{"id":7355,"date":"2019-01-07T13:25:11","date_gmt":"2019-01-07T12:25:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=7355"},"modified":"2019-01-30T13:32:00","modified_gmt":"2019-01-30T12:32:00","slug":"indridason-arnaldur-%e2%99%a6-les-fils-de-la-poussiere","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/indridason-arnaldur-%e2%99%a6-les-fils-de-la-poussiere\/","title":{"rendered":"Indridason Arnaldur &#x2666; Les fils de la poussi\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=7351\" rel=\"attachment wp-att-7351\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-7351\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Les-fils-de-la-poussi\u00e8re-1.jpg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"311\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Les-fils-de-la-poussi\u00e8re-1.jpg 681w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Les-fils-de-la-poussi\u00e8re-1-192x300.jpg 192w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Les-fils-de-la-poussi\u00e8re-1-656x1024.jpg 656w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Les-fils-de-la-poussi\u00e8re-1-220x343.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><\/a>Daniel, quadrag\u00e9naire intern\u00e9 dans un h\u00f4pital psychiatrique de Reykjav\u00edk, se jette par la fen\u00eatre sous les yeux de son fr\u00e8re Palmi, libraire d&rsquo;occasion. Au m\u00eame moment, un vieil instituteur Halldor Svavarsson, qui a eu Daniel comme \u00e9l\u00e8ve dans les ann\u00e9es 60, meurt dans l&rsquo;incendie de sa maison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->On retrouve son cadavre calcin\u00e9 attach\u00e9 \u00e0 une chaise. Or il se trouve que l\u2019enseignant retrait\u00e9 avait r\u00e9cemment rendu visite \u00e0 son ancien \u00e9l\u00e8ve. Et qu\u2019il \u00e9tait p\u00e9dophile. Que s\u2019\u00e9taient-ils dit qui avait \u00e0 ce point boulevers\u00e9 Daniel?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Palmi, un tendre rong\u00e9 par la culpabilit\u00e9 et d\u00e9sempar\u00e9 par la mort de son fr\u00e8re, fait le lien entre les deux drames, et en fait part \u00e0 l&rsquo;inspecteur Erlendur Sveinsson, le flic m\u00e9lancolique et dur \u00e0 cuir, d\u00e9j\u00e0 vieux, divorc\u00e9 avec deux enfants junkies \u00e0 charge et p\u00e9tri d&rsquo;une nostalgie pas toujours justifi\u00e9e pour un pass\u00e9 magnifi\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;enqu\u00eate est men\u00e9e parall\u00e8lement par Palmi et par Erlendur, aux c\u00f4t\u00e9s du premier de la classe Sigurdur Oli, son exact contraire, le policier new-look aux m\u00e9thodes am\u00e9ricaines, lisse et superficiel, tout juste revenu de ses \u00e9tudes aux Etats-Unis (et encore c\u0153ur \u00e0 prendre avant sa rencontre avec Bergthora, sa future femme) et d&rsquo;Elinborg r\u00e9cemment recrut\u00e9e dans la police islandaise apr\u00e8s ses \u00e9tudes en g\u00e9ologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu \u00e0 peu, ils d\u00e9couvrent une triste histoire glauque et terrifiante d&rsquo;essais pharmaceutiques et g\u00e9n\u00e9tiques men\u00e9s trente ans auparavant dans les ann\u00e9es 60 et qui ont d\u00e9raill\u00e9, sur une classe de cancres des bas quartiers, des gamins avec qui on peut tout se permettre, \u00ab\u00a0Ces fils de poussi\u00e8re\u00a0\u00bb ayant tous absorb\u00e9 des friandises d&rsquo;huile de foie de morue aux cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Palmi d\u00e9couvre que c\u2019\u00e9tait Halldor qui enseignait \u00e0 cette classe de \u00ab cancres \u00bb. A