Nothomb Amélie ♦ La nostalgie heureuse

La nostalgie heureuseDans le cadre de la réalisation d’un reportage télé, à l’initiative de France 5 qui souhaitait faire un reportage à son sujet, Amélie retourne dans le pays de son enfance, le Japon.

Bien des années après avoir quitté le sol nippon, Amélie nous fait part de ses sensations et émotions lors des retrouvailles avec ses racines, sa nourrice Nishio-san, ainsi que le fiancé de ses 20 ans, Rinri.

Dans ce roman, Amélie Nothomb nous raconte son retour au Japon alors que son livre « Métaphysique des tubes » vient d’y être publié.

Elle appelle Rinri son premier amour qui est le thème de « ni d’Eve, ni d’Adam », dont elle arrive à obtenir le numéro de téléphone en s’armant de patience, et ils conviennent de se voir à son arrivée et dans la foulée elle réussit à obtenir le numéro de Nishio-san, sa nounou bien aimée qu’elle considère comme sa seconde mère car c’est elle qui l’a élevée.

Avec Nishio-san, la conversation est plus difficile, ce qui inquiète Amélie qui a des doutes sur ses capacités mentales.

Elle a prévue de rester 6 jours à Kobé et trois jours à Tokyo faisant un pèlerinage sur tous les lieux qui ont marqué son enfance. Cela fait quinze ans qu’elle n’est pas venue au Japon mais vingt-trois ans qu’elle n’a pas vu Kobé et entre temps il y a eu le tremblement de terre.

Elle se rend avec l’équipe de télévision dans le quartier de son enfance, le magasin de bonbons a disparu et surtout sa maison n’a pas résisté au séisme. Elle le savait avant de venir mais c’est un choc brutal : « c’est une chose de le savoir, une autre est de le voir ».

Sa rencontre avec Nashio-san est remplie d’émotions, et l’échange difficile car Amélie a beaucoup perdu sa maîtrise de la langue japonaise, certes la nounou la reconnait mais elle beaucoup vieilli, c’est normal le temps a passé.

Amélie visite ensuite son école maternelle, qui n’a pas changé et où elle reçoit un accueil chaleureux.
Après être passés par kyoto et Tokyo, ils se rendent à Fukushima où c’est le choc, l’apocalypse a bien eu lieu….

 

L’auteur :

Amélie NothombIssue d’une famille de la grande bourgeoisie catholique du Luxembourg, dans laquelle politique rime avec littérature, Amélie Nothomb, de son vrai nom Fabienne Nothomb, est née le 13 août 1967 à Kobé, au Japon où son père, le baron Patrick Nothomb, écrivain, fut ambassadeur de Belgique. Les Nothomb font partie des notables belges et plusieurs de leurs ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Jean-Baptiste Nothomb, Alphonse Nothomb et Pierre Nothomb notamment).

Durant son enfance ainsi que dans son adolescence, la vie d’Amélie est marquée par de fréquents déplacements au gré des affectations de son père. Elle passe les cinq premières années de sa vie au Japon avec sa sœur Juliette Nothomb. Elle reste d’ailleurs profondément marquée par la culture nippone qu’elle porte dans son cœur et transpose dans ses écrits. Elle découvre successivement la Chine, New-York et l’Asie du Sud Est (Laos, Bangladesh, Birmanie).

Elle  ne découvre vraiment la Belgique, berceau de la famille, qu’à l’âge de 17 ans.

Après avoir terminé ses humanités secondaires à Bruxelles, elle fait une année de droit où elle échoue. Elle entame ensuite des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles, qu’elle termine avec une licence et un mémoire consacré à Georges Bernanos, « L’intransitif et l’intransitivité dans les romans de Bernanos », pour enfin être agrégée de philologie romane.

Déracinée, écartée de ses camarades occidentales, se sentant rejetée dans sa nouvelle université, elle découvre une culture et un mode de vie occidentaux qui lui avaient alors totalement échappés ; le choc est brutal.

À cette époque, elle commence à se passionner pour l’écriture. Elle écrit déjà ses premiers romans sans les montrer pour autant au public.

Une fois son diplôme de philologie romane en poche, elle n’attend pas longtemps pour revenir au Japon, à Tokyo, afin d’exercer un métier d’interprète au sein d’une entreprise nipponne. Elle n’y reste qu’un an. Une expérience malheureuse pour elle, qu’elle romancera dans « Stupeur et tremblements » et qui sera couronné par l’Académie française.

