{"id":5396,"date":"2016-08-19T09:44:37","date_gmt":"2016-08-19T08:44:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=5396"},"modified":"2016-08-20T10:41:18","modified_gmt":"2016-08-20T09:41:18","slug":"bussi-michel-%e2%99%a6-nympheas-noirs","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/bussi-michel-%e2%99%a6-nympheas-noirs\/","title":{"rendered":"Bussi Michel \u2666 Nymph\u00e9as noirs"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5377\" rel=\"attachment wp-att-5377\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-5377\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/Nymph\u00e9as-noirs.jpg\" alt=\"Nymph\u00e9as noirs\" width=\"215\" height=\"357\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/Nymph\u00e9as-noirs.jpg 427w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/Nymph\u00e9as-noirs-181x300.jpg 181w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/Nymph\u00e9as-noirs-220x365.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 215px) 100vw, 215px\" \/><\/a>Ce polar \u00ab\u00a0impressionniste\u00a0\u00bb, nous m\u00e8ne, touche apr\u00e8s touche, de la mort de Claude Monet \u00e0\u2026 presque aujourd\u2019hui. Le temps ne compte plus, la mort r\u00f4de, bravant les ann\u00e9es, dans le petit village de Giverny, o\u00f9 v\u00e9cut le peintre des \u00ab\u00a0Nymph\u00e9as\u00a0\u00bb et o\u00f9 s\u2019\u00e9coule depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es un flot ininterrompu de touristes, amateurs de \u00ab\u00a0belle peinture\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>Originaire de l&rsquo;Eure, Michel Bussi a eu la bonne id\u00e9e de s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la petite commune de Giverny dont le nom est \u00e9troitement li\u00e9 au plus c\u00e9l\u00e8bre de ses habitants : Claude Monet.<\/p><\/blockquote>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2010, un crime est commis dans le village de Monet. La victime est J\u00e9r\u00f4me Morval, enfant du pays, chirurgien ophtalmologue, amateur de peinture et de femmes, dont le cabinet est situ\u00e9 \u00e0 Paris dans les quartiers chics de la capitale. Sa femme Patricia, elle, se morfond \u00e0 Giverny, rue Claude Monet. Son cadavre a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 dans le ru de l&rsquo;Epte, un bras d\u00e9tourn\u00e9 de la rivi\u00e8re qui alimente l\u2019\u00e9tang aux Nymph\u00e9as du jardin de Monet par une vieille dame de 80 ans, qui passe son chemin, certaine qu\u2019un sportif matinal va le d\u00e9couvrir. Il aurait \u00e9t\u00e9 poignard\u00e9, avant d\u2019avoir la t\u00eate \u00e9cras\u00e9e par une grosse pierre, puis noy\u00e9 dans le ru. Si elle renonce \u00e0 se rendre \u00e0 la police, elle confie le nom du tueur \u00e0 Patricia Morval, la veuve.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques traces de bottes sont relev\u00e9es sur les lieux de l&rsquo;accident par Lauren\u00e7 S\u00e9r\u00e9nac, nouvel inspecteur beau-parleur, fra\u00eechement d\u00e9barqu\u00e9 de l\u2019\u00e9cole de police de Toulouse, qui fait \u00e9quipe avec Sylvio B\u00e9navid\u00e8s, un coll\u00e8gue r\u00e9fl\u00e9chi, plus calme, plus pos\u00e9, presque maniaque, adepte du classement des archives et dont la femme attend un enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mut\u00e9 \u00e0 Vernon en remplacement du commissaire parti \u00e0 la retraite sans en avoir v\u00e9ritablement le grade, c\u2019est la premi\u00e8re grosse affaire \u00e0 laquelle il est confront\u00e9. Il poss\u00e8de des connaissances en art pictural car il a travaill\u00e9 \u00e0 la Brigade des Arts. Il affiche d\u2019ailleurs des tableaux de ma\u00eetres dans son bureau. Ce n\u2019est pas un policier tr\u00e8s \u00e0 cheval