{"id":5967,"date":"2017-03-12T19:11:35","date_gmt":"2017-03-12T18:11:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=5967"},"modified":"2017-03-13T08:37:36","modified_gmt":"2017-03-13T07:37:36","slug":"joncour-serge-%e2%99%a6-repose-toi-sur-moi","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/joncour-serge-%e2%99%a6-repose-toi-sur-moi\/","title":{"rendered":"Joncour Serge \u2666 Repose-toi sur moi"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5965\" rel=\"attachment wp-att-5965\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-5965\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Repose-toi-sur-moi.jpg\" alt=\"\" width=\"190\" height=\"288\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Repose-toi-sur-moi.jpg 400w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Repose-toi-sur-moi-198x300.jpg 198w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Repose-toi-sur-moi-220x334.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 190px) 100vw, 190px\" \/><\/a>Repose-toi sur moi<\/em>, c&rsquo;est une histoire d&rsquo;amour qui fait se rencontrer deux \u00eatres totalement oppos\u00e9s. Une improbable histoire qui se d\u00e9roule dans un immeuble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->R\u00e9cit d&rsquo;une rencontre improbable, celle de deux \u00eatres que tout oppose en apparence&#8230; Plus encore que leur cat\u00e9gorie sociale, ils sont s\u00e9par\u00e9s par leur milieu g\u00e9ographique d\u2019origine, et ce milieu joue pour beaucoup dans leur comportement respectif. Lui, venant de sa province, est bourru, maladroit. Elle, citadine aguerrie, est \u00e9l\u00e9gante et distante, un brin m\u00e9prisante. Parall\u00e8lement, il est serviable\u00a0tandis qu\u2019elle ne prend pas garde \u00e0 ceux qui l\u2019entourent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aurore a tout pour \u00eatre heureuse. Styliste r\u00e9put\u00e9e, \u00e9l\u00e9gante, gracieuse, elle est propri\u00e9taire de sa marque de v\u00eatements Aurore Dessage. M\u00e8re de deux enfants et un beau-fils, mari\u00e9e \u00e0 Richard, un riche homme d&rsquo;affaires am\u00e9ricain qui jongle nonchalamment avec les millions dans une multinationale, elle vit dans un luxueux appartement \u00e0 Paris. Pourtant, elle est d\u00e9sempar\u00e9e, fatigu\u00e9e par sa vie de famille et angoiss\u00e9e par l&rsquo;avenir de sa petite entreprise. Elle tente de montrer \u00e0 tout prix \u00e0 son mari Richard, l\u2019am\u00e9ricain \u00e0 qui tout r\u00e9ussit, qu\u2019elle sait mener son affaire. Elle est \u00e0 la qu\u00eate d\u2019une r\u00e9ussite personnelle qui lui permettrait de s\u2019accomplir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle jongle avec les al\u00e9as du quotidien et son triple r\u00f4le de m\u00e8re, \u00e9pouse et businesswoman. Elle sent son couple se d\u00e9liter par manque de disponibilit\u00e9 de chacun. Un mari de plus en plus distant, souvent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, hyper connect\u00e9 ou avachi devant la t\u00e9l\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faire une pause, le soir, dans la cour arbor\u00e9e de son immeuble parisien, est vital. Cet \u00eelot de verdure qu&rsquo;elle se pla\u00eet \u00e0 cultiver reste son havre de paix, sa \u00ab\u00a0bouff\u00e9e d&rsquo;air\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0un vrai sas\u00a0\u00bb, son refuge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ludovic, quarante-six ans, provincial, un m\u00e8tre quatre-vingt-quinze pour cent deux kilos, est un ancien agriculteur, rugbyman, reconverti