Morton Kate ♦ La prisonnière du temps

Un manoir anglais, un diamant disparu, une photo jaunie, une histoire d’amour compliquée, un meurtre… Et ce ne sont là que quelques-uns des très nombreux ingrédients qui font de La Prisonnière du temps un si savoureux cocktail.

Kate Morton nous raconte l’histoire de nombreux personnages qui ont tous un rapport de près ou de loin avec Birchwood Manor, une vieille demeure de plusieurs siècles qui tient un rôle primordial pour ne pas dire principal.

Il se trouve que le manoir est hanté par Birdie, un fantôme fort attachant, depuis bien longtemps, à l’époque de Dickens.

Et Birdie en a vu passer du monde dans la maison qui fut tour à tour un pensionnat de jeunes filles en 1899, une maison qui a accueilli une famille fuyant Londres lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle fut ensuite une résidence pour artistes et enfin un musée, celui d’un peintre victorien prometteur, Edward Radcliffe, appartenant au mouvement de la Fraternité Magenta dont la carrière fut stoppée par un drame au cours de l’année 1862 mettant en cause Birdie, accusée de meurtre et du vol d’un joyau.

À l’été 1862, un groupe de jeunes peintres proche des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s’installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l’histoire de l’art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d’Edward Radcliffe est brisée.

Plus d’un siècle plus tard, en 2017, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres, fiancée à un golden-boy qui l’ennuie et qui a vécu toute sa vie dans l’ombre de sa mère, une femme exceptionnelle, une célèbre et très belle violoniste, morte 25 ans auparavant dans un accident de voiture en compagnie d’un autre musicien, est plongée dans la préparation de son mariage, sous l’œil critique de sa future belle-mère qui veut lui imposer ses vues, allant jusqu’à exiger d’elle qu’elle retrouve les enregistrements des concerts de sa mère.

Elle découvre un carton poussiéreux contenant une sacoche en cuir qu’elle doit classer, enregistrer, contenant deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d’une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d’une demeure au bord de l’eau.

Élodie se lance sur les traces de la personne à qui a appartenu cette sacoche. Il s’avère que c’est Edward Radcliffe un peintre appartenant à la fraternité Magenta, qui a acheté une maison dans un méandre de la Tamise, pleine de charme, où il reçoit ses amis de la fraternité, chacun travaillant sur le sujet qui l’inspire.

Edward, fiancé à une riche héritière, est tombé sous le charme d’une jeune femme, Lily alias Birdie dont il fait son modèle, ou plutôt sa muse. Il en tombe amoureux ce qui va avoir des conséquences funestes.

Un voleur se serait introduit dans la maison et aurait tiré sur la fiancée, la tuant, en même temps que disparaît un diamant appartenant à la famille. Ce drame, qui s’accompagne de la disparition mystérieuse de Lily va provoquer la descente aux enfers de Edward, qui selon la théorie policière du moment, aurait été brisé par la mort de sa fiancée et aurait perdu toute inspiration.

Plus tard un jeune artiste viendra au manoir, dont a hérité Lucy, la jeune soeur du peintre, car il a obtenu une bourse et fera une thèse sur Edward Radcliffe.

Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L’inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l’entraînant sur les traces d’une passion d’un autre siècle, son enquête l’aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu’elle désire ?

Une histoire prenante entre deux siècles, plusieurs univers qui semblent n’avoir rien à voir l’un avec l’autre et qui pourtant partagent d’inquiétantes zones d’ombre…

Avec ce roman foisonnant qui se déploie sur plusieurs siècles et transporte le lecteur d’un Londres à la Dickens aux quartiers branchés de l’East End actuel, la jeune Kate Morton, publiée dans plus de 35 pays et vendue à 11 millions d’exemplaires dans le monde, brosse les portraits croisés, lumineux et intenses, de deux héroïnes prêtes à tout – sauf à renoncer à l’idéal.

 

L’auteur :

Kate Morton, née en 1976 dans une toute petite ville, Berri, de l’Australie Méridionale, est une écrivaine australienne connue pour ses romans gothiques.

Elle est l’aînée d’une famille de 3 enfants. Étant enfant, elle est tombée éperdument amoureuse des livres. Elle est persuadée que la lecture est l’essence de la liberté, celle de vivre un millier de vies en une seule. Elle lisait des livres d’Enid Blyton.

Elle a déménagé plusieurs fois au cours de son enfance avant de s’installer avec sa famille à Mount Tamborine où elle a fréquenté une petite école de campagne et passé la majeure partie de son temps libre à inventer des jeux de rôles avec ses deux sœurs.

Sa maman qui était antiquaire lui a instillé une fascination pour les objets anciens. L’été la famille partait rendre visite à la grand-mère à Brisbane. Le trajet qui devait durer une heure en prenait souvent trois ai gré des arrêtes de sa maman perpétuellement à la recherche des trésors chez ses brocanteurs préférés.

Le bac en poche, Kate a d’abord suivi des études théâtrales afin de devenir comédienne. Elle est diplômée d’une licence d’élocution et de théâtre du Trinity Collège de Londres et a suivi un cursus sur Shakespeare à l’université d’été de l’Académie royale d’art dramatique.

Elle a ensuite reçu un master de littérature anglaise de l’Université du Queensland (1999) tout en continuant à jouer dans des pièces montées à l’université. Elle a obtenu une bourse de doctorat sur le gothique dans la littérature contemporaine.

Très vite elle a compris que sa passion résidait davantage dans les mots et les histoires que dans le jeu théâtral.

A 29 ans, Kate Morton écrit son premier roman, « Les brumes de Riverton » (« The House at Riverton », 2006), qui connaît un succès mondial.

Les romans qui ont suivi : « Le jardin des secrets » (« The Forgotten Garden », 2008), « Les heures lointaines » (« The Distant Hours », 2010), « La scène des souvenirs » (« The Secret Keeper, 2012) et « L’Enfant du lac » (« The Lake House », 2015) lui ont permis de confirmer son talent et sa place sur la scène littéraire internationale.

Son sixième roman, « La Prisonnière du temps » (« The Clockmaker’s Daughter », 2018), est un roman à suspense qu’elle situe à Londres du XIXe au XXIe.

Elle a aujourd’hui plus de 12 millions d’exemplaires vendus à son actif et est publiée dans 40 pays.

Kate Morton vit à Londres avec son mari, le compositeur et musicien de jazz, Davin Patterson et leurs trois fils.

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