Manel Laure ♦ La délicatesse du homard

François découvre lors d’une promenade à cheval sur la Plage des Trois moutons, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi, de la ramener chez lui pour la soigner.

À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa (mais s’appelle en réalité Axelle) et refuse de répondre à tout autre question.

Deux naufragés que la vie n’a pas épargnés. Lui, 37 ans, directeur d’un centre équestre dans le Finistère Nord, en Bretagne, est devenu un ours solitaire, ressassant à n’en plus finir ses erreurs du passé, ses échecs retentissants. Il fuit comme la peste tout ce qui ressemble de près ou de loin à l’amour, à une relation durable, source évidente d’emmerdes et de souffrances puissance 10.  Elle ? Elle n’existe pas ; elle est invisible. Elle est celle qu’on ne retient pas, qui ne compte pour personne. Du moins le pense-t-elle, du plus profond de son âme. Elle n’est qu’un cri de colère, de haine. Elle a choisi de disparaître, de quitter sa vie à Lyon. Une fuite en avant désespérée qui la mène jusqu’à cette plage bretonne.

Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre… Ils vont mettre un bout de temps à s’apprivoiser, puis à s’aimer, à se dire leurs vérités, à se montrer leurs plaies. Ensemble, ils vont clore toutes les douleurs du passé, s’entraidant l’un l’autre ; ils vont solder les comptes, se redonner une nouvelle chance, et construire à deux un avenir qu’ils espèrent, en croisant les doigts, en priant le bon Dieu, le plus radieux possible.

C’est l’histoire d’une fuite, de disparition volontaire. C’est l’histoire de l’oubli. C’est l’histoire d’un passé qui démoli, d’un présent qui reconstruit. C’est l’histoire de deux êtres un peu brisés, qui tentent de donner à leur vie la direction qui pansera leurs blessures. C’est l’histoire d’une rencontre.

 

L’auteur :

Laure Manel (un nom de plume), née en 1978, est enseignante en Maine-et-Loire et romancière.

En 1985, alors qu’elle n’a que 7 ans, elle fait une première tentative de roman. Découpage des feuilles – Montage artisanal – Illustration de piètre qualité. Une histoire d’escargots n’aimant pas la pluie.

En 1987, elle développe un goût plus que prononcé pour les livres des deux Bibliothèques – Rose (Le Club des 5)  et Verte (Alice et surtout toute la série de « L’étalon Noir » dont les tomes ont été lus et relus…

En 1988, alors qu’elle vient d’avoir 10 ans, elle annonce à sa mère qu’elle veut être écrivain qui lui annonce que ce n’est pas un métier.

Durant ses années « collège », de 1989 à 1993, du côté lecture, elle vit notamment un coup de cœur littéraire pour le coffret de 4 tomes de « Mon amie Flicka ».

Elle fera quelques tentatives d’écriture de romans qui seront vite laissés de côté ayant en commun le sujet central des chevaux, et toujours illustrés d’une main enthousiaste mais sans talent malgré un entraînement intensif.

Durant cette période, tout en faisant quelques tentatives d’amour d’adolescents, elle écrira des poèmes sur des sujets divers, ainsi que des essais de type « réflexions philosophiques ». Ce qui déclenchera l’enthousiasme de sa professeur de français de 3ème qui saluera un style clair et personnel et une certaine maturité.

Durant ses années « lycée », il y aura peu d’écriture personnelle, mais un goût pour les dissertations et autres commentaires composés, et la lecture des auteurs du 19ème siècle tels que Flaubert, Balzac, Stendhal, Baudelaire… Elle obtient son Bac littéraire en 1996.

De 1996 à 1999, malgré l’attente conjointe de sa mère et de sa professeur de français, Laure ne fera pas Hypokhâgne et préfèrera l’anonymat de la Fac d’où elle ressortira avec une licence de Lettres Modernes et une passion pour la grammaire. Elle devient enseignante.

De 1999 à 2010, ce furent ses premières années d’enseignement. L’écriture, en sommeil, se réduit à des courriers et des textes personnels sans intérêt majeur, des biographies, des discours…

Mais en 2010 se passe une rencontre qui va réveiller son goût d’écrire. En 2010 et 2011, elle participe à un atelier d’écriture chez Aleph.

En 2011-2012, elle suit une formation à l’écriture de scénario sur Paris, deux samedis par mois… où s’échafaude la trame de ce qui deviendra finalement son second roman. En parallèle de sa vie d’enseignante, elle suit une formation pour devenir écrivain public.

En 2012-2014, elle devient « évaluatrice » et correctrice de manuscrits pour deux éditeurs, tout en étant animatrice d’un atelier d’écriture.

Durant l’été 2014, elle termine la rédaction de son premier roman « Histoire d’@ », commencé en 2011 qu’elle autoédite en 2015 et qui dépassera 2400 lecteurs. Elle avait envoyé ce roman à une douzaine d’éditeurs… sans succès. Elle décide alors de « s’autoéditer » dans l’objectif d’être un jour repérée par un éditeur et en se disant qu’il était inutile d’envoyer des manuscrits à tout va, avec la perte de temps et d’argent que cela suppose.

Personnellement, elle n’avait aucune compétence dans autoédition. Elle a donc fait appel à un graphiste professionnel pour ses couvertures. Au début, pour son premier roman, elle s’était contentée d’une belle photo dont elle avait acheté les droits d’utilisation. Pour la correction ortho-typo-syntaxique, elle s’est débrouillée toute seule.

Elle a vite trouvé de vrais avantages à ce statut d’auteur autoédité et en premier lieu celui de la liberté au point d’éprouver quelques difficultés à l’idée de devoir y renoncer pour un statut d’auteur édité. Elle reconnait qu’il est impossible de se faire connaître sans recourir aux réseaux sociaux.

D’octobre 2014 à août 2015, elle rédige le premier jet de son roman « L’embarras du choix » qui sera publié fin octobre-début novembre 2015. Mais jusqu’en décembre 2015, elle fera la réécriture de ce roman qui sera à nouveau publié fin janvier 2016.

Puis de fin mars à mi-septembre 2016 elle fera l’écriture de son roman « La délicatesse du homard », avec des relectures et des corrections jusqu’à fin octobre.

Ce roman sera publié le 1er novembre 2016. Il restera Numéro 1 pendant 50 jours sur Amazon et il lui a permis de signer, en janvier 2017, un contrat avec l’éditeur Michel Lafon.

De février à avril 2017, ce sera un temps de relectures et de corrections en plusieurs phases de ce roman, avec le choix d’une nouvelle couverture  avec l’équipe de Michel Lafon. Début avril, ce roman sortira avec une nouvelle couverture pour la version numérique.

Elle a également écrit « La vie en rose » (2015), un roman jeunesse pour les 8-11 ans.

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