Pancol Katherine ♦ Les yeux jaunes des crocodiles

Pancol

Deux soeurs. La quarantaine. Iris, belle, très belle, riche, élégante, parisienne. Autrefois étudiante brillante, elle s’est mariée, et sa vie se résume en un tourbillon vain. Iris s’ennuie, rêve de devenir une autre. Joséphine est une littéraire, historienne spécialisée dans l’étude du XIIe siècle.

Beaucoup moins belle, beaucoup moins à l’aise dans la vie. Mariée, elle a deux filles, vit en banlieue et se bat pour tenir debout. Un jour, à un dîner, Iris prétend qu’elle écrit. Entraînée par son mensonge, elle persuade sa soeur d’écrire un livre qu’elle signera, elle. Abandonnée par son mari, acculée par les dettes, Joséphine se soumet. Elle est habituée : depuis qu’elles sont enfants, Iris la magnifique la domine. Le destin de chaque soeur va basculer.

 

Katherine Pancol aime raconter des histoires de femmes dans la tourmente. Devenue maître du genre, elle livre avec « Les Yeux jaunes des crocodiles » quelque 650 pages de vies entremêlées.

Le récit est bâti autour d’un mensonge.

Iris, la quarantaine, mène une vie bourgeoise « réussie » mais s’ennuie ferme. Au cours d’un dîner où elle rencontre un éditeur célèbre, elle prétend, pour l’impressionner et impressionner les autres, être en train d’écrire un livre.

Tombée dans son propre piège, celle qui n’a jamais écrit une ligne demande à sa soeur Joséphine, brillante chercheuse spécialiste du Moyen Age au caractère effacé et dont la vie sentimentale tourne au désastre, de l’écrire à sa place.

Cette situation va les emmener, chacune leur tour, dans des chemins inexpérimentés jusqu’alors. La reconnaissance, tant espérée, pour l’une, et la réussite financière et sentimentale pour l’autre. Plusieurs générations se croisent. La mère de ces deux soeurs et les enfants de celles-ci font partie intégrante de l’histoire et on se rend compte que finalement, tous ont le même but : accomplir leurs désirs et trouver un endroit où la vie soit douce.

Katherine Pancol fait le portrait de femmes libres mais malheureuses, qui essayent de mener de front carrière, famille, réussite sociale. Seulement, l’insatisfaction de cette génération de femmes est patente.

Les personnages de Pancol sont pleins de vie. Ils affrontent les situations, chutent parfois mais se relèvent toujours. Un roman positif qui montre des personnages en quête d’eux-mêmes et en quête d’amour. Quant au titre énigmatique, nous vous laissons le soin de découvrir quel secret il renferme…

 

L’auteur :

  La romancière française Katherine Pancol est né le 22 octobre 1954 à Casablanca (Maroc).

 Après des études de lettres, une maîtrise et deux ans de doctorat de lettres modernes, Katherine Pancol devient professeur de français et latin à Lausanne, de 1970 à 1972, voyage, avant de se tourner vers le journalisme après une rencontre avec Juliette Boisriveaud de Paris-Match.

 Un éditeur la remarque et lui demande d’écrire un roman ? Ce sera chose faite en 1979, date à laquelle parait son premier roman, Moi d’abord, sorte de roman initiatique, vendu à 300 000 exemplaires : un succès qui lui permet d’aller vivre à New York où elle s’installe de 1979 à 1989 et où elle suit des cours d’écriture à l’université de Columbia. Elle revient en France après un mariage en 1987.

 Son deuxième roman, La Barbare, paru en 1981, puis le troisième « Scarlett, si possible » en 1985 confirment sa vocation. Elle sera désormais écrivain à plein temps, se partageant entre ses romans et la rédaction d’articles pour Paris-Match et Elle (elle interviewe aussi bien Ronald Reagan et Jacques Chirac que Johnny Halliday ou Louise Brooks…).

 Elle donne naissance en 1987 à une petite Charlotte, puis en 1989 à Clément.

 

Bien qu’occupée par ses deux enfants, elle continue à écrire. Viennent « Les Hommes cruels ne courent pas les rues », « Vu de l’extérieur », « Une si belle image », « Encore une danse ».

Poursuivant sa collaboration avec l’hebdomadaire Paris-Match, elle interviewe des personnalités venant d’horizons divers : Ronald Reagan, Lionel Jospin, Jacques Chirac, Meryl Streep, Vanessa Paradis, Louise Brooks.

Editée chez Albin Michel depuis 1999 et son « J’étais là avant », elle publie au moins un roman par an. « Et monter lentement dans un immense amour … » (2001), « Un homme à distance » (2002), « Embrassez-moi » (2003).

 

En 2006, son roman Les Yeux jaunes des crocodiles la propulse à nouveau au sommet des listes des meilleures ventes. Succès que ne démentiront pas les deux autres livres de la série : La Valse lente des tortues et Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Plus de 3 millions d’exemplaires vendus toutes éditions confondues. Traduits dans 25 langues dont l’anglais (Grande-Bretagne et États-Unis), l’espagnol, l’allemand, le chinois…

 

Éditée chez Albin Michel depuis 1999, Katherine Pancol publie au moins un roman par an.

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