l&rsquo;\u00e9poque, les \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9 (\u00e9taient surtout vis\u00e9s ceux des couches pauvres et populaires) \u00e9taient isol\u00e9s dans ces classes. Et que cette ann\u00e9e-l\u00e0, les \u00e9l\u00e8ves, habituellement mauvais en classe, se mirent \u00e0 avoir des notes incroyables, exceptionnelles, mais que leurs comportements changeaient \u00e9galement. Certains vomissaient, avaient froid aux extr\u00e9mit\u00e9s. D&rsquo;autres se mirent \u00e0 boire et \u00e0 fumer, comme Daniel. Deux \u00e9l\u00e8ves moururent cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0, l&rsquo;un d&rsquo;une crise cardiaque, devant ses camarades et l&rsquo;autre renvers\u00e9 par le tracteur de son grand-p\u00e8re qu&rsquo;il conduisait. Palmi apprend qu&rsquo;on leur donnait quelque chose \u00e0 avaler tous les jours (sauf aux filles).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et de son c\u00f4t\u00e9 Erlendur d\u00e9couvre que Halldor cachait un terrible secret\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Au moment o\u00f9 il \u00e9crit ce roman, apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u2019histoire, Arnaldur Indridason a 36 ans et est journaliste charg\u00e9 de la rubrique cin\u00e9ma dans le principal journal de Reykjav\u00edk. Il est le fils d\u2019un \u00e9crivain reconnu, ce qui est aussi un d\u00e9fi. On trouve en substance les pr\u00e9occupations sociales et \u00e9thiques de l&rsquo;auteur : discrimination sociale, lobbies pharmaceutiques tout-puissants, cruaut\u00e9 mentale, violences physiques.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;auteur aime donner la parole \u00e0 ses habitants, venus des couches les plus populaires. Ceux qui ont quitt\u00e9 la campagne pour venir s&rsquo;installer dans les bidonvilles de Reykjavik. Tr\u00e8s vite ils ont sombr\u00e9 dans l&rsquo;alcoolisme, la pauvret\u00e9, et m\u00eame la mis\u00e8re. Leurs enfants, laiss\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames, grandissaient comme de mauvaises herbes, parqu\u00e9s dans des classes, isol\u00e9s des autres. De parents indiff\u00e9rents, absents ou pire, violents, ils n&rsquo;avaient que leurs amis pour r\u00e9sister. Un portrait magnifique de ces gar\u00e7ons, victimes d&rsquo;\u00eatre n\u00e9s pauvres.<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Paru en 1997, 3 ans avant \u00ab\u00a0La Cit\u00e9 des jarres\u00a0\u00bb, polar multi-r\u00e9compens\u00e9, \u00ab\u00a0Les Fils de la poussi\u00e8re\u00a0\u00bb, <strong>premier roman d&rsquo;Arnaldur Indridason,<\/strong><\/em> <em>ouvre magistralement la voie au polar islandais. Sens de la justice, personnages attachants, suspense glac\u00e9 : d\u00e8s ce premier thriller, on trouve tous les \u00e9l\u00e9ments qui vont faire le succ\u00e8s international qu&rsquo;on conna\u00eet \u2013 et le g\u00e9nial Erlendur, bien s\u00fbr, tourment\u00e9, maussade, sombre comme un ciel islandais !<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2386\" rel=\"attachment wp-att-2386\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2386 size-full\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Arnaldur-Indridason.jpg\" alt=\"\" width=\"240\" height=\"270\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Arnaldur-Indridason.jpg 240w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Arnaldur-Indridason-220x247.