{"id":8431,"date":"2021-01-11T16:41:27","date_gmt":"2021-01-11T15:41:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=8431"},"modified":"2021-01-11T16:42:51","modified_gmt":"2021-01-11T15:42:51","slug":"adam-olivier-%e2%99%a6-une-partie-de-badminton","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/adam-olivier-%e2%99%a6-une-partie-de-badminton\/","title":{"rendered":"Adam Olivier &#x2666; Une partie de badminton"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=8415\" rel=\"attachment wp-att-8415\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-8415 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Une-partie-de-badminton.jpg\" alt=\"\" width=\"224\" height=\"340\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Une-partie-de-badminton.jpg 329w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Une-partie-de-badminton-197x300.jpg 197w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Une-partie-de-badminton-220x334.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 224px) 100vw, 224px\" \/><\/a>Olivier Adam livre avec <em>\u00ab\u00a0Une partie de badminton\u00a0\u00bb, son douzi\u00e8me roman \u00a0<\/em>(Flammarion) le r\u00e9cit des m\u00e9saventures familiales et professionnelles d&rsquo;un \u00e9crivain sur le d\u00e9clin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Il \u00a0nous convie au spectacle d&rsquo;une famille dont l&rsquo;harmonie semble menac\u00e9e, par des choix strat\u00e9giques maladroits (quitter Paris), des coups de canifs dans le contrat de mariage, et des ados enclins \u00e0 s\u2018\u00e9clipser sans pr\u00e9venir. Il d\u00e9peint aussi bien les tourments qui secouent la famille, qu&rsquo;une actualit\u00e9 parfois lourde (attentats, migrants, protection du littoral, m\u00e9tier d&rsquo;\u00e9crivain, violence domestique&#8230;).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Comme dans Falaises<\/em>, <em>Des vents contraires<\/em> ou <em>Les Lisi\u00e8res<\/em>, Olivier Adam convoque un de ses doubles fictionnels Paul, et brouille savoureusement les pistes entre fiction et r\u00e9alit\u00e9 dans ce grand livre d\u2019une vitalit\u00e9 romanesque et d\u2019une autod\u00e9rision tr\u00e8s anglo-saxonnes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A son d\u00e9part, Paul Lerner, 45 ans, \u00e9tait en haut de la vague. Son dernier livre s&rsquo;\u00e9tait vendu au-del\u00e0 de ses esp\u00e9rances et de celles de son \u00e9diteur. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es en Bretagne, \u00e0 Saint\u00a0 Lunaire pr\u00e8s de saint Malo, il d\u00e9cide de s\u2019installer \u00e0 Paris avec toute sa petite famille. Un changement radical mais n\u00e9cessaire pour l&rsquo;auteur qui semblait avoir fait le tour de cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, cette parenth\u00e8se parisienne de cinq ans n\u2019a pas tenu ses promesses. Malgr\u00e9 cette ville-lumi\u00e8re, les projecteurs se sont peu \u00e0 peu d\u00e9tourn\u00e9s de lui et de ses romans. Le succ\u00e8s et les lecteurs ne sont plus au rendez-vous. Difficile alors de vivre au c\u0153ur de la capitale au temps des vaches maigres\u00a0: crise financi\u00e8re, loyer exhorbitant. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;apr\u00e8s 5 ans, la famille est de nouveau de retour sur la c\u00f4te d&rsquo;\u00c9meraude, \u00e0 Saint-Lunaire. Un d\u00e9m\u00e9nagement qui n\u2019enchante gu\u00e8re les autres membres de la famille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tandis que ce littoral qu\u2019il croyait bien conna\u00eetre se r\u00e9v\u00e8le moins paisible qu\u2019il n\u2019en a l\u2019air, Paul voit sa vie conjugale et familiale brutalement mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Il \u00e9tait pourtant pr\u00e9venu : un jour ou l\u2019autre on doit n\u00e9gocier avec la loi de l\u2019emmerdement maximum.