Dubois Jean-Paul ♦ Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

C’est l’histoire d’une vie, celle de Paul Hansen, emprisonné à Montréal, et qui déroule ses souvenirs des années 1950 aux années 2000, du Toulouse de sa mère au Jutland natal de son père danois, en passant par le Canada algonquin de la femme de sa vie.

Roman de Jean-Paul Dubois paru le 14 août 2019 aux éditions de l’Olivier, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu’animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.

Le 4 novembre 2019, le roman reçoit le prix Goncourt 2019 à l’issue de deux tours de scrutin, par six voix contre quatre à Soif d’Amélie Nothomb.

Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

Retour en arrière : Au commencement, la rencontre improbable de ses parents, un pasteur danois à la foi chancelante et une exploitante de cinéma à Toulouse, soixante-huitarde, à l’athéisme aussi irréductible que son amour du cinéma, l’évolution divergente de ces deux êtres, jusqu’au point de non-retour et à la séparation. Le pasteur émigre au Québec, le fils le rejoint et l’histoire se construit.

Paul Hansen vivait déjà au Canada quand s’est produit le drame.

À l’époque des faits, Hansen est superintendant à L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. C’est un personnage optimiste, un peu naïf, dont la vie s’égrène au jour le jour, simple et nonchalante. Il est convivial, aime la nature, les amis, et s’il se trouve confronté à une situation singulière et dramatique, c’est contre nature qu’il y fait face.

Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages.

Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, un gestionnaire manipulateur et autoritaire, un administrateur du monde moderne qui rationalise et qui n’a rien à foutre de l’histoire. Des conflits éclatent. La douceur de vivre en communauté disparaît, remplacée par un monde arbitraire, bureaucratique, quasi totalitaire. Et l’inévitable se produit.

On y découvre un univers humain et touchant, des personnages pittoresques, des phrases ciselées et profondes.

Le monde de Dubois est tragique, violent, la vie y est injuste (décès prématurés, les 6 m² d’une cellule, la solitude), mais le burlesque n’est jamais loin. Mais Paul n’éprouve aucun remord à l’égard des faits qui lui ont valu son emprisonnement. Cela n’empêche pas Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon d’être un roman du regret et de la perte.

On sourit beaucoup en découvrant la formidable ronde des personnages qui entourent Paul : son père pasteur qui perd la foi, sa mère soixante-huitarde qui se bat pour que le film Gorge profonde soit diffusé dans son petit cinéma d’art et d’essai, son épouse Wimona qui pilote un aéroplane. Et surtout, le truculent Patrick Horton, son compagnon de cellule, Hells Angel incarcéré pour meurtre, un sale type extrêmement sympathique, avec sa philosophie de comptoir et ses affirmations à l’emporte-pièce, qui s’est fait tatouer l’histoire de sa vie sur la peau du dos, prêt à diviser en deux tout représentant de l’humanité qui ne lui convient pas, un homme et demi qui tombe dans les pommes lorsqu’on tente de lui couper les cheveux.

 

L’auteur :

Jean-Paul Dubois est né le 20 février 1950 à Toulouse, sur les allées François-Verdier – face au monument aux morts.

Il y a fait ses études au Caousou, établissement jésuite d’enseignement privé catholique, puis dans un cours privé, et a suivi des études de sociologie à l’université du Mirail. Il y a fondé sa famille, a construit une maison – « de A à Z » – dans le quartier de l’Ardenne. Il vit aujourd’hui non loin de là dans une autre, la maison de son enfance, qu’il a retapée – expérience homérique qui lui a inspiré son drolatique « Vous plaisantez, monsieur Tanner ».

Jean-Paul Dubois n’a jamais voulu quitter Toulouse, même s’il rêve toujours de vivre près de la mer, l’Atlantique, et qu’il a souvent traversé cet océan – pour explorer l’autre côté, quelques semaines ou bien plus longtemps. Il est souvent parti, mais il est toujours revenu sur les bords de la Garonne, où habitent ses deux enfants et ses trois petits-enfants.

