{"id":582,"date":"2013-01-11T15:02:48","date_gmt":"2013-01-11T14:02:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=582"},"modified":"2013-01-15T21:18:05","modified_gmt":"2013-01-15T20:18:05","slug":"testut-sylvie-%e2%99%a6-gamines","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/testut-sylvie-%e2%99%a6-gamines\/","title":{"rendered":"Testut Sylvie \u2666 Gamines"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=77\" rel=\"attachment wp-att-77\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-77 alignright\" alt=\"Gamines\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/gamines.jpg\" width=\"191\" height=\"292\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/gamines.jpg 229w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/gamines-196x300.jpg 196w\" sizes=\"(max-width: 191px) 100vw, 191px\" \/><\/a>Elles sont trois s\u0153urs : Sybille, la narratrice, Corinne l&rsquo;a\u00een\u00e9e et Georgette la petite derni\u00e8re. Elles ont entre 8 et 12 ans et vivent seules avec leur maman.<\/p>\n<p>Depuis qu&rsquo;elles sont toutes petites, il y a un sujet tabou dans la famille : \u00ab\u00a0Il\u00a0\u00bb, leur p\u00e8re\u00a0: celui qui n&rsquo;a pas de nom et dont on ne parle jamais. Et bien qu&rsquo;elles aient r\u00e9ussi \u00e0 subtiliser une photographie, elles n&rsquo;osent pas aborder le sujet de mani\u00e8re frontale.<\/p>\n<p>Alors elles grandissent avec ce fant\u00f4me, jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 il r\u00e9appara\u00eetra inopin\u00e9ment.<\/p>\n<p>Le r\u00e9cit se scinde en deux parties distinctes : les deux premiers tiers sont consacr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9vocation des souvenirs d&rsquo;enfance. Issues d&rsquo;une famille d&rsquo;immigr\u00e9s italiens, les trois s\u0153urs grandissent au milieu des oncles, tantes et parrains. Les \u00e9pisodes narr\u00e9s par Sybille sont plut\u00f4t gais et espi\u00e8gles.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Sylvie Testud adopte de fa\u00e7on plut\u00f4t r\u00e9ussi le langage de l&rsquo;enfance et sa petite Sybille fait preuve d&rsquo;une effronterie attachante.<\/p>\n<p>Dans le dernier tiers, Sybille est devenue une actrice connue et reconnue. Elle est de passage \u00e0 Lyon pour une d\u00e9dicace et l&rsquo;anniversaire de sa grand-m\u00e8re, quand \u00ab\u00a0Il\u00a0\u00bb provoque LA rencontre.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>L&rsquo;auteur :<\/h2>\n<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=76\" rel=\"attachment wp-att-76\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-76 alignleft\" alt=\"Sylvie Testud\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/sylvie-testud.jpg\" width=\"214\" height=\"266\" \/><\/a>\u00a0 Sylvie Testud na\u00eet le 17\u00a0janvier\u00a01971 \u00e0 Lyon dans une famille modeste d&rsquo;origine italienne d&rsquo;une m\u00e8re comptable et d&rsquo;un p\u00e8re qui les abandonne lorsqu&rsquo;elle a deux ans. Elle passe son enfance et adolescence dans le quartier populaire lyonnais de la Croix-Rousse. Leur p\u00e8re est parti \u00e0 la naissance de la benjamine, et ni leur m\u00e8re, ni les autres membres de la famille Di Baggio ne le nomment jamais autrement. \u00ab\u00a0Lui\u00a0\u00bb est parfois venu frapper \u00e0 la porte, en vain, et les trois petites doivent se contenter d\u2019une photo vol\u00e9e \u00e0 leur m\u00e8re comme seul souvenir.<\/p>\n<p>\u00a0En 1985, alors \u00e2g\u00e9e de 14 ans, elle a une r\u00e9v\u00e9lation pour le m\u00e9tier d&rsquo;actrice en voyant Charlotte Gainsbourg dans son r\u00f4le de jeune fille complex\u00e9e \u00e0 laquelle elle s&rsquo;identifie, dans le film <i>L&rsquo;Effront\u00e9e<\/i> de Claude Miller. Elle prend alors des cours de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Lyon avec le com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne Christian Taponard.<\/p>\n<p>\u00a0En 1989, elle s&rsquo;installe \u00e0 Paris pour suivre des \u00e9tudes d&rsquo;histoire, ainsi que des cours d&rsquo;art dramatique aux cours libres du Cours Florent, puis au Conservatoire national sup\u00e9rieur d&rsquo;art dramatique pendant 3 ans, avec Jacques Lassalle et Catherine Hiegel pour professeurs.