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/><\/a>Arnaldur Indri\u00f0ason<\/strong><strong>,<\/strong> <strong><em>(le patronyme est parfois transcrit par Indridason),<\/em><\/strong> n\u00e9 le 28\u00a0janvier\u00a01961 \u00e0 Reykjav\u00edk, est un \u00e9crivain islandais, fils de l&rsquo;\u00e9crivain Indri\u00f0i G. \u00deorsteinsson, n\u00e9 en 1926, dans le nord de l&rsquo;Islande, qui vivait dans le plus grand d\u00e9nuement ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans une maison en tourbe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme presque tous les Islandais, il est d\u00e9sign\u00e9 par son pr\u00e9nom, Arnaldur. Son patronyme (qui, selon la tradition islandaise, est une simple marque de filiation, \u00ab\u00a0Fils de Indrid\u00a0\u00bb, pour le distinguer de d&rsquo;autres Arnaldur) est parfois transcrit par Indridason comme dans ses livres traduits en fran\u00e7ais, alors que la translitt\u00e9ration correcte devrait \u00eatre Indridhason, le <em>dh<\/em> se pronon\u00e7ant comme le <em>th<\/em> dans l&rsquo;anglais <em>the<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand Arnaldur Indri\u00f0ason est n\u00e9, son p\u00e8re habitait dans un immeuble r\u00e9cemment construit \u00e0 Reykjavik. Lui aussi \u00e9tait \u00e9crivain, et ses romans traitaient de ces changements. Le plus c\u00e9l\u00e8bre, <em>Terre et fils,<\/em> racontait ainsi l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune homme contraint de quitter sa campagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1996, Arnaldur Indri\u00f0ason obtient un dipl\u00f4me en histoire \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d&rsquo;Islande. Journaliste au <em>Morgunbla\u00f0i\u00f0<\/em> en 1981-1982, il devient sc\u00e9nariste ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1986 \u00e0 2001, il travaille comme critique de films pour le <em>Morgunbla\u00f0i\u00f0<\/em>. Aujourd&rsquo;hui, il est l&rsquo;auteur de quinze romans policiers dont 7 ont \u00e9t\u00e9 traduits en fran\u00e7ais \u2014 dont plusieurs sont des best-sellers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arnaldur Indri\u00f0ason publie son premier livre, <em>Synir duftsins<\/em> (litt\u00e9ralement <em>\u00ab\u00a0Fils de poussi\u00e8re\u00a0\u00bb<\/em>) en 1997. Cette publication marque pour certains, comme Harlan Coben, le d\u00e9part d&rsquo;une nouvelle vague islandaise de fiction criminelle. Quand il commence \u00e0 \u00e9crire, en 1997, le roman policier a mauvaise r\u00e9putation en Islande, ce n&rsquo;est pas un genre \u00ab noble \u00bb, la plupart des auteurs le tiennent pour un divertissement de m\u00e9diocre qualit\u00e9. Aujourd&rsquo;hui, heureusement, le malentendu a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9. Il y a une autre raison qui explique cette absence de tradition du roman policier, pourtant florissant dans le reste de la Scandinavie : son pays ne comptait que peu de criminels, fort peu de meurtres, et par cons\u00e9quent peu d&rsquo;enqu\u00eates de police. Imposer un personnage de flic avec un nom typiquement islandais, des histoires qui se passent dans les rues de Reykjav\u00edk et des personnages qui vivent comme des Islandais constituait alors un v\u00e9ritable d\u00e9fi ! Les gens n&rsquo;y croyaient pas. Mais depuis quinze ans, les crimes, ceux li\u00e9s au trafic de drogue en particulier, se sont multipli\u00e9s et sont devenus extr\u00eamement violents. La soci\u00e9t\u00e9 a profond\u00e9ment chang\u00e9, elle est essentiellement urbaine. C&rsquo;est de ce changement qu\u2019il essaie de rendre compte, et ses romans s&rsquo;inscrivent dans ce qu&rsquo;on appelle le \u00ab r\u00e9alisme social \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;Arni