Leroy Gilles

  Gilles Leroy est un écrivain français né le 28 décembre 1958 à Bagneux (Hauts-de-Seine). Il a reçu le Prix Goncourt en 2007. Fils d’Eliane Mesny qu’on retrouvera dans les romans sous les traits de Nush, de Lou et d’André Leroy, dit « Le playboy, dit « Le jeune homme amoureux de l’Amérique ».

 En 1972, il entre au lycée Lakanal à Sceaux. Il obtient son Bac Sciences expérimentales en juin 1975.

 En juillet et août de la même année, il fait un voyage en URSS où il rencontre Wladimir, le futur Volorio de « l’Amant russe ».

 A la rentrée de 1975, il intègre un parcours classique de littérature qui l’amène sur les bancs d’hypokhâgne et khâgne au lycée Lakanal. Gilles Leroy passe une DEUG de lettres et arts en 1977, suivi d’une licence puis d’une maîtrise de lettres modernes en 1979. Il achève son cursus universitaire par un mémoire sur le poète Henri Michaux. Sans goût pour l’université, il abandonne le cursus universitaire, fait son premier séjour aux Etats Unis d’Amérique et étudie seul la littérature américaine et japonaise qui l’impressionnent.

 En 1984, il écrit ses premières piges pour la presse. En septembre/octobre 1986, il séjourne au japon.

 En 1987, il publie son premier roman, Habibi qui sera suivi par une dizaine d’autres, dont « L’Amant russe » en 2002, « Grandir » en 2004, « Champsecret » en 2005 ou encore « Alabama Song » en 2007. Gilles Leroy a su imposer à travers quelques ouvrages sa plume légère et sensible.

 Après 1986, il exerce divers métiers, avant de devenir journaliste de presse écrite et audiovisuelle durant quelques années.

 En 1988, sa maman décède en avril et son papa au mois d’octobre.

En 1990, il emménage Rue Haxo, au nord de Belleville, dans une ancienne maison d’ouvrier. Simon Gallimard l’invite à rejoindre le prestigieux Mercure de France.

En 1991, il quitte le journalisme. Il partage alors son temps entre Paris et les collines de la Garde-Freinet qui seront le décor de « Soleil  noir ».

En 1995, il quitte définitivement Paris pour s’installer dans un hameau du Perche où il se consacre à l’écriture.

En 1999, il obtient le prix Valery Larbaud pour son livre « Machine à sous ».

Dans plusieurs de ses ouvrages (L’Amant russe, Les Maîtres du monde, Les Jardins publics etc.), il introduit de larges parts d’autobiographie et fouille un passé familial trouble afin, selon les critiques, de mieux comprendre sa vie et son propre cheminement dans le siècle. Le père est souvent absent de cet univers, la mère à la fois pesante et adorée.

La critique littéraire, unanime, salua l’ouvrage « Maman est morte », paru en 1990 et réédité plusieurs fois, comme étant « bouleversant ». Ce livre était en fait le récit, sous la forme d’un journal intime, des derniers instants de la mère de l’auteur, emportée à toute allure par un cancer du sein.

Plusieurs de ses romans sont également fortement imprégnés d’homosexualité, de l’esthétisme des personnages masculins, décrivant finement chacun d’eux, leur donnant chair de manière très sensuelle.

L’univers de chacun des romans de Gilles Leroy est fait à la fois de tendresse et de violence, de mosaïques et de critiques sociales au vitriol, dans lesquelles l’enfance est souvent cruelle et l’occasion de souffrances intimes.

En 2007, Gilles Leroy publie son douzième roman, « Alabama song », qui mêle éléments biographiques et imaginaires de la vie de Zelda Fitzgerald, dans ce que son éditeur nomme « son grand roman américain », et dans lequel l’auteur met l’accent sur la transgression qui, selon lui, est le mot clé du destin de cette femme au destin hors norme. Pour cet ouvrage, Gilles Leroy figurait dans la sélection 2007 des quatre grands prix littéraires français : le prix Goncourt, le prix Renaudot, le prix Fémina et le prix Médicis. Il obtint le prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires, le 5 novembre 2007.

En 2009, il demanda au pape de retirer ses propos sur l’inefficacité du préservatif, qui aggraverait selon lui la crise du SIDA, et obtint gain de cause en novembre 2010, lorsque le Souverain Pontife admet « dans certains cas l’utilité du préservatif ».

En 2010, il publie Zola Jackson, dans lequel il revient sur la tragédie provoquée par l’Ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans, à travers l’héroïne Zola Jackson, une institutrice qui organise sa survie et celle de ses proches.

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