{"id":7836,"date":"2019-12-23T15:09:14","date_gmt":"2019-12-23T14:09:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=7836"},"modified":"2019-12-23T15:11:30","modified_gmt":"2019-12-23T14:11:30","slug":"tesson-sylvain-%e2%99%a6-la-panthere-des-neiges","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/tesson-sylvain-%e2%99%a6-la-panthere-des-neiges\/","title":{"rendered":"Tesson Sylvain &#x2666; La panth\u00e8re des neiges"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=7833\" rel=\"attachment wp-att-7833\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-7833\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/La-panth\u00e8re-des-neiges.jpg\" alt=\"\" width=\"202\" height=\"295\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/La-panth\u00e8re-des-neiges.jpg 376w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/La-panth\u00e8re-des-neiges-205x300.jpg 205w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/La-panth\u00e8re-des-neiges-220x322.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/><\/a>Parti \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt des derni\u00e8res panth\u00e8res des neiges sur les hauts plateaux du Tibet avec le photographe animalier Vincent Munier, l&rsquo;auteur relate dans son r\u00e9cit de voyage l&rsquo;approche et les rares apparitions de l&rsquo;animal en y m\u00ealant ses r\u00e9flexions <!--more-->sur l&rsquo;\u00e9tat du monde et son exp\u00e9rience intime de la perte de deux personnes proches que la panth\u00e8re lui \u00e9voque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce livre, publi\u00e9 le 10 octobre 2019 aux \u00e9ditions Gallimard et ayant re\u00e7u le prix Renaudot la m\u00eame ann\u00e9e, globalement bien accueilli par la critique litt\u00e9raire, constitue le grand succ\u00e8s de librairie de la rentr\u00e9e litt\u00e9raire 2019.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvain Tesson accompagne Vincent Munier le plus grand photographe animalier de son temps, Marie Amiguet la compagne de ce dernier et L\u00e9o-Pol Jacquot, leur assistant \u2014 et ancien \u00e9tudiant en philosophie \u2014 sur le haut plateau du Changtang au Tibet \u00e0 la recherche de la myst\u00e9rieuse et menac\u00e9e panth\u00e8re des neiges, <em>sa\u00e2<\/em> en tib\u00e9tain, dont il n&rsquo;existe plus que quelques milliers d&rsquo;individus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;ils veulent avoir une chance de l&rsquo;apercevoir, il faut la chercher en plein hiver \u00e0 cinq mille m\u00e8tres d&rsquo;altitude. Il reste 5000 panth\u00e8res dans le monde. Statistiquement on compte plus d&rsquo;\u00eatres humains v\u00eatus de manteaux faits avec leur fourrure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc le r\u00e9cit de cette aventure que nous compte Sylvain Tesson. Il nous fait partager le quotidien du chasseur d&rsquo;images, l&rsquo;attente, savoir dispara\u00eetre, se tenir aux aguets, m\u00e9priser la douleur, ignorer le temps et la fatigue, ne jamais douter. Il nous dresse le portrait d&rsquo;un homme qui se confond avec la nature. Mais surtout, l&rsquo;auteur met en avant cette qualit\u00e9 rare : la patience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;avant-propos, il pr\u00e9sente le c\u00e9l\u00e8bre photographe international, Vincent Munier qui lui a propos\u00e9 de partir avec lui sur les traces, non pas du y\u00e9ti, mais de la panth\u00e8re des neiges. Cette passion de \u00ab\u00a0voir des b\u00eates\u00a0\u00bb est n\u00e9e d\u00e8s son enfance vosgienne. Son p\u00e8re lui a inculqu\u00e9 le go\u00fbt de l&rsquo;observation, lui a appris l&rsquo;aff\u00fbt, et combien l&rsquo;apparition repr\u00e9sente la plus belle des r\u00e9compenses. Giono l&rsquo;a nourri plus que l&rsquo;\u00e9cole qu&rsquo;il quitta \u00e0 dix-sept ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A son tour, il initie Sylvain Tesson afin qu&rsquo;il teste sa capacit\u00e9 \u00e0 se taire, \u00e0 rester immobile, \u00e0 diff\u00e9rer le moment de \u00ab\u00a0griller un havane au bord de la Moselle\u00a0\u00bb, en observant des blaireaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous deux habitent le monde en po\u00e9sie. Tous deux ne sont pas des pr\u00e9dateurs, des tueurs, \u00ab\u00a0des nettoyeurs\u00a0\u00bb, mais des contemplateurs. Ils pr\u00e9f\u00e8rent observer et c\u00e9l\u00e9brer la beaut\u00e9 de la nature, des paysages travers\u00e9s et de la faune, et ils font le nostalgique constat que \u00ab\u00a0l&rsquo;homme n&rsquo;est pas un conservateur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce voyage est, comme pour ses pr\u00e9c\u00e9dents livres <em>Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie<\/em> ou <em>Sur les chemins noirs<\/em>, l&rsquo;occasion pour Sylvain Tesson de d\u00e9crire son environnement, g\u00e9ographique et humain, de formuler de nouveaux aphorismes et de faire part de ses r\u00e9flexions sur le monde actuel, sur sa d\u00e9gradation et sa technologisation qui heurtent son \u00e9thique et son esth\u00e9tique personnelles. Mais plus encore, la qu\u00eate de cet animal menac\u00e9 et souverain, \u00e9voque profond\u00e9ment en lui la disparition de sa m\u00e8re Marie-Claude Tesson \u2014 m\u00e9decin et fondatrice du <em>Quotidien du m\u00e9decin<\/em> \u2014 et la perte d&rsquo;une femme dont il \u00e9tait amoureux. C&rsquo;est \u00e0 ces femmes aim\u00e9es qu&rsquo;il offre les apparitions de la panth\u00e8re des neiges.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et cette derni\u00e8re lui r\u00e9v\u00e8le indirectement la philosophie de l&rsquo;aff\u00fbt et de l&rsquo;immobilit\u00e9, lui l&rsquo;homme en perp\u00e9tuelle action et mouvement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=6876\" rel=\"attachment wp-att-6876\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-6876 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Sylvain-Tesson-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"257\" height=\"259\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Sylvain-Tesson-1-1.jpg 278w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Sylvain-Tesson-1-1-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Sylvain-Tesson-1-1-220x222.jpg 220w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Sylvain-Tesson-1-1-120x120.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 257px) 100vw, 257px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sylvain Tesson<\/strong> est un \u00e9crivain et voyageur fran\u00e7ais n\u00e9 le 26 avril 1972 \u00e0 Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est le fils de Marie-Claude Tesson-Millet (1942-2014), docteur en m\u00e9decine, sp\u00e9cialis\u00e9e en rhumatologie et en m\u00e9decine tropicale, et du journaliste Philippe Tesson. Il est le fr\u00e8re de la com\u00e9dienne St\u00e9phanie Tesson, n\u00e9e en 1969 et de la journaliste d&rsquo;art Daphn\u00e9 Tesson, n\u00e9e en 1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a \u00e9tudi\u00e9 au lyc\u00e9e Passy-Buzenval puis effectu\u00e9 une hypokh\u00e2gne et une kh\u00e2gne. G\u00e9ographe de formation, il est titulaire d&rsquo;un DEA de g\u00e9opolitique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvain Tesson est aussi membre du conseil d&rsquo;administration du fabricant de montres russes Raketa et pr\u00e9sident de la \u00ab\u00a0Guilde europ\u00e9enne du Raid\u00a0\u00bb, une ONG reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il effectue en 1991 sa premi\u00e8re exp\u00e9dition en Islande, suivie en 1993 d&rsquo;un tour du monde \u00e0 v\u00e9lo avec Alexandre Poussin. C&rsquo;est l\u00e0 le d\u00e9but de sa vie d&rsquo;aventurier. Il traverse \u00e9galement les steppes d&rsquo;Asie centrale \u00e0 cheval avec l&rsquo;exploratrice Priscilla Telmon, dont il fut le compagnon pendant de nombreuses ann\u00e9es, sur plus de 3000 km du Kazakhstan \u00e0 l\u2019Ouzb\u00e9kistan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2003-2004, il reprend l&rsquo;itin\u00e9raire des \u00e9vad\u00e9s du goulag en suivant le r\u00e9cit de Slavomir Rawicz : \u00ab\u00a0The Long Walk\u00a0\u00bb (1955). Ce p\u00e9riple l&#8217;emm\u00e8ne de la Sib\u00e9rie jusqu&rsquo;en Inde \u00e0 pied.