Thorarinsson, \u00e9galement auteur islandais de polars, Arnaldur d\u00e9clare qu&rsquo;\u00ab\u00a0<em>il n&rsquo;existe pas de tradition de polar en Islande<\/em>. [\u00c0 cet \u00e9tat de fait, il y a deux raisons.] <em>L&rsquo;une tient en ce que les gens, y compris les \u00e9crivains, consid\u00e9raient les histoires polici\u00e8res comme des mauvais romans<\/em> [\u2026]. <em>La deuxi\u00e8me raison, c&rsquo;est que beaucoup d&rsquo;Islandais ont longtemps cru en une sorte d&rsquo;innocence de leur soci\u00e9t\u00e9. Tr\u00e8s peu de choses r\u00e9pr\u00e9hensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu \u00e0 des histoires polici\u00e8res. Ce qui explique qu&rsquo;\u00e0 [leurs] d\u00e9buts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal \u00e0 (s&rsquo;)imposer<\/em> [dans les milieux litt\u00e9raires islandais].\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fut nomm\u00e9 \u00e0 maintes reprises \u00e9crivain le plus populaire d&rsquo;Islande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2004, ses livres ont fait partie des dix livres les plus emprunt\u00e9s \u00e0 la Biblioth\u00e8que municipale de Reykjav\u00edk.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses livres ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans 26 pays et traduits en allemand, danois, anglais, italien, tch\u00e8que, su\u00e9dois, norv\u00e9gien, n\u00e9erlandais, catalan, finnois, espagnol, portugais et fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux de ses \u0153uvres\u00a0: <em>\u00ab\u00a0La Cit\u00e9 des jarres\u00a0\u00bb<\/em> et <em>\u00ab\u00a0Hiver arctique\u00a0\u00bb<\/em> ont re\u00e7u, en 2002 et 2003, le Prix Cl\u00e9 de verre, la plus haute distinction scandinave.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a \u00e9galement gagn\u00e9 le \u00ab\u00a0Gold Dagger Award\u00a0\u00bb, prix litt\u00e9raire britannique, en 2005 pour <em>\u00ab\u00a0La Femme en vert\u00a0\u00bb<\/em>, et son roman <em>\u00ab\u00a0L\u2019Homme du lac\u00a0\u00bb<\/em> (M\u00e9taili\u00e9, 2008) a re\u00e7u le Prix polar europ\u00e9en du Point.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est le premier \u00e0 recevoir The Glass Key Prize du Skandinavia Kriminalselskapet, deux ann\u00e9es cons\u00e9cutives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2011, il re\u00e7oit le 1er Prix Bor\u00e9ales-r\u00e9gion Basse-Normandie du Polar Nordique \u00e0 l\u2019occasion de ce festival et le prix espagnol RBA du roman noir en 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2013, il sort \u00ab\u00a0\u00c9tranges rivages.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet \u00e9crivain partage d\u00e9sormais une reconnaissance internationale avec Arni Thorarinsson, Jon Hallur Stefansson, Stefan Mani et Yrsa Sigur\u00f0ard\u00f3ttir, eux aussi traduits en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arnaldur Indri\u00f0ason a adapt\u00e9 trois de ses livres pour la radio du service audiovisuel islandais R\u00daV. Le producteur islandais Baltasar Korm\u00e1kur a travaill\u00e9 \u00e0 une adaptation de <em>M\u00fdrin<\/em>, La Cit\u00e9 des Jarres (titr\u00e9 <em>Jar City<\/em> en fran\u00e7ais et sorti en France en septembre 2008).