{"id":6459,"date":"2017-09-25T09:07:12","date_gmt":"2017-09-25T08:07:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=6459"},"modified":"2017-09-25T09:10:20","modified_gmt":"2017-09-25T08:10:20","slug":"olmi-veronique-%e2%99%a6-bakhita","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/olmi-veronique-%e2%99%a6-bakhita\/","title":{"rendered":"Olmi V\u00e9ronique \u2666 Bakhita"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=6458\" rel=\"attachment wp-att-6458\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-6458\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita.jpg\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"290\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita.jpg 840w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-205x300.jpg 205w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-768x1123.jpg 768w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-700x1024.jpg 700w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-220x322.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 198px) 100vw, 198px\" \/><\/a>Bakhita c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une vie d&rsquo;une jeune fille captur\u00e9e pour devenir esclave tr\u00e8s tr\u00e8s jeune. C&rsquo;est l&rsquo;histoire de son combat pour survivre. C&rsquo;est une histoire triste, forte, une histoire d&rsquo;amour pour Dieu, presque une ode \u00e0 la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Bakhita, n\u00e9e \u00e0 Olgassa au Darfour au Soudan, au milieu du XIXe si\u00e8cle, est enlev\u00e9e par des n\u00e9griers \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 7 ans. Revendue sur un march\u00e9 des esclaves au Soudan, elle passera de ma\u00eetre en ma\u00eetre, et sera rachet\u00e9e par le consul d&rsquo;Italie. Plac\u00e9e chez des religieuses, elle demande \u00e0 y \u00eatre baptis\u00e9e puis \u00e0 devenir s\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous suivons la vie de Bakhita de son enfance aupr\u00e8s de sa tribu, n\u00e9e approximativement en 1869. Elle a trois s\u0153urs dont une jumelle, et un fr\u00e8re. Quand elle a 5 ans, des hommes entrent dans le village, mettent le feu, pillent, tuent, et enl\u00e8vent sa s\u0153ur a\u00een\u00e9e, Kishmet, 14 ans, d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9e, d\u00e9j\u00e0 m\u00e8re. Le village se rel\u00e8ve de cette razzia mais vit d\u00e9sormais dans la peur d&rsquo;une autre incursion des marchands d&rsquo;esclaves. On r\u00e9p\u00e8te sans cesse aux enfants de ne pas s&rsquo;\u00e9loigner. De ne pas parler aux \u00e9trangers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant deux ans apr\u00e8s l&rsquo;enl\u00e8vement de sa s\u0153ur a\u00een\u00e9e, la petite fille est \u00e0 son tour kidnapp\u00e9e par deux hommes qui l&#8217;emm\u00e8nent loin du village, pour la vendre. Elle a sept ans et ne reviendra jamais dans son village, dont elle finit par oublier le nom, comme elle oublie son propre pr\u00e9nom. Les n\u00e9griers la baptisent Bakhita. Humiliations, violences, tortures, arrachements\u2026 C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une vie d&rsquo;esclave.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous suivons ensuite cette p\u00e9riode\u00a0: Bakhita rencontre Binah, une autre esclave qui devient son amie. Elles se serrent les coudes. \u00ab\u00a0Je ne l\u00e2che pas ta main\u00a0\u00bb, c&rsquo;est leur credo. Tr\u00e8s vite, m\u00eame \u00e0 son \u00e2ge, Bakhita (7 ans au moment de son rapt) comprend qu&rsquo;elle doit ob\u00e9ir et suivre pour \u00e9viter pire que ce qu&rsquo;elle vit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un jour, elles \u00e9chappent \u00e0 la surveillance de leurs ge\u00f4liers. Apr\u00e8s une course qui dure des heures, elles se r\u00e9fugient dans un arbre pour \u00e9chapper aux animaux sauvages de la for\u00eat. L&rsquo;espoir de retourner dans leur village