Connelly Michael ♦ Dans la ville en feu

Dans la ville en feuLe roman débute en 1992, à Los Angeles, est en proie aux émeutes et les pillages après l’acquittement des policiers lors du premier procès « Rodney King ».

Une jeune femme, que l’on surnommera « Blanche Neige », est retrouvée assassinée abattue d’une balle dans la tête dans une ruelle. Harry Bosch, détective arrive sur les lieux, procède aux premières constatations mais l’enquête est bâclée faute de temps et de moyens dans une ville sous haute tension.

Blanche Neige se nommait en réalité Anneke Jespersen, journaliste-photographe danoise, travaillant à son compte, elle venait d’arriver à Los Angeles pour couvrir les émeutes. Pourquoi a-t-elle été assassinée d’une balle dans la tête ? À l’époque, impossible pour l’inspecteur de s’attarder sur cette victime qui, finalement, n’en est qu’une parmi tant d’autres pour la police déployée dans la ville en feu.

Vingt ans plus tard, l’affaire n’a toujours pas été élucidée. Craignant que les médias, dans les articles consacrés aux vingt ans des émeutes, ne mettent en lumière le manque d’efficacité de la police, le supérieur d’Harry Bosch lui confie, ainsi qu’à plusieurs de ses collèges, la tâche de rouvrir les dossiers non élucidés.

Bosch, qui n’a jamais oublié la jeune femme, a enfin l’occasion de lui rendre justice et de rouvrir le dossier du meurtre. C’est un Harry Bosch frôlant la soixantaine, toujours aussi volontaire et intuitif qui choisit l’affaire Anneke Jespersen, qui sera sa 19ème enquête, souhaitant terminer une affaire à laquelle il n’a pas pu se consacrer dès le début. Il n’a, comme point de départ, que ses souvenirs, une boîte d’archives qui contient tous les maigres éléments de l’enquête et une douille d’arme automatique recueillie sur la scène de crime qui le met sur la piste d’un « crime de guerre », commis lors de la Guerre du Golfe, qui avait amené la reporter scandinave jusqu’en Californie, et sur la piste d’individus prêts à tout pour cacher leur crime. Anneke faisait peut-être partie de ces journalistes qui dérangent quand ils fouillent d’un peu trop près ce que d’autres ont tout intérêt à laisser enfoui…

Cette boîte va devenir une véritable « boîte noire », d’où le titre du roman. A la manière des boîtes noires des avions qui permettent de reconstituer les enregistrements des pilotes et les raisons d’un crash, la boîte noire de l’enquête va tout d’abord donner des indications sur l’arme du crime, son histoire, et ses différents propriétaires. De là, il va pouvoir remonter jusqu’à l’Opération « Tempête du désert », découvrir un premier crime qui a conduit à la mort d’Anneke, puis poursuivre son enquête. Lorsqu’il va se mettre en danger pour démasquer les coupables, la boîte noire pourrait bien devenir une boîte en forme de cercueil.

Harry Bosch, depuis qu’il est attaché aux Affaires non résolues, a un nouveau chef, un crétin de première mais vicieux et dangereuxui aimerait bien se débarrasser de ce rebelle à l’autorité. Et devinez quoi ? Il va lui mettre les bâtons dans les roues lorsque l’affaire Blanche neige progresse, surtout que l’affaire pourrait bien être la première résolue et pour le LAPD, ça fait tâche, que ce soit justement un meurtre de femme blanche qui trouve sa solution sur fond d’émeutes raciales !

Dès les premières lignes du roman, Michael Connelly nous plonge dans l’atmosphère des émeutes de 1992, la violence devenue incontrôlable dans une ville qui a perdu tout repère. Il dépeint des caractères complexes, celui d’Harry Bosch, hanté à jamais par la guerre du Vietnam, qui reprend goût à la vie auprès de Madeline, sa fille, une jeune ado, mais aussi la victime, Anneke, qui est omniprésente. Tout se passe comme si Harry parvenait, grâce à son travail minutieux de détective, à lui redonner vie, à donner un sens à sa vie si brève, son combat sur les lieux de guerre, sa fin tragique.

On a plaisir à retrouver Harry Bosch, vieillissant, doutant, mal à l’aise avec les nouvelles technologies, mais fidèle à lui-même, professionnel intuitif et rigoureux qui parvient toujours à dénouer l’écheveau complexe d’une enquête. Impossible de se détacher du roman sans savoir qui est l’assassin…. Mais Harry est toujours aussi pugnace même s’il a mis un peu d’eau dans son vin, et puis il est émouvant en père de famille qui surveille les lectures de sa fille.