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Snorri Th\u00f3risson travaille sur une production internationale de <em>Nap\u00f3leonsskj\u00f6lin<\/em>. Arnaldur Indri\u00f0ason est actuellement en collaboration avec l&rsquo;<em>Icelandic Film Fund<\/em> pour l\u2019\u00e9criture de deux sc\u00e9narios d\u2019apr\u00e8s deux de ses nouvelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il vit \u00e0 Reykjav\u00edk avec sa femme et ses trois enfants. Les deux auteurs ayant fortement influenc\u00e9 Arnaldur Indri\u00f0ason sont Maj Sj\u00f6wall et Per Wahl\u00f6\u00f6, deux \u00e9crivains su\u00e9dois qui ont imagin\u00e9, dans les ann\u00e9es\u00a01960, les aventures de l&rsquo;inspecteur Martin Beck.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>BIBLIOGRAPHIE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Enqu\u00eates d\u2019Erlendur Sveinsson\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Les Fils de poussi\u00e8re\u00a0:<\/strong> <em>Synir duftsins<\/em> <em>(1997) <\/em>\u2013 2018<\/li>\n<li><em>Dau\u00f0ar\u00f3sir<\/em> (1998) \u2013 In\u00e9dit en fran\u00e7ais<\/li>\n<li><strong>La Cit\u00e9 des Jarres<\/strong><strong>:<\/strong> <em>M\u00fdrin<\/em> <em>(2000)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2005 &#8211; Prix C\u0153ur noir, Prix Myst\u00e8re de la critique en 2006, Prix Cl\u00e9 de verre en 2002 du roman noir scandinave<\/li>\n<li><strong>La Femme en vert<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Grafar\u00de\u00f6gn<\/em> <em>(2001)<\/em> &#8211; F\u00e9vrier 2006 &#8211; Prix Cl\u00e9 de verre en 2003 du roman noir scandinave, Prix \u201cThe CWA Gold Dagger\u201d en 2005, Grand Prix des lectrices de Elle Policier en 2007, Prix Fiction 2006 du livre insulaire de Ouessant<\/li>\n<li><strong>La Voix<\/strong><strong>:<\/strong> <em>R\u00f6ddin<\/em> <em>(2002)<\/em> &#8211; &#8211; F\u00e9vrier 2007 &#8211; Prix \u201cThe Martin Beck Award\u201d en 2005, Grand Prix de Litt\u00e9rature Polici\u00e8re 2007, Laur\u00e9at du Troph\u00e9e 813<\/li>\n<li><strong>L\u2019Homme du Lac<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Kleifarvatn (2004) &#8211; <\/em>\u00a0F\u00e9vrier 2008 &#8211;<\/li>\n<li><strong>Hiver arctique<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Vetrarbotgin (2005) \u2013 <\/em>F\u00e9vrier 2009 &#8211;<\/li>\n<li><strong>Hypothermie<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Har\u00f0skafi<\/em> <em>(2007)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2010 &#8211;<\/li>\n<li><strong>La rivi\u00e8re noire<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Myrk\u00e1<\/em> <em>(2008)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2011 &#8211;<\/li>\n<li><strong>La muraille de lave<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Sv\u00f6rtuloft<\/em> <em>(2009)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2012 &#8211;<\/li>\n<li><strong>Etranges rivages<\/strong><strong>:<\/strong><em> Fur\u00f0ustrandir<\/em> <em>(2010)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2013 &#8211;<\/li>\n<li><strong>Le duel<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Einv\u00edgi\u00f0<\/em> <em>(2011)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2014 &#8211;<\/li>\n<li><strong>Les nuits de Reykjavik<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Reykjav\u00edkurn\u00e6tur<\/em> <em>(2012)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2015 &#8211;<\/li>\n<li><strong>Le lagon noir<\/strong><strong>:<\/strong> <em>Kamp Knox<\/em> <em>(2014)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2016 &#8211;<\/li>\n<\/ol>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Les enqu\u00eates d\u2019Erlendur<\/strong> &#8211; Omnibus reprenant les 3 premiers tomes d\u2019Erlendur -Novembre 2012 &#8211;<\/li>\n<li><strong>\u201cAvant Erlendur\u201d<\/strong> &#8211; Enqu\u00eate de Marion, futur mentor