ADAM Olivier ♦ Peine perdue

Peine perdueLes touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l’abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements d’une rare violence, vont secouer cette station balnéaire du Var sur la Côte d’Azur

: la sauvage agression d’Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur qu’on a laissé pour mort devant l’hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral provoquant une étrange série de noyades et de disparitions.

Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire dont les destins se croisent et interagissent parfois depuis toujours, souvent pour le pire, emportés par les drames qui agitent la côte.

Avec « Peine perdue », Olivier Adam poursuit sa description de la France d’aujourd’hui, la France des laissés pour compte, des exclus, des désemparés. C’est le portrait d’une société qui se paupérise, la nôtre, et ses ferments de haine soigneusement entretenus. Mais c’est aussi la possibilité d’un lien, d’une solidarité. Il signe un livre d’une densité romanesque inédite, aux allures de roman noir, et dresse le portrait d’une communauté désemparée, reflet d’un pays en crise. Pourtant aucun doute, il ne s’agit pas d’un polar.

Ce roman signe un changement dans l’écriture. Dans les précédents, il décrivait « à la première personne » mettant en scène sa vie, sa famille, ses parents dans un mélange total de fiction et de réalité. Il alla jusqu’à se brûler les ailes au contact de sa propre histoire. Certains coups, certaines réactions furent alors terribles. Est-ce pour cette raison que dans ce nouveau roman, « Peine perdue », il abandonne le « Je » pour raconter une histoire, à vingt-deux personnages ?

Olivier Adam, à la manière de la roue qui tourne en couverture, va boucler la boucle menant à bien son projet romanesque, procurant ainsi un véritable plaisir de lecture, et cherchant à prouver à lui-même et à ses lecteurs qu’il est aussi capable de mener à bien une fiction romanesque, avec une trame, un début, une fin, des personnages et une intrigue.

L’auteur:

Olivier AdamOlivier Adam est un écrivain français né le 12 juillet 1974 à Draveil dans l’Essonne, près de Paris.

Il a grandi au sein d’une famille modeste en région parisienne et vit maintenant en Bretagne. Ancien étudiant en gestion des entreprises culturelles, il a participé à la création du festival littéraire Les correspondances de Manosque. Il est actuellement édité par les Éditions de l’Olivier et aux éditions L’École des loisirs pour ses œuvres pour la jeunesse.

Il suit des études de gestion d’entreprises culturelles. Puis, après un « trou noir » de quelques années où il commence à écrire, il participe en 1999 à la création du festival littéraire « Les correspondances de Manosque ».

En 2000, Olivier Adam publie aux éditions du Dilettante son premier roman, « Je vais bien ne t’en fais pas », qui connaîtra un certain succès (160.000 exemplaires vendus en poche après l’adaptation au cinéma en 2006).

Il signe ensuite avec les éditions de l’Olivier où il publie « A l’Ouest » (2001), « Poids léger » (2002), « Passer l’hiver » (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des Éditeurs 2004), « Falaises » (2005, sélectionné dans 13 prix littéraires sans obtenir aucune récompense) et « À l’abri de rien » (2007, Prix du Premier prix 2007 et favori du Prix Goncourt 2007).

Entre-temps, en 2003, il devient directeur de collection aux éditions du Rouergue.

Parallèlement, Olivier Adam écrit aussi plusieurs ouvrages pour la jeunesse, publiés pour la plupart à l’École des Loisirs: « On ira voir la mer » (2002), « La Messe Anniversaire » (2003), « Sous la pluie » (2004), « Douanes » (2004, éditions Page à page) « Comme les doigts de la main » (2005) et « Le jour où j’ai cassé le château de Chambord « (2005).

Il publie par ailleurs régulièrement des textes courts dans les revues littéraires et anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire.

Pour le cinéma, outre la co-scénarisation de ses romans « Je vais bien ne t’en fais pas », adapté en 2006 par Philippe Lioret, « Poids léger » adapté en 2004 par Jean-Pierre Améris et « Sous la pluie » en cours d’adaption par Patrick Goyette), Olivier Adam a co-signé les scénarios de « L’été indien » d’Alain Raoust (2007) et de « Maman est folle » de Jean-Pierre Améris (2007, téléfilm).

Très influencé par la littérature américaine contemporaine (John Fante, Raymond Carver, Richard Ford,…) mais aussi par une certaine famille d’écrivains français des années ’40 et ’50 (Henri Calet, Georges Hyvernaud, Georges Perros,…), n’hésitant pas à aborder des thématiques sociales et politiques, Olivier Adam a su s’imposer très vite comme un auteur qui compte dans la nouvelle génération d’écrivains français. Côté filiations cinématographiques et musicales, on rapproche souvent son univers et son style de ceux d’auteurs comme Maurice Pialat, Leonard Cohen ou encore Christophe Miossec.

Depuis 2005, Olivier Adam vit avec sa compagne, l’auteur de livres pour enfants, Karine Reysset, à Saint-Malo, où il partage son temps entre la littérature et le cinéma.

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