Zafon Carlos Ruiz

Carlos Ruiz Zafón, né le 25 septembre 1964 à Barcelone, est un auteur espagnol. Il écrit principalement en castillan.

 Cet homme marié, sans enfant, vit depuis 1993 entre sa maison de Beverly Hills, à Los Angeles, où il a été scénariste pendant sept ans, et Barcelone, sa ville natale.

 Fils d’un agent d’assurances et d’une mère au foyer, Carlos Ruiz Zafon a passé onze ans chez les jésuites. Dès l’âge de 9 ans, il commence à coucher sur le papier les histoires qu’il se raconte. Après, il crée une petite maison d’édition avec un copain dont le père tenait une papeterie et possédait cet objet extraordinaire : une photocopieuse Xerox. Un camarade dessine les jaquettes, un autre s’occupe du  » marketing « , C’est une affaire qui marche.  » Même les profs achetaient leur fanzine. Jusqu’à ce que le directeur de l’école y jette un oeil et découvre, horrifié, des histoires à glacer le sang, peuplées d’assassins et de fantômes en tout genre. Censure immédiate.

 Le jeune Carlos ne s’en laisse pas conter et rédige, à 14 ans, un roman victorien de 600 pages.

 Pour vivre de sa plume, il se lance, à 20 ans, dans la publicité, monte vite en grade, devient un créatif convoité.  » J’ai gagné tellement d’argent que mon père me soupçonnait de frayer avec les narcotrafiquants ! « 

 Mais au fond, la pub, ce n’est pas son truc. Le 1er janvier 1992, il se met à écrire pour la jeunesse. Mais là encore, encore, il réalise que ce n’était pas sa voie. C’est avec son quatrième livre, Marina, que l’écrivain s’oriente vers ce qui deviendra sa marque de fabrique : cette veine gothique et mystérieuse qui lui a si bien réussi. Et qu’il entretient en collectionnant les dragons sous toutes les formes, des sculptures aux peluches, en passant par la petite broche qu’il arbore sur son beau polo. Zafon aurait-il vraiment le feu sacré ?…

 Son quatrième roman, L’Ombre du vent a reçu un bon accueil de la critique et a été traduit en de nombreuses langues. Il a été sélectionné dans les romans étrangers pour le prix Femina 2004. Il a reçu aussi des prix littéraires français, comme le Prix des Amis du Scribe et le Prix Michelet en 2005, ainsi qu’au Québec, comme le Prix des libraires du Québec 2005 (Roman hors Québec).

Bouille ronde, lunettes à la monture colorée et bouc bien taillé, Zafon est le vilain petit canard du cercle littéraire espagnol. Il déserte les colloques d’écrivains, fuit les mondanités. D’ailleurs, il ne vit même pas en Espagne. Il habite entre Los Angeles et Berlin. Son roman, bon ouvrage, un pavé de 672 pages, diffère également des romans actuels. Ici, pas de drames psychologiques à la Javier Marias, ni de grandes fresques historiques à l’Arturo Perez-Reverte.

 Avec le Jeu de l’ange, Zafon renoue avec un genre qui a toujours fait fureur en Espagne: le thriller fantastique.

Le lecteur ibérique raffole des intrigues où la réalité côtoie le fantastique, et le religieux, l’occulte. Les romans sur les mystères des pyramides, les secrets des constructeurs des cathédrales, les pouvoirs cachés des francs-maçons ou ceux de Stephen King et Umberto Eco cartonnent en librairies.

La littérature de Zafón se caractérise par un style élaboré ainsi que d’une influence certaine de la narration audiovisuelle, de l’esthétique gothique et expressionniste et de la combinaison de beaucoup d’éléments narratifs dans un registre techniquement contrôlé. Cette technique, cette maîtrise du langage et de la structure narrative lui permettent de combiner des éléments différents du roman traditionnel du XIXe siècle.

 Zafón en fait un emploi impactant des images et des tissures à force sensorielle.

Zafón est de la même manière un créateur de personnages, ce à quoi s’ajoute une utilisation de la tension et de la construction narratives, ce qui lui permet d’articuler des trames d’une complexité avec une simplicité et une facilité trompeuses.

 

L’ombre du vent

 

Le jeu de l’ange

 

 

Marina

 

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