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2010, il r\u00e9alise un projet souvent \u00e9voqu\u00e9 auparavant, en allant vivre six mois (de f\u00e9vrier \u00e0 juillet) en ermite dans une cabane au sud de la Sib\u00e9rie, sur les bords du lac Ba\u00efkal. Il relate cette exp\u00e9rience solitaire dans son journal publi\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e suivante sous la forme d&rsquo;un essai autobiographique intitul\u00e9 : <em>\u00ab\u00a0Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie\u00a0\u00bb<\/em>, qui est adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Safy Nebbou en 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019il soit seul ou accompagn\u00e9, il voyage la plupart du temps par ses propres moyens, en totale autonomie. Ses exp\u00e9ditions sont financ\u00e9es par la r\u00e9alisation de documentaires, par des cycles de conf\u00e9rences donn\u00e9es dans le monde entier et par la vente de ses r\u00e9cits, qui connaissent un certain succ\u00e8s par la qualit\u00e9 de son \u00e9criture et l\u2019authenticit\u00e9 de leur auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il \u00e9crit \u00e9galement des nouvelles, dans un registre po\u00e9tique o\u00f9 souvent l&rsquo;absurde des situations humaines est montr\u00e9 avec humour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Passionn\u00e9 d&rsquo;escalade, il chute accidentellement d&rsquo;une maison \u00e0 Chamonix en ao\u00fbt 2014, juste apr\u00e8s avoir transmis \u00e0 son \u00e9diteur le manuscrit de <em>\u00ab\u00a0B\u00e9r\u00e9zina\u00a0\u00bb<\/em> et est plac\u00e9 en coma artificiel. Il a depuis retrouv\u00e9 la sant\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0B\u00e9r\u00e9zina\u00a0\u00bb,<\/em> qui sort en janvier 2015 (Prix des Hussards), conte le r\u00e9cit de son voyage en side-car sur les traces de la Grande Arm\u00e9e lors de la retraite de Russie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2016, il publie un r\u00e9cit autobiographique, <em>\u00ab\u00a0Sur les chemins noirs\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Contestataire dans l\u2019\u00e2me, Sylvain Tesson porte un regard assez critique sur la soci\u00e9t\u00e9 dans ses \u0153uvres. Il est membre d&rsquo;honneur de l&rsquo;Institut de recherche sur les exp\u00e9riences extraordinaires (INREES) et pr\u00e9sident de La Guilde, une organisation non gouvernementale reconnue d&rsquo;utilit\u00e9 publique, de 2007 \u00e0 2018.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvain Tesson a remport\u00e9 plusieurs prix litt\u00e9raires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9j\u00e0 r\u00e9compens\u00e9 en d\u00e9but de carri\u00e8re par le prix sp\u00e9cial jeunes de l\u2019IGN pour <em>\u00ab\u00a0On a roul\u00e9 sur la Terre\u00a0\u00bb,<\/em> son livre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Petit trait\u00e9 sur l&rsquo;immensit\u00e9 du monde gagne en 2006, le Prix des cinq continents Tourcom, et en 2009 avec <em>Une vie \u00e0 coucher dehors<\/em>, il remporte les prestigieux Prix Goncourt de la Nouvelle et Prix de la Nouvelle de l&rsquo;Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2011, c\u2019est son essai <em>\u00ab\u00a0Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie\u00a0\u00bb<\/em> qui est r\u00e9compens\u00e9 du prix M\u00e9dicis essai. En 2015, il re\u00e7oit enfin le prix de la Page 112 et le prix des Hussards pour <em>\u00ab\u00a0Berezina\u00a0\u00bb.<\/em> Il obtient le prix Renaudot pour son roman \u00ab\u00a0La panth\u00e8re des neiges\u00a0\u00bb en 2019.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il collabore aussi comme journaliste<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00e0 des revues et magazines. Un temps, co-pr\u00e9sentateur de l\u2019\u00e9mission Montagnes sur France 3, il signe plusieurs documentaires pour la cha\u00eene France 5.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvain Tesson est en autre, membre d\u2019honneur de l\u2019INREES (Institut de Recherche sur les exp\u00e9riences Extraordinaires).