Adler-Olsen Jussi ♦ L’effet papillon

L'effet papillonMarco, un adolescent de quinze ans, a passé toute sa vie au sein d’une bande de jeunes voleurs pickpockets qui n’est que le côté émergé de pratiques bien plus dangereuses, et exploitée par son oncle Zola, chef d’un réseau mafieux. Un jour, alors qu’il essaie de sortir de la clandestinité, il découvre le cadavre putréfié d’un homme William Stark, lié à des affaires de corruption internationale, qui végète depuis trois ans dans le bois derrière les maisons de son ancien clan. Il doit fuir, poursuivi par son oncle qui veut le faire taire.

Parallèlement, l’enquête du Département V sur la disparition d’un officier danois, piétine. Du moins, jusqu’à ce que Carl Mørck ne découvre qu’un jeune voleur, Marco, pourrait avoir des informations pour résoudre ce cold case et remonter la piste d’une affaire dont les ramifications politiques et financières pourraient bien faire vaciller l’intégrité politique du Danemark.

Déjà traqué par la bande de son oncle Zola, Marco déclenche malgré lui un tsunami d’évènements et se retrouve avec des tueurs serbes et d’anciens enfants soldats sur le dos. Aucun moyen ne sera épargné pour l’éliminer et gagner le département V de vitesse.

Encore une fois, Jussi Adler-Olsen, le maître du thriller scandinave réussit à nous surprendre. Tout au long des un-peu-plus de 600 pages, nous suivons l’évasion de Marco, la course-poursuite au suspense haletant qui, des rues de Copenhague, amènent Carl Mørck et ses assistants Assad et Rose jusqu’en Afrique, et la résolution, ou presque, des autres intrigues parallèles. Dans le même temps, les autres histoires que nous suivons depuis le début de la série continuent : l’histoire personnelle de Carl, les progrès de Hardy en particulier, Rose et Assad ne nous ont pas encore livré tous leurs secrets.

Jussi Adler-Olson prévoit d’écrire 10 tomes de la série « Département V ». Ce n’est qu’à la fin du 10ème tome que nous connaîtrons tous les secrets, non seulement d’Assad, mais aussi de Carl et de Rose.

L’auteur :

Jussi Adler-OlsenJussi Adler-Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen, né le 2 août 1950 à Copenhague, est un écrivain danois. Il a été élevé dans un hôpital psychiatrique où son père travaillait.

Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.

Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d’occasion, monte une maison d’édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.

Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans un recueil de romans policiers.

Sa série « Département V » qui gère les affaires non résolues, dont le premier tome, « Miséricorde », publié en France chez Albin Michel en 2011, s’est vendu à trois millions d’exemplaires au Danemark et en Allemagne. Il a été couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, tel le grand Prix polar des lectrices de « Elle » en 2012. Le second tome « Délivrance » reçut aussi de prestigieux prix, de « La Clé de Verre » aux « Golden Laurels » des libraires (meilleur polar scandinave). Il connaît en Europe un succès sans précédent

Le second tome « Profanation » est paru en France en mai 2012. Le troisième tome « Délivrance » est sorti en Janvier 2013. Il a déjà reçu le Prix du meilleur Thriller scandinave ainsi que le Prix des libraires Danois. Cette grande saga s’inscrit dans le temps.

Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans un recueil de romans policiers dont son dernier roman Journal 64 fut la meilleure vente de livre en 2010 au Danemark, Pour ce roman, il a eu la distinction du meilleur prix littéraire danois au début de cette année.

Il a également reçu en novembre 2014 le Prix Boréales du polar nordique pour l’ensemble de la série du Département V.

Œuvres :

Série : Les Enquêtes du département V

Vol. 1 – Miséricorde (da) (Kvinden i buret, 2007). Trad. de Monique Christian – octobre 2011

– 2012 : Grand prix des lectrices de Elle, catégorie Policier

– 2012 : Prix du Livre Robinsonnais, catégorie Policiers

– 2013 : Prix des lecteurs du Livre de poche

– 2013 : Prix Plume d’or du thriller international

– 2014 : Coup de cœur de La Griffe Noire

Vol. 2 – Profanation (da) (Fasandræberne, 2008). Trad. de Caroline Berg – mai 2012

Vol. 3 – Délivrance (da) (Flaskepost fra P, 2009). Trad. de Caroline Berg – janvier 2013

Vol. 4 – Dossier 64 (da) (Journal 64, 2010) – janvier 2014

Vol. 5 – L’Effet papillon (da) (Marco Effekten, 2012) – janvier 2015

Vol. 6 – Promesse (da) (Den grænseløse, 2014).

Vol. 7 – Selfies (da) (Selfies, 2016).

