Burton Jessie ♦ Les filles au lion

Ce roman décrit la vie de quatre héroïnes : Odelle Bastien, Olive Schloss, Teresa Robles et Marjorie. L’histoire se déroulera durant la guerre civile en Espagne et dans les années 60 à Londres.

Il se concentre sur une peinture perdue depuis longtemps, la créativité, l’identité et le premier amour.

En 1967, cela fait déjà quelques années qu’Odelle, écrivain en herbe, originaire des Caraïbes, jeune fille dans la plus pure tradition oxfordienne, très bien éduquée, cultivée et talentueuse, et qui ne jure que par Shakespeare et les auteurs du panthéon classique anglais monte à Londres pour réaliser ses rêves.

Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s’y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d’art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie.

Tout irait pour le mieux en cette année 1967 si Odelle n’était pas caribéenne, noire et une femme. Dans ce Londres des années 60, si l’éveil vers le « flower power » et la libération des mœurs est en marche, ce n’est quand même pas la panacée et le regard des autres sur leurs amis des anciennes colonies, est loin d’être amène. Racisme ordinaire et précarité démotivent notre jeune Odelle qui prend une claque de désillusion en pleine face, elle dont le père s’est engagé en 40 dans la RAF et a donné sa vie pour l’empire britannique. Odelle, peu sure d’elle et de ses talents, qui n’ose se lancer, se résigne à accepter un poste de secrétaire dans une galerie d’art auprès de Marjory Quick, énigmatique quinqua, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire.

Assez rapidement, un lien se noue entre les deux femmes, Marjory battant le chaud et le froid avec Odelle, à la fois pygmalion plein de sollicitude et à certains moments, froide comme le marbre et distante. Odelle, en fine observatrice, sent que quelque chose de pas net se cache derrière ce masque de bienséance. Sa rencontre avec Lawrie Scott, jeune homme charmant, épris d’elle, qui possède un magnifique tableau de famille représentant deux jeunes femmes et un lion et qui tente de le vendre. De ce tableau il ne sait rien, si ce n’est qu’il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l’air d’en savoir plus qu’elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d’Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l’énigme des Filles au lion. Sa quête va révéler une histoire d’amour et d’ambition enfouie au cœur de l’Andalousie des années trente, alors que la guerre d’Espagne s’apprête à faire rage.

Cela achève d’embarquer notre héroïne dans les remous d’une histoire qui remonte à l’Andalousie de 1936, à l’aube de la guerre civile espagnole.

Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d’émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.

L’auteur :

Jessie Burton, née en 1982 à Londres est auteur et actrice.

Après des études à la Central School of Speech and Drama et à l’université d’Oxford, elle devient à 20 ans, comédienne pour le théâtre et la télévision à Londres.

En même temps, elle se met à l’écriture de son premier roman, « le miniaturiste » qui sera édité en 2014. Le roman qui se déroule au XVIIe siècle à Amsterdamn est inspiré de la maison de poupées de Petronella Portman (1656–1716) qui est exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, bien qu’il ne s’agisse pas d’un roman biographique. Ce roman lui a demandé 4 ans d’écriture. Il a fait l’objet d’une surenchère au London Book Fair en avril 2013.

Depuis 2015, elle est la plus connue au niveau international pour son premier roman « Miniaturiste » (The Miniaturist, 2014) qui a obtenu de nombreux prix dont le Specsavers National Book Awards : Nouvel écrivain de l’année et le Specsavers National Book Awards : Livre de l’année.

Son second roman, The Muse a été publié en 2016, traduit en français sous le titre Les filles au lion par Jean Esch et publié en mars 2017. L’action se situe à la fois durant la guerre d’Espagne et dans le Londres des années 1960.

Jessie Burton a joué au National Theatre de Londres The Hour We Knew Nothing of Each Other (L’Heure où nous ne savions rien l’un de l’autre) de l’auteur allemand Peter Handke (Die Stunde, da wir nichts voneinander wußten) (1992).

Œuvres

  • The Miniaturist, 2014 – traduit en français sous le titre Miniaturiste par Dominique Letellier, 2015
  • The Muse, 2016 – traduit en français sous le titre Les Filles au lion par Jean Esch, 2017

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