d\u2019Erlendur<\/li>\n<\/ul>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Le duel<\/strong>&#8211; F\u00e9vrier 2014 &#8211;<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Trilogie des ombres\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Dans l\u2019ombre<\/strong><strong>\u00a0:<\/strong> <em>\u00de\u00fdska h\u00fasi\u00f0<\/em> <em>(2015)<\/em> \u2013 F\u00e9vrier 2017 &#8211;<\/li>\n<li><strong>La femme de l\u2019ombre<\/strong><strong>\u00a0:<\/strong> <em>Petsamo<\/em> <em>(2016)<\/em> \u2013 Octobre 2017<\/li>\n<li><strong>Passage des ombres\u00a0:<\/strong> <em>Skuggasund<\/em> <em>(2013)<\/em> \u2013 Mai 2018<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Nouvelle s\u00e9rie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Ce que savait la nuit<\/strong><strong>:<\/strong> <strong><em>Myrki\u00f0 veit<\/em><\/strong> &#8211; 2019 \u2013<\/li>\n<li><strong>La fille sur le pont\u00a0:<em> St\u00falkan hj\u00e1 br\u00fanni (2020) &#8211; <\/em><\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Autres\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Op\u00e9ration Napol\u00e9on\u00a0:<\/strong> <em>Nap\u00f3leonsskj\u00f6lin<\/em> <em>(1999)<\/em> &#8211; 2015<\/li>\n<li><strong>Betty\u00a0:<\/strong> <em>Bett\u00fd<\/em> (2003) &#8211; 2011<\/li>\n<li><strong>Le livre du roi<\/strong><strong>\u00a0:<\/strong> <em>Konungsb\u00f3k<\/em> (2006) &#8211; 2013<\/li>\n<li><em>Skuggasund<\/em><\/li>\n<li><em>Leyndard\u00f3mar Reykjav\u00edkur (2000<\/em>)\u00a0 &#8211; roman dont chaque chapitre fut r\u00e9dig\u00e9 par un auteur diff\u00e9rent<\/li>\n<\/ul>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><em>Reykjav\u00edk-Rotterdam<\/em> (2008), sc\u00e9nario du film de \u00d3skar J\u00f3nasson, en collaboration avec le metteur en sc\u00e8ne<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ses romans\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les principaux romans d&rsquo;Arnaldur Indri\u00f0ason mettent en sc\u00e8ne la m\u00eame \u00e9quipe d&rsquo;enqu\u00eateurs, dont l&rsquo;abrupt Erlendur tortur\u00e9 par la disparition de son fr\u00e8re alors qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un enfant et tourment\u00e9 par sa fille toxicomane.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont ces souffrances et les conditions qui les ont engendr\u00e9es qui int\u00e9ressent particuli\u00e8rement Arnaldur car \u00ab\u00a0le bonheur se suffit \u00e0 lui-m\u00eame, il n&rsquo;y a rien \u00e0 en dire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses romans sont r\u00e9guli\u00e8rement des pr\u00e9textes \u00e0 un voyage dans le pass\u00e9, tel <em>L&rsquo;Homme du lac<\/em>, o\u00f9 l&rsquo;enqu\u00eateur Erlendur trouve un squelette vieux de quarante ans faisant appel au pass\u00e9 communiste d&rsquo;une partie des Islandais durant la guerre froide. Arnaldur d\u00e9clare \u00e0 ce propos\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Je m&rsquo;int\u00e9resse aussi aux squelettes qui collent aux basques des vivants. Ce qui m&rsquo;int\u00e9resse le plus, ce sont les squelettes vivants, pourrait-on dire. Mes romans traitent de disparitions, mais ils ne traitent pas principalement de la personne qui a disparu, plus de ceux qui restent apr\u00e8s la disparition, dans un \u00e9tat d&rsquo;abandon. Je m&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 ceux qui sont confront\u00e9s \u00e0 la perte. Ce sont ces gens-l\u00e0 que j&rsquo;appelle les squelettes vivants\u00a0: ils sont fig\u00e9s dans le temps. [\u2026] J&rsquo;aime beaucoup remonter le temps, et