Jones Céleste et Kristina & Buhring Juliana ♦ Jamais sans mes soeurs

jamais sans mes soeursOn suit l’histoire de trois demi-sœurs élevées au sein d’une secte et qui essaient d’en sortir et surtout de se reconstruire après les atrocités vécues durant leur enfance.

Il est très difficile de comprendre comment certaines personnes peuvent se laisser manipuler à ce point, fermer les yeux sur quelque chose qui semble tellement évident et comble de tout ce sont les enfants, élevés là-dedans qui pourrait croire que cela est normal, qui ouvre les yeux devant tant d’absurdité.

Difficile aussi de comprendre comment une telle secte à pu exister aussi longtemps, sans jamais être punie.

 

Il s’agit là d’un témoignage parfois très difficile à lire, même s’il est raconté « simplement », sans excès de style pour  apitoyer le lecteur.

 

Les auteurs :

Kristina, Céleste et Juliana sont nées dans la secte « Les Enfants de Dieu », du même père, David Jones, qui reste membre de l’organisation. Les trois filles ont été séparées les unes des autres et de leur mère à un âge précoce et ont vécu dans différentes missions à travers le monde dans le cadre du «soin» des diverses familles d’accueil. 

 Kristina Jones, 31 ans, s’est enfuie de la secte avec sa mère quand elle avait 12 ans. Elle travaille à la Safe Passage Foundation, une organisation qui vise à protéger l’enfance en faisant respecter la Charte des droits de l’enfant.

 Juliana Buhring, 26 ans, a retrouvé la liberté en 2004, à 20 ans jusqu’au moment où elle est tombée enceinte. Elle est actuellement étudiante en philosophie et en psychologie. Elle travaille maintenant en Ouganda, où elle reste en contact avec ses frères et sœurs qui restent dans le culte.

 Céleste Jones, 32 ans, a quitté les Enfants de Dieu en 2001. Elle est travailleuse familiale et étudie la psychologie. Ensemble, les trois sœurs ont créé l’association  » Rise International  » qui vise à protéger les enfants de toute forme d’abus au sein de cultes isolés et / ou extrémistes. Elle est psychologue clinicien et vit dans le Somerset avec sa fille de huit ans.

Séparées dès leur plus jeune âge, les Sœurs témoignent ici à trois voix de leur expérience au cœur de cette organisation internationale qui, sous couvert de la  » Loi d’amour », prêchait la pédophilie et la violence.

 Victimes dès l’âge de 3 ans de tortures physiques et mentales, forcées à la mendicité et à la prostitution, violées par les membres de la secte, conduites de pays en pays sous de fausses identités, elles livrent ici le témoignage bouleversant de leur jeunesse sacrifiée et de leur difficile combat pour la reconstruction.

Créé en Californie à la fin des années soixante par le gourou autoproclamé David Berg, « les Enfants de Dieu », à l’instar des autres groupes sectaires, coupait ses membres du monde extérieur, assurément corrompu par le Diable. Sa doctrine comprenait la  » Loi d’amour « , selon laquelle avoir des rapports sexuels avec des enfants est un bon moyen pour obtenir la rédemption divine.      

Cette secte existe toujours, sous le nom de Famille internationale. Elle comprend plus de 10 000 membres à travers le monde et, sous couvert d’évangélisation, reste éminemment dangereuse. Leur père, le fils d’un officier de l’armée britannique, est encore dans le culte.

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