dans le recouvrement de dettes, mal \u00e0 l&rsquo;aise dans ce boulot et \u00e0 Paris. L\u2019ancien agriculteur se rend dans les banlieues parisiennes, les pavillons en meuli\u00e8re o\u00f9 l\u2019on se laisse d\u00e9border par la consommation fr\u00e9n\u00e9tique. Ce sont des impr\u00e9voyants pour la plupart, des malveillants aussi, parfois des \u00e9nerv\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suite au d\u00e9c\u00e8s de sa femme Mathilde il y a 3 ans, il a quitt\u00e9 la ferme familiale dans la vall\u00e9e du C\u00e9l\u00e9 et ses parents pour laisser la famille de sa s\u0153ur vivre du revenu des terres insuffisant pour tous. Il revient r\u00e9guli\u00e8rement dans son village pour voir ses parents et surtout sa m\u00e8re atteinte d&rsquo;une maladie s\u00e9nile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A Paris, il est tr\u00e8s mal \u00e0 l&rsquo;aise car la nature n&rsquo;est pas pr\u00e9sente sauf pr\u00e8s du fleuve. Il vit seul dans un petit appartement parisien qui ne paye pas de mine. Altruiste et attentif, il apporte son aide \u00e0 son voisinage et sait se rendre utile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aurore et Ludovic partagent la cour arbor\u00e9e de leur immeuble (leurs deux appartements se faisant face dans le m\u00eame immeuble\u00a0: D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les logements luxueux refaits \u00e0 neuf et de l&rsquo;autre les petits logements, vieillots, non r\u00e9nov\u00e9s pour un petit monde plut\u00f4t fauch\u00e9 o\u00f9 habite Ludovic). Ils se rencontrent car des corbeaux s&rsquo;y sont install\u00e9s. Leurs cris effrayant rendent hyst\u00e9rique la femme qui est phobique de ces oiseaux. L\u2019homme d\u00e9cide de lui venir en aide et d&rsquo;\u00e9liminer les oiseaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ludovic et Aurore vivent chacun une p\u00e9riode difficile. Ils sont arriv\u00e9s \u00e0 un point de rupture\u2026 Aurore, dont le monde est en train de s\u2019\u00e9crouler en m\u00eame temps que la bo\u00eete, r\u00e9pond en \u00e9cho \u00e0 Ludovic, non remis de la mort pr\u00e9matur\u00e9e de celle qu\u2019il aimait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des personnages auxquels l&rsquo;on s&rsquo;attache v\u00e9ritablement, malgr\u00e9 leurs failles, auxquels l&rsquo;on peut s&rsquo;identifier, par leur fragilit\u00e9. Ces deux-l\u00e0 ont peur, avancent masqu\u00e9s, n&rsquo;ont pas d&rsquo;\u00e9paule sur laquelle se reposer, sont \u00e9puis\u00e9s de faire semblant. Ce colosse aux pieds d&rsquo;argile, au bord du vide, et cette Wonder-business-woman, proche du \u00ab\u00a0burn out\u00a0\u00bb, ne font que combler deux immenses solitudes, dans un Paris froid et hostile, o\u00f9 les ombres du mensonge et de la violence c\u00f4toient la noirceur des corbeaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leurs divergences pour r\u00e9gler ce probl\u00e8me les m\u00e8nent \u00e0 l&rsquo;affrontement, mais ils finissent par apprendre \u00e0 se conna\u00eetre.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tour \u00e0 tour intimiste, tendre, dr\u00f4le, touchante, poignante, abrupte, hypnotique et finalement addictive, la prose de Serge Joncour nous envo\u00fbte, nous \u00e9merveille, nous \u00e9meut et au final nous s\u00e9duit v\u00e9ritablement. Les chapitres sont majoritairement courts, l&rsquo;alternance descriptions et dialogues donne un vrai rythme. Les phrases sont longues, douces, m\u00e9lodiques, po\u00e9tiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;auteur utilise beaucoup le processus de dualit\u00e9, d&rsquo;opposition des genres : la ville vs la campagne, la famille vs la solitude, la pens\u00e9e vs la r\u00e9alit\u00e9, les id\u00e9es vs les faits, la face visible et la face cach\u00e9e de l&rsquo;humain\u2026<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Rentr\u00e9e litt\u00e9raire Septembre 2016 \u2013 Paru le 17 ao\u00fbt 2016 &#8211; Douzi\u00e8me roman de Serge Joncour.