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa fille Manon, jeune lyc\u00e9enne adolescente est malheureuse, devient col\u00e9rique, regrette ses amis intellos de Paris, d\u00e9testant ce lyc\u00e9e perdu peuple d\u2019idiots d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s, tire la gueule \u00e0 longueur de journ\u00e9e et fugue pour retrouver son amoureux \u00e0 Paris. Sa femme Sarah, a r\u00e9ussi \u00e0 \u00eatre mut\u00e9e dans un lyc\u00e9e de la banlieue de Rennes et donne des cours de Fran\u00e7ais aux migrants d&rsquo;un centre d&rsquo;accueil. Mais elle se tape des heures de voitures, est d\u00e9prim\u00e9e par leur couple entr\u00e9 dans le moule. Seul son fils Cl\u00e9ment \u00e2g\u00e9 de 10 ans semble y rester indiff\u00e9rent. Quant \u00e0 lui, en manque d&rsquo;inspiration, il accepte un poste de journaliste pour l\u2019hebdomadaire local \u00ab\u00a0L\u2019Emeraude\u00a0\u00bb. Il sent bien que quelque chose s&rsquo;est ab\u00eem\u00e9. Une faille. Une fissure. Entre Sarah et lui. Entre lui et Manon. Et en lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est pas vraiment heureux et ce ne sont pas les d\u00e9convenues et les mauvaises nouvelles qui vont embellir son quotidien d\u00e9j\u00e0 un brin morose&#8230; Il apprend que Sarah a une liaison de longue date avec Lise, une vieille amie. Il apprend la mort d&rsquo;un ami \u00e9crivain qu&rsquo;il avait perdu de vue depuis longtemps, et dont le d\u00e9c\u00e8s fait \u00e9merger des secrets jusque-l\u00e0 bien enfouis. Enfin, qui est cette myst\u00e9rieuse jeune femme qui semble r\u00f4der autour de lui ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chez Olivier Adam la morosit\u00e9, le mal-\u00eatre est partie int\u00e9grante de son \u0153uvre et les d\u00e9tails autobiographiques souvent au c\u0153ur de ses livres. Ici, il ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle, dans un contexte social et politique gu\u00e8re r\u00e9jouissant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ajout \u00e0 son mal-\u00eatre intrins\u00e8que, notre protagoniste est emp\u00eatr\u00e9 dans le d\u00e9sarroi de \u201cl&rsquo;auteur qui n&rsquo;\u00e9crit plus\u201d et de ses soucis de famille. Dans le d\u00e9cor envo\u00fbtant de la Bretagne, les dunes, la mer s&rsquo;acharnant sur les rochers, l&rsquo;horizon qui se d\u00e9ploie sans fin, une autopsie et autocritique d&rsquo;une vie d&rsquo;homme avec tout ce qu&rsquo;elle a de plus humain, constell\u00e9e de p\u00e9pins de famille, de femmes myst\u00e9rieuses, de regrets et non-regrets de la vie intellectuelle parisienne. S&rsquo;y ajoute l&rsquo;interrogation sur le rapport du talent de l&rsquo;\u00e9crivain et de la qualit\u00e9 litt\u00e9raire de son \u0153uvre \u00e0 son succ\u00e8s commercial, une question de d\u00e9bat sans fond.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=7260\" rel=\"attachment wp-att-7260\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-7260\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Olivier-Adam.jpg\" alt=\"\" width=\"267\" height=\"401\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Olivier-Adam.jpg 950w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Olivier-Adam-200x300.jpg 200w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Olivier-Adam-768x1152.jpg 768w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Olivier-Adam-683x1024.jpg 683w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Olivier-Adam-220x330.