leur donne la force d&rsquo;avancer. Mais elles sont rattrap\u00e9es. Leur nouveau ma\u00eetre les enferme dans une bergerie avec les boucs. \u00c0 nouveau vendues, elles sont emmen\u00e9es avec d&rsquo;autres &#8211; une caravane, des dizaines d&rsquo;esclaves affam\u00e9s, assoiff\u00e9s &#8211; qui parcourent sous les coups de fouets des centaines de kilom\u00e8tres. Il les conduit au grand march\u00e9 des esclaves d&rsquo;El Obeid, o\u00f9 Bakhita et Binah sont achet\u00e9es par riche Arabe, qui offre Bakhita \u00e0 ses filles. Elle y subit la violence physique des hommes, la cruaut\u00e9 des femmes. Elle est ensuite revendue \u00e0 un g\u00e9n\u00e9ral turc. Sa femme la fait tatouer : chairs ouvertes, sal\u00e9es, dont les blessures la font presque mourir, et qui laissent jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de ses jours des marques sur tout le corps. S&rsquo;en suivront de nombreux autres, tous plus vils les uns que les autres, rien ne lui sera \u00e9pargn\u00e9, s\u00e9vices, marquages, battue parfois tous les jours juste pour le plaisir de l&rsquo;acheteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bakhita subit toutes les violences, inimaginables. Certaines qu&rsquo;elle ne racontera jamais. Elle esp\u00e8re toujours retrouver sa s\u0153ur dans la foule des esclaves qu&rsquo;elle croise \u00e0 El Obeid. Elle a perdu Binah depuis longtemps et vit dans \u00ab\u00a0un monde furieux qui se d\u00e9vore lui-m\u00eame\u00a0\u00bb. Sur son chemin elle croise d&rsquo;autres enfants martyrs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le salut vient du consul d&rsquo;Italie, Signore Lignani, dernier europ\u00e9en \u00e0 traverser le d\u00e9sert avant la chute de Khartoum, le 26 janvier 1885. Chez ce nouveau ma\u00eetre on la lave, on l&rsquo;habille d&rsquo;une tunique blanche (jusque-l\u00e0 elle vivait nue au milieu des ma\u00eetres habill\u00e9s, dans \u00ab\u00a0cette honte permanente\u00a0\u00bb). Pour la premi\u00e8re fois depuis son enl\u00e8vement, elle ressent qu&rsquo;il y a \u00ab\u00a0quelque chose qui n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 elle\u00a0\u00bb. Elle a 14 ans, et sa vie de tourments conna\u00eet enfin une tr\u00eave, qui la conduit au prix de nombreux sacrifices jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Italie, o\u00f9 elle devient religieuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">V\u00e9ronique Olmi s&rsquo;attache \u00e0 retracer toute la vie de Bakhita, de sa capture jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s, toutes les \u00e9preuves qu&rsquo;elle va devoir traverser, la seule fois o\u00f9 elle osera dire NON pour d\u00e9cider de sa vie. Nous traversons avec elles plusieurs guerres, les r\u00e9volutions en Afrique, la premi\u00e8re et seconde guerre mondiale.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici un livre qui a toutes les raisons de faire parler de lui en cette rentr\u00e9e litt\u00e9raire: le destin hors norme d&rsquo;une africaine en biographie romanesque, un contexte historique document\u00e9, une th\u00e9matique humanitaire particuli\u00e8rement \u00e9prouvante et une r\u00e9flexion sur l&rsquo;\u00e9ducation et la spiritualit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En s&rsquo;inspirant de l&rsquo;authentique parcours d&rsquo;une religieuse soudanaise canonis\u00e9e en 2000 par Jean-Paul II, V\u00e9ronique Olmi donne un \u00e9clairage particulier \u00e0 l&rsquo;esclavage du XIX\u00e8me si\u00e8cle, le situant dans une g\u00e9ographie plus insolite que celui commun\u00e9ment relat\u00e9 par le commerce triangulaire avec les Am\u00e9riques.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>En lice pour les prix Goncourt, Goncourt des Lyc\u00e9ens, Femina et Landerneau des lecteurs.