Carayon Christian ♦ Un souffle, une ombre

Août 1980. Le lac de Basse-Misère, dans le sud du Massif central.

Un groupe de quatre adolescents de bonne famille : Justine, Florie sa petite cousine, Guillaume et Emmanuel, est massacré sur l’îlot des Bois-Obscurs situé au centre du lac,

où il était parti camper, en marge de la fête du club nautique de Croze, à l’exception de Florie, la plus jeune, qui ne se remettra jamais de cette nuit-là. Après s’être montrés réticents, leurs parents ont fini par donner leur aval à la condition qu’ils soient de retour le lendemain matin à 10 heures. Le dimanche matin, le petit groupe n’étant pas de retour à l’heure convenue, l’un des parents décide dans un accès de colère de se rendre à la nage sur l’îlot. Il y découvre une scène d’horreur absolue, les corps des jeunes adolescents ont été mutilés et dénudés.

Dans toute la région, l’onde est sismique. Comme un point de bascule irréversible, qui signe la fin d’une époque d’insouciance, et le début du déclin de la vallée.

À Valdérieu, principale agglomération du pays, quelque chose s’est brisé pour toujours.

Trente-quatre ans plus tard, le meurtrier supposé croupit derrière les barreaux.

Mais, le chercheur en histoire émérite de l’Université de Toulouse en manque de motivation professionnelle, Marc-Édouard Peiresoles, ne croit pas en sa culpabilité.

Notre quadragénaire, témoin impuissant du cataclysme alors qu’il n’était que collégien,  traverse un passage à vide et n’a aujourd’hui pas grand-chose pour se réjouir. Il a divorcé car son ex-femme voulait un enfant et pas lui. Il est en froid avec son meilleur ami car il n’a pas voulu témoigner en sa faveur lors de son divorce pour la garde de ses deux filles. Il est sorti avec Siobhan, l’étudiante américaine qui a essayé de se suicider après leur rupture. Il est le sujet de railleries de la part de ses collègues à cause de sa thèse sur les poilus de la Première Guerre Mondiale et leurs mœurs sexuelles dans les tranchées.

Devant ce désastre, il décide de voir un psychiatre qui lui conseille de retourner à Basse-Terre, son village natal, pour se confronter au « monstre » qui hante ses cauchemars depuis son enfance et s’en libérer.

Sous couvert d’une nouvelle thèse, il décide de retourner sur place, et de reprendre toute l’enquête sur le meurtre non résolu des trois jeunes.

Troisième roman de Christian Carayon. Il a été traduit en plusieurs langues avant sa sortie nationale à la mi-avril 2016. Ce roman a tout du thriller : son titre, sa couverture, sa quatrième de couverture, mais ce n’est pas du tout un thriller.

L’auteur :

Christian Carayon, né en 1969 à Mazamet, est agrégé d’histoire de l’Université Toulouse-Le Mirail et professeur en lycée dans l’Orne, mais il habite Montmirail (lieu chargé d’histoire) dans le département de la Sarthe.

Véritable cinéphile, il est également féru d’écriture depuis son enfance.

Il signe son premier roman avec « Le Diable sur les épaules » (Les Nouveaux Auteurs, 2012), finaliste du prix du jury du Polar historique de la revue « Ça m’intéresse-Histoire ». C’est un thriller historique se déroulant dans le Tarn en 1924. On y on découvre son héros Martial de la Boissière qui revient dans son second roman « Les naufragés hurleurs » en 2014, dans une enquête qu’il situe en 1925, en Bretagne cette fois-ci.

Son dernier livre, « Un souffle, une ombre », paraît en 2016 chez Fleuve Éditions. Les droits en langue étrangère ont déjà été cédés dans plusieurs pays.

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