Lévy Marc ♦ Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites

On entre dans la vie de Julia quelques jours avant son mariage alors qu’elle est en pleine séance d’essayage de robes de mariées en compagnie de Stanley son meilleur ami gay. Elle est belle, elle est jeune, elle a un boulot tendance, un meilleur ami homosexuel, un fiancé complaisant et un ancien amour perdu…

Quand survient le facteur surnaturel.

Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – un homme d’affaires brillant, mais un père distant avec qui elle n’entretient que de vagues relations – ne pourra pas assister à la cérémonie. Mais pour une fois, il a une excuse irréprochable : il est mort. Ses funérailles auront lieu le jour du mariage. La cérémonie est donc annulée. Julia ne peut s’empêcher de voir l’aspect tragi-comique de la situation. Son père a toujours eu un don très particulier pour apparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. D’une seconde à l’autre, ses projets de mariage se transforment en plans de funérailles.

Mais le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve encore une surprise. Le papa mort compte bien revenir de l’au-delà… Des livreurs déposent chez Julia une énorme caisse. Quand elle l’ouvre, elle tombe nez-à-nez avec un robot hyper-réaliste au physique de son père qui lui annonce qu’il est là pour l’aider à faire son deuil et répondre à ses questions à propos de ce père qu’elle ne connaît pas. Mais le temps est compté car le robot a une autonomie de 6 jours seulement. Julia va-t-elle suivre son instinct et envoyer promener ce père qui est resté pour elle un inconnu et se marier comme prévu ?

C’est le début d’une conversation entre eux deux, et d’un voyage qui va les mener de New York à Berlin en passant par Montréal – à la recherche de l’homme dont l’héroïne fut éperdument amoureuse quand elle avait vingt ans… et peut-être pour eux deux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.

 

On l’aura compris, il n’est question ici ni d’originalité, ni d’une quelconque exigence littéraire. Le suggestif laisse place à des répliques improbables, à un scénario convenu, mais savamment construit, au dialogue près. Ces pages fleurent bon les studios hollywoodiens et la retouche maquillage. Pas besoin de projeter sur ces personnages ultra lisses le moindre visage aimé. Julia a déjà les traits de Cameron Diaz, Stanley, ceux de Rupert Everett, et Tomas, ceux de Patrick Dempsey. Voilà, emballez, c’est pesé ! Moteur. Action !

La véritable question est de savoir si ce nouveau Marc Levy vaut mieux que les précédents. Et franchement, après s’être égaré dans le maquis et le déluge lacrymal, on se dit que le roi de la love story bon marché a retrouvé ses marques. Les ficelles sont celles de ses débuts, toujours bien visibles, mais les fans de la première heure s’y retrouveront. Voilà le best-seller de l’été. Bien dosé, bien apprêté et futile à souhait.

Marc Levy renoue ici avec l’univers romantique et fantastique qui l’a fait connaître.
Dans cette aventure pleine de suspense, de tendresse et d’humour, l’auteur nous entraîne au cœur de la relation entre un père et sa fille et nous raconte l’histoire d’un premier amour – celui qui ne meurt jamais.

 

L’auteur : Marc Lévy

  Marc Lévy est né le 16 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt en région parisienne. Il est le frère de Lorraine Lévy, auteur de théâtre, scénariste, réalisatrice. Il est cousin de Julie Andrieu, son grand-père maternel ayant épousé en deuxièmes noces la mère de Nicole Courcel.

 A 18 ans, il s’engage à la Croix Rouge Française tout d’abord comme secouriste. Il y passe 6 ans à divers postes. Parallèlement, il étudie la gestion et l’informatique à l’Université Paris Dauphine.

 En 1983, En 1983, il crée sa première entreprise, Logitech, spécialisée dans l’importation de périphériques de sauvegarde de données sur PC.  Un an après il s’installe aux États-Unis où il crée, à San Francisco et dans le Colorado, deux sociétés spécialisées dans l’imagerie de synthèse, Spectrum Hollobyte et Rainbow Images. En 1988, il ouvre une unité de carte de traitement d’images à Sophia Antipolis.

 En 1989, il perd le contrôle de son groupe et démissionne. Repartant de zéro, à 29 ans, il revient à Paris et fonde avec deux amis une société « Eurythmic Cloiselec » de travaux de finitions qui deviendra l’un des premiers cabinets d’architecture de bureau en France.

 En octobre 1999, Marc Levy démissionne et part habiter à Londres pour se consacrer exclusivement à l’écriture.

 À 37 ans, Marc Levy écrit une histoire à l’homme que deviendra son fils.

Encouragé par sa sœur scénariste (aujourd’hui réalisatrice), il envoie ce manuscrit aux Editions Robert Laffont qui acceptent aussitôt de publier « Et si c’était vrai ». Peu avant la sortie du roman, Steven Spielberg (Dreamworks) en acquiert les droits d’adaptation cinématographique. Le film, intitulé Just Like Heaven, produit par Steven Spielberg, interprété par Reese Whitherspoon et Mark Ruffalo, s’est classé premier du box-office américain lors de sa sortie en 2005.

Après la publication de son premier roman « Et si c’était vrai », en 2000, Marc Levy se consacre exclusivement à l’écriture. Tous ses romans figurent dès leur parution en tête des ventes annuelles en France et connaissent un succès international. Il publie « Où es-tu ? » en 2001 (adapté pour la télévision en 2007), Sept jours pour une éternité en 2003, La prochaine fois en 2004, Vous revoir, la suite de Et si c’était vrai, en 2005, Mes amis, mes amours en 2006(adapté au cinéma en 2008), Les Enfants de la liberté en 2007 et Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites en 2008.

Son neuvième roman Le Premier jour est sorti le 25 juin 2009. La Première nuit, la suite du Premier jour est sortie le 2 décembre 2009.

Son onzième roman Le voleur d’ombres a été publié le 17 juin 2010 en France.

Ses 10 romans, traduits en 41 langues, ont été publiés à plus de 20 millions d’exemplaires (toutes langues et toutes éditions confondues). Marc Levy est l’auteur français le plus lu dans le monde. (Source des chiffres de vente et de classement : Ipsos/Livres Hebdo – Le Figaro).

Marc Levy a écrit quelques nouvelles et a réalisé un court métrage pour Amnesty International, La lettre de Nabila, diffusé en mars 2004. Il a également écrit quelques chansons pour différents artistes, dont Johnny Hallyday.  

 

Et si c’était vrai… est un roman de Marc Levy, avec lequel il a remporté le Prix Goya du premier roman. Selon Livres Hebdo, cette édition du roman de Marc Lévy s’est classée 4e des ventes poche 2003, avec 212 800 exemplaires vendus en France.

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