{"id":6935,"date":"2018-05-31T17:22:49","date_gmt":"2018-05-31T16:22:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=6935"},"modified":"2018-05-31T17:24:43","modified_gmt":"2018-05-31T16:24:43","slug":"zafon-carlos-ruiz-%e2%99%a6-le-prisonnier-du-ciel","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/zafon-carlos-ruiz-%e2%99%a6-le-prisonnier-du-ciel\/","title":{"rendered":"Zaf\u00f2n Carlos Ruiz &#x2666; Le prisonnier du ciel"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=6933\" rel=\"attachment wp-att-6933\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-6933 size-full\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Le-passager-du-ciel.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"235\" \/><\/a>Barcelone, No\u00ebl 1957. On retrouve Daniel Sempere, 25 ans environ, en homme mari\u00e9 et p\u00e8re de famille \u00e0 la t\u00eate de la librairie familiale aux c\u00f4t\u00e9s de son p\u00e8re, vieux monsieur d\u00e9pressif et vieilli avant l\u2019heure,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->et de son ami Fermin Romero de Torres la cinquantaine, \u00e0 l&rsquo;humour corrosif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre dans la librairie, un inqui\u00e9tant personnage qui s&rsquo;approche de Daniel en boitant. Il vient acheter un magnifique exemplaire du Comte de Mont\u00e9 Cristo, qu\u2019il l&rsquo;offre \u00e0 Ferm\u00edn, accompagn\u00e9 d&rsquo;une lettre plut\u00f4t mena\u00e7ante. La vie de Ferm\u00edn vole alors en \u00e9clats. Qui est cet inconnu ? De quels ab\u00eemes du pass\u00e9 surgit-il ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Interrog\u00e9 par Daniel, Ferm\u00edn, ce personnage formidable, cet ancien vagabond au grand c\u0153ur, d\u00e9couvert dans L&rsquo;Ombre du Vent, r\u00e9v\u00e8le ce qu&rsquo;il a toujours cach\u00e9\u00a0: Les terribles moments qu\u2019il a v\u00e9cu dans la terrible prison de Montju\u00efc \u00e0 Barcelone en 1939, avec comme num\u00e9ro d\u2019\u00e9crou le n\u00b013, en compagnie du myst\u00e9rieux David Martin, auteur de <em>La Ville des Maudits<\/em>. Une poign\u00e9e d&rsquo;hommes condamn\u00e9s \u00e0 mourir lentement dans cette antichambre de l&rsquo;enfer, sous la coupe de l&rsquo;ignoble Mauricio Valls, un mod\u00e8le de carri\u00e9riste plus franquiste que Franco. C&rsquo;\u00e9taient les heures noires du franquisme. \u00a0Une \u00e9vasion prodigieuse et un objet vol\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dix-huit ans plus tard, quelqu&rsquo;un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubli\u00e9es se mettent en mouvement, la peur et la haine r\u00f4dent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et nous voil\u00e0 transport\u00e9s au c\u0153ur de la Guerre civile, aux pires heures de l&rsquo;Espagne en g\u00e9n\u00e9ral, et de Barcelone en particulier, au milieu d&rsquo;une dizaine de comparses li\u00e9s par l&rsquo;amour, la jalousie, la trahison, les crimes politiques ou crapuleux, les histoires de familles, l&rsquo;app\u00e2t de l&rsquo;argent, la mis\u00e8re et \u00e9voluant dans une Barcelone devenue schizophr\u00e8ne<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Foisonnant de suspense et d&rsquo;\u00e9motion, Le Prisonnier du ciel nous rapproche pas \u00e0 pas de l&rsquo;\u00e9nigme cach\u00e9e au c\u0153ur du Cimeti\u00e8re des Livres oubli\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=184\" rel=\"attachment wp-att-184\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-184 size-full\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/carlos-zafon.png\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"350\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/carlos-zafon.png 