Pancol Katherine ♦ Trois baisers

Le roman, « Trois baisers » fait suite à deux trilogies. On retrouve les personnages fétiches des précédents romans : Joséphine Cortès, ses filles Hortense et Zoé, son compagnon Philippe, le fils de ce dernier, Alexandre, Shirley, Gary et tous les autres !

Dans la trilogie des « Muchachas », nous avions fait connaissance de Stella Valenti, la demi-sœur de Joséphine. Belle-fille de Ray Valenti, figure emblématique de Saint-Chaland. Pompier estimé, Ray était en fait un mari violent et violait sa belle-fille. Il avait péri dans un feu à la fin des « Muchachas » mais son souvenir continue de hanter Stella qui n’a pas fini d’entendre son nom résonner.

Nous allons suivre la vie de chacun:

Joséphine qui ne veut pas vieillir

Hortense, qui prépare son premier défilé, continue son ascension dans la mode avec la richissime comtesse Eléna et Zoé est en pleine crise existentielle. Gary est toujours à New-York à courir après le succès avec Calypso. Mais pour combien de temps?

Zoé égale à elle-même se découvre un penchant religieux.

Julie qui va se marier.

Junior, le fils de Marcel et Josiane Grobz a bien grandi, il a dorénavant sept ans et toujours plus de génie. Mais ses nouvelles aptitudes sonnent faux.

Adrian, le compagnon de Stella (qui doute de lui) et père de leur fils Tom, travaille toujours dans la Ferraille, mais songe de plus en plus à se lancer en solo, avec ou sans Edmond Courtois, patron de la Ferraille et père spirituel d’Adrian.

Tom, jeune ado sensible et intelligent, rencontre une nouvelle amie Dakota, venue de New-York et est en proie à ses premiers émois amoureux.

Vous retrouverez aussi Marcel, Josiane, Julie, Jérôme, Henriette, et bien d’autres ! Une vraie farandole donc puisqu’une quarantaine de personnages est présente. Il y en a pour tous les goûts !

Katherine Pancol, soucieuse de permettre à tout le monde de lire ce livre y compris à ceux qui n’ont pas lu les deux précédentes trilogies replante le décor pour chacun de ses personnages et dieu sait s’ils sont nombreux. Et elle en rajoute !

Les histoires se nouent, s’emmêlent, se tendent, éclatent, repartent. On craint le pire, on espère, on respire, on retient son souffle jusqu’à la dernière ligne. Des rencontres, des espoirs, des trahisons, des soupçons, des idylles qui surgissent sans prévenir. Et des baisers qui vont se poser là où on ne les attendait pas. Les vies sont chamboulées. Il faut tout recommencer. Ou tout remettre d’aplomb. On ne sait plus très bien. On n’est plus sûr de rien. Chacun s’embarque dans de nouvelles aventures. Certains révèleront leur côté obscur, d’autres verront leur destin scellé, tous auront le cœur battant.

On entre dans le livre comme dans une ronde, une farandole. L’univers reste joli. Plein de bons sentiments. C’est léger et grave à la fois. C’est écrit avec la simplicité habituelle de ses précédents ouvrages et plein de bien belles vérités. Comme précédemment.

 

L’auteur :

La romancière française Katherine Pancol est née le 22 octobre 1954 à Casablanca (Maroc) où son père, ingénieur, construit des barrages et des immeubles.

Elle a cinq ans quand ses parents rentrent en France et s’installent à Paris.

Après des études de lettres, une maîtrise et deux ans de doctorat de lettres modernes, Katherine Pancol devient professeur de français et latin à Lausanne, de 1970 à 1972, voyage, multiplie les petits boulots, avant de se tourner vers le journalisme après une rencontre avec Juliette Boisriveaud de Paris-Match.

« Je me souviens de mes premiers mots imprimés à l’encre noire dans un journal. J’ai fait le tour du kiosque en dansant comme un sioux éméché. J’ouvrais le journal, je le refermais, je l’ouvrais à nouveau, je hululais de bonheur, je ne pouvais pas croire que mon nom était imprimé en bas à droite… »

Un éditeur la remarque et lui demande d’écrire un roman. Ce sera chose faite en 1979, date à laquelle parait son premier roman, « Moi d’abord », sorte de roman initiatique, vendu à 300 000 exemplaires : un succès qui lui permet d’aller vivre à New York où elle s’installe de 1979 à 1989 et où elle suit des cours d’écriture à l’université de Columbia : « Comment écrire une nouvelle, un roman, un scénario ». Changer de ville, de langue, de pays. Voyager, vivre, connaître un autre monde. Elle y croise des écrivains, des metteurs en scène, des scénaristes. Elle écoute, elle apprend…

Son deuxième roman, « La Barbare », paru en 1981, puis le troisième « Scarlett, si possible » en 1985 confirment sa vocation. Elle sera désormais écrivain à plein temps, se partageant entre ses romans et la rédaction d’articles pour Paris-Match et Elle. Elle interviewe aussi bien Ronald Reagan et Jacques Chirac que Johnny Halliday, Meryl Streep, Vanessa paradis ou Louise Brooks… (Elle passe dix jours à Manchester à suivre les mollets de Cantona, quinze jours en Inde, une semaine dans le couloir de la mort d’une prison américaine…).

