Pancol Katherine ♦ Un homme à distance

Un homme à distanceUn jour, Kay est entrée dans mon restaurant. Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m’a dit: « Tu en fais ce que tu veux, je ne veux plus les garder ».

Ainsi commence ce roman par lettres comme on en écrivait au XVIIIe siècle. Il raconte la liaison épistolaire de Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, et d’un inconnu qui lui écrit pour commander des livres. 

Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu’elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s’offrent l’un l’autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d’Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc… et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu’ils n’auraient pas osé avouer.

Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, ils se font des confidences, ils se tendent des pièges, s’engagent dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d’une déchirure ancienne, s’efforce de repousser. Parfois tendre, d’autres fois violent. Ils se disent, à travers les livres dont ils parlent, des choses qu’ils n’auraient pas pu se dire autrement. On sent qu’entre ces deux-là gît un secret, autour duquel ils tournent, tournent. Ils n’osent s’affronter de peur de tout comprendre, de tout savoir, d’avoir trop mal…

On retrouve au détour de chaque page des noms d’auteurs ou de romans familiers, que l’on a, ou pas, déjà lus soi-même, tels que Mme de la Fayette avec sa Princesse de Clèves ou Faulkner, avec Les Palmiers sauvages, pour ne citer qu’eux.

 

L’auteur :

Katherine PancolLa romancière française Katherine Pancol est né le 22 octobre 1954 à Casablanca (Maroc).

Après des études de lettres, une maîtrise et deux ans de doctorat de lettres modernes, Katherine Pancol devient professeur de français et latin à Lausanne, de 1970 à 1972, voyage, avant de se tourner vers le journalisme après une rencontre avec Juliette Boisriveaud de Paris-Match.

Un éditeur la remarque et lui demande d’écrire un roman ? Ce sera chose faite en 1979, date à laquelle parait son premier roman, Moi d’abord, sorte de roman initiatique, vendu à 300 000 exemplaires : un succès qui lui permet d’aller vivre à New York où elle s’installe de 1979 à 1989 et où elle suit des cours d’écriture à l’université de Columbia. Elle revient en France après un mariage en 1987.

Son deuxième roman, La Barbare, paru en 1981, puis le troisième « Scarlett, si possible » en 1985 confirment sa vocation. Elle sera désormais écrivain à plein temps, se partageant entre ses romans et la rédaction d’articles pour Paris-Match et Elle (elle interviewe aussi bien Ronald Reagan et Jacques Chirac que Johnny Halliday ou Louise Brooks…).

Elle donne naissance en 1987 à une petite Charlotte, puis en 1989 à Clément.

Bien qu’occupée par ses deux enfants, elle continue à écrire. Viennent « Les Hommes cruels ne courent pas les rues », « Vu de l’extérieur », « Une si belle image », « Encore une danse ».

Poursuivant sa collaboration avec l’hebdomadaire Paris-Match, elle interviewe des personnalités venant d’horizons divers : Ronald Reagan, Lionel Jospin, Jacques Chirac, Meryl Streep, Vanessa Paradis, Louise Brooks.

Editée chez Albin Michel depuis 1999 et son « J’étais là avant », elle publie au moins un roman par an. « Et monter lentement dans un immense amour … » (2001), « Un homme à distance » (2002), « Embrassez-moi » (2003).

En 2006, son roman Les Yeux jaunes des crocodiles la propulse à nouveau au sommet des listes des meilleures ventes. Succès que ne démentiront pas les deux autres livres de la série : La Valse lente des tortues et Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Plus de 3 millions d’exemplaires vendus toutes éditions confondues. Traduits dans 25 langues dont l’anglais (Grande-Bretagne et États-Unis), l’espagnol, l’allemand, le chinois…

Éditée chez Albin Michel depuis 1999, Katherine Pancol publie au moins un roman par an.

Deux soeurs. La quarantaine. Iris, belle, très belle, riche, élégante, parisienne. Autrefois étudiante brillante, elle s’est mariée, et sa vie se résume en un tourbillon vain. Iris s’ennuie, rêve de devenir une autre. Joséphine est une littéraire, historienne spécialisée dans l’étude du XIIe siècle.

Beaucoup moins belle, beaucoup moins à l’aise dans la vie. Mariée, elle a deux filles, vit en banlieue et se bat pour tenir debout. Un jour, à un dîner, Iris prétend qu’elle écrit. Entraînée par son mensonge, elle persuade sa soeur d’écrire un livre qu’elle signera, elle. Abandonnée par son mari, acculée par les dettes, Joséphine se soumet. Elle est habituée : depuis qu’elles sont enfants, Iris la magnifique la domine. Le destin de chaque soeur va basculer.

Katherine Pancol aime raconter des histoires de femmes dans la tourmente. Devenue maître du genre, elle livre avec « Les Yeux jaunes des crocodiles » quelque 650 pages de vies entremêlées.

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