McCoy Sarah ♦ Un parfum d’encre et de liberté

Histoire de deux femmes, deux époques, deux destins qui vont s’entrecroiser. On part à la rencontre du destin de deux femmes d’une époque différente, mais que l’histoire relie.

Sarah et Eden vont, chacune à leur manière, chercher à faire le deuil du désir de la maternité. Comment percevoir et goûter aux plaisirs de la vie sans pouvoir avoir d’enfants ? Au-delà de ce combat personnel, on suit une partie de l’Histoire de la guerre de Sécession aux Etats-Unis. Ce n’est pas un roman historique. L’auteur nous décrit simplement avec réalisme quelques épisodes de cette période mouvementée et sanglante.

1859 : Deux ans avant le début de la guerre de Sécession. La jeune Sarah accompagne sa sœur et sa mère chez les Hill à New Charlestown en Virginie, pour voir une dernière fois leur père et mari, l’abolitionniste John Brown, condamné à la pendaison, après l’attaque ratée de l’arsenal de Harpers Ferry.

Dans cette famille du Sud favorable à l’abolition de l’esclavage, Sarah se lie avec Freddy Hill qui sera son correspondant privilégié à son retour à New-York. Mais elle sait que seule une solide amitié pourra les unir. Car une dysenterie l’a laissée incapable de procréer. Elle se résigne donc à ne pas avoir d’enfant et elle ne peut envisager de priver l’homme qu’elle aime de son rêve de fonder une famille. Au mariage forcément malheureux, elle préfère les études, l’art et surtout la continuation de l’œuvre de son père. Sarah retrouve goût à la vie en s’engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l’Amérique.

Pour aider le  »Chemin de fer clandestin » qui permet aux esclaves de passer du Sud au Nord, Sarah, grâce à ses talents artistiques, dessine des cartes camouflées dans de petits tableaux bucoliques ou sur le visage de poupées de porcelaine. Elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènent à la liberté.

2014 : Eden et son mari Jack, un couple en manque d’enfant, quittent la ville de New Charleston. Eden a quitté son travail et tout ce qui était sa vie pour profiter du calme de la campagne et enfin réaliser son rêve de fonder une famille. Après des années d’échec, son mariage ne tient plus qu’à un fil tant elle en veut au monde entier de sa stérilité.

Ils emménagent dans une ancienne demeure sur Apple Hill, de la petite ville de Charleston en Virginie. En achetant cette vieille demeure sur Apple Hill, Eden pensait pouvoir guérir son désir d’enfant – que son corps lui refuse. Une nouvelle vie, de nouveaux voisins.

Quand son mari rentre avec un chien sous le bras, elle explose littéralement de colère, de rage, d’impuissance. C’est donc sa jeune voisine, Cléo, une fillette énigmatique, qui est chargée de nourrir et sortir l’animal. Mais malgré son refus initial, Eden finit par s’attacher à la boule de poils et à la fillette, petite fille attachante et pleine de ressources qui va réussir, par son sourire et sa joie de vivre, à redonner le sourire à Eden.

Alors qu’Eden vagabonde dans sa maison en compagnie de Cléo, elle découvre une tête de poupée très ancienne soigneusement cachée dans le garde-manger de la maison. Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé… Elles commencent une enquête pour en connaître la provenance.

Plus d’un siècle sépare Eden et Sarah mais leurs routes vont s’entrecroiser. Car sur la grande carte du monde et de l’Histoire, le passé et le présent se rejoignent dans le destin de ces deux femmes qui dépassent la douleur de ne pas être mères et se révèlent à elles-mêmes.

Sarah McCoy, grâce à ses recherches sur cette femme Sarah Brown, fille du célèbre abolitionniste John Brown, nous fait revivre cette période de l’Histoire où les esclaves tentent de devenir libres et où certains blancs tentaient par des messages codés et des cartes dissimulées, de les aider à s’enfuir. Même si cette femme a réellement existé, Sarah McCoy précise qu’elle ne retrace pas tous les faits de l’époque mais qu’elle s’en est inspirée pour tenter d’imaginer quelle était la vie de Sarah à cette époque.

L’auteur :

Née le 14 avril 1980 à Fort Knox, Kentucky. Fille d’un professeur d’école primaire portoricaine et d’un officier de l’armée de l’Oklahoma, Sarah McCoy a déménagé toute son enfance au gré des affectations de son père.

A l’âge de deux ans, les parents, ses deux petits frères et elle déménagent à Francfort, en Allemagne. Tous les deux ans par la suite, elle déménagera jusqu’à l’âge de ses treize ans. Elle grandit à proximité des installations militaires : Aberdeen, Maryland, Ft. Leavenworth, Kansas, et diverses villes de Virginie. Ensuite, son père ayant changé de poste n’eut plus à déménager. Elle vécut alors en Virginie, à Norfolk, durant quatorze ans.

Sarah MacCoy a présenté son premier ouvrage (un petit livre) qu’elle avait écrit à sa mère alors qu’elle était encore à l’école maternelle. La couverture était des tulipes sur une pelouse.

Tout au long de ses études primaires et secondaires, elle trouvait toutes sortes de raisons pour se cacher dans les bibliothèques, ivre de lecture et des possibilités d’écriture.

Ceci l’a conduite à l’université de Virginia Tech pour l’obtention d’une spécialisation en journalisme et relations publiques. Elle travailla en même temps pour payer ses études. Elle devint coordonnateur des relations publiques dans une entreprise chimique à Richmond en Virginie. Elle passait ses journées à rédiger des bilans techniques et ses nuits à écrire des romans de fiction.

Elle a ensuite obtenu, dans la même université, une maîtrise en anglais création littéraire. Son fiancé de l’époque (qui deviendra son mari) était à l’école médicale près de son université.

Après l’obtention de leur diplôme, et son mari ayant eu une bourse d’étude de l’armée pour les effectuer, ils sont allés à Fort Bliss, à El Paso, au Texas, pour sa résidence militaire. Il devint médecin orthopédiste.

Elle vit à El Paso au Texas avec son mari, chirurgien sportif orthopédique. Elle y donne des cours d’écriture à l’université tout en se consacrant à la rédaction de ses romans. Ils font de fréquents séjours en Allemagne pour leurs vacances.

Après l’immense succès « D’un goût de cannelle et d’espoir » et « D’un parfum d’encre et de liberté », « Le souffle des feuilles et des promesses » est son troisième ouvrage publié en France.

 

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