Après cela, elle rentre en Belgique et publie son premier roman «l’Hygiène de l’Assassin» en 1992. C’est un ouvrage presque uniquement composé de dialogues, entre un prix Nobel incompris et des journalistes, la discussion virant à l’interrogatoire. Amélie Nothomb y montre un art de plaire et d’interroger, de montrer du doigt à la fois les petits défauts humains et les horreurs dont ils sont capables.

La critique est rude avec elle : il est mis en doute qu’elle ait écrit seule ce roman, soi-disant trop excellent pour avoir été mené par une femme aussi jeune.

Ensuite, Amélie Nothomb raconte une partie de son enfance dans ses romans « Métaphysique des tubes », « Le Sabotage amoureux » et « Biographie de la faim » ainsi que dans « Ni d’Ève, ni d’Adam ».

À cause de sa gouvernante japonaise Nishio-San qu’elle considérait comme sa seconde mère, elle vit son départ du Japon, « pays de la beauté », pour la Chine, « pays de la laideur », comme un exil, et vit les autres déplacements familiaux comme autant de déracinements successifs. Mais aussi comme « un nomadisme culturel qui décuple sa curiosité et renforce sa précocité ». Elle raconte dans « Biographie de la faim » comment elle a plongé, avec sa sœur Juliette, dans les livres, la potomanie, l’alcoolisme infantile et l’anorexie.

En 2004, elle en était à son 53e manuscrit. Elle dit écrire près de quatre romans par an pour n’en publier qu’un seul : « J’écris 3,7 romans par an. C’est un rythme, je l’ai constaté après coup. Cela dit, n’allez surtout pas imaginer que tous ces romans sont bons. Il y a une énorme proportion de romans ratés dont il est hors de question que je les publie », « L’immense majorité [de ces manuscrits] restera dans des caisses et n’en sortira pas. Je veillerai à me protéger suffisamment pour cela ». Se disant également « enceinte de ses romans », Amélie Nothomb déclare écrire depuis l’âge de dix-sept ans.

Amélie Nothomb suscite la polémique auprès de certains écrivains moins côtés, du fait de son succès en librairie. Certains décrivent son travail acharné et son excentricité comme des arguments de vente avant toute chose.

Entre 2000 et 2002, elle écrit sept textes pour la chanteuse française Robert. Elle romance la vie de la chanteuse dans « Robert des noms propres », paru en 2002.

Dans son roman écrit en 2009, « Le Voyage d’hiver », Amélie Nothomb renoue avec ses thèmes favoris : l’autodérision (concernant la condition d’écrivain), le suicide amoureux, l’incohérence de l’existence si on ne s’attache à regarder qu’un seul fait de la vie (ici : l’amour).

En 2010, elle publie son dix-neuvième roman : « Une forme de vie ». Roman épistolaire, elle y décrit sa relation privilégiée et particulière avec ses lecteurs, à travers une correspondance fictive, mais relatant pourtant une réalité. Suite au séisme du 11 mars 2011, Amélie Nothomb publie, le 22 juin de cette même année, « les Myrtilles », une nouvelle en supplément à « Stupeur et Tremblements ». Les bénéfices de cette édition exceptionnelle sont reversés à Médecins du monde au Japon.

Le 17 août 2011 a été publié son vingtième roman « Tuer le père ».

Dans l’album « Ça se traverse et c’est beau » de Juliette Gréco, sorti en 2012, rendant hommage aux ponts parisiens, Amélie Nothomb est l’auteur de la chanson « Le pont Juliette ».

En 2012, elle retourne pour la première fois au Japon depuis le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima, en disant : « le Japon m’a plusieurs fois sauvée et j’ai à nouveau besoin d’être sauvée par le Japon, qui a ce pouvoir guérisseur ». À cette occasion, un reportage sur elle sera tourné par France 5. Le 22 août est publié son vingt et unième roman « Barbe bleue ».

Elle préside la 34e édition du Livre sur la place, 1er salon littéraire de la rentrée, qui s’est tenu les 14, 15 et 16 septembre 2012 à Nancy.

Elle est devenue présidente d’honneur du CRAC Europe le 3 octobre 2013.

Le 2 août 2013 paraît son vingt-deuxième roman : La nostalgie heureuse.

 En vingt ans de carrière, Amélie Nothomb a notamment été récompensée par le Grand Prix du Roman
de l’Académie française 1999, le Grand Prix Jean Giono pour l’ensemble de son œuvre et le Prix de Flore 2007.

Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles

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