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le voyageur\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G\u00e9ographe de formation, il effectue en 1991 sa premi\u00e8re exp\u00e9dition en Islande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il d\u00e9couvre l\u2019aventure lors d\u2019une travers\u00e9e \u00e0 v\u00e9lo du d\u00e9sert central d\u2019Islande, puis d\u2019une exp\u00e9dition sp\u00e9l\u00e9ologique \u00e0 Born\u00e9o.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, en 1993-1994, il fait le tour du monde \u00e0 bicyclette avec Alexandre Poussin, qu\u2019il conna\u00eet depuis la classe de seconde au lyc\u00e9e Passy-Buzenval \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Paris. Les deux comp\u00e8res, qui terminaient alors leurs \u00e9tudes de g\u00e9ographie, tirent de leur voyage, en 1996, le livre \u00ab\u00a0<em>On a roul\u00e9 sur la terre\u00a0\u00bb<\/em>, qui leur vaut le prix jeune de l\u2019IGN.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toujours avec Alexandre Poussin, en 1997, il traverse l&rsquo;Himalaya \u00e0 pied, 5\u00a0000\u00a0km en cinq mois du Bhoutan au Tadjikistan, en passant clandestinement par le Tibet. Cette travers\u00e9e donne lieu \u00e0 la publication, en 1998, de \u00ab\u00a0<em>La Marche dans le ciel\u00a0: 5\u00a0000\u00a0km \u00e0 pied \u00e0 travers l&rsquo;Himalaya\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1999-2000, il traverse \u00e9galement les steppes d&rsquo;Asie centrale \u00e0 cheval avec la photographe Priscilla Telmon, sur plus de 3\u00a0000\u00a0km depuis Alma Ata au Kazakhstan jusqu&rsquo;\u00e0 la mer d&rsquo;Aral en Ouzb\u00e9kistan). Ce p\u00e9riple d\u00e9bouche sur la collaboration \u00e0 deux ouvrages, \u00ab\u00a0<em>La Chevauch\u00e9e des steppes\u00a0\u00bb<\/em> en 2001 et \u00ab\u00a0<em>Carnets de Steppes\u00a0: \u00e0 cheval \u00e0 travers l&rsquo;Asie centrale\u00a0\u00bb<\/em> en 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2001 et 2002, il participe \u00e0 des exp\u00e9ditions arch\u00e9ologiques au Pakistan et en Afghanistan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De mai 2003 \u00e0 janvier 2004, il reprend l&rsquo;itin\u00e9raire des \u00e9vad\u00e9s du goulag en suivant le r\u00e9cit, \u00e0 la v\u00e9racit\u00e9 contest\u00e9e, de S\u0142awomir Rawicz\u00a0: \u00ab\u00a0<em>The Long Walk\u00a0\u00bb<\/em> (1955). Il relate ce p\u00e9riple, qui l&#8217;emm\u00e8ne de Iakoutsk en Sib\u00e9rie, puis en Chine o\u00f9 il rejoint le Tibet \u00e0 v\u00e9lo, jusqu&rsquo;\u00e0 Calcutta en Inde \u00e0 pied, dans son livre \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;Axe du loup\u00a0\u00bb<\/em>. Pour lui, l\u2019aventure est plausible dans son ensemble mais comporte des anomalies absolues, comme \u00ab\u00a0dix jours sans boire dans le Gobi\u00a0\u00bb. Ce voyage est l&rsquo;objet d&rsquo;un album photographique publi\u00e9 en 2005, \u00ab\u00a0<em>Sous l&rsquo;\u00e9toile de la libert\u00e9. Six mille kilom\u00e8tres \u00e0 travers l&rsquo;Eurasie sauvage\u00a0\u00bb<\/em>. Les textes sont de Sylvain Tesson, et les photographies sont r\u00e9alis\u00e9es par Thomas Goisque, qui \u00ab\u00a0est venu [le] rejoindre pendant sa travers\u00e9e \u00e0 quatre reprises\u00a0: en Sib\u00e9rie, en Mongolie, \u00e0 Lhassa et \u00e0 Darjeeling.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2007, le documentaire \u00ab\u00a0<em>Irkoutsk-P\u00e9kin, la route des steppes\u00a0\u00bb<\/em>, qu&rsquo;il r\u00e9alise avec Nicolas Millet, relate son exp\u00e9dition d\u2019Irkoutsk \u00e0 P\u00e9kin en empruntant la route du Trans mongol.