<\/strong><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">V\u00e9ronique Olmi recevra officiellement son prix du roman Fnac vendredi des mains de Le\u00efla Slimani, \u00e0 l&rsquo;ouverture du Forum Fnac Livres, festival litt\u00e9raire qui aura lieu jusqu&rsquo;\u00e0 dimanche \u00e0 la Halle des Blancs Manteaux \u00e0 Paris. Elle succ\u00e8de \u00e0 Ga\u00ebl Faye r\u00e9compens\u00e9 l&rsquo;an dernier pour \u00ab\u00a0Petit pays\u00a0\u00bb (Grasset), roman qui avait obtenu ensuite le convoit\u00e9 Goncourt des lyc\u00e9ens.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=6457\" rel=\"attachment wp-att-6457\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-6457 size-full\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-Szent-Jozefina.jpeg\" alt=\"\" width=\"193\" height=\"314\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-Szent-Jozefina.jpeg 193w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita-Szent-Jozefina-184x300.jpeg 184w\" sizes=\"(max-width: 193px) 100vw, 193px\" \/><\/a>JOS\u00c9PHINE BAKHITA<\/strong> (1869 &#8211; 8 f\u00e9vrier 1947 \u00e0 Schio, province de Vicenza), n\u00e9e au Soudan, province du Darfour, \u00e0 Olgossa, pr\u00e8s du Mont Agilerei, dans la tribu nubienne des Dagi\u00f9, est une ancienne esclave devenue religieuse canossienne et canonis\u00e9e en l&rsquo;an 2000 par le pape Jean-Paul II.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Issue d&rsquo;une famille compos\u00e9e de quatre s\u0153urs et de trois fr\u00e8res, elle n&rsquo;a que cinq ans lorsque sa s\u0153ur Kishmet est enlev\u00e9e sous ses yeux par des trafiquants d&rsquo;esclaves en 1874. \u00c0 son tour, alors qu&rsquo;elle avait pr\u00e8s de 9 ans, elle est la victime de n\u00e9griers musulmans qui la vendent et la revendent plusieurs fois, sur les march\u00e9s d&rsquo;El Obeid et de Khartoum, en lui infligeant de mauvais traitements. Le traumatisme est si grand qu&rsquo;elle en oubliera son premier nom. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on lui donne le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle appartenait \u00e0 un g\u00e9n\u00e9ral turc qui lui avait fait subir de cruelles scarifications (tatouages dont l\u2019op\u00e9ration consiste \u00e0 tracer avec une lame de rasoir des dessins sur la poitrine et le ventre; les plaies ouvertes sont ensuite bourr\u00e9es de sel afin d&#8217;emp\u00eacher la cicatrisation) quand ce dernier d\u00e9cida de vendre toutes ses esclaves. Bakhita est alors acquise par le consul d&rsquo;Italie \u00e0 Khartoum, Calisto Legnani, en 1883. De tous ces mauvais traitements, elle gardera pour le reste de sa vie 144 cicatrices.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jos\u00e9phine a 14 ans et sa vie change alors radicalement\u00a0: \u00abLe nouveau ma\u00eetre \u00e9tait assez bon et il se prit d&rsquo;affection pour moi. Je n&rsquo;eus plus de r\u00e9primandes, de coups, de ch\u00e2timents, de sorte que, devant tout cela, j&rsquo;h\u00e9sitais encore \u00e0 croire \u00e0 tant de paix et de tranquillit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1885, des \u00e9v\u00e9nements politiques obligent le Consul \u00e0 rentrer en Italie. Le consul Legnani doit quitter le Soudan \u00e0 cause de la r\u00e9volution mahdiste et Bakhita lui demande de l&#8217;emmener. Il accepte et ils s&#8217;embarquent avec une famille amie, les Michieli. Arriv\u00e9s \u00e0 G\u00eanes, Madame Maria Turina Michieli demande \u00e0 garder Bakhita \u00e0 son service. Elle arrive ainsi \u00e0 Zianigo, dans la province de Venise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Madame Michieli ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confie la garde \u00e0 Bakhita qui s&rsquo;en occupe avec beaucoup de tendresse. Bakhita en devint l&rsquo;\u00e9ducatrice et l&rsquo;amie. C&rsquo;est ensemble qu&rsquo;elles retournent au Soudan, avant de revenir \u00e0 nouveau en Italie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;acquisition puis la gestion d&rsquo;un grand h\u00f4tel \u00e0 