Robin Muriel ♦ Fragile

Longtemps Muriel Robin nous a fait pleurer de rire. Voilà que pour la première fois elle nous parle d’elle avec une gravité qui nous touche aux larmes.

Sans rien dissimuler de ses chagrins d’enfant et de femme, ni d’un lourd secret, elle nous livre un portrait d’elle-même à la fois terriblement émouvant, impitoyable et drôle.

Ce livre, Muriel Robin a mis cinq ans à l’écrire.

Dans Fragile, publié chez XO Editions et en librairie le 18 octobre, celle qui, sur scène, nous fait pleurer de rire nous parle d’elle, avec une gravité qui nous touche aux larmes.

Elle nous dit enfin qui elle est, d’où lui vient cette énergie et cette drôlerie qui en font l’une des personnalités préférées des Français.

Artiste entière et engagée, elle nous livre un portrait d’elle-même à la fois terriblement émouvant, impitoyable et drôle, sans rien dissimuler de ses fragilités et de ses chagrins.

Si Muriel Robin a mis du temps à publier son autobiographie, c’est qu’elle voulait écrire au plus près de la peau. Sans tricher. Sans rien cacher de ses fêlures, de ses faiblesses, de ses amours pour les hommes, pour les femmes, jusqu’à l’amour « pour de vrai » comme disent les enfants, celui qu’elle partage aujourd’hui avec Anne Le Nen… Muriel Robin tenait aussi à révéler ce secret qu’elle aura mis près de soixante ans à découvrir : une vérité sur sa naissance qui bouscule tout.

L’auteur :

Muriel Robin est une humoriste et actrice française, née le 2 août 1955 à Montbrison (Loire). Après une formation d’actrice classique, elle est révélée au public en tant qu’humoriste, d’abord dans l’émission La Classe, puis dans des one woman show.

Elle est la cadette des trois enfants d’Antoine Robin et Aimée Rimbaud, marchands de chaussures, Place Saint-Pierre à Montbrison. Elle a deux sœurs, Nydia et Martine.

En 1960, la famille s’installe à Saint-Étienne. Très jeune, elle aime faire rire et rêve de devenir chanteuse. Après une scolarité sans éclat passée notamment au cours Sévigné de Saint-Étienne et une certaine préférence pour faire la fête, elle finit par échouer deux fois de suite à son bac. Hésitant sur sa carrière professionnelle, elle commence par vendre des chaussures dans le magasin familial (1975-76), sans être vraiment motivée.

En 1977, âgée de 22 ans, elle quitte Saint-Étienne pour Paris, où elle s’initie à l’art dramatique au Cours Florent et prépare le concours d’entrée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Elle est reçue première et suit trois ans durant l’enseignement de ses maîtres, notamment de l’acteur Michel Bouquet. Sortie lauréate du Conservatoire, elle retourne vendre des chaussures à Saint-Étienne.

En 1981, elle part rejoindre Roger Louret, rencontré à Paris, qui se trouve à Monclar en Lot-et-Garonne avec sa troupe, Les Baladins en Agenais. Elle partage alors la vie de troupe : comédie, comptabilité, régie… Elle y rencontre notamment Elie Semoun et Annie Grégorio.

Son ambition d’alors, selon son propre aveu, est de faire du cinéma et d’obtenir des rôles à l’image de ceux qu’avait interprétés une des actrices qui la font rêver : Annie Girardot (qu’elle rencontrera d’ailleurs plus tard et avec laquelle elle deviendra très amie).

En 1983, c’est avec Annie Grégorio qu’elle remonte à Paris pour vivre l’aventure du Petit Théâtre de Bouvard. Elle y rencontre Didier Bénureau.

En butte aux méthodes autoritaires de Philippe Bouvard, elle se voit toutefois offrir par celui-ci un rôle dans la pièce qu’il vient d’écrire, « Double Foyer ». Elle joue ensuite dans la pièce coécrite avec Didier Bénureau, « Maman ou Donne-moi ton linge, je fais une machine », en 1986 à Avignon et en 1987 à Paris au Théâtre de Dix heures. La pièce fut d’abord présentée à Monclar, au Théâtre de Poche.

Après un creux dans sa carrière, c’est dans le cadre de l’émission La Classe diffusée sur FR3 (future France 3) qu’elle se fait connaître du grand public, à la fin des années 1980.

