Leon Donna ♦ Les joyaux du paradis

Les joyaux du paradisUne enquête sur la musique baroque à partir de la musique d’Agostino Steffani, musique superbe que nous avons le bonheur de découvrir grâce au nouveau CD de Cecilia Bartoli.

Quand la mezzo-soprano Cécilia Bartoli a demandé à Donna Leon de collaborer avec elle afin d’essayer de sortir de l’oubli ce musicien méconnu, la romancière n’a pas hésité une seconde, délaissant ainsi, le temps d’un roman son héros récurrent, le commissaire Brunetti.

L’héroïne est une belle vénitienne, Caterina, bien dans sa peau de musicologue. Elle nous raconte l’histoire de sa famille, de ses quatre sœurs et en particulier parle avec celle qui, devenue religieuse, va lui prêter main forte dans sa recherche, de sa carrière.

Tout tourne autour de Agostino Steffani (1654 – 1728) et de sa biographie : jeune chanteur à la voix merveilleuse, musicien de génie entré dans les ordres, devenu évêque puis diplomate, il a passé sa vie à essayer de ramener à la religion catholique les princes allemands ayant adopté le protestantisme. C’est cet homme au destin d’exception que la cantatrice Cecila Bartoli a décidé de sortir de l’oubli avec son dernier album « Mission», et ce livre est le fruit de sa collaboration avec Donna Leon.

Une enquête magistrale menée dans la Venise actuelle sur des secrets d’État, religieux et artistiques vieux de quatre cents ans, mêlant brillamment fiction et réalité. Caterina Pellegrini, musicologue au chômage, accepte à contrecœur un poste de documentaliste au sein d’une Fondation à Venise. Contre toute attente, la place n’est pas de tout repos. Deux cousins se disputent l’héritage d’un lointain ancêtre dont la succession serait tranchée par de vieux documents auxquels seule Caterina a accès. Le fameux ancêtre, compositeur baroque et diplomate, remplissait des missions cruciales auprès des cours allemandes pour le Saint-Siège. Mais c’est sa musique qui le rendit immortelle. À mesure que Caterina se passionne pour la biographie de cet homme, elle soulève un mystère: le musicien espion aurait-il trempé dans la plus grave affaire de meurtre de son temps ? Et que trame au juste maître Moretti, élégante avocate, qui travaille pour ses deux descendants ?

 

 

L’auteur :

Donna LeonDonna Leon, née le 28 septembre 1942 dans le New Jersey, est une écrivaine américaine. Elle a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran, en Arabie saoudite et, de 1981 à 1999, dans une base de l’armée américaine située près de la Cité des Doges. C’est là qu’elle a commencé à écrire des romans policiers.

Son premier roman, Mort à la Fenice, a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.

Alors que ses romans sont traduits dans une vingtaine de langues, elle refuse, selon un article reproduit sur le site géré par son éditeur français, qu’ils soient traduits en italien par souci de protection de son anonymat à Venise où elle vit toujours, plus de trente ans après son installation en 1981.

Lors de son premier voyage en 1965, Donna Leon eut le coup de foudre pour l’Italie. Pendant les dix années suivantes, cette native du New Jersey passionnée d’opéras résida tour à tour en Suisse, en Arabie Saoudite, en Grande-Bretagne, en Iran et en Chine, où elle enseigna la littérature. Au début des années 1980, elle décida de se fixer définitivement à Venise.

Sa vocation d’écrivain jaillit d’une conversation entre amis pendant une soirée à l’Opéra de Venise au cours de laquelle quelqu’un suggéra, sur le ton de la plaisanterie, d’éliminer un chef d’orchestre que leur petit groupe de mélomanes détestait cordialement. L’idée d’une intrigue fit alors son chemin dans l’esprit de Donna Leon. Publié en 1992, Mort à La Fenice mettait en scène le commissaire Guido Brunetti, policier vénitien mélancolique qui devint le héros de romans intelligents, bien construits et salués par les critiques du monde entier.

Une plume élégante, des portraits habilement brossés, un décor incomparable, tels sont les ingrédients du succès de celle qu’on surnomme le Simenon de Venise, qui croît de livre en livre. À travers les yeux de son commissaire, elle éclaire les paradoxes de La Sérénissime : la beauté et le raffinement forment la coquille d’un fruit gâté par une insidieuse corruption…

Si elle triomphe dans de nombreux pays (elle est traduite dans 20 langues), Donna Leon refuse que ses livres paraissent en Italie : « Je ne prends aucun plaisir à être une personne célèbre, a-t-elle déclaré sur une chaîne de radio américaine. La teneur de ma vie changerait du tout au tout si mes romans étaient traduits en italien, car je suis complètement anonyme ici ! » Anonyme à Venise, peut-être. Ailleurs, Donna Leon est une star.

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