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2010, il r\u00e9alise un projet souvent \u00e9voqu\u00e9 auparavant, en allant vivre six mois (de f\u00e9vrier \u00e0 juillet) en ermite dans une cabane au sud de la Sib\u00e9rie, sur les bords du lac Ba\u00efkal, \u00e0 environ 500\u00a0km au nord-est d&rsquo;Irkoutsk. Selon ses propres dires\u00a0: \u00ab\u00a0Recette du bonheur\u00a0: une fen\u00eatre sur le Ba\u00efkal, une table devant la fen\u00eatre\u00a0\u00bb. Il relate cette exp\u00e9rience solitaire dans son journal publi\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e suivante sous la forme d&rsquo;un essai autobiographique intitul\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il voyage la plupart du temps par ses propres moyens, c&rsquo;est-\u00e0-dire sans le soutien de la technique moderne, en totale autonomie. Ses exp\u00e9ditions sont financ\u00e9es par la r\u00e9alisation de documentaires, par des cycles de conf\u00e9rences et par la vente de ses r\u00e9cits d&rsquo;exp\u00e9dition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;\u00e9crivain\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvain Tesson \u00e9crit \u00e9galement des nouvelles. Il signe de nombreuses pr\u00e9faces et des commentaires de films. Il collabore \u00e0 diverses revues. On peut retrouver ses blocs-notes mensuels dans le magazine <em>Grands reportages<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis 2004, il multiplie les reportages pour <em>Le Figaro Magazine<\/em> avec le photographe Thomas Goisque et le peintre Bertrand de Miollis. Il signe plusieurs documentaires pour la cha\u00eene France 5.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1990, il anime sur Radio Courtoisie, en collaboration avec Alexandre Poussin, une \u00e9mission consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aventure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il obtient le prix Goncourt de la nouvelle en 2009, pour <em>Une vie \u00e0 coucher dehors<\/em> et le prix M\u00e9dicis essai en 2011 pour <em>Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2010, il est pr\u00e9sident du jury du Livre pour la Toison d&rsquo;or du livre d&rsquo;aventure, attribu\u00e9 cette ann\u00e9e-l\u00e0 \u00e0 \u00c9lodie Bernard pour <em>Le vol du paon m\u00e8ne \u00e0 Lhassa<\/em>, Tesson parlant du livre comme d&rsquo;une \u00ab\u00a0fen\u00eatre ouverte sur le monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En juin 2012, il est re\u00e7u parmi les \u00e9crivains de marine, assimil\u00e9 au grade de capitaine de fr\u00e9gate et peut embarquer sur des b\u00e2timents de la Marine nationale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est bri\u00e8vement chroniqueur litt\u00e9raire dans l&rsquo;\u00e9mission <em>Le Grand 8<\/em> fin 2012, sur la cha\u00eene D8.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fin 2012, il entreprend un voyage de Moscou \u00e0 l\u2019h\u00f4tel des Invalides \u00e0 Paris afin de refaire \u00e0 moto et side-car <em>Oural<\/em> le trajet de la retraite de Russie men\u00e9e par Napol\u00e9on\u00a0I<sup>er<\/sup> deux si\u00e8cles plus t\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2017, France Inter lui propose de concevoir une s\u00e9rie de huit \u00e9missions d&rsquo;une heure chacune, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Un \u00e9t\u00e9 avec Hom\u00e8re\u00a0\u00bb, lors desquelles il propose sa lecture et son analyse d\u2019<em>Iliade<\/em> et d\u2019<em>Odyss\u00e9e<\/em>. Ces \u00e9missions donneront lieu l&rsquo;ann\u00e9e suivante \u00e0 la parution d&rsquo;un livre homonyme (<em>Un \u00e9t\u00e9 avec Hom\u00e8re<\/em>) qui sera l&rsquo;essai le plus vendu en 2018 \u2014\u00a0et le sixi\u00e8me livre toutes cat\u00e9gories confondues le plus vendu cette ann\u00e9e-l\u00e0\u00a0\u2014, selon le palmar\u00e8s annuel <em>L&rsquo;Express<\/em>-RTL-Tite Live (classant les ouvrages francophones parus dans l&rsquo;ann\u00e9e en grand format).