), « Innocent » (2006), « Promets-moi » (2007) et « Dans les bois » (2008), « Sans un mot » (2009), « Sans laisser d’adresse » (2010), « Faute de preuve » (2011).

Il écrit « L’imposteur » dans un recueil de nouvelles, intitulé « Le jour où la mort nous sépare » paru chez Albin Michel en 2007.

A noter la parution en 2010 en France de « Sans un adieu », le premier livre de Coben, près de 20 ans après avoir été écrit.

En 2011 sort dans la série Myron Bolitar « Sous haute tension » puis parution en 2012 de « A découvert« , qui lance la série Mickey Bolitar.

En septembre 2016 est sorti aux États-Unis le roman Home – « Sans défense », qui signe le retour de Myron Bolitar et de ses acolytes.

Côté cinéma, depuis le formidable succès de l’adaptation de « Ne le dis à personne » par Guillaume Canet, en 2006, avec François Cluzet et Kristin Scott-Thomas dans les rôles principaux, les romans de Harlan Coben, ne cessent d’attirer l’attention des réalisateurs et des producteurs.

En 2016, la série télévisée dont il est le créateur, The Five, est diffusée au Royaume-Uni.

En avril 2018, il préside le jury du 1er Festival Canneséries (Festival International des Séries de Cannes).

Malgré son succès, Harlan Coben ne perd pas le sens des réalités et reste très engagé. Il réverse à des associations pour enfants malades toutes les sommes parfois ahurissantes – jusqu’à 12 000 euros – qu’il reçoit de ceux qui veulent voir leur nom apparaître dans l’un de ses romans.

Œuvre :

Série Myron Bolitar :

Un des principaux personnages récurrents de Harlan Coben est celui de Myron Bolitar, agent sportif et ancien du FBI, qui se retrouve souvent mêlé à des histoires louches autour du sport et de la mafia qui entoure ce milieu.
L’ordre est donc le suivant :

     01 – Rupture de contrat (Pocket, septembre 2003)

     02 – Balle de match (Pocket, septembre 2005)

     03 – Faux rebond (Pocket, septembre 2006)

     04 – Du sang sur le green (Pocket, septembre 2007)

     05 – Temps mort (Pocket, septembre 2008)

     06 – Mauvaise base (Pocket, septembre 2009)

     07 – Peur noire (Fleuve noir, septembre 2010)

     08 – Promets-moi (Belfond, mars 2007 ; Pocket, mars 2008)

     09 – Sans laisser d’adresse (Belfond, mars 2010 ; Pocket, mars 2011) qui marque le grand retour de Myron Bolitar qui quitte pour la première fois la côte Est et mène l’enquête de Paris à New York en passant par Londres et la Nouvelle-Angleterre.

     10 – Sous haute tension (France loisirs 2011 ; Pocket, mars 2013)

     11 – Sans défense (France Loisirs 2017 ; Pocket, mars 2019

Série Mickey Bolitar :

     – A découvert (Septembre 2013)

     – A quelques secondes près (Septembre 2013)

     – A toute épreuve (Novembre 2014)

Romans hors-série :

     – Ne le dis à personne (Avril 2003)

     – Disparu à jamais (Avril 2004)

     – Une chance de trop (Avril 2005)

     – Juste un regard (Mars 2006)

     – Innocent (Mars 2007)

     – Dans les bois (Mars 2009)

     – Sans un mot (Mars 2010)

     – Sans un adieu (septembre 2011)

     – Faute de preuves (Mars 2012)

     – Remède mortel (septembre 2012)

     – Ne t’éloigne pas (Mars 2014)

     – Six ans déjà (Mars 2014)

     – Tu me manques (Juillet 2014)

     – Intimidation (Juillet 2015)

     – Double piège (Juillet 2016)

     – Par accident (Mars 2018)

     – Ne t’enfuis pas (Mars 2019)

     – L’inconnu de la forêt (Mars 2020)

Nouvelle (œuvre collective) :

  • Harlan Coben (coauteur d’une des 19 nouvelles et éditeur scientifique de l’ensemble), Esther Ménévis (cotraductrice) et Nicole Hibert (cotraductrice) (trad. de l’anglais), Le Jour où la mort nous sépare: Une anthologie des Mystery Writers of America. Histoires d’amour, de désir et de meurtres.

Ce recueil regroupe les auteurs et nouvelles suivants : « Queeny » de Ridley Pearson ; « Hors de danger » de Lee Child ; « Le Front intérieur » de Charles Ardai ; « Dernier vol » de Brendan DuBois ; « Moitié lumière, moitié souvenir » de Bonnie Hearn Hill ; « Boniment, bonimenteur » de Steven Hockensmith ; « Éclair de chaleur » de William Kent Krueger ; « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » de Tim Maleeny ; « La dure, la terrible vérité » de Rick McMahan ; « Table rase » de P. J. Parrish ; « Cyberdate.com » de Tom Savage ; « Le Retour » de Charles Todd ; « La Masseuse » de Tim Wohlforth ; « Réparations » de Jeff Abbott ; « La Solution de Chellini » de Jim Fusilli ; « Le Grand Amour » de Laura Lippman ; « Nana » de R. L. Stine ; « Tombée ou tombeuse » de Jay Brandon ; « L’Imposteur » de Harlan Coben. L’édition originale américaine est parue en août 2006 chez Little, Brown and Co à New York.

