Constantine Barbara ♦ A Mélie, sans mélo

A Mélie, sans méloMélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie ! Mélie, le mélo, ce n’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?), à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant la Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père ; Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie quoi va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

 

L’auteur:

Barbara ConstantineNée américaine à Nice, à deux pas des studios de la Victorine, où tournait son père, Eddie Constantine, à quelques kilomètres de la Principauté où sa mère, Hélène était danseuse étoile dans les Ballets de Monte-Carlo, Barbara a été danseuse comme maman, a appris la musique comme papa dont le premier métier était chanteur d’opéra (plus tard il connaîtra le succès avec « Cigarettes whisky et p’tites pépées » ou « Et bailler et dormir »).

Cette star des années 50 avait créé le personnage de Lemmy Caution, un privé à l’accent délicieusement américain. Ses principaux films en France : « La môme vert de gris », « Les femmes préfèrent le mambo », mais aussi « Alphaville de Godard ».

Ses débuts au cinéma, Barbara les fera dans « Une baleine qui avait mal aux dents » de Jacques Bral où la vedette s’appelait Eddie Constantine. La jeune femme affirme que ce n’est pas parce qu’on parlait anglais à la maison qu’elle a ce soupçon d’accent américain. Mais ne nie pas que si elle est devenue scripte, tournant notamment avec Robert Altman (Vincent & Théo), Cédric Klapisch (Les poupées russes), Tim Roth, Andrzej Zulawski (La fidélité) Juliet Berto (Neige), Thomas Gilou, Jean-Pierre Mocky, Olivier Assayas, Raoul Ruiz,… c’est un peu une histoire de famille.

Ses meilleurs souvenirs : un tournage en Ethiopie avec Tim Roth, La Peste de Luis Puenzo où « chaque fois que j’allais chercher William Hurt dans sa loge je le trouvais en larmes et j’essayais de le consoler de sa dépression », le tournage du premier film comme réalisateur de Michel Piccoli, « un homme vraiment formidable » et le dernier de Mastroiani quelques mois avant sa mort.

 

Le statut d’intermittent du spectacle n’a pas que des inconvénients. C’est dans une période de chômage que Barbara Constantine a écrit « Allumer le chat ». Un jour elle a acheté un ordinateur et est partie à la campagne. « Allumer le chat » est aussi un roman bourré d’émotions qui raconte des vies esquintées par le sort.

Barbara Constantine est scripte, céramiste et romancière.

Elle vit en région parisienne, mais descend le plus souvent possible dans le Berry (près Le Blanc, dans l’Indre) par amour de la campagne, pour y planter des arbres (des cerisiers, des pruniers…), retaper des granges en ruine, écouter les rossignols délirer les nuits d’été, et surtout, passer un maximum de temps à regarder vivre ses chats, Alcide Pétochard (gentil chamallow) et Pétunia Trouduc (comme son nom l’indique). Elle se partage entre le Berry, Biarritz (pour raisons familiales) et Paris (côté Ivry-sur-Seine) parce que la ville.

Passionnée par la nature et par les chats, Barbara Constantine a plusieurs cordes à son arc. Céramiste et scripte, elle collabore notamment au film « Les Poupées russes » de Cédric Klapisch. Barbara Constantine publie un premier roman loufoque en 2007, « Allumer le chat », avant de réitérer en 2008 avec « A Mélie, sans mélo ».

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