sur les mesures. Il aime se fier \u00e0 son instinct et \u00e0 ses impressions plut\u00f4t qu\u2019aux preuves physiques qui lui sont fournies. Ses d\u00e9marches ne sont pas tr\u00e8s morales, en t\u00e9moigne son obsession d\u2019accuser Jacques Dupain tout en courtisant sa femme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils retrouvent dans la poche de J\u00e9r\u00f4me Morval une carte d&rsquo;anniversaire destin\u00e9e \u00e0 un enfant f\u00eatant ses 11 ans et sur laquelle figure un message : \u00ab Le crime de r\u00eaver je consens qu\u2019on l\u2019instaure. \u00bb. A qui \u00e9tait destin\u00e9e cette carte aux Nymph\u00e9as? Et qui a pu en vouloir \u00e0 ce m\u00e9decin ophtalmologique de renom, amant de la belle St\u00e9phanie Dupain, l&rsquo;institutrice du village? L&rsquo;enqu\u00eate pi\u00e9tine\u00a0: mari jaloux ou amateur d&rsquo;art ? Lui en voulait-on pour ses nombreuses conqu\u00eates dont il ne se cachait pas? Serait-ce la folie d&rsquo;un mari jaloux car cinq photos anonymes arriv\u00e9es au commissariat montrent le d\u00e9funt en compagnie de femmes? Des photos annot\u00e9es au dos par des num\u00e9ros sur lesquels S\u00e9v\u00e9rac et Silvio se cassent les dents. A part la belle St\u00e9phanie que l\u2019homme de l\u2019art dentaire tient chastement par la main, les autres femmes sont inconnues au bataillon. Autant de questions qui fusent dans l&rsquo;esprit des policiers mais qui restent sans r\u00e9ponse&#8230; \u00c0 qui profite le crime ? S\u00e9v\u00e9rac est persuad\u00e9 que le mari de St\u00e9phanie, Jacques Dupain, ferait un coupable id\u00e9al. D\u2019ailleurs son alibi, une partie de chasse priv\u00e9e, est d\u00e9moli par sa femme. Le matin du meurtre elle aurait couch\u00e9 avec lui, mais n\u2019est-ce que provocation envers S\u00e9v\u00e9rac\u00a0? Cela se pourrait, car tous deux ressentent une forte attirance l\u2019un pour l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvio B\u00e9navid\u00e8s, s\u2019il ne poss\u00e8de pas le flair d\u2019un chien de chasse, retrouve dans archives une histoire ancienne remontant \u00e0 1937, un meurtre perp\u00e9tr\u00e9 dans des conditions similaires. Cette affaire ferait-elle \u00e9cho avec l\u2019assassinat du petit Albert Rosalba, retrouv\u00e9 mort dans les m\u00eames circonstances, au m\u00eame endroit, en 1937 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;inspecteur Lauren\u00e7 Serenac se retrouve vite submerg\u00e9 par les pistes potentielles. L\u2019enqu\u00eate va durer 13 jours dans le village de Giverny, dans l&rsquo;ambiance omnipr\u00e9sente de l&rsquo;impressionnisme et d&rsquo;une communaut\u00e9 rurale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au c\u0153ur de l&rsquo;intrigue, trois femmes. Trois voix, trois femmes, trois destins diff\u00e9rents&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une vieille femme (la narratrice) qui se qualifie, elle-m\u00eame, de m\u00e9chante et de meurtri\u00e8re, surnomm\u00e9e la sorci\u00e8re ou la vieille par les habitants de Giverny. Elle est n\u00e9e en 1926, l\u2019ann\u00e9e de la mort de Claude Monet. Elle nous dit que dans cette histoire, il y aura 3 femmes (dont elle) et qu&rsquo;elle a tu\u00e9 les deux autres. Octog\u00e9naire aux yeux de hibou, vraiment aigrie par sa triste existence, qui voit et sait tout, elle habite dans le donjon du grand Moulin des Chennevi\u00e8res au bord d\u2019un ruisseau, sur le chemin du Roy. Tout de noir v\u00eatue, marchant p\u00e9niblement avec une canne et qui passe quasiment inaper\u00e7ue dans les rues de Giverny, elle aime manier les calembours et se d\u00e9lecter du comportement moutonnier des touristes. Est-ce la mort r\u00e9cente de son mari, qu&rsquo;elle a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e en douce en \u00f4tant le goutte-\u00e0-goutte de son mari mourant pour acc\u00e9l\u00e9rer son agonie, qui la rend soudain si dynamique?