Enders Giulia ♦ Le charme discret de l’intestin

Le charme discret de l'intestinAvec humour et insolence Giulia Enders retrace savamment le voyage de la nourriture, depuis la bouche jusqu’à l’anus. Se basant sur les recherches les plus récentes et les expériences les plus étonnantes, elle fait une visite détaillée du tube digestif.

Jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, elle rend compte ici des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre “deuxième cerveau” et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies…

Cet organe extraordinaire, secondé par d’immenses troupes de bactéries et d’enzymes, désintègre nos aliments pour qu’ils servent à notre sang, nos muscles, nos os. Il assure aussi l’équilibre hydrique et salin du corps, fabrique de la sérotonine – l’hormone du bonheur -, renvoie au cerveau des messages positifs ou négatifs. Une activité tellement complexe et organisée qu’on a qualifié l’intestin de deuxième cerveau.

Illustré avec beaucoup d’humour par la sœur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre.

Véritable phénomène de librairie, Le Charme discret de l’intestin s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires au bout d’un an, dont plus de 400000 en France et sera publié dans 26 pays.

L’auteur :

Giulia EndersGiulia Enders est née en 1990 à Mannheim, et l’auteur du livre à succès Darm mit Charme traduit en français par Le charme discret de l’intestin. Elle a vécu à Mannheim avec sa mère, divorcée, éducatrice artistique dans les écoles

Elle est une étudiante en doctorat en gastroentérologie de l’Université de Francfort sur le Main. Cette fascination pour la gastro-entérologie est née chez Giulia Enders à partir d’une simple plaie, apparue sur sa jambe lorsqu’elle avait dix-sept ans et qui refusait de guérir. Progressivement, d’autres lésions sont apparues, sur l’autre jambe, puis sur son dos, ses bras et son visage. Tout le monde pensait que j’avais un herpès ou que je m’étais cogné le front », raconte l’auteure dans son livre. « Pendant un an, été comme hiver, j’ai porté des collants sous mes pantalons pour que les plaies ne les tâchent pas ». Jusqu’au jour où elle tombe sur un compte rendu médical évoquant la même pathologie et découvre qu’elle est consécutive à une prise d’antibiotiques, qui peuvent avoir un effet dévastateur puisqu’ils détruisent aveuglément les bactéries, bonnes ou mauvaises. C’est avec cette expérience en tête que Giulia Enders commence ensuite des études de médecine à l’Université de Francfort-sur-le-Main, et un doctorat dans un Institut de microbiologie médicale.

En 2012, elle remporte le premier prix à un Science Slam, où les jeunes doctorants viennent présenter leur sujet de thèse devant un public de non-spécialistes. Son sujet : l’intestin. La vidéo de son intervention est diffusée sur YouTube, et rencontre un succès non négligeable, en raison de l’approche pédagogique suivie par Enders.

À la suite de son intervention, et après avoir démocratisé la connaissance de l’appareil digestif auprès d’un public plus restreint comme elle l’explique dans sa préface, elle décide de publier un livre sur ce sujet : Darm mit Charme, illustré par sa propre sœur, Jill Enders.

Le livre est publié en mars 2014 chez Ullstein-Verlag, et dépasse le seuil de plusieurs millions d’exemplaires au bout d’un an, dont plus de 400000 en France. Il a été traduit en 18 langues.

Giulia Enders critique une société devenue trop hygiéniste, au point que l’on perde nos protections naturelles. L’étudiante tente de combattre la peur des bactéries. «95 % d’entre elles ne sont pas dangereuses pour nous». Elle-même ne prend pas une douche tous les jours. En plus de ses études de médecine, elle termine un doctorat en microbiologie sur une nouvelle bactérie qui s’attaque au cerveau. L’auteure à succès a encore sept ans devant elle avant de devenir gastro-entérologue, et espère, de tout cœur, qu’elle deviendra «un bon docteur». Elle trouve qu’elle n’est pas particulièrement brillante, a simplement décidé un jour, au collège, de travailler, pour montrer à tous les «vantards premiers de la classe [qu’elle] aussi pouvait y arriver».

Giulia Enders boit très peu d’alcool, ne fume pas, ne prend pas de drogue, consomme le moins possible de gluten, de viandes et de produits laitiers, préfère les fruits et légumes bio.

L’étudiante en médecine, très famille, un peu casanière, a le même petit copain, un ingénieur, depuis le lycée. Les voyages ne l’intéressent pas plus que ça, elle préfère traîner à la maison, sur son lit, à s’extasier sur les textures de son mur blanc. Elle a vécu, tout de même, un an aux Etats-Unis, à la fin du lycée, dans la grande banlieue de Chicago.

Elle réside près de la frontière française, à Karlshuhe, en face de sa sœur aînée.

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