En 1988, Muriel Robin rencontre Pierre Palmade, un homme qui va beaucoup compter dans sa carrière. Ils deviennent rapidement grands amis et créent ensemble son premier one-woman-show « Les majorettes se cachent pour mourir » en 1988 au Tintamarre, mis en scène par Roger Louret. Ce spectacle est un vrai succès et propulse Robin dans les médias. Vient ensuite « Un point, c’est tout » en 1989 au Splendid.

 

Confirmation sur scène (années 1990)

  • De 1990-1991 « Tout m’énerve » à l’Olympia, deux spectacles mis en scène par Roger Louret.
  • En 1992-1993, « Bedos-Robin » où Robin propose avec Guy Bedos un spectacle commun à l’Olympia mis en scène par Roger Louret.
  • En 1994, Robin joue deux pièces de Georges Feydeau avec Pierre Richard: « Feu la mère de Madame » et « On purge Bébé » au Théâtre Edouard VII, mise en scène de Bernard Murat.
  • En 1995, Robin anime à la radio, sur Europe 1, l’émission « Robin Déboise » avec Philippe Massé.
  • En 1996, « Tout Robin » au Casino de Paris, sélection de sketches anciens.
  • En 1997, elle obtient son premier grand rôle au cinéma en remplacement de Valérie Lemercier dans « Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2» de Jean-Marie Poiré. La même année, elle écrit et met en scène avec Pierre Palmade le spectacle » Ils s’aiment », joué par Pierre Palmade et Michèle Laroque, qui obtient un vif succès public et une nomination au Molière du meilleur one man show ou spectacle de sketches. Elle coécrit et met en scène la suite « Ils se sont aimés ».
  • En 1998, elle réalise la mise en scène du spectacle d’Elie Semoun: « Elie et Semoun ».
  • En 1998-1999, « Toute seule comme une grande » à l’Olympia, puis au Zénith et en tournée.
  • En janvier 2005, Muriel Robin crée la surprise en présentant son nouveau one-woman show d’un genre nouveau. En effet, « Au secours ! » n’est pas, à l’inverse de ses précédents spectacles, une suite de sketches abordant tous un thème ou un type de personnage différents. Ce spectacle, coécrit avec Pierre Palmade, montre, en fil rouge, les mésaventures et les tracas d’une metteur en scène d’une adaptation de Blanche-Neige et les Sept Nains en comédie musicale.

Entre une vie privée déprimante, une bisexualité difficile à gérer, des comédiens aussi niais qu’incompétents et une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, la répétition générale, à moins de 15 jours de la première représentation, n’est vraiment pas de tout repos. Crises de nerfs, rires, pleurs, déclarations, passion et amour sont au programme.

Sur plus d’1h50 de spectacle, Muriel Robin mélange comédie, burlesque, théâtre, sentiments, chanson, danse et cabaret. Elle est notamment accompagnée, à la fin du spectacle, de 6 danseurs professionnels qui exécutent avec elle les différentes chorégraphies de sa comédie musicale, que ses acteurs, fictifs, sont incapables de se remémorer.

Véritable prouesse autant technique que physique, le spectacle a été présenté pour la première fois en 2005 au Grand Rex à Paris, complexe cinématographique, dans une salle aux proportions inattendues pour un one-woman show, mais nécessaire à l’installation d’un immense escalier qui joue un rôle important notamment durant les chorégraphies, et aussi à l’exécution des nombreuses danses que Muriel Robin exécute pendant tout le spectacle. La taille du show ne permettait pas à Muriel Robin de se représenter à l’Olympia par exemple, ou au sein de théâtres plus intimistes, lieux de prédilection des one-man show habituels. Elle a d’ailleurs achevé sa tournée nationale à nouveau au Grand Rex, en décembre 2005.

Diversification et consécration (années 2000)

Elle annonce à l’occasion de la dernière de ce spectacle à l’Olympia, en mai 2000, son intention d’en finir avec le one-woman-show traditionnel afin de se consacrer à son métier de comédienne.

En 2000, premier vrai grand rôle au cinéma dans le rôle éponyme « Marie-Line » de Mehdi Charef.

Retour sur les planches en 2002, dans « la Griffe » mis en scène par Annick Blancheteau, au théâtre Fontaine.