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le \u00ab\u00a0st\u00e9gophile\u00a0\u00bb\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvain Tesson est \u00ab\u00a0st\u00e9gophile\u00a0\u00bb depuis son adolescence. Il a lui-m\u00eame con\u00e7u ce n\u00e9ologisme synonyme du plus courant \u00ab\u00a0toiturophile\u00a0\u00bb pour nommer l&rsquo;activit\u00e9 consistant \u00e0 monter sur les toitures, dans son cas essentiellement celles des cath\u00e9drales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0le prince des chats\u00a0\u00bb au sein d&rsquo;un cercle d&rsquo;acrobates, il passait des nuits enti\u00e8res sur des clochers et des fl\u00e8ches\u00a0: \u00e0 Notre-Dame de Paris, au Mont-Saint-Michel, \u00e0 la basilique Sainte-Clotilde \u00e0 Paris, et sur d&rsquo;autres monuments (principalement des \u00e9glises) \u00e0 Orl\u00e9ans, Argentan, Reims, Amiens ou encore Anvers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant plusieurs ann\u00e9es, le 10 mars, date anniversaire du soul\u00e8vement tib\u00e9tain de 1959, il pavoisait d&rsquo;un drapeau tib\u00e9tain un lieu symbolique de Paris. En 2008, il aide Robert M\u00e9nard \u00e0 escalader la fa\u00e7ade sud de Notre-Dame pour que celui-ci puisse se cacher sous la toiture en attendant le passage de la flamme olympique. \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait une mani\u00e8re d&rsquo;exprimer ma compassion pour la souffrance du peuple tib\u00e9tain\u00a0\u00bb, dira-t-il. Avec d&rsquo;autres grimpeurs, il participe au d\u00e9ploiement de deux banderoles de Reporters sans fronti\u00e8res sur Notre-Dame puis depuis le premier \u00e9tage de la tour Eiffel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 20 ao\u00fbt 2014, il chute de pr\u00e8s de 10\u00a0m\u00e8tres en escaladant la fa\u00e7ade d&rsquo;une maison \u00e0 Chamonix, alors qu&rsquo;il s\u00e9journait chez son ami Jean-Christophe Rufin avec qui il pratique l&rsquo;alpinisme. Victime d&rsquo;un s\u00e9v\u00e8re traumatisme cr\u00e2nien et de multiples fractures, il est hospitalis\u00e9 \u00e0 Annecy et plac\u00e9 en coma artificiel. R\u00e9veill\u00e9 huit jours plus tard, il n&rsquo;a aucune s\u00e9quelle neurologique. Trois mois apr\u00e8s cet accident voil\u00e0 comment il d\u00e9crit cette \u00e9preuve\u00a0: \u00ab\u00a0Ces trois mois de repos, de sobri\u00e9t\u00e9, de silence, d\u2019examen de moi-m\u00eame ont \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fiques. Ma vie \u00e9tait un carnaval endiabl\u00e9 et l\u00e9g\u00e8rement suicidaire, il \u00e9tait bon de ralentir un peu les chaudi\u00e8res int\u00e9rieures, de descendre du train. Je conserve une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870. J\u2019ai aussi perdu l\u2019ou\u00efe \u00e0 l\u2019oreille droite mais, \u00e9tant partisan du silence, que Ren\u00e9 Char appelait \u201cl\u2019\u00e9tui de la v\u00e9rit\u00e9\u201d, je ne m\u2019en plains pas. Notre soci\u00e9t\u00e9 est devenue hyst\u00e9rique et bruyante\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il revient alors aussi sur ce que la st\u00e9gophilie \u00e9tait pour lui\u00a0: \u00ab\u00a0L&rsquo;alpinisme permet d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;existence. Ce qui se passe en termes de sensations, le temps d&rsquo;une ascension, peut \u00eatre \u00e9quivalent \u00e0 dix ann\u00e9es de vie. Pour moi, les fa\u00e7ades des immeubles \u00e9taient des parois, les rues des vall\u00e9es, les toitures des plateaux et les aiguilles des \u00e9glises. Je finissais par voir les villes comme un massif. Il y avait une distorsion du regard. \u00c7a fait une bonne vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es que j&rsquo;aurais d\u00fb m&rsquo;\u00e9craser. Il y a une esp\u00e8ce de d\u00e9mon qui s&rsquo;est \u00e9panoui en moi. C&rsquo;est une escalade totalement adolescente, peu recommandable, plus proche de la roulette russe que de l&rsquo;alpinisme. \u00c7a me plaisait beaucoup de vivre tout le temps sur ce fil. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 \u00e7a s&rsquo;est mal termin\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le Wanderer\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce mot allemand, au sens propre \u00ab\u00a0voyageur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0touriste\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0excursionniste\u00a0\u00bb, aujourd&rsquo;hui plus particuli\u00e8rement \u00ab\u00a0randonneur\u00a0\u00bb, est un surnom qui fut en son temps attribu\u00e9 \u00e0 Goethe. Sylvain Tesson dans son <em>Petit trait\u00e9 sur l&rsquo;immensit\u00e9 du monde<\/em> reprend ce terme de nombreuses fois. Il \u00e9voque le voyageur sans attache, qui n&rsquo;attend rien du monde, mais se contente de le parcourir, de faire la route, solitaire, soumis aux besoins de son corps et sans \u00ab\u00a0rien attendre du chemin qu&rsquo;il emprunte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon Sylvain Tesson\u00a0: \u00ab\u00a0Seuls peuvent vivre comme le vrai <em>Wanderer<\/em> ceux que nul lien n&rsquo;attache, capables de r\u00e9pondre \u00e0 l&rsquo;appel du dehors sans accorder un regard \u00e0 ce qu&rsquo;ils abandonnent\u00a0\u00bb. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, la notion de <em>Wanderung<\/em> est un th\u00e8me bien connu dans la po\u00e9sie romantique allemande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0152uvre\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00e9cits de voyage\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>1996: <em>On a roul\u00e9 sur la terre<\/em>, avec Alexandre Poussin, Laffont<\/li>\n<li>1998: <em>Himalaya\u00a0: visions de marcheurs des cimes<\/em>, Transbor\u00e9al<\/li>\n<li>1998: <em>La Marche dans le ciel\u00a0: 5\u00a0000\u00a0km \u00e0 pied \u00e0 travers l&rsquo;Himalaya<\/em>, avec Alexandre Poussin,<\/li>\n<li>2001: <em>La Chevauch\u00e9e des steppes\u00a0: 3\u00a0000\u00a0km \u00e0 cheval \u00e0 travers l&rsquo;Asie centrale<\/em>, en collaboration avec Priscilla Telmon<\/li>\n<li>2004: L&rsquo;Axe du loup : de la Sib\u00e9rie \u00e0 L&rsquo;Inde, sur les pas des \u00e9vad\u00e9s du Goulag<\/li>\n<li>2006: <em>\u00c9loge de l&rsquo;\u00e9nergie vagabonde<\/em><\/li>\n<li>2015: <em>Berezina<\/em>, Gu\u00e9rin<\/li>\n<li>2016: <em>Sur les chemins noirs<\/em>, Gallimard<\/li>\n<li>2017\u00a0: <em>Une tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re oscillation,<\/em> \u00c9ditions des \u00c9quateurs<\/li>\n<li>2017\u00a0: <em>En avant, calme et fou,<\/em> avec Thomas Goisque, Albin Michel<\/li>\n<li>2018: <em>Un \u00e9t\u00e9 avec Hom\u00e8re<\/em><\/li>\n<li>2019: <em>Notre-Dame de Paris &#8211; \u00d4 reine de douleur <\/em><\/li>\n<li>2019: <em>La Panth\u00e8re des neiges<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Albums photographiques\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2002: <em>Carnets de steppes\u00a0: \u00e0 cheval \u00e0 travers l&rsquo;Asie centrale<\/em>, en collaboration avec Priscilla Telmon<\/li>\n<li>2005: <em>Sous l&rsquo;\u00e9toile de la libert\u00e9. Six mille kilom\u00e8tres \u00e0 travers l&rsquo;Eurasie sauvage<\/em> (photographies de Thomas Goisque)<\/li>\n<li>2007: <em>L&rsquo;Or noir des steppes\u00a0: voyage aux sources de l&rsquo;\u00e9nergie<\/em>, en collaboration avec Thomas Goisque (photographies)<\/li>\n<li>2008: <em>Lac Ba\u00efkal\u00a0: visions de coureurs de ta\u00efga<\/em>, en collaboration avec Thomas Goisque (photographies)<\/li>\n<li>2009: <em>Haute Tension\u00a0: des chasseurs alpins en Afghanistan<\/em> &#8211; photographies de Thomas Goisque et illustrations de Bertrand de Miollis<\/li>\n<li>2012: <em>Sib\u00e9rie ma ch\u00e9rie<\/em> &#8211; photographies de Thomas Goisque et illustrations de Bertrand de Miollis<\/li>\n<li>2017: <em>En avant, calme et fou<\/em>, en collaboration avec Thomas Goisque (photographies)<\/li>\n<li>2018: <em>Tibet, Min\u00e9ral animal<\/em>, en collaboration avec Vincent Munier (photographies)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dessins humoristiques\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2004: <em>Les pendus <\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Essais\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2000: <em>Les M\u00e9tiers de l&rsquo;aventure et du risque<\/em><\/li>\n<li>2004: <em>Katastr\u00f4f\u00a0!, Br\u00e9viaire de survie fran\u00e7ais-russe<\/em><\/li>\n<li>2004: <em>Les Pendus<\/em><\/li>\n<li>2005: <em>Petit trait\u00e9 sur l&rsquo;immensit\u00e9 du monde<\/em><\/li>\n<li>2011: Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie &#8211; Prix M\u00e9dicis essai 2011<\/li>\n<li>2012: G\u00e9ographie de l&rsquo;instant &#8211; Nouvelles<\/li>\n<li>2000: <em>La Seconde C\u00f4te