 

Cinéma et télévision :

Adaptations de ses romans :

  • Ne le dis à personne, film réalisé par Guillaume Canet en 2006, avec François Cluzet, André Dussollier, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort, etc. Harlan Coben y fait un caméo en tant que badaud sur un quai de la gare de Paris-Montparnasse.
  • Et, en 2010, dans son roman Sans laisser d’adresse, qui se passe en partie à Paris, Harlan Coben rend hommage à ce film en nommant Berléand le flic qui suit l’enquête.
  • Une chance de trop, mini-série télévisée française en six épisodes réalisée par François Velle, avec Alexandra Lamy, et diffusée sur TF1 en 2015. Il y fait une apparition à l’épisode 6, en interprétant le personnage d’Abe Tansmore.
  • Juste un regard, mini-série télévisée française avec Virginie Ledoyen, réalisée par Ludovic Colbeau-Justin, diffusée sur TF1 en 2017. Il apparaît dans le rôle du chirurgien dans l’épisode 6.

En 2018, Harlan Coben signe avec Netflix pour l’adaptation en séries et/ou films de 14 de ses romans.

  • The Stranger, série adaptée du roman éponyme (Intimidation pour la France), diffusée sur Netflix depuis janvier 2020. Comprend 1 saison de 8 épisodes. Il apparaît dans le rôle d’un technicien informatique dans l’épisode 2 (vers la 20ème minute).

 

Création :

  • The Five, série télévisée britannique en 10 épisodes, avec Tom Cullen, réalisée par Mark Tonderai en 2016.
  • Safe, série télévisée en 8 épisodes, avec Michael C. Hall, diffusée en 2018.

 

Analyse de l’œuvre :

Influence et source d’inspiration

        Harlan Coben cite comme influence les premiers livres de Mary Higgins Clark, Philip Roth, l’humour de Woody Allen et la dramaturgie d’Alfred Hitchcock.

      Il puise son inspiration dans les hasards du quotidien, ce qui lui sert de point de départ à l’intrigue, avant de créer les personnages de l’histoire. L’idée de départ de Juste un regard – voir dans un tirage de photos personnelles un cliché qu’on ne reconnait pas comme sien – lui sert de base à la construction de l’intrigue. Certaines anecdotes vécues par lui-même ou ses enfants sont adaptées dans les livres ; il a déclaré que la rencontre entre Mickey Bolitar et Spoon dans À découvert était arrivée à son fils.

 

Thèmes récurrents :

      La majorité des intrigues prennent place entre Newark, New Jersey, et New York, milieu que Harlan Coben connait bien pour y avoir toujours vécu. Le protagoniste est un homme de confession juive qui doit démêler les secrets du passé de son entourage pour comprendre les raisons de ses ennuis actuels, secrets pour lesquels il n’est pas toujours innocent. L’alliance avec une femme non juive, la pratique du sport à haut niveau, la cupidité, les relations amoureuses précoces et les liens familiaux passionnels constituent le terreau des tragédies meurtrières que traversent les héros des romans d’Harlan Coben.

 

Personnages récurrents

Outre Myron Bolitar, sept autres personnages apparaissent, avec plus ou moins d’importance, dans les romans de Harlan Coben :

  • Loren Muse, une jeune femme inspecteur de police, mesurant 1,50 m, aux vêtements dégriffés, vivant avec sa mère et au tempérament bien trempé ;
  • Hester Crimstein, une avocate impitoyable, présentatrice du show télévisé Le crime selon Crimstein et œuvrant encore parfois au barreau ;
  • Windsor “Win” Horne Lockwood III, un riche héritier à tendance sociopathe, meilleur ami de Myron depuis l’université de Duke. Il est peu expressif mais peut être dangereux grâce à sa grande connaissance des arts martiaux (il est sixième dan de taekwondo). Il est chargé des finances des clients de MB Reps ;
  • Paul Copeland, procureur général et supérieur de Loren Muse. Fils d’immigrés russes, il a connu plusieurs drames dans sa vie, comme la disparition de sa sœur et la mort de sa femme. Protagoniste de Dans les bois, il revient dans Sans un mot ;
  • Esperanza Diaz, ancienne catcheuse professionnelle, surnommée Petite Pocahontas, elle est la meilleure amie de Myron et son associée au sein de MB Représentation ;
  • Big Cindy, qui est la partenaire de catch de Esperanza, elle occupe le rôle de secrétaire chez MB Reps et son physique plutôt imposant force le respect ;
  • Jessica Culver, ex-petite amie et grand amour de Myron, après une relation avec l’écrivain, cette dernière est partie vivre ailleurs.

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