Muriel Robin crée un spectacle d’un genre nouveau (sketches, music-hall) « Au secours » à la fin de 2004, présenté ensuite au Grand Rex en janvier 2005. Tournée ensuite et dernière en décembre 2005 au Grand Rex.

Entre-temps, en 2005, Robin est à l’affiche du film réalisé par Coline Serreau « Saint-Jacques… La Mecque ».

En octobre 2006, Robin crée l’événement télévisuel avec « Marie Besnard, l’empoisonneuse », réalisé par Christian Faure. Ce rôle lui vaut de remporter le 19 novembre 2007 l’International Emmy Award de la meilleure performance d’actrice.

Fin 2006, Muriel Robin fait le bilan de 30 ans de carrière en sortant un coffret DVD, « Muriel se plie en quatre », réunissant quatre de ses spectacles les plus emblématiques. En bonus, elle se confie dans une interview rare à la journaliste Sandrine Cohen. Le 9 décembre 2006, elle est vice-présidente du jury de l’élection de Miss France 2007.

Entre 1992 et 2007, elle participe activement chaque année aux concerts des Enfoirés donnés pour Les Restos du cœur créés par Coluche et dont elle a été la marraine jusqu’en 2007. En 2001, elle s’est également engagée, avec la journaliste Marine Jacquemin, aux côtés de La Chaîne de l’espoir dans la réalisation de l’Institut Médical Français pour l’Enfant de Kaboul en Afghanistan. Cet hôpital a ouvert ses portes en 2005.

Muriel Robin est, aux côtés de Line Renaud, à l’affiche de la pièce de théâtre « Fugueuses », écrite par Pierre Palmade et Christophe Duthuron. La dernière représentation de la pièce fut diffusée en direct sur France 2, le samedi 5 janvier 2008 à 21 heures, et avait réuni près de 8 millions de téléspectateurs (audience exceptionnelle pour une chaîne du service public).

 

Retour (années 2010)

Muriel Robin a vécu plusieurs drames ce qui l’avait poussée à se retirer de la scène médiatique, car en plus de ses problèmes personnels, l’humoriste a perdu sa mère. Ainsi, depuis plusieurs éditions, elle ne fait plus partie de la troupe des Enfoirés, une cause qui lui tient pourtant à cœur.

En 2011, elle tient le premier rôle féminin de la comédie populaire « On ne choisit pas sa famille », de Christian Clavier, bide cuisant en salles. En 2012, elle est à l’affiche d’un film plus modeste, « Le Paradis des bêtes », d’Estelle Larrivaz.

Mais c’est en 2013 qu’elle fait son grand retour : d’abord avec un nouveau spectacle intitulé : « Muriel Robin revient… Tsoin Tsoin », puis à travers plusieurs rôles à la télévision : dans trois téléfilms dramatiques : « Passage du désir », « Indiscrétions » et « Le Clan des Lanzac ».

En 2014, elle retrouve Josée Dayan pour Entre vents et marées. C’est la même qui lui fait confiance en 2016 en la faisant participer à un épisode de la série policière à succès de France 3, « Capitaine Marleau ».

La même année, au cinéma, elle est dirigée par Christophe Honoré pour le mélodrame « Les Malheurs de Sophie ».

Début 2018, elle intervient de façon récurrente dans l’émission à succès de RTL, Les Grosses Têtes. La même année, elle est l’héroïne du téléfilm dramatique « Jacqueline Sauvage : C’était lui ou moi » inspiré de l’Affaire Jacqueline Sauvage réalisé par Yves Rénier.

 

Vie privée

Muriel Robin a indiqué avoir été, au cours de sa vie amoureuse, « avec des hommes, des femmes, encore avec des hommes. Aujourd’hui, je suis avec une femme parce que je suis tombée sur la bonne personne. »

Muriel Robin vit en couple avec la comédienne Anne Le Nen avec laquelle elle s’est pacsée le 5 décembre 2009. Dans une interview au magazine Closer, elle reconnaît penser au mariage avec celle qui partage sa vie depuis 2006.

Dans son livre « Entre émoi et moi » publié en 2011, Catherine Lara fait mention de son histoire d’amour passée avec Muriel Robin, une histoire qui remonte à la fin des années 1980 – début 1990.

Le 29 juin 2015, lors d’une interview, elle révèle avoir fait une fausse couche lorsqu’elle était plus jeune.

Laisser un commentaire