Suakin, sur la Mer Rouge, contraignirent Mme Michieli \u00e0 d\u00e9m\u00e9nager dans cette localit\u00e9 pour aider son mari. Entretemps, d&rsquo;apr\u00e8s un conseil de leur administrateur, Illuminato Checchini, Mimmina et Bakhita furent confi\u00e9es aux S\u0153urs Canossiennes de l&rsquo;Institut des cat\u00e9chum\u00e8nes de Venise. Madame Michieli confie alors pour une br\u00e8ve p\u00e9riode sa petite fille et Bakhita \u00e0 l&rsquo;institut des Cat\u00e9chistes de Venise. Quand Madame Michieli revint d&rsquo;Afrique pour reprendre sa fille et Bakhita, celle-ci, avec un esprit de d\u00e9cision et un courage insolites, manifesta sa volont\u00e9 de rester avec les M\u00e8res Canossiennes et de servir ce Dieu qui lui avait donn\u00e9 tant de preuves de son amour, malgr\u00e9 sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut accept\u00e9 avec difficult\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Madame Michieli refusant de se s\u00e9parer de Bakhita, tenta de faire intervenir diverses personnalit\u00e9s pour la sortir de l&rsquo;Institut. L&rsquo;affaire alla jusqu&rsquo;\u00e0 un proc\u00e8s. N\u00e9anmoins, le 29 novembre 1889, le procureur d\u00e9clara que Bakhita \u00e9tait libre de choisir l\u00e0 o\u00f9 elle voulait rester puisque l&rsquo;esclavage n&rsquo;existait pas en Italie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Les S\u0153urs firent mon instruction avec beaucoup de patience, dit-elle, et me firent conna\u00eetre ce Dieu que tout enfant je sentais dans mon c\u0153ur sans savoir qui il \u00e9tait. Voyant le soleil, la lune et les \u00e9toiles, je me disais en moi-m\u00eame\u00a0: qui donc est le ma\u00eetre de ces belles choses\u00a0? Et j&rsquo;\u00e9prouvais une grande envie de le voir, de le conna\u00eetre et de lui rendre mes hommages\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 9 janvier 1890, elle est baptis\u00e9e par le cardinal-archev\u00eaque de Venise, Monseigneur Domenico Agostini, et re\u00e7oit la Confirmation. Elle aimait \u00e0 baiser les fonts baptismaux en disant\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ici, je suis devenue fille de Dieu<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois ans apr\u00e8s, elle demanda \u00e0 devenir religieuse, \u00e0 24 ans. La S\u0153ur Sup\u00e9rieure, Anna Previtali, lui dit\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir s\u0153ur<\/em>\u00a0\u00bb. Le 7 d\u00e9cembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des S\u0153urs de la Charit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;institut de cat\u00e9chum\u00e9nat de Venise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est le 8 d\u00e9cembre 1896, \u00e0 V\u00e9rone, qu&rsquo;elle prononce ses premiers v\u0153ux. En 1902, elle est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 Schio, province de Vicenza o\u00f9, pendant plus de cinquante ans, elle s&rsquo;occupe de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie. En 1927, elle prononce ses v\u0153ux perp\u00e9tuels. Aim\u00e9e de tous, on lui donne le surnom de <em>Petite M\u00e8re Noire<\/em> (Madre Moretta). Elle disait\u00a0: \u00ab<em>Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la gr\u00e2ce de conna\u00eetre Dieu.<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1910, elle \u00e9crivit son histoire \u00e0 la demande de sa Sup\u00e9rieure, s\u0153ur Margherita Bonotto.