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Prix interalli\u00e9 2016 \u2013 \u00c9lu meilleur roman fran\u00e7ais de l\u2019ann\u00e9e par le magazine \u00ab\u00a0Lire\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5966\" rel=\"attachment wp-att-5966\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-5966\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sere-Joncour.jpg\" alt=\"\" width=\"301\" height=\"297\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sere-Joncour.jpg 676w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sere-Joncour-300x296.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sere-Joncour-220x217.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 301px) 100vw, 301px\" \/><\/a><\/strong><strong>Serge Joncour<\/strong> est un \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 28 novembre 1961.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Originaire d\u2019une famille de paysans, il est n\u00e9 et a grandi \u00e0 Paris, non loin du quartier du Marais. Son enfance s\u2019est partag\u00e9e entre les rues de la capitale et les paysages plus champ\u00eatres de la Ni\u00e8vre, l\u2019Eure-et-Loire et le Valais suisse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Serge Joncour a toujours voulu \u00e9crire. Enfant, il n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s bon \u00e9l\u00e8ve, mais aimait n\u00e9anmoins beaucoup les r\u00e9dactions. Bien que souvent hors-sujet, le plaisir d\u2019avoir des lecteurs, de faire rire ses camarades l\u2019a encourag\u00e9 \u00e0 poursuivre dans cette voie. La lecture, l\u2019\u00e9criture et l\u2019humour lui ont toujours sembl\u00e9 des remparts essentiels \u00e0 l\u2019angoisse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s jeune, vers 13 ou 14 ans et jusqu\u2019\u00e0 16 ans, il \u00e9prouvait d\u2019ailleurs r\u00e9guli\u00e8rement le besoin de fuguer, laissait un mot pour pr\u00e9venir ses parents et prenait le train\u2026 Ce qui comptait n\u2019\u00e9tait pas tant la destination que le mouvement de la fuite. Ce sont peut-\u00eatre ces exp\u00e9riences de libert\u00e9 vol\u00e9e qui lui ont inspir\u00e9 son roman <em>In Vivo<\/em> (2006). Ce texte raconte en effet la fugue de deux enfants \u00e0 la recherche d\u2019une famille \u00e0 la hauteur de leurs esp\u00e9rances. Quant \u00e0 sa tendresse pour les voyages en train, notamment en province, on peut la lire dans plusieurs passages pleins d\u2019humour de <em>L\u2019Amour sans le faire<\/em> (2012).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Comme l&rsquo;\u00e9crit son premier \u00e9diteur, <\/em><em>Le Dilettante<\/em><em>\u00a0: \u00ab\u00a0Il est n\u00e9 un jour de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale. On lui en a longtemps fait le reproche. Depuis, il continue sur sa lanc\u00e9e. Tr\u00e8s t\u00f4t il est all\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole, puis par la suite, il en est sorti. Il a pass\u00e9 son enfance entre Paris, la Ni\u00e8vre, l&rsquo;Eure-et-Loir et le Valais suisse. Il a commenc\u00e9 des \u00e9tudes de philosophie alors qu\u2019il voulait faire nageur de combat.