envoyer mes personnages sur les traces du pass\u00e9. J&rsquo;aime exhumer des \u00e9v\u00e9nements oubli\u00e9s. Le temps en tant que concept est quelque chose qui m&rsquo;int\u00e9resse \u00e9norm\u00e9ment &#8211; la mani\u00e8re dont le temps passe, mais aussi son influence, les cons\u00e9quences de son passage sur nos vies. J&rsquo;aime d\u00e9celer les liens entre une \u00e9poque et une autre. \u00c9videmment, la th\u00e9matique du temps est une partie tr\u00e8s importante des histoires que je raconte, que ce soit son pouvoir destructeur ou son pouvoir de gu\u00e9rison qu&rsquo;il peut avoir. M\u00eame si dans La Femme en vert, Erlendur d\u00e9clare que le temps ne gu\u00e9rit aucune blessure.\u00a0\u00bb<sup>.<\/sup><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Dans <em>L&rsquo;Homme du lac<\/em>, l&rsquo;\u00e9crivain s&rsquo;appuie sur une donn\u00e9e g\u00e9ologique r\u00e9elle\u00a0: le lac de Kleifarvatn \u00e0 vingt-cinq kilom\u00e8tres au sud de Reykjavik, se vide p\u00e9riodiquement. C&rsquo;est ainsi que, dans le livre, une hydrologue d\u00e9couvre un squelette sur le fond sablonneux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le roman\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Daniel, quadrag\u00e9naire intern\u00e9 dans un h\u00f4pital psychiatrique de Reykjav\u00edk, se jette par la fen\u00eatre sous les yeux de son fr\u00e8re Palmi, libraire d&rsquo;occasion. Au m\u00eame moment, un vieil instituteur Halldor Svavarsson, qui a eu Daniel comme \u00e9l\u00e8ve dans les ann\u00e9es 60, meurt dans l&rsquo;incendie de sa maison. On retrouve son cadavre calcin\u00e9 attach\u00e9 \u00e0 une chaise. Or il se trouve que l\u2019enseignant retrait\u00e9 avait r\u00e9cemment rendu visite \u00e0 son ancien \u00e9l\u00e8ve. Et qu\u2019il \u00e9tait p\u00e9dophile. Que s\u2019\u00e9taient-ils dit qui avait \u00e0 ce point boulevers\u00e9 Daniel?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Palmi, un tendre rong\u00e9 par la culpabilit\u00e9 et d\u00e9sempar\u00e9 par la mort de son fr\u00e8re, fait le lien entre les deux drames, et en fait part \u00e0 l&rsquo;inspecteur Erlendur Sveinsson, le flic m\u00e9lancolique et dur \u00e0 cuir, d\u00e9j\u00e0 vieux, divorc\u00e9 avec deux enfants junkies \u00e0 charge et p\u00e9tri d&rsquo;une nostalgie pas toujours justifi\u00e9e pour un pass\u00e9 magnifi\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;enqu\u00eate est men\u00e9e parall\u00e8lement par Palmi et par Erlendur, aux c\u00f4t\u00e9s du premier de la classe Sigurdur Oli, son exact contraire, le policier new-look aux m\u00e9thodes am\u00e9ricaines, lisse et superficiel, tout juste revenu de ses \u00e9tudes aux Etats-Unis (et encore c\u0153ur \u00e0 prendre avant sa rencontre avec Bergthora, sa future femme) et d&rsquo;Elinborg r\u00e9cemment recrut\u00e9e dans la police islandaise apr\u00e8s ses \u00e9tudes en g\u00e9ologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu \u00e0 peu, ils d\u00e9couvrent une triste histoire glauque et terrifiante d&rsquo;essais pharmaceutiques et g\u00e9n\u00e9tiques men\u00e9s trente ans auparavant dans les ann\u00e9es 60 et qui ont d\u00e9raill\u00e9, sur une classe de cancres des bas quartiers, des gamins avec qui on peut tout se permettre, \u00ab\u00a0Ces fils de poussi\u00e8re\u00a0\u00bb ayant tous absorb\u00e9 des friandises d&rsquo;huile de foie de morue aux cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Palmi d\u00e9couvre que c\u2019\u00e9tait Halldor qui enseignait \u00e0 cette classe de \u00ab cancres \u00bb. A