Garde François ♦ Pour trois couronnes

Pour trois couronnesDans le bureau de feu Thomas Colbert, un magnat du commerce maritime, grand patron au passé inconnu, planqué derrière sa réussite professionnelle, ses mariages, son discret mode de vie personnel, Philippe Zafar, d’origine libanaise, jeune préposé au classement des archives, découvre un bref texte manuscrit, fort compromettant pour celui qui s’en avérerait l’auteur.

Cette lettre dit qu’il serait peut-être le père d’un enfant né hors mariage. La relation avec la dame aurait été conclue et scellée par un contrat tacite avec le mari de celle-ci et son médecin. Et pour le dédommager, il aurait reçu trois couronnes d’or.

Aveux déguisés du défunt? Exercice littéraire sans conséquence?

Le jeune enquêteur, mandaté par une veuve suspicieuse pour élucider cet insolite testament, ouvre une boite de Pandore de recherches en éventuelle filiation. Il est loin de se douter qu’il va s’embarquer dans une enquête qui le mènera sur trois continents. Les recherches vont le conduire en France et dans l’île de Bour-Tapage, ancienne colonie française.

Il va s’imprégner totalement des découvertes faites et des sentiments d’inconnus disparus, mettant en résonance sa propre histoire familiale.

On retrouve dans ce roman d’aventures, déployé sur un siècle et trois continents – de l’Amérique du Nord aux tropiques –, l’écriture vive et talentueuse de François Garde dont le précédent livre, Ce qu’il advint du sauvage blanc, a été récompensé par huit prix littéraires, parmi lesquels le prix Goncourt du premier roman.

 

L’auteur :

François GardeNé en 1959 (Le Cannet), François Garde, savoyard d’adoption, s’est lancé dans l’écriture après avoir vécu une longue carrière au sein de l’administration française.

Troisième enfant (sur quatre) d’un professeur de russe à l’université d’Aix et d’une mère au foyer, ce surdoué aujourd’hui âgé de cinquante-trois ans est le pur produit du système éducatif français.

Après Sciences Po, il intègre l’ENA, et fait partie de la promo 1984 dite Louise Michel, comme Guillaume Pepy et Pierre Moscovici.

C’est le début d’une longue et brillante carrière administrative, l’amenant à beaucoup voyager : Martinique, Nouvelle-Calédonie (dont il fut secrétaire général adjoint de 1991 à 1993), l’île de la Réunion (en tant qu’administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques, au début des années 2000)… Mais il lui arrive aussi de se retrouver en poste sur le « continent », puisqu’il rejoignit le cabinet du ministre de l’Outre-mer entre 1998 et 1999, fut directeur de la station de Val d’Isère entre 2008 et 2009 (c’est là-bas qu’il écrivit la première mouture de Ce qu’il advint du sauvage blanc) avant de devenir vice-président du tribunal administratif de Dijon, puis aujourd’hui de Grenoble.

Ces activités qui l’amènent à voyager vont nourrir ses romans tout en laissant une place privilégiée à l’imaginaire et à la fiction.

En 2012, il reçoit le Prix Goncourt du premier roman avec « Ce qu’il advint du sauvage blanc » où il raconte la véritable vie de Narcisse Pelletier, un jeune mousse vendéen abandonné par un navire sur la côte australienne. Tout en occupant un poste de vice-président au tribunal de Dijon puis de Grenoble, le passionné de Jules Verne, de Lévi-Strauss ou de Yourcenar, lance, en 2013, ses lecteurs sur la piste d’un étrange manuscrit que son héros Philippe Zafar va ausculter puis devoir parcourir le monde.

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