250w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/carlos-zafon-214x300.png 214w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/a>Carlos Ruiz Zaf\u00f3n, n\u00e9 le 25\u00a0septembre\u00a01964 \u00e0 Barcelone, est un auteur espagnol. Il \u00e9crit principalement en castillan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fils d&rsquo;un agent d&rsquo;assurances et d&rsquo;une m\u00e8re au foyer, Carlos Ruiz Zafon a pass\u00e9 onze ans chez les j\u00e9suites. D\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 9 ans, il commence \u00e0 coucher sur le papier les histoires qu\u2019il se raconte. Apr\u00e8s, il cr\u00e9e une petite maison d&rsquo;\u00e9dition avec un copain dont le p\u00e8re tenait une papeterie et poss\u00e9dait cet objet extraordinaire : une photocopieuse Xerox. Un camarade dessine les jaquettes, un autre s&rsquo;occupe du \u00a0\u00bb marketing \u00ab\u00a0, C&rsquo;est une affaire qui marche. M\u00eame les profs achetaient leur fanzine. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le directeur de l&rsquo;\u00e9cole y jette un \u0153il et d\u00e9couvre, horrifi\u00e9, des histoires \u00e0 glacer le sang, peupl\u00e9es d&rsquo;assassins et de fant\u00f4mes en tout genre. Censure imm\u00e9diate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jeune Carlos ne s&rsquo;en laisse pas conter et r\u00e9dige, \u00e0 14 ans, un roman victorien de 600 pages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour vivre de sa plume, il se lance, \u00e0 20 ans, dans la publicit\u00e9, monte vite en grade, devient un cr\u00e9atif convoit\u00e9. \u00a0\u00bb J&rsquo;ai gagn\u00e9 tellement d&rsquo;argent que mon p\u00e8re me soup\u00e7onnait de frayer avec les narcotrafiquants ! \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais au fond, la pub, ce n&rsquo;est pas son truc. Le 1er janvier 1992, il se met \u00e0 \u00e9crire pour la jeunesse. Il \u00e9crit son roman <em>Le Prince de la brume<\/em>, publi\u00e9 en 1993 (prix de la jeunesse d&rsquo;Edeb\u00e9 en 1993).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l\u00e0 encore, encore, il r\u00e9alise que ce n&rsquo;\u00e9tait pas sa voie. C&rsquo;est avec son quatri\u00e8me livre, <em>Marina,<\/em> que l&rsquo;\u00e9crivain s&rsquo;oriente vers ce qui deviendra sa marque de fabrique : cette veine gothique et myst\u00e9rieuse qui lui a si bien r\u00e9ussi. Et qu&rsquo;il entretient en collectionnant les dragons sous toutes les formes, des sculptures aux peluches, en passant par la petite broche qu&rsquo;il arbore sur son beau polo. Zafon aurait-il vraiment le feu sacr\u00e9 ?&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son quatri\u00e8me roman, <em>L&rsquo;Ombre du vent<\/em> &#8211; premier tome de la s\u00e9rie <em>\u00ab\u00a0Le Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s\u00a0\u00bb<\/em> (El Cementerio de los libros olvidados, 2001-2016), a re\u00e7u un bon accueil de la critique et a \u00e9t\u00e9 traduit dans plus de trente langues et vendu \u00e0 14 millions d&rsquo;exemplaires dans une cinquantaine de pays. Il a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 dans les romans \u00e9trangers pour le prix Femina 2004. Il a re\u00e7u aussi des prix litt\u00e9raires fran\u00e7ais, comme le Prix des Amis du Scribe et le Prix Michelet en 2005, ainsi qu&rsquo;au Qu\u00e9bec, comme le Prix des libraires du Qu\u00e9bec 2005 (Roman hors Qu\u00e9bec).