De Rosnay Tatiana ♦ Son carnet rouge

Son carnet rougeSon carnet rouge met en scène onze nouvelles que certains lecteurs ont pu lire quand elles sont sorties sous le titre « Mariés, pères de famille » il y a 19 ans.

« J’ai commencé à écrire ces nouvelles il y a 20 ans », explique Tatiana de Rosnay. « J’avais été trompée par un jeune homme indélicat, qui faisait la liste de ses conquêtes dans un carnet », explique la romancière. Point de départ de « Son carnet rouge ».

Tatiana de Rosnay ne s’est pas contentée de recopier ces textes aujourd’hui pilonnés, elle les a complètement remaniés : l’arrivée des moyens de communication modernes, des réseaux sociaux et autres gadgets technologiques sont de précieux alliés des époux adultérins, et n’existaient pas à l’époque ; les mœurs aussi ont évolués : l’habitude du thé entre copines a aujourd’hui glissé vers la fin de journée et les happy hours, entre autres.

Alors elle a repris, remanié les histoires, ajouté quelques inédits. Le tout compose une ribambelle de textes qui commence avec la nouvelle « Son carnet rouge », un crochet du gauche qui envoie directement le lecteur au fond de son fauteuil. Il se termine par une nouvelle ouverte, qui décrispe les idées reçues.

Le lecteur n’est cependant pas au bout de ses peines : que ce soit l’homme qui avoue à sa femme, jeune parturiente, qu’il est homosexuel, l’autre qui s’adonne aux plaisirs tarifés, ou celle-là qui met en pièces son appartement quand elle découvre la tromperie, mais aucune de ces nouvelles ne cède au marivaudage.

L’infidélité est-elle indissociable du couple ? Le conjoint trompé est-il toujours victime ? Le fruit est-il plus savoureux lorsqu’il est défendu ? Tels sont les thèmes que Tatiana de Rosnay décline au fil de ces nouvelles drôles et décapantes.

Jeune fille au pair ou meilleure amie, les profils sont divers et les tentations multiples pour un homme. Pourtant les femmes, qu’elles soient bafouées ou volages, ne sont pas en reste. Elles se surpassent même : rendre leur bague sans un mot, tromper en retour, dévaster le domicile conjugal et déchirer les cœurs… ou simplement pardonner par amour ou par dépit.

À travers ces histoires brûlantes d’amours interdites et de duperies démasquées, l’auteur revisite l’adultère dans tous ses états. Vengeances machiavéliques, situations tantôt tragiques, tantôt cocasses, les chutes inattendues de ces récits sont toujours croustillantes et parfois glaçantes. Sur un ton léger et souvent sarcastique, Tatiana de Rosnay nous offre un ouvrage jouissif, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

L’auteur :

Tatiana de RosnayTatiana de Rosnay, née le 28 septembre 1961, à Neuilly-sur-Seine, en Île-de-France, est une journaliste, écrivaine et scénariste française, écrivant en français et en anglais.

Née de mère britannique et de père français, Stella et Joël de Rosnay, elle est mariée et a deux enfants. Elle a vécu à Paris, Boston et enfin en Angleterre.

Après une enfance aux Etats-Unis, elle a fait ses études universitaires en Angleterre.

De retour à Paris en 1984, elle est attachée de presse, puis journaliste pour Elle et critique littéraire pour Psychologies magazine. Elle vit depuis vingt ans à Paris.

Depuis 1992, Tatiana de Rosnay a publié huit romans en français et deux en anglais. Elle a aussi collaboré à la série Affaires familiales pour laquelle elle a écrit deux épisodes avec le scénariste Pierre­-Yves Lebert. Cette série fut diffusée sur TF1 pendant l’été 2000.

Son roman de 2006, Elle s’appelait Sarah, met en parallèle deux histoires : l’une se déroulant lors de la rafle du Vélodrome d’Hiver en 1942 et l’autre en 2002. Cette dernière relate l’enquête d’une journaliste américaine sur cet évènement-clé de la Shoah en France, à l’occasion de son soixantième anniversaire. Les droits de ce roman ont été vendus pour vingt pays.

À la fin 2009, indique son éditeur, le livre a dépassé les deux millions d’exemplaires vendus dans le monde. L’adaptation du livre au cinéma, sous le même titre « Elle s’appelait Sarah », avec Kristin Scott Thomas, écrite par Serge Joncour, est en cours de réalisation par Gilles Paquet-Brenner pour une sortie prévue en 2010.

 

En 2009, Tatiana de Rosnay publie son neuvième roman, le deuxième écrit en anglais, Boomerang.

Il commence par le parallèle entre l’accident de voiture d’un frère et d’une sœur, au milieu des années 2000, et un secret de famille dans les années 1970, avant le décès de leur mère.

En septembre 2009, alors qu’elle a besoin de papiers pour se rendre aux Etats-Unis assister au tournage de Elle s’appelait Sarah, la mairie du 14e arrondissement de Paris lui indique qu’en raison de nouvelles lois elle devait maintenant faire la preuve qu’elle est bien française.

En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines dédiés à l’édition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, place Tatiana de Rosnay à la huitième place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe en 2009.

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