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville de Schio est menac\u00e9e de bombardements. Aux S\u0153urs qui l&rsquo;invitent \u00e0 se r\u00e9fugier dans le souterrain de la maison, elle r\u00e9pond\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Non, je n&rsquo;ai pas peur, je suis dans les mains de Dieu. Il m&rsquo;a lib\u00e9r\u00e9e des mains des lions, des tigres et des panth\u00e8res, ne voulez-vous pas qu&rsquo;il me sauve aussi des bombes\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s une longue et douloureuse maladie, et une p\u00e9nible agonie o\u00f9 elle revivait les jours de son esclavage en murmurant\u00a0: \u00ab <em>L\u00e2chez mes cha\u00eenes, elles me font mal<\/em>\u00a0\u00bb, elle s&rsquo;\u00e9teint le 8 f\u00e9vrier 1947 en invoquant\u00a0: \u00ab <em>Notre Dame\u00a0! Notre Dame\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Imm\u00e9diatement, les gens accourent sur sa tombe, et beaucoup de gr\u00e2ces y sont obtenues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Actuellement une fresque de l&rsquo;abside de la cath\u00e9drale d&rsquo;El-Obeid au Soudan repr\u00e9sente une Vierge \u00e0 l&rsquo;enfant\u00a0: Marie montre son Fils \u00e0 l&rsquo;Afrique. \u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, \u00e0 genoux, se trouvent Sainte Jos\u00e9phine Bakhita et le bienheureux Daniel Comboni.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B\u00e9atifi\u00e9e le 17 mai 1992, elle a \u00e9t\u00e9 canonis\u00e9e par Jean-Paul II le 1<sup>er<\/sup> octobre 2000.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pape dira \u00e0 cette occasion\u00a0: \u00ab\u00a0Cette sainte fille d&rsquo;Afrique, montre qu&rsquo;elle est v\u00e9ritablement une enfant de Dieu\u00a0: l&rsquo;amour et le pardon de Dieu sont des r\u00e9alit\u00e9s tangibles qui transforment sa vie de fa\u00e7on extraordinaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle \u00e9tait sp\u00e9cialement pris\u00e9e par le pape Beno\u00eet XVI, qui la mentionna dans son encyclique Spe Salvi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4236\" rel=\"attachment wp-att-4236\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4236\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/V\u00e9ronique-Olmi.jpg\" alt=\"\" width=\"227\" height=\"274\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/V\u00e9ronique-Olmi.jpg 1375w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/V\u00e9ronique-Olmi-248x300.jpg 248w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/V\u00e9ronique-Olmi-849x1024.jpg 849w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/V\u00e9ronique-Olmi-220x265.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 227px) 100vw, 227px\" \/><\/a>V\u00e9ronique Olmi<\/strong> est un \u00e9crivain fran\u00e7ais, n\u00e9e en 1962 \u00e0 Nice. Elle est la petite-fille de Philippe Olmi, ministre de l&rsquo;Agriculture, d\u00e9put\u00e9 des Alpes-Maritimes et maire de Villefranche-sur-Mer durant 20 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir suivi des \u00e9tudes d&rsquo;art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, V\u00e9ronique Olmi a \u00e9t\u00e9 assistante \u00e0 la mise en sc\u00e8ne pour Gabriel Garran et Jean-Louis Bourdon de 1990 \u00e0 1993, puis com\u00e9dienne et dramaturge en 1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Auteur pour le th\u00e9\u00e2tre, elle a \u00e9galement publi\u00e9, en 2001, chez Actes Sud, son premier roman, Bord de Mer qui a re\u00e7u le prix Alain Fournier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son roman Cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0 a re\u00e7u en 2011 le Prix des Maisons de la Presse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une reconnaissance internationale\u00a0: ses ouvrages sont traduits en vingt langues et ses pi\u00e8ces sont jou\u00e9es autant en France qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Metteurs en sc\u00e8ne et com\u00e9diens prestigieux ont mis en sc\u00e8ne et jou\u00e9 ses pi\u00e8ces\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; En 1998, <em>Le Passage<\/em> est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Lausanne et Chaos debout au Festival d&rsquo;Avignon, dans des mises en sc\u00e8ne de Brigitte Jacques Wajeman et Jacques Lassalle, les deux pi\u00e8ces seront reprises au th\u00e9\u00e2tre des Abbesses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; <em>Point \u00e0 la ligne<\/em> est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 la Com\u00e9die Fran\u00e7aise (Vieux Colombier) par Philippe Adrien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; <em>Mathilde<\/em> est cr\u00e9\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre du Rond-point (salle Renaud Barrault) avec Pierre Arditi et Ariane Ascaride, dans une mise en sc\u00e8ne de Didier Long.