Il a été journaliste au service des sports de Sud-Ouest, au Matin de Paris, puis devient grand reporter au Nouvel Observateur en 1984. Jaloux de son temps et de sa liberté, il l’a quitté le jour même de 2004 où Une vie française a reçu le prix Femina.

Depuis, il continue d’écrire, tous les trois ou quatre ans, sur les 31 jours du mois de mars, un roman dont les personnages s’appellent Paul et Anna, d’une noirceur et d’un humour mélancolique qui les rendent immédiatement reconnaissables. Après avoir longuement réfléchi à la composition du roman, il passe à l’étape de la rédaction. Le rythme est soutenu, pour respecter les délais qu’il s’impose : il écrit huit pages par jour, de 10 heures du matin à environ 2 heures du matin. Il s’accorde juste une heure de pause pour faire du vélo. Ecrire deux cent trente pages lui prend à peu près un mois. Il ne relit jamais ses textes avant de les envoyer à son éditeur.

Il a publié une vingtaine de romans, un essai, deux recueils de nouvelles et deux recueils d’articles. Il a préfacé un livre de photographies consacrées aux pins Bristlecone, quadri millénaires, les plus vieux arbres du monde, et un recueil de nouvelles proches de ce qu’il écrit lui-même. Il collabore parfois à des périodiques.

Dans un entretien réalisé en 2005, il se définit comme libertaire : écrire, c’est sa façon à lui de « faire toujours de la politique ». Comme pour rappeler qu’il y a « des gens qui ont et des gens qui n’ont pas », des gens qui dominent et d’autres qui sont soumis et que « la société sécrète en permanence ce genre de relations d’injustice. » Selon lui, « même dans le mauvais sens, l’inégalité est fondateur d’une société ». Il reste un auteur particulièrement discret.

Le 4 novembre 2019, Jean-Paul Dubois obtient le prix Goncourt avec son livre, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon.

Les références littéraires de Jean-Paul Dubois sont John Fante, Emmanuel Bove, Cormac McCarthy, Philip Roth, Charles Bukowski, Jim Harrison.

Il reconnaît cependant plus volontiers John Updike comme un de ses maîtres : « l’écrivain qui m’a le plus appris et le plus fait réfléchir à la manière d’écrire une histoire c’est indiscutablement John Updike ». Il a d’ailleurs consacré deux articles à cet écrivain, dont « il a lu les trente-six livres, y compris les chroniques de golf » (sport dont il parle souvent mais qu’il n’a jamais pratiqué).

Jean-Paul Dubois reprend souvent dans ses interviews ou textes les deux citations suivantes, qu’il affectionne particulièrement : « Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui. » Jean-Paul Sartre, Les Mots (phrase finale du roman). Et « L’homme est plus petit que lui-même. » Günther Anders

Jean-Paul Dubois a écrit pour le Nouvel Observateur une série d’articles sur les États-Unis dont une sélection a été publiée dans deux recueils, L’Amérique m’inquiète et Jusque-là tout allait bien en Amérique. Le mode d’écriture de ces articles se rapproche de la nouvelle. Plutôt que d’informer sur l’actualité immédiate ils racontent le plus souvent une histoire édifiante, une vision d’une certaine facette de l’Amérique, individualiste, dure aux faibles, violente économiquement et dans son système judiciaire. Le regard que Dubois y porte sur les États-Unis est plutôt négatif et incrédule.

Il lui est arrivé d’insérer dans ses romans des épisodes décrits dans ses articles pour le Nouvel Observateur, comme celui du Kombucha, champignon élevé dans Les Accommodements raisonnables et qu’on retrouve dans L’Amérique m’inquiète. Si le personnage principal des romans de Dubois est toujours originaire de Toulouse, il est aussi souvent attiré par l’Amérique, que ce soit par les États-Unis ou par le Canada.