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fillette, Fanette Morelle de 11 ans, au sourire joyeux, dont tous les gar\u00e7ons de son \u00e9cole voulaient d\u2019elle pour amoureuse, dou\u00e9e pour la peinture, qui, devant son chevalet, ambitionne de rivaliser un jour avec Monet et dont les camarades de classe se nomment Paul, Vincent, Camille et Mary. Elle vit chez sa m\u00e8re, rue du Ch\u00e2teau-d\u2019Eau, dans une petite maison dont la peinture aux murs se d\u00e9colle. L\u2019\u00e9cole termin\u00e9e, elle rejoint un vieux peintre am\u00e9ricain <em>James, dont personne ne conna\u00eet le nom de famille mais qui, tout comme Fanette, est passionn\u00e9e par la peinture et<\/em> qui lui prodigue ses conseils. <em>Ils passent des heures ensemble. Il la conseille, la guide, la soutient, l\u2019encourage.<\/em> Elle participe \u00e0 un concours \u00ab Peintre en herbe\u00a0\u00bb de la Fondation am\u00e9ricaine Robinson<em> qui est organis\u00e9, comme chaque ann\u00e9e, par l\u2019institutrice. <\/em>Passionn\u00e9e par Monet, elle compte d\u2019ailleurs pr\u00e9senter sa version des Nymph\u00e9as. <em>Elle voit, en le gagnant, une chance inou\u00efe de concr\u00e9tiser son r\u00eave\u00a0: pouvoir suivre des cours de peinture dans une \u00e9cole \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.\u00a0<\/em>Fanette r\u00eave de parcourir le monde pour peindre aux c\u00f4t\u00e9s de son amoureux Paul. Des r\u00eaves de petite fille qui sont pourtant menac\u00e9s. C\u2019est James qui trouve la menace grav\u00e9e dans sa bo\u00eete de peinture : \u00ab Elle est \u00e0 moi ici, maintenant et pour toujours \u00bb. Le message se termine par une croix, telle une \u00e9pitaphe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et St\u00e9phanie Dupain, une institutrice de 36 ans, redoutablement s\u00e9duisante<em>, <\/em><em>jeune, belle, \u00e9nigmatique, envo\u00fbtante et dont<\/em> <em>l\u2019inspecteur Lauren\u00e7 S\u00e9r\u00e9nac tombera imm\u00e9diatement sous le charme<\/em><em>. <\/em>Elle est mari\u00e9e \u00e0 Jacques Dupain, un agent immobilier jaloux dont elle n\u2019est pas amoureuse. Elle occupe un appartement mansard\u00e9 au-dessus de l\u2019\u00e9cole, rue Blanche-Hosched\u00e9-Monet. La belle St\u00e9phanie attend son prince charmant, celui qui viendra la d\u00e9livrer et lui permettre de quitter Giverny. Derri\u00e8re la beaut\u00e9 et le sourire de cette femme se cache une personne m\u00e9lancolique, une femme en d\u00e9tresse, pi\u00e9g\u00e9e elle aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re est la plus d\u00e9termin\u00e9e. La seconde est la plus dou\u00e9e et la troisi\u00e8me est la plus rus\u00e9e. Un lien unit ces trois femmes au-del\u00e0 du temps et de leurs diff\u00e9rences.\u00a0 Elles poss\u00e8dent un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois r\u00eavaient de fuir\u2026 Oui, de quitter Giverny, ce si fameux village dont le seul nom donne envie \u00e0 une foule de gens de traverser le monde entier juste pour s\u2019y promener quelques heures, \u00e0 cause des peintres impressionnistes. C\u2019est \u00e9trange de vouloir quitter Giverny. Mais toutes les trois pensent que le village est une prison, un grand et beau jardin, mais grillag\u00e9. Comme le parc d\u2019un asile ? Un trompe-l\u2019\u0153il. Un tableau dont il serait impossible de d\u00e9border du cadre. Si le village est si fig\u00e9, c\u2019est parce qu\u2019il s\u2019est arr\u00eat\u00e9 d\u2019\u00e9voluer \u00e0 la mort du peintre. A l\u2019exception des parkings et du mus\u00e9e, le