Ledig Agnès ♦ Se le dire enfin

Dans son roman « Se le dire enfin », Agnès Ledig nous entraîne en forêt de Brocéliande, au cœur de la Bretagne, où elle a planté le décor de son septième roman. L’histoire d’une renaissance.

C’est une ode à la nature, à l’amour et à l’amitié, il en ressort un sentiment de liberté. On y aborde l’importance de l’amitié et on parle aussi beaucoup d’amour, de l’amour fragile, brisé, mais aussi l’amour qu’on dit éternel.

Mais Agnès Ledig y intègre de la violence physique et mentale. Elle nous parle de la place de la femme dans notre monde et comment elle peut être maltraitée, du handicap et du traumatisme, de la difficulté de garder un secret…

De retour de vacances, sur le parvis d’une gare, Edouard laisse derrière lui sa femme avec qui il n’entretient pas vraiment une belle relation amoureuse, et sa valise. Sur le quai, il vient en aide à une vieille dame anglaise qui part se reposer à Brocéliande pour écrire un livre. C’est en parlant avec cette femme qu’il décide de partir avec elle se ressourcer dans la nature. Un départ sans préméditation.

Là, dans une chambre d’hôtes environnée d’arbres centenaires, encore hagard de son geste insensé, va aller se perdre sur ces terres de légende pour tenter de mieux se retrouver. Il va rencontrer Gaëlle la douce, a propriétaire de la maison d’hôtes dans laquelle il va crécher et son fils Gauvain, son fils Gauvain, un ado enfermé dans le silence d’un terrible secret, Raymond, le vieux voisin attachant, et ses mots anciens, la mémoire de la forêt, Adèle, la jolie, discrète et perturbante jeune femme aussi mystérieuse qu’une légende. Et Platon, un chat philosophe qui furette et qui connaît les petits secrets de chacun, un tantinet provocateur, trait d’union entre la nature et les hommes.

Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S’il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d’être.

L’auteur :

Agnès Ledig est née en 1972 à Strasbourg de parents instituteurs. Tombée dans les livres quand elle était petite, elle engage cependant des études scientifiques.

Après une expérience en agronomie et la vente de vêtements en coton bio, elle décide d’intégrer l’école de sages-femmes de Strasbourg, pour « prendre soin » des autres – son verbe de vie.

Elle est l’épouse depuis 20 ans d’un agriculteur normand et la mère de trois enfants (dont Nathanaël). Elle est diplômée de la faculté de médecine de Strasbourg et spécialisée en suivi gynécologique de prévention et contraception, ainsi qu’en accompagnement émotionnel. Elle a été avant tout sage-femme libérale en Alsace jusqu’en 2015.

Elle commence à écrire en 2005, pendant la maladie de son fils Nathanaël, souffrant d’une leucémie. Elle a toujours aimé écrire. Des poèmes à vingt ans, une petite fanzine pour les étudiants de ma promotion…

Pour répondre aux questions que posaient tous ceux qui se préoccupaient de Nathanaël, elle a tenu un bulletin hebdomadaire pour informer son entourage de l’évolution de l’état de santé de son fils. Des pages et des pages de doutes, d’espoirs, de rires, de larmes, de petites joies partagées et de courage… celui d’un petit garçon de 5 ans… Cette amoureuse des mots témoigne des bonheurs éphémères et des souffrances durables, sans jamais se départir de cet humour et de ce sens de la dérision qui l’élèvent à la hauteur du comportement de son petit garçon, «tellement joyeux, tellement courageux»

Touché par ces textes le professeur du service qui le suit suggère à Agnès Ledig de ne pas « laisser ça dans un tiroir » et l’encourage à écrire.

Quand il est parti, du courage, il m’en a fallu pour sortir la tête de l’eau, mais je lui avais promis… alors j’ai écrit ce que j’avais au fond du cœur… J’ai aimé écrire, et je ne me suis plus jamais arrêtée…

En 2010, à 37 ans, elle participe sur internet à un concours organisé par le magazine Femme actuelle. Sur 600 manuscrits, celui de Marie d’en haut est retenu et publié.

En 2011, Marie d’en haut est sélectionnée pour être le coup de cœur des lectrices du prix Femme actuelle. Premier roman édité. Succès national. Grande émotion.

Quatre mois plus tard, elle est contactée par Albin Michel… Elle propose Juste avant le bonheur, qui sort en mai 2013. Il obtient quelques semaines après le prix “Maison de la presse” et atteint en 1 an plus de 130 000 ventes. Incroyable…

Elle publie ensuite quatre romans chez Albin Michel avant de rejoindre les éditions Flammarion en 2020 chez qui elle publie son septième roman Se le dire enfin.

En 2016, elle publie son premier album jeunesse, Le petit arbre qui voulait devenir un nuage, illustré par Frédéric Pillot, qui illustrera également son deuxième album Le cimetière des mots doux. Ce dernier aborde le thème du deuil à hauteur d’enfant.

Depuis novembre 2018, elle s’est engagée comme « ambassadonneuse » auprès de l’établissement français du sang afin de promouvoir le don de sang envers le grand public.

En décembre 2018, elle est la marraine du 1er salon du livre de Poche d’Angoulême aux côtés de Philippe Besson.

Agnès a été Présidente du 50e Prix des Maison de la presse qui s’est déroulé au Ministère de la culture en mai 2019.

En moins de cinq ans, Agnès Ledig s’est imposée comme l’une des romancières françaises les plus aimées du grand public. Ses trois best-sellers, « Juste avant le bonheur » (2013), prix Maison de la Presse 2013, « Pars avec lui » (2014) et « On regrettera plus tard » (2016) sont aujourd’hui traduits en 12 langues.

Bibliographie :

         Romans :

            – 2011 : Marie d’en haut est publié aux Nouveaux Auteurs et remporte le prix « coup de cœur des lectrices » du roman Femme Actuelle 2011. Il se vend à 15 000 exemplaires et pourrait être porté à l’écran par Sandrine Bonnaire.

            – 2013 : Juste avant le bonheur est publié chez Albin Michel et reçoit le prix Maison de la Presse.

            – 2014 : Pars avec lui, Albin Michel.

            – 2016 : On regrettera plus tard, Albin Michel.

            – 2017 : De tes nouvelles, Albin Michel

            – 2018 : Dans le murmure des feuilles qui dansent, Albin Michel

            – 2020 : Se le dire enfin, Flammarion

 

Nouvelles :

            – Un petit morceau de pain – dans le livre « Treize à table » – 2014 –

            – Karen et moi –  dans le livre « Treize à table » – 2016 –

            – Je te donne – 3 histoires d’amour dans un recueil collectif – 2016 –

            – Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche –  dans le livre « Treize à table » – 2017 –

            – Compter les couleurs – Préface du roman « Se le dire enfin » – 2019

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