Kennedy et moi est le premier roman de Jean-Paul Dubois à avoir fait l’objet d’une adaptation au cinéma, pour laquelle l’auteur ne montre pas un grand enthousiasme. Un article de Jean-Paul Dubois est également au départ du film À l’origine de Xavier Giannoli en 2009. Celui-ci avait déjà adapté une nouvelle de Dubois pour un court métrage, Dialogue au sommet28, en 1995.

Jean-Paul Dubois peut par ailleurs se laisser volontairement inspirer par un film.

Hommes entre eux est le titre d’un film finlandais attribué au réalisateur Niemi que le personnage principal du roman, Paul, voit au cinéma. L’auteur fait également de Paul un inconditionnel de films n’offrant pas d’issue comme Aguirre, la colère de Dieu, Hana-bi (はなび), Yi Yi, La ligne rouge, De beaux lendemains, Les Affranchis, Sarabande, Alexandra’s Project, Element of Crime. Dubois a déclaré avoir écrit le livre comme un film et imaginer Nick Nolte et Daniel Duval comme interprètes des personnages.

L’atmosphère du roman qui se déroule dans le Canada enneigé de North Bay fait penser à celle du film Affliction, tiré du roman de Russell Banks, dans lequel joue justement Nick Nolte.

On retrouve Nolte dans Les Accommodements raisonnables à un dîner organisé par un producteur. Pour le narrateur, l’acteur symbolise d’abord le personnage qu’il a interprété dans Affliction, faisant echo à Hommes entre eux.

Dans Les Accommodements raisonnables, Paul est script doctor, il aide à la rédaction d’un scénario au sein d’un studio hollywoodien. Le film de Robert Aldrich Le démon des femmes (1968) est cité dans ce roman et paraît avoir été une inspiration pour un des éléments de l’histoire, la forte ressemblance physique entre une collègue de Paul, qui deviendra sa maîtresse, et son épouse Anna.

Thèmes récurrents

Les romans de Dubois frappent par un certain nombre de constantes, parmi lesquelles les prénoms de Paul pour le héros (à 10 reprises) et d’Anna pour son épouse (8 fois). Toutes les thématiques répétitives ne sont pas nécessairement cohérentes au niveau de la totalité de l’œuvre : le héros peut adorer ses enfants dans un roman et les détester dans un autre ; il peut être dépressif, mais cela peut être aussi, ailleurs, le cas de son épouse. Le trouble que suscitent ces répétitions fait finalement partie du charme de l’œuvre de Dubois ; le lecteur régulier éprouve une sorte de soulagement et de jubilation lorsqu’il est enfin question de tondeuses à gazon.

La tondeuse à gazon

            « J’ai toujours aimé tondre les pelouses. C’est une de mes douces perversions ». La tondeuse se retrouve comme titre de deux instantanés dans Parfois je ris tout seul. Le père est fondateur ou propriétaire d’une entreprise fabricant des tondeuses dans La vie me fait peur et Les Accommodements raisonnables. Le personnage principal, Paul, peut aussi se réinsérer dans le monde actif en devenant jardinier et propriétaire de tondeuse permettant la tonte du gazon selon des règles immuablement respectées.

Le rugby

Le sport préféré de Jean-Paul Dubois est le rugby et on le retrouve souvent dans ses écrits. Ce peut être dans son roman Tous les matins je me lève où le personnage principal se rêve en grand joueur à la manière d’un Fitzgerald dans Veiller, Dormir, ou dans Les Accommodements raisonnables dans lequel le personnage de Tricia Farnsworth emprunte son nom à Viv Farnsworth, joueur de rugby australien du début du XXe siècle.

Le rugby est encore le thème d’une nouvelle écrite pour l’Équipe magazine, La moitié du neuf est avec le dix, ou l’objet de chroniques rédigées pendant le mondial 2007.

Jean-Paul Dubois considère le rugby comme un « sport obscur, austère, rigoureux, régi par des lois tourmentées et subtiles établies de toute évidence par un pasteur anglican rigide, compulsif, ombrageux et vraisemblablement malheureux en ménage ». Il voit l’éclosion du rugby à la professionnalisation des années 1990 et son évolution actuelle comme trop brutale et excessive dans les concessions faites à l’ère du spectacle.