paysage est rest\u00e9 le m\u00eame pour que les touristes puissent reconna\u00eetre les d\u00e9cors des peintures de Monet. C\u2019est un emprisonnement \u00e0 des fins touristiques, patrimoniales et financi\u00e8res<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En r\u00e9alit\u00e9, la plus jeune, cherchait un p\u00e8re. Ailleurs. La plus vieille, savait des choses sur les deux autres et la derni\u00e8re cherchait l\u2019amour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout n&rsquo;est qu&rsquo;illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la qui\u00e9tude de Giverny, le village cher \u00e0 Claude Monet, sont bien r\u00e9els. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou vol\u00e9es, rumeurs souvent savamment entretenues concernant des toiles qui auraient exist\u00e9es, qui n\u2019auraient pas toutes \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es, d\u2019ultimes peintures du maitre, lequel atteint de la cataracte aurait imagin\u00e9 reproduire des nymph\u00e9as noirs. Perdues ou vol\u00e9es, telles les illusions quand, pass\u00e9 et pr\u00e9sent, se confondent et que jeunesse et mort d\u00e9fient le temps. Et comme Giverny n\u2019est qu\u2019\u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Lyons-la-For\u00eat, l\u2019auteur s\u2019est autoris\u00e9 quelques clins d\u2019\u0153il \u00e0 \u00ab Madame Bovary \u00bb \u2013 Lyons ayant servi \u00e0 deux reprises de lieu de tournage au film tir\u00e9 du classique de Flaubert.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un \u00e9tonnant roman policier dont chaque personnage est une \u00e9nigme. Le roman est pr\u00e9texte \u00e0 nous raconter la vie de Monet et ses peintures. Ce ne pourrait \u00eatre qu\u2019une banale enqu\u00eate situ\u00e9e dans un lieu pris\u00e9 par les touristes depuis l\u2019ouverture de la maison et des jardins de Monet en 1980. Le Clos Normand, le Jardin Japonais, et bien entendu l\u2019h\u00f4tel Baudy et tous les lieux qui constituent le charme de Giverny, ses ruelles fleuries, son \u00e9glise, sa prairie, ses champs de bl\u00e9s, sont d\u00e9crits avec la palette d\u2019un peintre impressionniste. Si l\u2019ombre de Monet plane sur ce roman, celle d\u2019Aragon est aussi pr\u00e9sente, par le truchement d\u2019un livre, <em>Aur\u00e9lien<\/em>, qui tr\u00f4ne sur une table de chevet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Tout comme pour Giverny, les informations sur Claude Monet sont authentiques, qu\u2019elles concernent sa vie, ses \u0153uvres ou ses h\u00e9ritiers. C\u2019est aussi le cas pour celles qui \u00e9voquent d\u2019autres peintres impressionnistes, notamment Theodore Robinson ou Eug\u00e8ne Murer. Les vols d\u2019\u0153uvres d\u2019art \u00e9voqu\u00e9s sont des faits divers r\u00e9els.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 sa mort, Giverny s\u2019est vu fig\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque de ce peintre disparu. Pendant plus de cinquante ans, les jardins ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s et d\u00e9laiss\u00e9s. Leur r\u00e9ouverture a transform\u00e9 Giverny en un site touristique mondialement connu. Des peintres am\u00e9ricains sont venus \u00e0 Giverny au si\u00e8cle dernier avant que cela ne devienne cette plate-forme touristique. Ils venaient rechercher le calme et la concentration. Ce qui n\u2019est plus possible aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Monet \u00e9tait un peintre qui se vendait bien, il \u00e9tait c\u00e9l\u00e8bre et riche. Il a fait de Giverny (l&rsquo;endroit exact o\u00f9 se d\u00e9roule ce roman) son terrain de jeu. <em>Petit village o\u00f9 r\u00e9sident \u00e0 peine 500 habitants. Un havre de paix o\u00f9 Claude Monet a r\u00e9sid\u00e9 de 1883 \u00e0 1926, soit la moiti\u00e9 de sa vie.