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><\/a>Olivier Adam<\/strong> est un \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 12\u00a0juillet\u00a01974 \u00e0 Draveil, pr\u00e8s de Paris. Il a grandi en r\u00e9gion parisienne dans l\u2019Essonne, avec ses deux fr\u00e8res, au sein d&rsquo;une famille modeste et vit maintenant en Bretagne. Son p\u00e8re \u00e9tait employ\u00e9 de banque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il dit maintenant ne plus se rappeler son enfance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 10\/11 ans. Il sait pourtant qu\u2019il a eu une enfance heureuse, normale pour ce qu\u2019il s\u2019en souvient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers l\u2019\u00e2ge de 16 ans, il devient anorexique. Il perd 38 kg. De 88 kg, il passe \u00e0 50 kg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il suit des \u00e9tudes de gestion d&rsquo;entreprises culturelles \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Paris-Dauphine o\u00f9 il rencontre sa future compagne Karine Reysset et m\u00e8re de ses enfants et qui va lui r\u00e9apprendre \u00e0 manger et arr\u00eater de vouloir \u00eatre un \u00ab\u00a0fant\u00f4me\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il devient d&rsquo;abord consultant pour conseiller des collectivit\u00e9s locales dans leur politique culturelle. Puis, apr\u00e8s un \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb de quelques ann\u00e9es o\u00f9 il commence \u00e0 \u00e9crire, il participe en 1999 \u00e0 la cr\u00e9ation du festival litt\u00e9raire \u00ab\u00a0<em>Les correspondances de Manosque\u00a0\u00bb<\/em> avec Olivier Chaudenson. Il travaille ensuite bri\u00e8vement dans l&rsquo;\u00e9dition, o\u00f9 il est directeur de collection aux \u00e9ditions du Rouergue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2000, Olivier Adam publie aux \u00e9ditions du Dilettante son premier roman, \u00ab\u00a0<em>Je vais bien ne t&rsquo;en fais pas\u00a0\u00bb<\/em>, qui conna\u00eetra un certain succ\u00e8s (160.000 exemplaires vendus en poche apr\u00e8s l&rsquo;adaptation au cin\u00e9ma en 2006), qui obtient la reconnaissance de la critique et qui est s\u00e9lectionn\u00e9 pour le Festival du premier roman en 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il signe ensuite avec les \u00e9ditions de l&rsquo;Olivier o\u00f9 il publie \u00ab\u00a0<em>A l&rsquo;Ouest\u00a0\u00bb<\/em> (2001), \u00ab\u00a0<em>Poids l\u00e9ger\u00a0\u00bb<\/em> (2002), \u00ab\u00a0<em>Passer l&rsquo;hiver\u00a0\u00bb<\/em> (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des \u00c9diteurs 2004), \u00ab\u00a0<em>Falaises\u00a0\u00bb<\/em> (2005, s\u00e9lectionn\u00e9 dans 13 prix litt\u00e9raires sans obtenir aucune r\u00e9compense) et \u00ab\u00a0<em>\u00c0 l&rsquo;abri de rien\u00a0\u00bb<\/em> (2007, Prix du Premier prix 2007 et favori du Prix Goncourt 2007).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre-temps, en 2003, il devient directeur de collection aux \u00e9ditions du Rouergue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement, \u00e0 la suite d&rsquo;une rencontre avec Genevi\u00e8ve Brisac, Olivier Adam \u00e9crit aussi plusieurs ouvrages pour la jeunesse, publi\u00e9s pour la plupart \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des Loisirs: \u00ab\u00a0<em>On ira voir la mer\u00a0\u00bb<\/em> (2002), \u00ab\u00a0<em>La Messe Anniversaire\u00a0\u00bb<\/em> (2003), \u00ab\u00a0<em>Sous la pluie\u00a0\u00bb<\/em> (2004), \u00ab\u00a0<em>Douanes\u00a0\u00bb<\/em> (2004, \u00e9ditions Page \u00e0 page) \u00ab\u00a0<em>Comme les doigts de la main\u00a0\u00bb<\/em> (2005) et \u00ab\u00a0<em>Le jour o\u00f9 j&rsquo;ai cass\u00e9 le ch\u00e2teau de Chambord<\/em> \u00ab\u00a0(2005).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il publie par ailleurs r\u00e9guli\u00e8rement des textes courts dans les revues litt\u00e9raires et anime des ateliers d&rsquo;\u00e9criture en milieu scolaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2004, il obtient le Prix Goncourt de la nouvelle pour son recueil \u00ab\u00a0<em>Passer l&rsquo;hiver\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2005, Olivier Adam quitte la r\u00e9gion parisienne pour la Bretagne avec sa compagne Karine Reysset, l&rsquo;auteur de livres pour enfants, pour habiter \u00e0 Saint-Malo, o\u00f9 il partage son temps entre la litt\u00e9rature et le cin\u00e9ma. Ce qu&rsquo;il \u00e9voque dans <em>Des vents contraires<\/em> en 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des histoires plein la t\u00eate, Olivier Adam sort coup sur coup <em>\u00ab\u00a0Des vents contraires\u00a0\u00bb<\/em> (Prix RTL-Lire 2009) et <em>\u00ab\u00a0Le c\u0153ur r\u00e9gulier\u00a0\u00bb<\/em> (2010), tout en \u00e9crivant des ouvrages jeunesse, <em>\u00ab\u00a0Les Boulzoreilles\u00a0\u00bb,<\/em> avec Euriel Dumait (2010) ou <em>\u00ab\u00a0Personne ne bouge\u00a0\u00bb<\/em> (2011).