Boyet Laurent ♦ Tous les frères font comme ça.

Laurent Boyet a écrit un livre pour partager son expérience, le fait qu’il ait été violé, de 6 à 9 ans, par son frère, de dix ans son aîné. Il a décidé, 37 ans plus tard, de briser le silence.

Pour libérer la parole des victimes.

Mon frère, ce héros… Petit dernier de la famille, Laurent, six ans, se réjouit de retrouver son grand-frère de retour de l’internat pour les vacances. Malgré leurs dix ans d’écart, l’entente est idyllique. Un matin pourtant, tout bascule : l’adolescent viole le petit garçon. C’est le début d’un long cauchemar pour Laurent, condamné au silence.

Ce que sa famille a refusé de voir, ce que son frère l’a obligé à taire, ce qui est resté comme une vive blessure chez l’homme qu’il est devenu, aujourd’hui Laurent Boyet le raconte. Faire entendre sa vérité pour transmettre de la force et du courage aux autres victimes.

Un livre comme un cri du cœur, celui que Laurent Boyet a retenu pendant plus de trente-cinq ans. À l’époque, son innocence, les mensonges de son bourreau  « Tous les frères font comme ça »  et les tabous de la société le condamnent au silence : comment dénoncer sans les mots pour le faire ? Aujourd’hui, il libère une parole nécessaire pour que cessent la honte et la culpabilité des victimes.

L’auteur :

Laurent Boyet est né en 1971, au beau milieu des champs d’herbes folles, dans une petite ville rurale de la Loire.

Depuis toujours il est habité par deux passions: l’écriture qu’il pratique depuis sa jeunesse, écrivant sur un carnet tout ce qui lui passe par la tête, mais, depuis qu’il est en âge de comprendre c’est surtout à la « protection » de la société qu’il se destine. C’est ainsi qu’il choisit de faire carrière dans la police.

Il a débuté sa carrière à VERSAILLES en 1995 dans divers services de la Police Judiciaire, et travaille actuellement comme Capitaine à la Police aux Frontières du Perthus, dans le 66, région à laquelle il est aujourd’hui très attaché. Il réside avec sa famille à Perpignan, une ville dans laquelle il situera ses romans policiers à venir.

Ses fonctions dans la police ne l’écartent pas de son autre passion qu’est l’écriture, bien au contraire, car elle s’avère de plus en plus nécessaire à son équilibre; un moyen d’expression qui lui sert aussi de thérapie pour exorciser des histoires personnelles. Il aime son métier, parce qu’il le trouve utile à ceux qui l’entourent, mais pour autant, il n’écrirait jamais de romans policiers. Peut-être parce que tellement de choses ont déjà été écrites à ce sujet. Et aussi parce que ces histoires, souvent dures, tristes, loin des jolies morales, font parties de son quotidien. Il n’écrit que des histoires d’amour, qui finissent bien, ou mal, c’est selon. Il écrit depuis qu’il est en âge de comprendre le monde qui l’entoure.

En 2001, il publie aux Éditions du Panthéon un premier roman, véritable ode à l’amour, « Toi », qui lui vaut une mention spéciale au « Prix Littéraire Européen », et en 2005, une autre histoire d’amour, en partie autobiographique « L’autre… » qu’il publie à compte d’éditeur chez Manuscrit. Un roman dans lequel il entraîne le lecteur dans « un face à face émouvant entre un homme qui veut juste se souvenir des belles choses de sa vie et, un autre, qui se demande si l’on peut gouverner avec le cœur… ». Pourtant, l’opportunité lui en est donné par l’éditeur régional Cap Béar (sis à Perpignan) qui a créé une collection de « polars catalans », (romans en format poche) et en 2008.

Laurent Boyet franchit enfin le pas d’écrire un polar avec « Le rédempteur de la Têt », dans lequel il montre avec « justesse la vraie vie d’un flic (…) ce qui se passe dans les têtes des flics, qui sont aussi des têtes de femmes et d’hommes, lorsqu’ils sont mis face à la découverte d’un cadavre, une autopsie… » (entretien sur BSCNews., nov 2008).

Il poursuit avec le polar en 2009, « Le supplice d’Amélie », roman encore plus noir que « Le rédempteur de la Têt », pas véritablement une suite mais certains des personnages y sont repris.

Après ces deux romans policiers, l’auteur assure que bien que ce genre « lui permette d’aller très loin dans l’écriture, l’imaginaire, l’exutoire », il n’a cependant pas envie de se laisser « enfermer dans un style ou un genre littéraire », car c’est l’écriture qui le « dirige » avant tout.

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