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses romans, <em>\u00ab\u00a0Le jeu de L&rsquo;Ange\u00a0\u00bb <\/em>(El juego del \u00e1ngel, 2008) et <em>\u00ab\u00a0Le Prisonnier du ciel\u00a0\u00bb <\/em>(El prisionero del cielo, 2011), les deux autres romans de la s\u00e9rie, connaissent \u00e9galement un large succ\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec <em>le Jeu de l&rsquo;ange<\/em>, Zafon renoue avec un genre qui a toujours fait fureur en Espagne: le thriller fantastique. Le lecteur ib\u00e9rique raffole des intrigues o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 c\u00f4toie le fantastique, et le religieux, l&rsquo;occulte. Les romans sur les myst\u00e8res des pyramides, les secrets des constructeurs des cath\u00e9drales, les pouvoirs cach\u00e9s des francs-ma\u00e7ons ou ceux de Stephen King et Umberto Eco cartonnent en librairies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis la parution de <em>\u00ab\u00a0L&rsquo;Ombre du vent\u00a0\u00bb,<\/em> Carlos Ruiz Zafon est l&rsquo;auteur espagnol vivant le plus lu au monde. En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, l&rsquo;introduit \u00e0 la cinqui\u00e8me place des \u00e9crivains de fiction les plus vendus en Europe en 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1993 \u00e0 2006, Carlos Ruis Zafon, mari\u00e9, sans enfant, a v\u00e9cu \u00e0 Los Angeles o\u00f9 il a travaill\u00e9 comme sc\u00e9nariste de films.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bouille ronde, lunettes \u00e0 la monture color\u00e9e et bouc bien taill\u00e9, Zafon est le vilain petit canard du cercle litt\u00e9raire espagnol. Il d\u00e9serte les colloques d&rsquo;\u00e9crivains, fuit les mondanit\u00e9s. D&rsquo;ailleurs, il ne vit m\u00eame pas en Espagne. Il habite entre Los Angeles et Berlin. Son roman, bon ouvrage, un pav\u00e9 de 672 pages, diff\u00e8re \u00e9galement des romans actuels. Ici, pas de drames psychologiques \u00e0 la Javier Marias, ni de grandes fresques historiques \u00e0 l&rsquo;Arturo Perez-Reverte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0152uvre\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Le Cimeti\u00e8re des livres oubli\u00e9s<\/em><\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong><em>L&rsquo;Ombre du vent<\/em><\/strong><strong>,<\/strong> 2004 &#8211;\u00a0<em>La sombra del viento<\/em>, 2001, Prix des libraires du Qu\u00e9bec, Prix Barry 2005<\/li>\n<\/ol>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong><em>Le Jeu de l&rsquo;ange<\/em><\/strong><strong>,<\/strong> 2009 &#8211;\u00a0<em>El juego del \u00e1ngel<\/em>, 2008<\/li>\n<li><strong><em>Le Prisonnier du ciel<\/em><\/strong><strong>, <\/strong>2012 &#8211;\u00a0<em>El prisionero del cielo<\/em>, 2011<\/li>\n<li><strong><em>Le Labyrinthe des esprits<\/em><\/strong><strong>,<\/strong> 2018 &#8211;\u00a0<em>El laberinto de los esp\u00edritus<\/em>, 2016<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Cycle de la brume<\/em><\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong><em>Le Prince de la brume<\/em><\/strong><strong>, <\/strong>2011 &#8211;\u00a0<em>El principe de la niebla<\/em>, Edeb\u00e9, 1993<\/li>\n<li><strong><em>Le Palais de minuit<\/em><\/strong><strong>,<\/strong> 2012 &#8211;\u00a0<em>El Palacio de la medianoche<\/em>, Edeb\u00e9, 1994<\/li>\n<li><strong><em>Les Lumi\u00e8res de septembre<\/em><\/strong><strong>, <\/strong>2012 &#8211;\u00a0<em>Las luces de septiembre<\/em>, Edeb\u00e9, 1995<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Roman ind\u00e9pendant\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong><em>Marina<\/em><\/strong><strong>,<\/strong> 2011 &#8211; <em>Marina<\/em>, 1999<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Participation\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong><em>Promenades dans la Barcelone de l&rsquo;Ombre du vent<\/em><\/strong> de Burger S. et al. avec la collaboration de C.R.Zafon<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Barcelone, No\u00ebl 1957. 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