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Les lisi\u00e8res\u00a0\u00bb<\/em> est sorti \u00e0 la rentr\u00e9e litt\u00e9raire 2012, un roman o\u00f9 le destin d&rsquo;un homme croise celui de la France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2015, <em>\u00ab\u00a0Peine perdue\u00a0\u00bb,<\/em> qui se penche sur vingt-deux personnages d&rsquo;une station baln\u00e9aire de la C\u00f4te d&rsquo;Azur, est finaliste du Prix des libraires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fait partie en 2007 de la derni\u00e8re s\u00e9lection du Prix Goncourt pour \u00ab\u00a0<em>\u00c0 l&rsquo;abri de rien\u00a0\u00bb<\/em>, et, en 2010, pour \u00ab\u00a0<em>Le C\u0153ur r\u00e9gulier\u00a0\u00bb<\/em>, de la deuxi\u00e8me s\u00e9lection du Prix Goncourt.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux ans plus tard, pour son roman \u00ab\u00a0<em>Les Lisi\u00e8res<\/em>,\u00a0\u00bb il semble favori, d&rsquo;apr\u00e8s les m\u00e9dias, le magazine <em>L&rsquo;Express<\/em> titrant un article \u00ab\u00a0Olivier Adam aux lisi\u00e8res du prix Goncourt\u00a0\u00bb&#8230; mais quelques jours plus tard, comme le mentionne le journal <em>Le Figaro<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 une grande surprise\u00a0: alors que la plupart des m\u00e9dias le voyaient d\u00e9j\u00e0 couronn\u00e9, Olivier Adam ne figure m\u00eame pas sur la premi\u00e8re liste du Goncourt\u00a0\u00bb, surprise que reprend en titre <em>L&rsquo;Express<\/em> ou encore <em>Le Point<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son \u0153uvre d\u00e9peint des personnages en butte \u00e0 des crises d&rsquo;identit\u00e9, souvent dans des milieux ordinaires de la classe moyenne. Ses romans mettent en sc\u00e8ne les th\u00e8mes des douleurs familiales, du manque, des identit\u00e9s flottantes, de l\u2019inadaptation sociale, de la fuite et de la r\u00e9invention de soi. Ils \u00e9voquent \u00e9galement la France \u00ab\u00a0p\u00e9riph\u00e9rique\u00a0\u00bb, en particulier la banlieue parisienne et sont tr\u00e8s fortement marqu\u00e9s par les paysages de bords de mer, en particulier ceux de la C\u00f4te d&rsquo;Emeraude en Bretagne. Il affiche \u00e9galement dans ses \u00e9crits son admiration pour la culture et les paysages du Japon, pays o\u00f9 il fut \u00e9crivain laur\u00e9at en 2006, en r\u00e9sidence \u00e0 la Villa Kujoyama, \u00e0 Ky\u014dto et qui a pour objectif d\u2019accueillir des cr\u00e9ateurs et des chercheurs confirm\u00e9s visant \u00e0 mettre en \u0153uvre la r\u00e9alisation d&rsquo;un projet sp\u00e9cifique s&rsquo;inscrivant dans la r\u00e9alit\u00e9 japonaise..<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s influenc\u00e9 par la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine contemporaine (John Fante, Raymond Carver, Richard Ford,&#8230;) mais aussi par une certaine famille d&rsquo;\u00e9crivains fran\u00e7ais des ann\u00e9es 40 et 50 (Henri Calet, Georges Hyvernaud, Georges Perros,&#8230;), n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 aborder des th\u00e9matiques sociales et politiques, Olivier Adam a su s&rsquo;imposer tr\u00e8s vite comme un auteur qui compte dans la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;\u00e9crivains fran\u00e7ais. C\u00f4t\u00e9 filiations cin\u00e9matographiques et musicales, on rapproche souvent son univers et son style de ceux d&rsquo;auteurs comme Maurice Pialat, Leonard Cohen ou encore Christophe Miossec.