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Serge Joncour pratique diff\u00e9rents m\u00e9tiers avant de se lancer dans l&rsquo;\u00e9criture (ma\u00eetre-nageur, portier de bo\u00eete de nuit, vendeur de journaux, r\u00e9dacteur de slogans publicitaires\u2026). Pendant ces ann\u00e9es, il \u00e9crit de la po\u00e9sie, des nouvelles, des romans\u2026 Malheureusement, sans parvenir \u00e0 trouver un \u00e9diteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement, c\u2019est apr\u00e8s une dizaine de textes et pas mal de lettres de refus que son premier roman <em>\u00ab\u00a0Vu\u00a0\u00bb,<\/em> est publi\u00e9 aux \u00e9ditions du Dilettante en 1998. Il a alors 37 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis il a publi\u00e9 un peu plus d\u2019une dizaine de livres, dont \u00ab\u00a0<em>K\u00e9navo\u00a0\u00bb<\/em> (2000), <em>UV<\/em> (2003) qui a obtenu le prix France-T\u00e9l\u00e9vision en 2003 et est adapt\u00e9 au cin\u00e9ma en 2007 par Gilles Paquet-Brenner sous le titre \u00ab\u00a0<em>U.V.\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<\/em><em>L\u2019Idole\u00a0\u00bb <\/em>(2004) r\u00e9compens\u00e9 par le Prix de l\u2019Humour noir, <em>\u00ab\u00a0Que la paix soit avec vous\u00a0\u00bb<\/em> en 2006, \u00ab\u00a0<em>Combien de fois je t\u2019aime\u00a0\u00bb<\/em> en 2008,<em> \u00ab\u00a0L\u2019amour sans le faire\u00a0\u00bb <\/em>en 2012, et <em>\u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9crivain national\u00a0\u00bb,<\/em> qui raconte l\u2019histoire d\u2019un \u00e9crivain qui, s\u2019int\u00e9ressant d\u2019un peu trop pr\u00e8s \u00e0 un fait-divers, s\u2019y trouve finalement m\u00eal\u00e9\u2026 et sorti pour la rentr\u00e9e litt\u00e9raire 2014, qui fut finaliste du Renaudot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l&rsquo;an 2005, il a re\u00e7u le Prix de l&rsquo;Humour noir Xavier Forneret pour son livre \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;Idole<\/em><em>\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a \u00e9crit le sc\u00e9nario du film \u00ab\u00a0<em>Elle s&rsquo;appelait Sarah<\/em><em>\u00a0\u00bb<\/em> de Gilles Paquet-Brenner, d&rsquo;apr\u00e8s le roman du m\u00eame titre en version fran\u00e7aise de Tatiana de Rosnay, avec Kristin Scott Thomas, sorti au second semestre 2010 sur les \u00e9crans en France, Benelux, Espagne et Australie. Lanc\u00e9 aux \u00c9tats-Unis en juillet 2011, il est le film \u00e9tranger qui remporte le plus grand succ\u00e8s au Box-office pour l&rsquo;ann\u00e9e en cours, et au total il se classe 5\u00e8me des films fran\u00e7ais de tous les temps, sortis aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son roman \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;Idole<\/em><em>\u00a0\u00bb<\/em> fait, en ao\u00fbt 2012, l&rsquo;objet d&rsquo;une adaptation cin\u00e9matographique r\u00e9alis\u00e9e par Xavier Giannoli. Le film, intitul\u00e9 <em>Superstar<\/em>, met en sc\u00e8ne Kad Merad et C\u00e9cile de France. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui devient c\u00e9l\u00e8bre sans savoir pourquoi. Le film, est pr\u00e9sent\u00e9 en comp\u00e9tition officielle \u00e0 la Mostra de Venise 2012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019auteur travaille actuellement \u00e0 l\u2019adaptation de son roman \u00ab\u00a0<em>L\u2019Amour sans le faire\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est aussi, avec Jacques Jouet, Herv\u00e9 Le Tellier, G\u00e9rard Mordillat et bien d&rsquo;autres artistes et \u00e9crivains, l\u2019un des protagonistes de