Romans indépendants

  • Grouchko, 1985
  • Alfabethuset, 1997
  • Og hun takkede guderne, 2003
  • Washington dekretet, 2006

Adaptations de romans au cinéma

  • 2013 : Les Enquêtes du département V : Miséricorde (Kvinden i buret) de Mikkel Nørgaard (da), adapté du roman Miséricorde
  • 2014 : Les Enquêtes du département V : Profanation (Fasandræberne) de Mikkel Nørgaard (da), adapté du roman Profanation
  • 2016 : Les Enquêtes du département V : Délivrance (Flaskepost fra P) de Hans Petter Moland, adapté du roman Délivrance

Récompenses et prix

  • Grand prix des lectrices de Elle (2012) : Miséricorde (da)
  • Prix des Lecteurs, catégorie Polar (France) (Le Livre de Poche) (2013)
  • Coup de cœur de La Griffe Noire (France) (2014)
  • Prix d’honneur Boréales/Région Basse-Normandie du polar nordique (2014)

 

Sur la Scandinavie avec Jussi ADLER-OLSEN:
Vous considérez-vous comme un auteur scandinave ou simplement comme un auteur vivant dans un pays scandinave ?

La Scandinavie est une région assez exotique. De nombreux endroits, conventions sociales ou traditions y sont uniques au monde, donc en cela, oui, je suis scandinave. Pour tout le reste, je suis un citoyen du monde.
Quelle importance a pour vous l’image du Danemark où se déroule l’action de vos livres ?

Comme je suis très précis dans mes recherches, ceux qui liront la série des enquêtes du département V pourront visiter le Danemark et retrouver aisément l’atmosphère des endroits dont je parle. Pourtant, je ne laisse jamais le décor détourner l’attention de ce qui est au cœur d’un bon thriller : l’empathie pour les personnages, le respect de l’intrigue et la compréhension de ce qu’attendent les lecteurs, leur faculté à imaginer eux-mêmes leurs propres paysages.
Êtes-vous un auteur politiquement engagé ? Considérez-vous la politique comme faisant partie de vos livres, ne serait-ce qu’en toile de fond ?

Si vous voulez savoir si je suis critique envers le système politique danois, alors la réponse est oui. Si vous me demandez si j’ai tendance à défendre un parti politique plutôt qu’un autre, la réponse est non. Mon attitude concernant la politique est d’abord d’être critique, peu importe ce qu’il y a à critiquer. Et ensuite de rappeler aux hommes politiques au pouvoir qu’ils doivent comprendre que ce sont eux qui sont à notre service et non l’inverse. Comprendre qu’avant toute chose, dans leur domaine, ils doivent être capables de reconnaître leurs erreurs et de s’autoévaluer.
Les pays scandinaves sont-ils encore sous l’emprise de cette notion d’un idéal socio-démocrate ? Ou est-ce que nous vivons tous désormais dans le même monde ?

Il n’y a aucun doute sur le fait qu’aujourd’hui dans les pays scandinaves nous vivons dans une forme de démocratie unique au monde. Que ces dernières années nous ayons suivi des tendances plus globales (tout particulièrement ici au Danemark) conférant plus de valeur à l’individu qu’au bien commun de la société, ça, c’est une autre affaire. Nous avons connu une période très négative, morose, mais nous avons toujours le droit de critiquer et de rejeter sans faute les mauvaises idées. Et il n’y a aucun endroit au monde, à mon avis, où l’on utilise plus fréquemment et de manière plus réfléchie ce droit dont je suis fier.

Sur le genre du thriller et ses sources d’inspiration :

Pourquoi écrivez-vous des thrillers ?

Le genre permet d’écrire une histoire qui se déroule à n’importe quelle époque, qui peut jouer avec différents points de vue et aborder tous les sujets. Comme je suis fasciné par la politique, les secrets et le côté obscur des hommes, et comme ces trois éléments, quand ils sont mélangés, produisent des résultats aussi dévastateurs que passionnants, le choix du thriller s’est imposé à moi. De plus, c’est un genre qui offre la possibilité d’être publié dans d’autres pays, et donc de pouvoir vivre de son écriture. De nombreux films se fondent sur des thrillers ou des suspenses : Chacal, Le Comte de Monte-Cristo, Quand les aigles attaquent, La ligne verte – autant de livres formidables devenus de merveilleux films. Comme j’ai fait des études de cinéma et que j’ai constamment en tête des milliers d’images, j’aimerais bien que mes romans soient portés un jour à l’écran.

D’où vient votre inspiration et quels sont les sujets qui vous intéressent ?