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le cin\u00e9ma, outre la co-sc\u00e9narisation de ses romans \u00ab\u00a0<em>Je vais bien ne t&rsquo;en fais pas\u00a0\u00bb,<\/em> adapt\u00e9 en 2006 par Philippe Lioret, avec les acteurs Kad Merad et M\u00e9lanie Laurent. Pour ce film, Olivier Adam recevra l\u2019Etoile d\u2019or du sc\u00e9nariste, d\u00e9cern\u00e9e par l\u2019acad\u00e9mie de la presse du cin\u00e9ma fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>Poids l\u00e9ger\u00a0\u00bb<\/em> adapt\u00e9 en 2004 par Jean-Pierre Am\u00e9ris et \u00ab\u00a0<em>Sous la pluie\u00a0\u00bb<\/em> en cours d&rsquo;adaptation par Patrick Goyette), Olivier Adam a co-sign\u00e9 les sc\u00e9narios de \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 indien\u00a0\u00bb<\/em> d&rsquo;Alain Raoust (2007) et de \u00ab\u00a0<em>Maman est folle\u00a0\u00bb<\/em> de Jean-Pierre Am\u00e9ris (2007, t\u00e9l\u00e9film).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9galement sc\u00e9nariste, il a particip\u00e9 \u00e0 plusieurs films\u00a0: en 2007, \u00e0 <em>L&rsquo;\u00c9t\u00e9 indien<\/em>, film de Alain Raoust\u00a0; en 2009, \u00e0 <em>Welcome<\/em> de Philippe Lioret. Il a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 plusieurs adaptations de ses romans\u00a0: <em>Je vais bien, ne t&rsquo;en fais pas<\/em> du m\u00eame r\u00e9alisateur Philippe Lioret en 2006, <em>Poids l\u00e9ger<\/em> en 2004 et le t\u00e9l\u00e9film <em>Maman est folle<\/em> en 2007, tous deux r\u00e9alis\u00e9s par Jean-Pierre Am\u00e9ris, et <em>Des vents contraires<\/em>, de Jalil Lespert, en 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est nomm\u00e9 chevalier des arts et des lettres en 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 2014, une cinqui\u00e8me adaptation de son \u0153uvre est port\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran, \u00e0 laquelle il n&rsquo;a pas particip\u00e9, le long m\u00e9trage <em>Passer l&rsquo;hiver<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 par Aur\u00e9lia Barbet, tir\u00e9 de la nouvelle \u00ab\u00a0Nouvel An\u00a0\u00bb, issue du recueil \u00ab\u00a0<em>Passer l&rsquo;hiver\u00a0\u00bb<\/em> publi\u00e9 10 ans plus t\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00eame ann\u00e9e, son roman \u00ab\u00a0<em>Falaises\u00a0\u00bb<\/em> (publi\u00e9 en 2005) est \u00ab\u00a0librement adapt\u00e9\u00a0\u00bb en bande dessin\u00e9e, sur un sc\u00e9nario de Lo\u00efc Dauvillier, et des dessins de Thibault Balahy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il revient dans la capitale, \u00e0 Montmartre en 2014, avec sa compagne et ses deux enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son ouvrage, \u00ab\u00a0<em>Peine perdue\u00a0\u00bb<\/em> sorti en ao\u00fbt 2014 chez Flammarion, est finaliste du Prix des libraires 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a particip\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation du festival litt\u00e9raire <em>Les correspondances de Manosque<\/em>. Il est actuellement \u00e9dit\u00e9 par les \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier et aux \u00e9ditions L&rsquo;\u00c9cole des loisirs pour ses \u0153uvres pour la jeunesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 2014 \u00e0 2017, il tient une chronique mensuelle dans le journal <em>Lib\u00e9ration<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2016, son ouvrage \u00ab\u00a0<em>La Renverse\u00a0\u00bb<\/em> se penche sur le sort des proches d&rsquo;un homme politique \u00e9clabouss\u00e9 par un scandale sexuel. La m\u00eame ann\u00e9e sort sur les \u00e9crans <em>\u00ab\u00a0Le c\u0153ur r\u00e9gulier\u00a0\u00bb, <\/em>adaptation cin\u00e9matographique du roman \u00e9ponyme, r\u00e9alis\u00e9e par Vanja D&rsquo;Alcantara, avec Isabelle Carr\u00e9 dans le r\u00f4le principal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2018 