l&rsquo;\u00e9mission de radio <em>Des Papous dans la t\u00eate<\/em> de France Culture, dans laquelle il se livre \u00e0 des jeux verbaux et litt\u00e9raires dans la veine de l\u2019OuLiPo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son dernier roman, <em>Repose-toi sur moi<\/em>, publi\u00e9 en 2016 chez Flammarion, remporte le Prix Interalli\u00e9 2016, le mardi 8 novembre 2016. Six voix se sont port\u00e9es sur l\u2019\u00e9crivain d\u00e8s le premier tour, quatre sont all\u00e9es \u00e0 Eric Vuillard pour son roman <em>14\u00a0juillet<\/em>, et deux \u00e0 Ga\u00ebl Faye\u00a0 pour son roman <em>Petit Pays<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 travers ses romans comme ses nouvelles, Serge Joncour ne cesse d\u2019explorer les relations humaines et tout particuli\u00e8rement la difficult\u00e9 \u00e0 communiquer avec les autres et \u00e0 trouver sa place. Ses personnages sont souvent des \u00eatres fragiles et pleins de doutes qui se demandent quelle attitude adopter face \u00e0 la vie. Ainsi, dans \u00ab\u00a0<em>L\u2019homme qui ne savait pas dire non\u00a0\u00bb<\/em>, le personnage principal se retrouve, comme le titre l\u2019indique, incapable de prononcer le mot \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb. Bien entendu, ses relations avec les autres en sont tr\u00e8s affect\u00e9es\u2026 Dans \u00ab\u00a0<em>Situations d\u00e9licates\u00a0\u00bb<\/em>, l\u2019auteur pr\u00e9sente quarante-cinq sc\u00e8nes cocasses et surprenantes dans lesquelles le narrateur se trouve en situation embarrassante face aux autres. Tandis que dans \u00ab\u00a0<em>L\u2019Amour sans le faire\u00a0\u00bb<\/em>, les protagonistes, Frank et Louise, sont deux \u00eatres un peu perdus qui ont du mal \u00e0 exprimer leurs sentiments et vivent emmur\u00e9s dans une douloureuse solitude. Quant aux nouvelles de \u00ab\u00a0<em>Combien de fois je t\u2019aime\u00a0\u00bb<\/em>, elles t\u00e9moignent toutes \u00e0 leur mani\u00e8re de cette difficult\u00e9 \u00e0 vivre le lien \u00e0 l\u2019autre<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans plusieurs de ses textes, Serge Joncour fait la part belle aux descriptions du monde rural, m\u00eame si le regard qui est pos\u00e9 est plut\u00f4t ambivalent, partag\u00e9 entre tendresse et sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9. Son premier roman, \u00ab\u00a0<em>Vu\u00a0\u00bb<\/em> se d\u00e9roulait dans un petit village en rase campagne. Le deuxi\u00e8me, \u00ab\u00a0<em>U.V.\u00a0\u00bb,<\/em> avait pour cadre l\u2019\u00eele de Br\u00e9hat (Bretagne) qui ne compte que quelques centaines d\u2019habitants. \u00ab\u00a0<em>Bol d\u2019air\u00a0\u00bb<\/em> (2011) et \u00ab\u00a0<em>L\u2019Amour sans le faire\u00a0\u00bb<\/em> (2012) racontent tous deux le retour d\u2019un homme dans la ferme parentale. Si les d\u00e9cors semblent plut\u00f4t sombres et oppressants dans le premier, le second est au contraire l\u2019occasion d\u2019un hommage lumineux \u00e0 la r\u00e9gion du Lot. Pour autant, le personnage principal, s\u2019il y est sensible, peine \u00e0 trouver une relation apais\u00e9e avec le lieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Observateur aigu, Serge Joncour ne manque pas d\u2019\u00e9pingler les travers et les absurdit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui. Ainsi, dans \u00ab\u00a0<em>Combien de fois je t\u2019aime\u00a0\u00bb<\/em>, l\u2019amour se vit par bo\u00eete de messagerie ou par t\u00e9l\u00e9phone interpos\u00e9. Le mythe de la jeunesse \u00e9ternelle est \u00e9galement abord\u00e9 dans la nouvelle <em>\u00ab\u00a0Demain on sera jeune\u00a0\u00bb.