Accidents maritimes, accidents d’avion

La mort chez Jean-Paul Dubois est souvent brutale. La mer est le premier élément venant perturber le quotidien par des accidents tragiques. Ainsi, dans Tous les matins je me lève, Paul sauve-t-il de la noyade un chien (tout comme dans La succession), mais ne peut qu’assister impuissant à sa disparition dans Vous aurez de mes nouvelles. L’épouse, Anna, manque se noyer dans Kennedy et moi et se noie dans Hommes entre eux. Entre ces deux romans elle perd une main, sectionnée par un hors-bord en faisant du ski nautique. C’est enfin le père qui se noie dans un lac au cours d’une partie de pêche.

Si donc la mer n’est pas tendre avec les personnages de Dubois, il faut constater que l’avion ne leur réussit pas davantage. On apprend au début de Si ce livre pouvait me rapprocher de toi que la mère de Paul est décédée dans l’accident de son Cessna ; son épouse trouve la mort dans des conditions absolument identiques dans Une vie française.

Les voitures

La voiture peut être considérée comme un personnage récurrent de l’œuvre de Dubois. Elle est le refuge dans lequel le narrateur se coupe de la réalité qui lui échappe. Elle est souvent considérée comme une compagne réconfortante, un jouet prolongeant l’enfance.

Dans Tous les matins je me lève, la Karmann cabriolet de Paul « se tue » dans un accident. Elle sera remplacée par une Triumph. On retrouve d’ailleurs ces deux voitures dans La succession. Dans Parfois je ris tout seul, la voiture rend Heureux. Elle sert au narrateur à quitter volontairement la vie dans Prends soin de moi.

Elle est aussi le symbole de la liberté et héroïne d’une scène de roman de Jim Harrison, Entre chien et loup, régulièrement citée par Dubois en interview et recopiée par lui dans Si ce livre pouvait me rapprocher de toi : le personnage se met debout sur son siège, passe la tête par le toit ouvrant, et roule cheveux au vent.

On peut encore noter que le père de Paul est garagiste et concessionnaire Simca dans Une vie française ou que l’oncle du narrateur meurt au volant d’un coupé à l’arrêt dans une concession Mercedes au début des Accommodements raisonnables.

Jean-Paul Dubois a déclaré avoir envisagé un livre racontant l’histoire des voitures qu’il a eues, en les reliant à l’époque sociale du moment.

L’amour et le sexe

            Les couples dans les romans de Dubois sont souvent déliquescents. L’amour laisse toujours place à une vie commune laborieuse et décevante, dans laquelle chacun s’éloigne progressivement de l’autre. Dans ce contexte, l’infidélité est considérée comme normale et acceptable. La découverte de la double-vie sentimentale d’un personnage est considérée avec parfois de l’étonnement, mais toujours de la bienveillance. La vie à deux est perçue comme une façon de combler la solitude de chacun.

Les rapports sexuels sont abordés avec le même pragmatisme. Il est normal de faire semblant d’éprouver du plaisir par « respect conjugal, par politesse ». Paul considère la simulation comme un accommodement raisonnable, un dédommagement des efforts de l’autre. Ce peut être un moment de solitude de plus dans un couple.

 

Le dentiste

            Le dentiste revient régulièrement dans l’œuvre de Dubois. Ce peut être la profession du père du narrateur. Ce peut encore être une figure pédante et détestée, que Paul va jusqu’à mordre. Il peut enfin s’appeler Edgar Hoover comme l’ancien directeur du FBI, être dépressif et avoir des « pratiques désaxées ». Jean-Paul Dubois explique cette vision négative de la profession par le surnom du dentiste qui le traitait enfant, le « Dr Mengele ».