Je suis toujours intéressé par ce qu’on ne dit pas, par les questions laissées sans réponses. Par exemple, pourquoi soudainement au milieu des années cinquante avons-nous eu accès à des psychotropes violents et qui ont été les cobayes ? Que se passe-t-il lorsqu’un président des Etats-Unis nouvellement élu perd la tête juste avant son investiture ? Quel effet peut avoir sur quelqu’un l’enfermement dans une chambre pressurisée durant 5 ans ? Et que se passe-t-il si cette personne, une femme, ne sait même pas pourquoi elle y est enfermée ? Des questions comme celles-ci me taraudent et me forcent à entreprendre des recherches approfondies, probablement jamais faites auparavant. Chaque livre devient une sorte de petite enquête.

Les sujets d’actualité, ou qui vont le devenir, m’intéressent au plus haut point. Et aussi les cas de gens ordinaires, tout particulièrement les femmes, qui vivent de petits drames, aux conséquences incalculables pour eux et les autres – à mon avis, on tient là l’intrigue parfaite !

La plupart du temps, l’inspiration est tout simplement le résultat du fait de garder les yeux grands ouverts et de travailler dur. Les muses ne sont pas aussi généreuses en soudaines idées de génie qu’on ne le croit…

Sur son parcours d’écrivain :

 Comment et pourquoi avez-vous commencé à écrire ?

Comme la plupart des auteurs, j’ai commencé à écrire assez jeune. J’ai eu la chance d’avoir des professeurs qui m’ont encouragé, complimenté. Les compliments peuvent engendrer de grandes choses. J’ai écrit une histoire pour ma sœur, participé à plusieurs concours d’écriture et j’en ai remporté quelques-uns. Mais dans l’ensemble, j’étais un enfant comme les autres.

C’est seulement à l’âge de 30 ans que j’ai réalisé que j’avais envie d’écrire un roman. Ma femme et moi avons pris un congé sabbatique de 6 mois, passé en Hollande, où j’ai écrit mon premier roman, Russian solitaire. Ce n’était pas trop mal ficelé, mais j’ai décidé que je manquais encore d’expérience et je l’ai rangé dans un tiroir, où d’ailleurs il restera. Plus tard, j’ai travaillé en tant qu’éditeur en chef puis directeur d’une maison d’édition, ce qui m’a appris beaucoup de choses. J’ai surtout lu beaucoup de manuscrits.

Mon conseil aux auteurs débutants: lisez tant que vous pouvez, surtout des choses bonnes à jeter à la poubelle – c’est très motivant : vous, vous pouvez faire mieux que ça !

J’ai commencé à écrire mon premier vrai roman à 39 ans, et à cause de ma situation professionnelle, il n’a été publié que quand j’en ai eu 47. Mais à partir de ce moment-là, impossible de revenir en arrière, et je suis devenu un auteur à plein temps.
Comment gérez-vous l’angoisse de la page blanche ?

C’est un syndrome que je ne connais pas, et qui ne devrait d’ailleurs exister pour personne. Je pense que la peur de la page blanche provient soit d’un manque de concentration soit de la simple paresse. Quand on se concentre sur son travail, l’inspiration vient naturellement. Personnellement, j’aime quand ces trous noirs apparaissent en cours de route, quand des problèmes surgissent dans l’écriture, quand je dois me battre avec une question que je n’ai pas encore résolue. Par paresse, j’entends le fait de se lever de sa chaise au lieu de tenter de résoudre le problème. Ne vous levez pas – c’est tout ce que j’ai à dire ! Si vous ne lâchez pas, la page blanche n’aura aucun pouvoir sur vous. On ne devrait jamais se lever avant d’être satisfait de son travail. Cela dit, on ne doit pas trop donner non plus. Il faut en garder pour le lendemain, tout en ayant en tête dans quel sens cela doit aller. La demi-page, que vous auriez aisément pu terminer aujourd’hui, sera votre meilleure alliée pour recommencer à écrire demain. Vous pouvez même vous arrêter au milieu d’une phrase – c’est un vieux truc, mais ça marche. Qui ne finirait pas une phrase le lendemain matin ?

Quels sont les écrivains qui vous ont inspiré ou vous inspirent ?

John Steinbeck, Charles Dickens, Victor Hugo, mais aussi Peter Bichsel, Jerzy Kosinsky et même l’étrange Erlend Loe. Des écrivains originaux avec une langue originale et des intrigues à vous faire pleurer toutes les larmes de votre corps, à vous déboiter les zygomatiques. Je pourrais ajouter beaucoup d’autres noms, dans plusieurs genres littéraires différents.

 

Sur les enquêtes du département V :

Comment est né le premier tome de la série Miséricorde ?