<\/em> Dans \u00ab\u00a0<em>Kenavo\u00a0\u00bb<\/em>, dans \u00ab\u00a0<em>Vu\u00a0\u00bb<\/em> et dans \u00ab\u00a0<em>L\u2019Idole\u00a0\u00bb<\/em>, les fantasmes de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 sont d\u00e9nonc\u00e9s avec humour. Ainsi, dans \u00ab\u00a0<em>L\u2019Idole\u00a0\u00bb<\/em>, Georges Frangin, un homme tout \u00e0 fait ordinaire, se d\u00e9couvre soudain c\u00e9l\u00e8bre sans conna\u00eetre les raisons de ce subit bouleversement. S\u2019en suit une s\u00e9rie de situations aussi rocambolesques que savoureuses&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les auteurs qui l\u2019ont profond\u00e9ment marqu\u00e9, il cite des noms aussi divers que Bernard Clavel, Marguerite Duras, Huysmans, Gustave Flaubert ou Louis-Ferdinand C\u00e9line. Pourtant si certains textes comme \u00ab\u00a0<em>Voyage au bout de la nuit\u00a0\u00bb<\/em> de C\u00e9line ou \u00ab\u00a0<em>Don Quichotte\u00a0\u00bb<\/em> de Cervant\u00e8s l\u2019ont profond\u00e9ment impressionn\u00e9, ils ne lui ont pas forc\u00e9ment permis d\u2019\u00e9crire, justement parce qu\u2019ils lui semblaient trop inaccessibles. En revanche \u00ab\u00a0<em>Bouvard et P\u00e9cuchet\u00a0\u00bb<\/em> de Flaubert a \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant \u00e0 cause de l\u2019humour, \u00ab\u00a0<em>Th\u00e9r\u00e8se Raquin\u00a0\u00bb<\/em> d\u2019Emile Zola lui a appris l\u2019espace du roman et \u00ab\u00a0<em>Le Septentrion\u00a0\u00bb<\/em> de Louis Calaferte a \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable d\u00e9clencheur. Il se dit en effet fascin\u00e9 par ce livre qui a \u00e9t\u00e9 pour lui une r\u00e9v\u00e9lation et l\u2019a d\u00e9complex\u00e9 socialement. Le cin\u00e9ma l\u2019inspire aussi parfois. Ainsi, il reconna\u00eet avoir \u00e9crit son roman \u00ab\u00a0<em>U.V.\u00a0\u00bb<\/em> en pensant \u00e0 l\u2019univers du cin\u00e9aste Claude Chabrol. Ce dernier avait d\u2019ailleurs achet\u00e9 les droits du roman, sans que pour autant le film ne se fasse \u00e0 l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand il \u00e9crit, Serge Joncour n\u2019a pas vraiment de plan, en revanche il s\u2019appuie sur des cahiers de notes remplis de phrases, de courtes s\u00e9quences, d\u2019id\u00e9es. Il a toujours plusieurs stylos sur lui, au cas o\u00f9 une inspiration lui viendrait&#8230; Il \u00e9crit g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019apr\u00e8s-midi et se coupe pour cela du monde pendant plusieurs heures\u00a0: pas de t\u00e9l\u00e9phone, pas d\u2019Internet et des boules qui\u00e8s pour \u00eatre s\u00fbr de ne pas \u00eatre d\u00e9rang\u00e9 par le bruit\u00a0! Il se relit volontiers en faisant des halt\u00e8res&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0152uvre\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Romans et nouvelles\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><em>Vu<\/em>, Le Dilettante, 1998, Folio, 2000 &#8211; Prix Jean-Freusti\u00e9 en 1999<\/li>\n<li><em>Kenavo<\/em>, Flammarion, 2000<\/li>\n<li><em>Situations d\u00e9licates<\/em>, (nouvelles), Flammarion, 2001<\/li>\n<li><em>In vivo<\/em>, Flammarion, 2002<\/li>\n<li><em>V.<\/em>, Le Dilettante, 2003 &#8211; Prix France T\u00e9l\u00e9visions en 2003. Adapt\u00e9 au cin\u00e9ma en 2007 &#8211; Traduit vers l&rsquo;allemand par Nathalie M\u00e4lzer-Semlinger: <em>Ultraviolett<\/em>, Klett &amp; Cotta, 2008<\/li>\n<li><em>L&rsquo;Idole<\/em>, Flammarion, 2004 &#8211; Prix de l&rsquo;Humour noir Xavier Forneret 2005 &#8211; Adapt\u00e9 au cin\u00e9ma en 2012 sous le titre <em>Superstar<\/em> par Xavier Giannoli.