d\u2019Adam<\/em><\/li>\n<li>2002: <em>Nouvelles de l&rsquo;Est<\/em><\/li>\n<li>2004: <em>Chroniques des bords du Rhin<\/em><\/li>\n<li>2004: <em>Les Jardins d&rsquo;Allah<\/em><\/li>\n<li>2008: <em>Aphorismes sous la lune et autres pens\u00e9es sauvages<\/em><\/li>\n<li>2009: <em>Une vie \u00e0 coucher dehors<\/em> &#8211; Prix Goncourt de la nouvelle 2009<\/li>\n<li>2010: <em>V\u00e9rification de la porte oppos\u00e9e<\/em><\/li>\n<li>2011: <em>Ciel mon moujik\u00a0! Manuel de survie franco-russe<\/em><\/li>\n<li>2011: <em>Aphorismes dans les herbes et autres propos de la nuit<\/em> &#8211; Dessins humoristiques<\/li>\n<li>2012\u00a0: G\u00e9ographie de l\u2019instant<\/li>\n<li>2014: <em>S&rsquo;abandonner \u00e0 vivre<\/em> &#8211; Aphorismes et lexiques<\/li>\n<li>2017: <em>Une tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re oscillation<\/em><\/li>\n<li>2018: <em>Un \u00e9t\u00e9 avec Hom\u00e8re<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Nouvelles\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2000\u00a0: <em>La Seconde C\u00f4te d\u2019Adam<\/em>, dans Histoires de montagnes, collectif, Sortil\u00e8ges<\/li>\n<li>2002\u00a0: <em>Nouvelles de l&rsquo;Est<\/em><\/li>\n<li>2004\u00a0: <em>Chroniques des bords du Rhin<\/em><\/li>\n<li>2004\u00a0: <em>Les Jardins d&rsquo;Allah<\/em><\/li>\n<li>2009\u00a0: <em>Une vie \u00e0 coucher dehors<\/em> &#8211; Prix Goncourt de la nouvelle et Prix de la nouvelle de l&rsquo;Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise en 2009<\/li>\n<li>2010\u00a0: <em>V\u00e9rification de la porte oppos\u00e9e<\/em><\/li>\n<li>2014\u00a0: <em>S&rsquo;abandonner \u00e0 vivre<\/em> &#8211; janvier 2014<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Filmographie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><em>Les Chemins de la libert\u00e9<\/em> &#8211; 2004, 54 min, cor\u00e9alis\u00e9 avec Nicolas Millet et distingu\u00e9 par les \u00c9crans de l&rsquo;aventure (prix du jeune r\u00e9alisateur 2004)<\/li>\n<li>6 mois de cabane au Ba\u00efkal &#8211; 2011, 51 min, cor\u00e9alis\u00e9 avec Florence Tran<\/li>\n<li><em>Silex and the City<\/em> &#8211; 2014, Sylvain Tesson appara\u00eet dans le r\u00f4le d&rsquo;un l\u00e9murien dans l&rsquo;\u00e9pisode \u00ab\u00a0Abilix le Gaulois\u00a0\u00bb.<\/li>\n<li>2013: <em>Sylvain Tesson, une libert\u00e9 vertigineuse&#8230;<\/em>, 52 min, r\u00e9alis\u00e9 par Bernard Laine, Montagne TV.<\/li>\n<li>2017: <em>Octobre blanc, Sylvain Tesson sur les sommets de la r\u00e9volution<\/em>, 52min, r\u00e9alis\u00e9 par Christophe Raylat, Nomade production<\/li>\n<li>2018: <em>Les \u00eeles \u00e9parses avec Sylvain Tesson<\/em>, 52 min, r\u00e9alis\u00e9 par Christophe Raylat, Nomade productions<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Adaptation cin\u00e9matographique\u00a0:<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie (film) (2016), de Safy Nebbou<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Distinctions\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2009\u00a0: Prix Goncourt de la nouvelle pour <em>Une vie \u00e0 coucher dehors<\/em><\/li>\n<li>2011\u00a0: Prix M\u00e9dicis essai pour Dans les for\u00eats de Sib\u00e9rie<\/li>\n<li>2015\u00a0: Prix de la page 112 pour <em>Berezina<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Prix des Hussards pour <em>Berezina<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parti \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt des derni\u00e8res panth\u00e8res des neiges sur les hauts.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":7833,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[530],"tags":[358],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/La-panth\u00e8re-des-neiges.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7836"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7836"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7836\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7833"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7836"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}