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; <em>Je nous aime beaucoup<\/em> est cr\u00e9\u00e9e au Petit Th\u00e9\u00e2tre de Paris dans une mise en sc\u00e8ne de Jos\u00e9e Paul.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; <em>Une S\u00e9paration<\/em> est cr\u00e9\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre des Mathurins, dans une mise en sc\u00e8ne de Jean-Philippe Puymartin et Anne Rotenberg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2000, sa pi\u00e8ce <em>\u00ab\u00a0Le Jardin des Apparences\u00a0\u00bb<\/em> a deux nominations aux Moli\u00e8res, dont celle pour le meilleur auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dramaturge, com\u00e9dienne, novelliste et romanci\u00e8re, V\u00e9ronique Olmi cr\u00e9e tant\u00f4t dans un genre tant\u00f4t dans l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle est la directrice artistique du Festival de th\u00e9\u00e2tre\u00a0: \u00ab\u00a0Le Paris des Femmes\u00a0\u00bb au th\u00e9\u00e2tre des Mathurins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2012, elle a cr\u00e9\u00e9 et dirig\u00e9 pendant trois ans le comit\u00e9 de lecture du th\u00e9\u00e2tre du Rond-Point, (direction Jean-Michel Ribes)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la demande de Laure Adler, elle a produit et anim\u00e9 une \u00e9mission sur France Culture\u00a0: \u00ab\u00a0<em>C\u2019est entendu\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle a sign\u00e9 en 2007 pour le <em>Figaro Madame<\/em> un reportage\u00a0: \u00ab\u00a0Les Amazones de Tsahal\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle a particip\u00e9, en tant que chroniqueuse, \u00e0 plusieurs num\u00e9ros du magazine t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 <em>Avant-premi\u00e8res<\/em>, produit par Rachel Kahn.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En tant que directrice artistique, elle a lanc\u00e9 en janvier 2012, la premi\u00e8re \u00e9dition du festival d&rsquo;auteures th\u00e9\u00e2trales Le Paris des femmes au Th\u00e9\u00e2tre des Mathurins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2017, elle re\u00e7oit le prix du roman Fnac pour <em>Bakhita<\/em>, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la sainte \u00e9ponyme. Le roman est \u00e9galement en lice pour plusieurs prix : le prix Goncourt, le Prix Goncourt des lyc\u00e9ens, le Prix Femina, le Prix Landerneau des lecteurs, et le Prix Patrimoines BPE.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 3818px; left: 20px;\">Enregistrer<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 44px; left: 561px;\">Enregistrer<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bakhita c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une vie d&rsquo;une jeune fille captur\u00e9e pour devenir.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":6458,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[420],"tags":[337],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/Bakhita.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6459"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6459"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6459\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6458"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6459"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6459"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6459"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}