para\u00eet chez Flammarion <em>\u00ab\u00a0Chanson de la ville silencieuse<\/em>\u00ab\u00a0. Puis, chez Robert Laffont dans la collection R destin\u00e9e aux jeunes adultes, <em>\u00ab\u00a0La t\u00eate sous l&rsquo;eau\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est actuellement \u00e9dit\u00e9 par Flammarion, et en poche par J&rsquo;ai Lu, Pocket et Points Seuil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses \u0153uvres pour la jeunesse sont publi\u00e9es aux \u00e9ditions L&rsquo;\u00c9cole des loisirs, Actes Sud Junior et Robert Laffont (collection R).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la rentr\u00e9e litt\u00e9raire d&rsquo;ao\u00fbt 2019 parait, chez Flammarion, <em>Une partie de badminton<\/em>, qui signe le retour de son double, Paul, d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9 dans <em>Des vents contraires<\/em> et <em>Les lisi\u00e8res.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ouvrages<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Fiction\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">2000\u00a0: <em>Je vais bien, ne t&rsquo;en fais pas<\/em>, Le Dilettante.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2001\u00a0: <em>\u00c0 l&rsquo;Ouest<\/em>, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2002\u00a0: <em>Poids l\u00e9ger<\/em>, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2004\u00a0: <em>Douanes<\/em>, nouvelle parue dans le cadre de Lille 2004 Capitale europ\u00e9enne de la culture.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2004\u00a0: Participation au recueil de nouvelles <em>Tout sera comme avant<\/em>, autour de l&rsquo;album musical \u00e9ponyme de Dominique A: la nouvelle \u00ab\u00a0Elle parle \u00e0 des gens qui ne sont pas l\u00e0\u00a0\u00bb<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2004\u00a0: <em>Passer l&rsquo;hiver<\/em> (nouvelles), \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2005\u00a0: <em>Falaises<\/em>, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2007\u00a0: <em>\u00c0 l&rsquo;abri de rien<\/em>, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2009\u00a0: <em>Des vents contraires<\/em>, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2010\u00a0: <em>Le C\u0153ur r\u00e9gulier<\/em>, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2010\u00a0: <em>Kyoto Limited Express<\/em>, avec Arnaud Auzouy, \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2012\u00a0: <em>Les Lisi\u00e8res<\/em>, Flammarion &#8211; Prix Breizh 2012<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2014\u00a0: <em>Peine perdue<\/em>, Flammarion<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2016\u00a0: <em>La Renverse<\/em>, Flammarion<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2018\u00a0: <em>Chanson de la ville silencieuse<\/em>, Flammarion<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2019\u00a0: <em>Une partie de badminton<\/em>, Flammarion<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">2020\u00a0: <em>Tout peut s&rsquo;oublier<\/em>, Flammarion<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Olivier Adam livre avec \u00ab\u00a0Une partie de badminton\u00a0\u00bb, son douzi\u00e8me roman.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":8415,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[576],"tags":[52],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/Une-partie-de-badminton.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8431"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8431"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8431\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8415"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8431"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8431"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8431"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}