Vaughan Sophie ♦ La meilleure d’entre nous

la meilleure d'entre nousUn concours est organisé par une grande chaîne pour élire, un an après sa mort, la nouvelle Kathleen Eaden, la figure emblématique de la chaîne d’épiceries fines Eaden&Fils, et auteur d’un célèbre recueil de cuisine de référence des années 60!

« Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection; Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d’aimer et d’être aimé ».« N’oubliez pas : la pâtisserie est une preuve d’amour» – Kathleen Eaden, L’Art de la pâtisserie, 1966.

Angleterre, de nos jours : hiver 2011 et printemps 2012.

Le choix de l’auteur consiste à nous présenter les coulisses du concours mais vues du côté des participants. Des participants avec leur propre histoire, leur propre situation familiale et leurs propres névroses.

Cinq candidats sont en lice, réunis par une passion commune. Mais la confection d’un cheesecake ou d’un paris-brest ne suffit pas toujours à faire oublier les blessures et les peines.

Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari Nigel qui se jette à corps perdu dans la course à pied comme pour nier les traces du temps qui passe et qui ne veut plus de sa cuisine, et ses filles qui ont quitté la maison pour leurs études dans le supérieur. Elle voit dans ce concours un moyen de sortir de sa cuisine, de sa vie qui tournait autour du bien-être de sa famille.

Vicki, jeune mère au foyer, a laissé de côté son métier d’institutrice pour s’occuper de son fils Alfie, trois ans, en quête de l’approbation de sa mère Frances ancienne proviseure très froide et peu maternelle. Elle ose à peine s’avouer que ce rôle lui pèse et cette échappée culinaire lui offre la bouffée d’oxygène dont elle a besoin.

Claire, la jeune caissière mère célibataire au supermarché Eaden. Elle a abandonné ses études à 17 ans dans la restauration pour s’occuper de sa fille Chloé, neuf ans et rêve de gagner le concours pour la prime qui lui permettrait d’offrir une vie meilleure à sa fille. Ses parents sont un véritable roc pour elle, c’est d’ailleurs sa mère qui l’a inscrite à son insu au concours. Ce concours serait le moyen de renouer avec ses rêves et de tirer un trait sur le passé.

Karen, la quarantaine, beauté parfaite et froide, à la réussite sociale éclatante, riche, à la taille de guêpe maman de 2 adolescents et aux prises avec son fils Jake et un mari absent, peu encline aux confidences, dont l’apparente perfection dissimule bien des secrets. Pour elle, la cuisine est une affaire de performance, de précision, elle ne goûte jamais une de ses créations et elle est obsédée par sa silhouette.

Sans oublier Mike, la quarantaine, veuf très attentif à l’éducation de ses deux enfants, en pleine thérapie culinaire et qui cherche sans doute à se prouver qu’il peut être, en plus d’un père, une « mère nourricière ».

Les épreuves se déroulent au manoir de Bradley Hall, ancienne demeure de la cuisinière hors pair et les candidats loin de leurs proches se surpassent dans la préparation de brioches, tourtes, mignardises et autres délices sucrés. Au cours de cette compétition aussi gourmande qu’échevelée, tous apprendront que l’art de la vie est au moins aussi difficile que celui de la pâtisserie.

Généreux et inspirant, bourré d’émotion et d’humour, un premier roman à dévorer d’une seule traite, peuplé de personnages irrésistibles. Une déclaration d’amour à toutes les saveurs de la vie.

L’auteur :

Sarah VaughanNationalité : Royaume-Uni
Après des études d’anglais à Oxford, Sarah Vaughan s’est consacrée au journalisme. Elle a travaillé pendant onze ans au Guardian avant de publier La Meilleure d’entre nous, son premier roman. Elle vit près de Cambridge avec son époux et leurs deux jeunes enfants.

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