Miséricorde est construit à partir de plusieurs éléments. Tout d’abord, Carl Mørck, le personnage principal, et son histoire. Elle est longue et s’étendra probablement sur 9 à 10 tomes. Sa vie contient beaucoup d’aspects intéressants mais aussi obscurs, qui seront révélés progressivement. Le personnage de Mørck s’inspire du patient d’un hôpital psychiatrique que j’ai rencontré à l’âge de 6 ans. Il s’appelait Mørck, paraissait très gentil, mais c’était un criminel dangereux. Ainsi j’ai appris très tôt que le bien et le mal pouvait facilement exister dans une seule et même personne.

Chaque personnage a sa propre fonction tout au long de la série. J’ai en tête l’intégralité des tomes, donc je connais l’histoire de chacun.

En ce qui concerne Miséricorde, je me suis inspiré de mon enfance dans les hôpitaux psychiatriques où j’ai croisé beaucoup de personnes repliées sur elles-mêmes, enfermées dans leur propre cage sans comprendre comment elles avaient fini par s’y trouver, et encore moins comment en sortir. J’ai également été inspiré par l’histoire d’un petit garçon italien enfermé pendant 14 ans par ses parents qui n’aimaient pas son physique. Je savais aussi que mon histoire devait comporter une part d’humour et s’articuler autour de personnages et de lieux bien définis. Le reste est simplement de la fiction.

Mørck s’inspire-t-il de vous ?

Je suis né Carl Valdemar Jussi Henry Adler-Olsen. Donc bien-sûr, Carl, c’est aussi un peu moi. Le trait de caractère que nous partageons jusqu’à un certain point est la paresse. Comme je ne suis pas fier, je travaille d’autant plus ! Dans le fond, j’envie à Carl sa décontraction, le fait de pouvoir piquer un petit roupillon quand ça lui chante. Comme lui, j’ai facilement des idées créatives et nous sommes tous les deux très directs, on ne tourne pas autour du pot lorsqu’on a un message à faire passer. D’après mon expérience, l’honnêteté facilite les choses, même lorsqu’elle n’est pas appréciée. Contrairement à Carl, je suis diplomate, mais je l’envie lorsqu’il dit aux gens leurs quatre vérités. En bref, nous avons beaucoup de points communs – mais une chose est sûre, quand la série sera terminée, ni Carl ni moi ne nous mettrons au golf…

Pouvez-vous nous en dire plus sur le personnage mystérieux d’Assad ?

Son histoire est centrale, il est l’un des éléments les plus mystérieux du département V. Assad est né d’une simple phrase de mon ami le traducteur Steve Schein. Un jour que je l’appelais pour lui dire qu’il me manquait et que je pensais souvent à lui, il m’a répondu : « Ca alors, Jussi, c’est formidable, les grands esprits se rencontrent – justement moi aussi j’étais en train de penser à moi ! ».

J’ai construit le personnage décalé d’Assad à partir de cette seule phrase. Il est comme l’acolyte de Don Quichotte, Sancho Pança : vif, plein de petites manies, de bonnes combines. C’est toujours lui qui donne le coup d’envoi des histoires. La relation entre Carl et Assad peut aussi être comparée à celle entre Sherlock Holmes et le Docteur Watson, même si Assad n’est pas complètement watsonien… Engagé en tant qu’homme à tout faire au service de Carl, il semble d’abord un peu benêt, mais possède en fait un grand sens de l’humour et une intelligence aigüe, surtout en matière d’enquêtes policière. Assad est né pour être le catalyseur de Carl. C’est lui qui arrive à faire en sorte que son supérieur, las et désabusé, s’intéresse à nouveau à son travail et à la vie autour de lui. Et en même temps, Assad est aussi le parfait exemple de l’immigrant sur un pied d’égalité avec n’importe qui, tout aussi éduqué, si ce n’est plus. Il n’a pas le moindre doute sur le fait que différentes cultures puissent cohabiter. La longue histoire d’Assad, qui progresse lentement de livre en livre, est au moins aussi passionnante et imprévisible que celle de Carl, vous allez voir !

Dans le cas d’une adaptation au cinéma, qui aimeriez-vous voir dans les rôles de Carl Mørck et Hafez el-Assad ?

Les livres sont adaptés par une équipe qui est pratiquement la même que celle chargée de l’adaptation du premier Stieg Larsson. Nous avons le même scénariste. A partir de 2013, chaque année pendant 9 ou 10 ans, sortira un film tiré de la série du département V. Chaque film sera palpitant, saisissant, effrayant, et normalement, la même équipe d’acteurs restera en place jusqu’au bout afin que l’on puisse suivre leur progression au fil du temps.

Selon moi, tout homme avec une réelle expérience de vie peut jouer le rôle de Carl. Au Danemark, le casting est terminé. Mais je pourrais assez bien m’imaginer le Tommy Lee Jones d’il y a 20 ans dans le rôle de Carl Mørck, ha ha…

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