Chedid Andrée ♦ L’enfant multiple

L'enfant multipleEntre son père, musulman d’Egypte, et sa mère, chrétienne libanaise, Omar-Jo est un enfant heureux ! Aussi souvent qu’il peut, il va dans les montagnes retrouver son grand-père troubadour. Il a douze ans. Il habite Beyrouth.

En 1987, les hommes se font la guerre.

Un beau dimanche ensoleillé, devant la porte de chez eux…  » Papa ! Maman !  » L’explosion… Assourdissante, meurtrière, lui arrache plus que la vie. Ses parents… Son bras…

Son grand-père maternel le recueille. Mais à 12 ans, il l’envoie à Paris dans la famille.

A Paris, le petit garçon aux prunelles d’Orient rencontre Maxime le forain. Son manège périclite ? Omar-Jo va l’aider ; et une amitié va bientôt naître entre ces deux-là. Une amitié qui fait fi des différences, justement.
Omar-Jo va le sauver ! Sur la piste, au milieu des chevaux et des enfants rieurs, il caracole, chante et danse comme son grand-père au village. Il veut vivre ! Et sous les doigts magiques de son unique main, tout se transforme en or…

Un roman touchant et plein d’espérance.

Récit poétique qui nous parle tout en douceur des maux de ce monde; la guerre, la religion qui sépare les hommes, la différence, le handicap, la vieillesse. Mais aussi, si nous nous laissons embarquer sur ce manège, en retrouvant notre âme d’enfant, nous laisse entrevoir de belles choses…

Un roman qui, sous couvert de fable moderne, est un conte philosophique sur la différence, la résilience, la construction de soi avec ou parfois malgré ses racines. Une histoire émouvante, parlant de la folie des Hommes et de la guerre, mais aussi des beautés dont est capable l’humanité.

 

L’auteur :

Andrée ChedidAndrée Chedid, née le 20 mars 1920 au Caire (Égypte), fille d’Alice Godel (née à Damas) et de Selim Saab (né à Baabda au Liban), et morte le 6 février 2011 à Paris, est une femme de lettres et poète française d’origine libanaise.

Elle est la mère du chanteur Louis Chedid et de la peintre Michèle Chedid et la grand-mère du chanteur Matthieu Chedid, fils de Louis.

Elle a fait ses études dans des écoles françaises, puis elle intègre l’Université américaine du Caire, où elle obtient un BA en journalisme en 1942.

Elle perfectionne son anglais et maîtrisait parfaitement son français. Elle rêve d’être danseuse.

C’est en Egypte qu’elle rencontre son futur mari, médecin, et qu’elle l’épouse à 22 ans.

En 1943, elle part vivre au Liban avec son mari.

Elle publie son premier recueil de poésie, en anglais, On the Trails of My Fancy.

En 1946, elle s’installe définitivement à Paris où elle commence à publier ses recueils de poésie: son mari est professeur à l’Institut Pasteur. Tous les deux acquièrent la nationalité française. Elle opte alors définitivement pour la langue française, dans laquelle elle publiera le reste de son œuvre.

Son mari, Louis Chedid, ancien directeur de recherche au C.N.R.S., professeur honoraire de l’Institut Pasteur, est l’auteur de plusieurs livres parmi lesquels, avec son épouse, Le coeur demeure (Éditions Stock) et BABEL, fable ou métaphore (avec Andrée Chedid, Éditions Z, Lausanne). Il a retracé son autobiographie dans Mémoires vagabondes (Éditions Anne Carrière).

Son œuvre est un questionnement continuel sur la condition humaine et les liens entre l’Homme et le monde. Andrée Chedid, dans toute son œuvre, célèbre la vie tant aimée, tout en ayant une vive conscience de sa précarité. Elle encourage chaque homme à accepter l’altérité. Son style, très travaillé se caractérise par sa fluidité. Elle évoque l’Orient avec une grande sensualité pour mettre en avant ses parfums. Elle s’attache aussi à décrire la guerre au Liban.

Le Printemps des poètes 2009 voit le lancement du premier concours Andrée Chedid de poèmes chantés, qui a été reconduit pour la deuxième année lors de l’édition 20102.

Elle est grand officier de la Légion d’honneur depuis le 12 avril 2009.

Elle reçut le Prix Goncourt de la poésie en 2002 et le Prix Goncourt de la nouvelle en 1979 avec « Le Corps et le Temps ».

Andrée Chedid fut atteinte de la maladie d’Alzheimer. Son fils, Louis (avec la chanson Maman, maman), puis son petit-fils Mathieu (dans Délivre), évoquèrent tous deux la maladie de l’auteur. Elle meurt le 6 février 2011 à 90 ans.

Ses obsèques ont eu lieu à Paris, à l’église Notre-Dame du Liban, avant son inhumation au cimetière du Montparnasse (3e division).

Andrée Chedid a évoqué sa maladie dans son dernier recueil de poèmes, L’Etoffe de l’univers.

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