Tuil Karine

  Karine Tuil est née le 3 mai 1972 à Paris.

 Diplômée de l’Université Paris II-Assas (DEA de droit de la communication/Sciences de l’information), elle prépare une thèse de doctorat portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias en écrivant parallèlement des romans.

 En 1998, elle participe à un concours sur manuscrit organisé par la fondation Simone et Cino Del Duca. Son roman « Pour le Pire » y est remarqué par Jean-Marie Rouart, alors directeur du Figaro littéraire.

 Quelques mois plus tard, son texte est accepté par les éditions Plon qui inaugurent une collection « jeunes auteurs ». « Pour le pire » qui relate la lente décomposition d’un couple, paraît en septembre 2000 et est plébiscité par les libraires. Mais c’est son second roman, « Interdit » (Plon 2001), récit burlesque de la crise identitaire d’un vieux juif, qui connaît un succès critique et public. Sélectionné pour plusieurs prix dont le prix Goncourt, « Interdit » obtient le prix Wizo et est traduit en plusieurs langues. Il est aussi sélectionné pour le prix Goncourt 2001. Le sens de l’ironie et de la tragi-comédie, l’humour juif se retrouvent encore dans « Du sexe féminin » en 2002, une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive.

  En 2003, Karine Tuil rejoint les Editions Grasset où elle publie « Tout sur mon frère » qui explore les effets pervers de l’autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision).

 En 2005, Karine Tuil renoue avec la veine tragi-comique en publiant « Quand j’étais drôle » qui raconte les déboires d’un comique français à New-York. Hommage aux grands humoristes. « Quand j’étais drôle » est en cours d’adaptation pour le cinéma et obtient le prix TPS Star du meilleur roman adaptable au cinéma.

 En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant « Douce France » un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative (en cours d’adaptation au cinéma par Raoul Peck).

Karine Tuil a aussi écrit une pièce de théâtre « Entre nous », le scénario de « Quand j’étais drôle » (en collaboration avec le réalisateur Manuel Boursinhac), des nouvelles pour Le Monde2, l’Express, l’Unicef et collaboré à divers magazines parmi lesquels L’Officiel, Elle, Transfuge, Le Monde2, Livre Hebdo. Elle écrit actuellement des portraits de personnalités du monde économique pour Enjeux les Echos (Nicolas de Tavernost, Patricia Barbizet, Marc Simoncini, Pierre Kosciusko-Morizet et Christine Lagarde).

Passionnée de cinéma, elle est membre du jury du festival « L’encre et l’écran » en avril 2004 et du festival du cinéma italien d’Annecy en septembre 2005.

En juin 2007, elle organise en collaboration avec Medbridge, (présidée par François Zimeray), l’Ambassade de France en Israël et Le Monde2, un voyage d’écrivains français en Israël et dans les territoires palestiniens (Manuel Carcassonne, Michèle Fitoussi, David Foenkinos, Elise Fontenaille, Véronique Olmi, François Reynaert, Florian Zeller) afin de mieux faire connaître les enjeux de cette région à travers la rencontre d’écrivains (David Grossman, A.B Yehoshua, Sami Michaël, Sayed Kashua, Etgar Keret, Zeruya Shalev…).

  Son septième roman, « la domination », pour lequel elle a reçu la Bourse Stendhal du ministère des Affaires étrangères a été publié chez Grasset en septembre 2008 (sélection prix Goncourt, prix de Flore). Il paraît en livre de poche en août 2010.

  Ses livres sont traduits en allemand et en italien.

  Son roman « Six mois, six jours », est paru chez Grasset. Il a fait partie de la première et deuxième sélection du prix Goncourt 2010, de la première sélection du prix Interalié et du prix Goncourt des lycéens.

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