<\/p>\n<p>\u00a0Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, elle obtient ses premiers petits r\u00f4les au cin\u00e9ma, puis des longs m\u00e9trages comme <i>L&rsquo;Histoire du gar\u00e7on qui voulait qu&rsquo;on l&#8217;embrasse<\/i> de Philippe Harel (1994), <i>Le Plus bel \u00e2ge&#8230;,<\/i> de Didier Haudepin (1995) ou encore <i>Love, etc.<\/i> de Marion Vernoux (1996).<\/p>\n<p>\u00a0En 1997, Sylvie Testud conna\u00eet un premier grand succ\u00e8s au cin\u00e9ma en Allemagne avec le film <i>Au-del\u00e0 du silence<\/i> de Caroline Link, pour lequel elle apprend la langue allemande, la clarinette et la langue des signes. Elle est r\u00e9compens\u00e9e comme meilleure actrice aux Prix du Film allemand (l&rsquo;\u00e9quivalent allemand du C\u00e9sar de la meilleure actrice).<\/p>\n<p>En 1998, elle joue son premier grand r\u00f4le au cin\u00e9ma fran\u00e7ais et conna\u00eet son premier grand succ\u00e8s en France avec le r\u00f4le de B\u00e9a dans <i>Karnaval<\/i>, le premier long-m\u00e9trage de Thomas Vincent, pour lequel elle est nomm\u00e9e au C\u00e9sar du meilleur espoir f\u00e9minin et re\u00e7oit le Prix Michel Simon. Elle commence alors une importante carri\u00e8re d&rsquo;actrice avec une pr\u00e9f\u00e9rence pour le cin\u00e9ma d&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>En 2000, sa prestation dans <i>La Captive<\/i> de Chantal Akerman (adaptation du roman <i>La Prisonni\u00e8re<\/i> de Marcel Proust) lui vaut une nomination au prix de la meilleure actrice du Prix du cin\u00e9ma europ\u00e9en. En 2001, elle obtient, pour sa deuxi\u00e8me nomination, le C\u00e9sar du meilleur espoir f\u00e9minin pour son interpr\u00e9tation biographique remarquable de Christine Papin, une des s\u0153urs Papin, dans <i>Les Blessures assassines<\/i> de Jean-Pierre Denis, une histoire d&rsquo;une jeune domestique qui souffre de psychose parano\u00efaque et qui avait d\u00e9fray\u00e9 la chronique en 1933 dans une affaire de meurtre de son employeuse avec la complicit\u00e9 de sa s\u0153ur L\u00e9a.<\/p>\n<p>En 2003, Testud inaugure une carri\u00e8re parall\u00e8le de romanci\u00e8re en publiant une biographie de sa vie d&rsquo;actrice sous le titre \u00ab\u00a0<i>Il n&rsquo;y a pas beaucoup d&rsquo;\u00e9toiles ce soir\u00a0\u00bb<\/i>, aux \u00e9ditions Pauvert.<\/p>\n<p>En 2004, elle obtient un second C\u00e9sar, cette fois celui de la meilleure actrice, ainsi que le Prix Lumi\u00e8re de la meilleure actrice et l&rsquo;\u00c9toile d&rsquo;or du cin\u00e9ma fran\u00e7ais pour le meilleur premier r\u00f4le f\u00e9minin gr\u00e2ce \u00e0 sa performance dans le film <i>Stupeur et tremblements<\/i> d&rsquo;Alain Corneau, une adaptation du roman biographique \u00e9ponyme de la romanci\u00e8re \u00e0 succ\u00e8s Am\u00e9lie Nothomb, o\u00f9 elle joue le r\u00f4le de cette derni\u00e8re en proie aux difficult\u00e9s et \u00e0 la diff\u00e9rence de culture entre le monde professionnel japonais et le monde occidental belge dont elle est originaire. Pour ce r\u00f4le, elle a d\u00fb apprendre ses r\u00e9pliques en japonais gr\u00e2ce \u00e0 une m\u00e9thode phon\u00e9tique.<\/p>\n<p>Le 15 f\u00e9vrier 2005, Sylvie Testud donne le jour \u00e0 son fils Ruben.<\/p>\n<p>En 2006, Sylvie Testud sort son troisi\u00e8me <b>roman, \u00ab\u00a0Gamines\u00a0\u00bb<\/b> o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre une famille aux personnages savamment dos\u00e9s entre hasard d&rsquo;\u00e9criture et <b>autobiographie<\/b>. Un exercice de style sur une enfance un peu tourment\u00e9e, exprim\u00e9 avec tendresse et humour par la com\u00e9dienne-\u00e9crivain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elles sont trois s\u0153urs : Sybille, la narratrice, Corinne l&rsquo;a\u00een\u00e9e et.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":77,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[8],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/01\/gamines.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/582"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=582"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/582\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/77"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=582"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=582"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=582"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}