Elle prend goût à l’écriture.

Elle donne naissance en 1987 à une petite Charlotte, se marie la même année et donne naissance en 1989 à Clément.

Elle divorce et revient en France en 1991.

Bien qu’occupée par ses deux enfants, elle continue à écrire. Viennent « Les Hommes cruels ne courent pas les rues », « Vu de l’extérieur », « Une si belle image », « Encore une danse », « J’étais là avant ».

Poursuivant sa collaboration avec l’hebdomadaire Paris-Match, elle interviewe des personnalités venant d’horizons divers : Ronald Reagan, Lionel Jospin, Jacques Chirac, Meryl Streep, Vanessa Paradis, Louise Brooks.

Editée chez Albin Michel depuis 1999 et son « J’étais là avant », elle publie au moins un roman par an. « Et monter lentement dans un immense amour … » (2001), « Un homme à distance » (2002), « Embrassez-moi » (2003).

En 2006, son roman « Les Yeux jaunes des crocodiles » la propulse à nouveau au sommet des listes des meilleures ventes. Vendu à près de deux millions d’exemplaires, traduit en 31 langues, ce roman reçoit le prix Maison de la Presse en France, un prix des Lecteurs en Allemagne, le Lovelybooks-Leserspreis, et un prix de littérature contemporaine en Russie en 2007. Succès que ne démentiront pas les deux autres livres de la série : « La Valse lente des tortues » et « Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi ». Plus de 3 millions d’exemplaires vendus toutes éditions confondues. Traduits dans 25 langues dont l’anglais (Grande-Bretagne et États-Unis), l’espagnol, l’allemand, le chinois…

En janvier 2012, elle a été promue officier des Arts et des Lettres et le Figaro la cite comme l’une des trois auteurs les plus lus de l’année en France.

En novembre 2012, sur son site officiel, Katherine Pancol annonce la future adaptation de son roman Les Yeux jaunes des crocodiles au cinéma. Dans le rôle de Marcel : Jacques Weber, dans le rôle de Joséphine : Julie Depardieu, dans le rôle d’Iris : Emmanuelle Béart et dans le rôle de Josiane : Karole Rocher.

En 2014 elle publie une nouvelle trilogie : « Muchachas 1, 2 et 3 ».

Katherine Pancol fait partie des trois auteurs les plus vendus en 2012. En 2011, elle se positionnait déjà à la troisième place du classement du Figaro avec 1 213 000 exemplaires vendus.

Au premier semestre 2010, elle est selon le cabinet GFK, en tête des ventes des auteurs français devant Marc Levy, Guillaume Musso et Anna Gavalda.

Les yeux jaunes des crocodiles, publié en 2006 a été vendu à plus d’un million d’exemplaires, ce roman a remporté le prix Maison de la Presse en 2006. En 2007, les éditions Gorodets Publishing ont attribué le prix de meilleur auteur 2007 à la romancière. « Les Yeux jaunes des crocodiles » a notamment été traduit en russe, chinois, ukrainien, italien, polonais, coréen, vietnamien, néerlandais et en allemand.

Actuellement, Katherine Pancol partage sa vie entre la Normandie et Paris

Œuvres :

Outre ses romans, Katherine Pancol a écrit des scénarios pour la télévision : Lili petit à petit (avec Joëlle Goron) pour Canal+, et Bonne fête papa (avec Michèle Fitoussi) pour M6.

Elle a aussi publié une longue préface à New York retrouvé paru chez Ramsey en 1995.

Romans

  • 1979 : Moi d’abord
  • 1981 : La Barbare
  • 1985 : Scarlett, si possible
  • 1990 : Les Hommes cruels ne courent pas les rues
  • 1993 : Vu de l’extérieur
  • 1994 : Une si belle image
  • 1998 : Encore une danse – Livre de poche, 1999
  • 1999 : J’étais là avant
  • 2001 : Et monter lentement dans un immense amour…
  • 2002 : Un Homme à distance
  • 2003 : Embrassez-moi
  • 2006 : Les Yeux jaunes des crocodiles – format poche : 2007
  • 2008 : La Valse lente des tortues – format poche : 2009,
  • 2010 : Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi – format poche : 2011
  • 2014 : Muchachas
  • 2014 : Muchachas 2
  • 2014 : Muchachas 3
  • 2017 : Trois baisers

Filmographie

  • 2014 : Les Yeux jaunes des crocodiles, adapté par Cécile Telerman.

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