<\/li>\n<li><em>Les Coll\u00e8gues<\/em>, L&rsquo;id\u00e9e bleue, 2006<\/li>\n<li><em>Que la paix soit avec vous<\/em>, Flammarion, 2006<\/li>\n<li><em>Combien de fois je t&rsquo;aime<\/em>, (nouvelles), Flammarion, 2008<\/li>\n<li><em>L&rsquo;Homme qui ne savait pas dire non<\/em>, Flammarion, 2009<\/li>\n<li><em>Bol d&rsquo;air<\/em>, Les \u00c9ditions du moteur, 2011<\/li>\n<li><em>L&rsquo;Amour sans le faire<\/em>, Flammarion, 2012 &#8211; Prix litt\u00e9raire des Hebdos en R\u00e9gion 2013<\/li>\n<li><em>L&rsquo;\u00c9crivain national<\/em>, Flammarion, 2014 &#8211; Prix des Deux Magots 2015<\/li>\n<li><em>Repose-toi sur moi<\/em>, Flammarion, 2016 &#8211; Prix Interalli\u00e9 2016<\/li>\n<li><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ouvrages collectifs\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9mission radiophonique <em>Des Papous dans la t\u00eate<\/em> sur France Culture:\n<ul>\n<li><em>Les Papous dans la t\u00eate, l&rsquo;anthologie<\/em>, dir. Bertrand J\u00e9r\u00f4me et Fran\u00e7oise Treussard, Gallimard, 2007<\/li>\n<li><em>Le Dictionnaire des Papous dans la t\u00eate<\/em>, dir. Fran\u00e7oise Treussard, Gallimard, 2007<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Prix et distinctions<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Prix Jean-Freusti\u00e9 1999 pour <em>Vu<\/em><\/li>\n<li>Prix France T\u00e9l\u00e9visions 2003 pour <em>V.<\/em><\/li>\n<li>Prix de l&rsquo;Humour noir Xavier Forneret 2005 pour <em>L&rsquo;Idole<\/em><\/li>\n<li>Prix litt\u00e9raire des Hebdos en R\u00e9gion 2013 pour <em>L&rsquo;Amour sans le faire<\/em><\/li>\n<li>Prix des Deux Magots 2015 pour <em>L&rsquo;\u00c9crivain national<\/em><\/li>\n<li>Prix Interalli\u00e9 2016 pour <em>Repose-toi sur moi<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Adaptations cin\u00e9matographiques<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Deux de ses romans ont \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9s au cin\u00e9ma\u00a0:\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>V.<\/em> (2003) adapt\u00e9 en 2007 par Gilles Paquet-Brenner sous le titre \u00e9ponyme <em>U.V.<\/em>.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;Idole<\/em> (2004) adapt\u00e9 en 2012 par Xavier Giannoli sous le titre <em>Superstar<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;\">Enregistrer<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 1956px; left: 20px;\">Enregistrer<\/span><\/p>\n<p><span style=\"border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px\/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% \/ 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 1956px; left: 20px;\">Enregistrer<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Repose-toi sur moi, c&rsquo;est une histoire d&rsquo;amour qui fait se rencontrer.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5965,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[379],"tags":[378],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Repose-toi-sur-moi.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5967"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5967"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5967\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5965"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5967"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5967"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5967"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}