Dans deux de ses romans, Maria est morte et Hommes entre eux, l’auteur raconte la même scène, située dans le premier cas en Inde, dans le second au Canada : un combat organisé, d’une extrême violence, auquel le héros est convié à assister par un homme qui a vécu avec sa femme et qui doit lui révéler où elle se trouve actuellement. Même si le récit est réécrit (il est plus long dans le second roman), on peut dire que l’on a affaire à deux récits quasi identiques qui ne peuvent que troubler le lecteur attentif. De nombreuses répliques sont littéralement répétées d’un livre à l’autre, placées comme autant d’indices adressés aux lecteurs qui connaissent l’ensemble de l’œuvre : oui, il s’agit bien du même récit placé au sein de deux ouvrages qui multiplient par ailleurs les points communs (un homme qui recherche sa femme, qui découvre qu’il ne la connaissait pas vraiment, qui séjourne longuement dans un hôtel tenu par un homme qui ne cesse de se plaindre des clients, etc.), à commencer par la mise en sourdine de tout ce qui fait habituellement la drôlerie des romans de Jean-Paul Dubois. C’est peut-être précisément en lisant ces deux romans qu’on expérimente le mieux, mais au négatif, ce qu’est la vraie veine romanesque, voire la vraie poétique de Dubois : le romancier est vraiment lui-même lorsqu’il est drôle dans la tragédie, lorsqu’il rend cocasses des situations qui sont objectivement tristes.

Publications

  • Compte rendu analytique d’un sentiment désordonné, 1984
  • Éloge du gaucher dans un monde manchot, 1986
  • Tous les matins je me lève, 1988
  • Maria est morte, 1989
  • Les poissons me regardent, 1990
  • Vous aurez de mes nouvelles, 1991
  • Parfois je ris tout seul, 1992
  • Une année sous silence, 1992
  • Prends soin de moi, 1993
  • La vie me fait peur, 1994
  • Kennedy et moi, 1996
  • L’Amérique m’inquiète, 1996
  • Je pense à autre chose, 1997
  • Si ce livre pouvait me rapprocher de toi, 1999
  • Jusque-là tout allait bien en Amérique, recueil, 2002
  • Une vie française, 2004
  • Vous plaisantez, Monsieur Tanner, 2006
  • Hommes entre eux, 2007
  • Les Accommodements raisonnables, 2008
  • Le Cas Sneijder, 2011
  • La Succession, 2016, éditions de l’Olivier — Sélectionné pour le prix Goncourt
  • Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, 2019, éditions de l’Olivier – Prix Goncourt

Prix littéraires

  • Prix de l’Humour noir Xavier Forneret 1991 pour Vous aurez de mes nouvelles.
  • Prix France Télévisions 1996 pour Kennedy et moi
  • Prix Femina 2004 pour Une vie française
  • Prix du roman Fnac 2004 pour Une vie française
  • Prix Alexandre-Vialatte 2012 pour Le Cas Sneijder
  • Prix Goncourt 2019 pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

Adaptations de son œuvre

À l’écran

  • Le Condamné, 1993, réalisé par Xavier Giannoli (court-métrage)
  • Kennedy et moi, 1999, réalisé par Sam Karmann
  • En chantier, monsieur Tanner (téléfilm), 2009, inspiré de Vous plaisantez, monsieur Tanner, réalisé par Stefan Liberski
  • La Nouvelle Vie de Paul Sneijder, 2016, adaptation du roman Le cas Sneijder par Thomas Vincent, avec Thierry Lhermitte et Géraldine Pailhas
  • Le Fils de Jean, 2016, inspiré du roman Si ce livre pouvait me rapprocher de toi, réalisé par Philippe Lioret, avec Pierre Deladonchamps et Gabriel Arcand.

Au théâtre

  • Vous plaisantez, monsieur Tanner, 2008, adaptation, mise en scène & scénographie de David Teysseyre. Interprétation par Roch-Antoine Albaladéjo ; lumières de Vincent Lemoine ; son de Sébastien Cannas (Studio Capitaine Plouf).
  • Le cas Sneijder, 2017, au théâtre de l’Atelier, avec Pierre Arditi, mise en scène de Didier Bezace.

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