l&rsquo;\u00e9poque, les \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9 (\u00e9taient surtout vis\u00e9s ceux des couches pauvres et populaires) \u00e9taient isol\u00e9s dans ces classes. Et que cette ann\u00e9e-l\u00e0, les \u00e9l\u00e8ves, habituellement mauvais en classe, se mirent \u00e0 avoir des notes incroyables, exceptionnelles, mais que leurs comportements changeaient \u00e9galement. Certains vomissaient, avaient froid aux extr\u00e9mit\u00e9s. D&rsquo;autres se mirent \u00e0 boire et \u00e0 fumer, comme Daniel. Deux \u00e9l\u00e8ves moururent cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0, l&rsquo;un d&rsquo;une crise cardiaque, devant ses camarades et l&rsquo;autre renvers\u00e9 par le tracteur de son grand-p\u00e8re qu&rsquo;il conduisait. Palmi apprend qu&rsquo;on leur donnait quelque chose \u00e0 avaler tous les jours (sauf aux filles).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et de son c\u00f4t\u00e9 Erlendur d\u00e9couvre que Halldor cachait un terrible secret\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au moment o\u00f9 il \u00e9crit ce roman, apr\u00e8s des \u00e9tudes d\u2019histoire, Arnaldur Indridason a 36 ans et est journaliste charg\u00e9 de la rubrique cin\u00e9ma dans le principal journal de Reykjav\u00edk. Il est le fils d\u2019un \u00e9crivain reconnu, ce qui est aussi un d\u00e9fi. On trouve en substance les pr\u00e9occupations sociales et \u00e9thiques de l&rsquo;auteur : discrimination sociale, lobbies pharmaceutiques tout-puissants, cruaut\u00e9 mentale, violences physiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;auteur aime donner la parole \u00e0 ses habitants, venus des couches les plus populaires. Ceux qui ont quitt\u00e9 la campagne pour venir s&rsquo;installer dans les bidonvilles de Reykjavik. Tr\u00e8s vite ils ont sombr\u00e9 dans l&rsquo;alcoolisme, la pauvret\u00e9, et m\u00eame la mis\u00e8re. Leurs enfants, laiss\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames, grandissaient comme de mauvaises herbes, parqu\u00e9s dans des classes, isol\u00e9s des autres. De parents indiff\u00e9rents, absents ou pire, violents, ils n&rsquo;avaient que leurs amis pour r\u00e9sister. Un portrait magnifique de ces gar\u00e7ons, victimes d&rsquo;\u00eatre n\u00e9s pauvres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Paru en 1997, 3 ans avant \u00ab\u00a0La Cit\u00e9 des jarres\u00a0\u00bb, polar multi-r\u00e9compens\u00e9, \u00ab\u00a0Les Fils de la poussi\u00e8re\u00a0\u00bb, <strong>premier roman d&rsquo;Arnaldur Indridason,<\/strong><\/em> <em>ouvre magistralement la voie au polar islandais. Sens de la justice, personnages attachants, suspense glac\u00e9 : d\u00e8s ce premier thriller, on trouve tous les \u00e9l\u00e9ments qui vont faire le succ\u00e8s international qu&rsquo;on conna\u00eet \u2013 et le g\u00e9nial Erlendur, bien s\u00fbr, tourment\u00e9, maussade, sombre comme un ciel islandais !<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Daniel, quadrag\u00e9naire intern\u00e9 dans un h\u00f4pital psychiatrique de Reykjav\u00edk, se jette.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":7351,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[480],"tags":[189],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Les-fils-de-la-poussi\u00e8re-1.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7355"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7355"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7355\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7351"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}