Ernaux Annie

 

Annie Ernaux, née Annie Duchesne le 1er septembre 1940 à Lillebonne, est une écrivaine française, professeure de lettres de profession. Son œuvre littéraire, pour l’essentiel autobiographique, entretient des liens ténus avec la sociologie.

 Annie Ernaux passe son enfance et sa jeunesse à Yvetot, en Normandie.

 Née dans un milieu social modeste, de parents d’abord ouvriers, puis petits commerçants, Annie Ernaux fait ses études à l’université de Rouen. Elle devient successivement institutrice, professeure certifiée, puis agrégée de lettres modernes.

 Au début des années 1970, elle enseigne au collège d’Évire à Annecy, puis à Pontoise, avant d’intégrer le Centre national d’enseignement à distance.

 Elle fait son entrée en littérature en 1974 avec « Les Armoires vides », un roman autobiographique.

 En 1984, elle obtient le prix Renaudot pour un de ses ouvrages à caractère autobiographique « La Place ».

 Le livre « Les Années », vaste fresque qui court de l’après-guerre à nos jours, publiée en 2008, est récompensée par le prix Marguerite Duras 2008, le prix François Mauriac 2008, le prix de langue française 20083 et le prix des lecteurs du Télégramme 20094.

 En 2011, Annie Ernaux publie « L’Autre fille », une lettre adressée à sa sœur, décédée avant sa naissance, ainsi que « L’Atelier noir », qui rassemble différents carnets d’écriture constitués de notes, de plans et de réflexions liées à la rédaction de ses ouvrages. La même année, une anthologie intitulée « Écrire la vie » paraît dans la collection « Quarto ». Elle rassemble la plupart des écrits autobiographiques de l’auteure et propose un cahier d’une centaine de pages, composé de photos et d’extraits du journal intime inédit de l’auteure.

En outre, un prix littéraire dont elle est la « marraine » porte son nom : le Prix Annie Ernaux.

Très tôt dans sa carrière littéraire, Annie Ernaux délaisse la fiction pour se concentrer sur le matériau autobiographique que constitue son enfance dans le café-épicerie parental d’Yvetot. Mêlant expérience historique et expérience individuelle, ses ouvrages dissèquent l’ascension sociale de ses parents (La Place, La Honte), son mariage (La Femme gelée), sa sexualité et ses relations amoureuses (Passion simple, Se perdre), son environnement (Journal du dehors, Le Monde extérieur), son avortement (L’Événement), la maladie d’Alzheimer de sa mère (Je ne suis pas sortie de ma nuit), la mort de sa mère (Une femme) ou encore son cancer du sein (L’Usage de la photo, en collaboration avec Marc Marie).

 

Annie Ernaux revendique une écriture neutre, « sans jugement, sans métaphore, sans comparaison romanesque », et évoque un style « objectif, qui ne valorise ni ne dévalorise les faits racontés », cherchant ainsi à « rester dans la ligne des faits historiques, du document ».

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