L’auteur :

Michael ConnellyMichael Connelly est né le 21 juillet 1956 à Philadelphie. Il est l’un des principaux écrivains américains de romans policiers, relatant notamment les enquêtes de son héros récurrent Harry Bosch.

Il déménage avec ses parents en Floride en 1968, à l’âge de douze ans.

En 1980, il est diplômé de l’Université de Floride, avec un « bachelors degree » en journalisme.

Il commence sa carrière de journaliste comme chroniqueur judiciaire pour le « Daytona Beach » et « Le Fort Lauderdale » en Floride.

En 1986, il est le co-auteur avec deux confrères, d’un article sur les rescapés d’un terrible crash d’avion. Ce qui lui vaut de figurer parmi les finalistes pour le Prix Pulitzer en 1987, et qui lui permet de devenir chroniqueur judiciaire pour le Los Angeles Times. Il travaille pour le service société et se spécialise dans les affaires criminelles et judiciaires.

Il couvre les émeutes de Los Angeles en 1992, et précisément l’affaire Rodney King, ce Noir battu à mort par la police californienne, et reçoit le prix Pulitzer en compagnie de plusieurs autres confrères associés à cette investigation.

La découverte de l’auteur Raymond Chandler à l’Université lui donne l’envie d’écrire. Il se lance dans la carrière d’écrivain en 1992 avec « Les Égouts de Los Angeles », son premier polar, où l’on découvre le personnage de Hieronymus “Harry” Bosch, inspecteur du LAPD, qui démissionne et se met à son compte, avant de réintégrer le LAPD au service des affaires non résolues (service inventé par Michael Connelly, inspiré du service « Cold Case Homicide »), le héros récurrent de la plupart des romans suivants.

Il reçoit pour ce livre le prix Edgar du meilleur premier roman policier.

Il abandonne le journalisme en 1994. Il écrit par la suite environ un roman par an, en obtenant régulièrement un succès en librairie.

Il poursuit par l’écriture de trois romans avec ce personnage récurrent : « La glace noire » – « La blonde en béton » et « The last coyote », avant de publier en 1996 « Le poète », un thriller pour lequel il reçoit le prix Mystère en 1998 et « Créances de sang » le grand prix de la littérature policière.

Il se marie et a une fille en 1997.

En 1997, il retourne à son personnage de Harry Bosch en publiant « Musique Tronc ».

En 1998, il écrit un autre thriller hors-série, « Blood Work ». Pour ce roman, il a été inspiré en partie par un ami qui venait de recevoir une greffe de cœur et qui avait le syndrome de la «culpabilité du survivant», à savoir que quelqu’un est mort pour avoir la chance de vivre.

« Créance de sang » est adapté au cinéma en 2002 par Clint Eastwood, qui y incarne Terry McCaleb, un ex-agent du FBI.

En 2011, son roman « La Défense Lincoln » est adapté au cinéma dans un film du même nom. Dans ce roman, il aborde le roman procédural qui lui permet d’utiliser son expérience passée de chroniqueur judiciaire.

Ayant quitté Los Angeles, il vit depuis 2001 avec sa famille à Tampa, en Floride.

À noter que Michael Connelly, ainsi que les autres écrivains et scénaristes Stephen J. Cannell, Dennis Lehane et James Patterson, apparait à plusieurs reprises dans son propre rôle dans la série Castle, lors de séquences présentant des parties de poker jouées avec Richard Castle, ainsi présenté comme le pair de ces auteurs bien réels, et avec qui il discute des affaires en cours.

Plus de 45.000.000 d’exemplaires de livres Connelly se sont vendus dans le monde entier et il a été traduit en trente-neuf langues étrangères. Il a remporté le Prix Edgar, Anthony Award, prix Macavity, Los Angeles Meilleur temps Mystère / Thriller Prix, Prix Shamus, Prix Dilys, Prix Nero, Prix Barry, Prix Audie, Prix Ridley, Maltese Falcon Prix (Japon), de calibre .38 Prix ​​(France), Grand Prix (France), Premio Bancarella Prix (Italie), et le prix Pepe Carvalho (Espagne).

Michael était le président des « Mystery Writers of America organisation » en 2003 et 2004.

En plus de son travail littéraire, Michael était l’un des créateurs, des écrivains, et les producteurs de consultation de niveau 9, une émission de télévision au sujet d’un groupe de travail lutte contre la cybercriminalité, qui a eu lieu sur UPN à l’automne de 2000.

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