<\/em> Il y faisait sa loi : faire abattre des arbres pour pr\u00e9server une certaine luminosit\u00e9, faire d\u00e9river le ruisseau pour construire son \u00e9tang pour abreuver des plantes d&rsquo;eau, racheter des terres pour emp\u00eacher qu\u2019on en coupe les champs&#8230; Tout s&rsquo;ach\u00e8te\u00a0! <em>Il transformera le verger de sa propri\u00e9t\u00e9 en un grand jardin floral. Amoureux de la nature, il transposera sur ses toiles son propre jardin, son \u00e9tang,\u00a0son pont et surtout ses nymph\u00e9as dont il commencera une longue s\u00e9rie en 1902. \u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut savoir que Claude Monet a pass\u00e9 les trente derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie \u00e0 peindre des n\u00e9nuphars. Par po\u00e9sie nous les appellerons ici des nymph\u00e9as. Les n\u00e9nuphars (Nuphar luteum) ont des fleurs jaunes qui mesurent 4 &#8211; 5 cm ; les nymph\u00e9as (Nymph\u00e9a alba) sont plus d\u00e9coratifs, avec des fleurs blanches, roses ou rouges qui, avec une vingtaine de p\u00e9tales, atteignent 10 \u00e0 12 cm de diam\u00e8tre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les Nymph\u00e9as<\/strong> sont une s\u00e9rie d&rsquo;environ <em>250 toiles qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019artiste <\/em>(impressionniste fran\u00e7ais) pendant les 31 derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie.<em>\u00a0Le regard qu\u2019il portait sur ses nymph\u00e9as \u00e9tant chaque fois diff\u00e9rent et lui procurant une source d\u2019inspiration in\u00e9puisable.<\/em> Ces peintures repr\u00e9sentent le jardin de fleurs et plus particuli\u00e8rement le bassin de n\u00e9nuphars de Monet \u00e0 Giverny. Beaucoup de travaux ont \u00e9t\u00e9 peints tandis que l&rsquo;artiste souffrait de cataracte. Ces tableaux se pr\u00e9sentent sous diff\u00e9rentes formes (carr\u00e9e, circulaire, rectangulaire, etc.) et avec des tailles tr\u00e8s variables pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 plusieurs m\u00e8tres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est avec Georges Clemenceau, que Claude Monet a choisi d\u2019installer dans l&rsquo;Orangerie du jardin des Tuileries, ce grand ensemble mural des Nymph\u00e9as. Il y travailla \u00e0 partir de 1914 et il en a amorc\u00e9 le don \u00e0 la France d\u00e8s 1918. Pendant huit ans, ce projet fait l&rsquo;objet de rudes n\u00e9gociations avec les pouvoirs publics, dans lesquelles Clemenceau a jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant. Durant les ann\u00e9es 1920, l&rsquo;\u00c9tat fran\u00e7ais y a construit deux pi\u00e8ces ovales pour l&rsquo;exposition permanente de ces huit peintures du bassin aux n\u00e9nuphars par Monet. Ces huit compositions sont de m\u00eame hauteur (2\u00a0m) mais de longueur variable (de 5,99\u00a0m \u00e0 17,00\u00a0m), r\u00e9parties sur les murs. L\u2019ensemble forme une surface d\u2019environ 200\u00a0m<sup>2<\/sup> qui en fait une des r\u00e9alisations les plus monumentales du si\u00e8cle. Monet a peint ces compositions pour qu&rsquo;elles soient suspendues en cercle, comme si une journ\u00e9e ou les quatre saisons s&rsquo;\u00e9coulaient devant les yeux du spectateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour traiter avec exactitude du village de Monet, Michel Bussi a effectu\u00e9 un travail de pr\u00e9-\u00e9criture et de recherches. La pr\u00e9face mentionne ce travail : \u00ab\u00a0Les descriptions de Giverny se veulent les plus exactes possible. Les lieux existent, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019h\u00f4tel Baudy, du ru de Giverny, de l\u2019\u00e9glise Sainte-Radegonde et du cimeti\u00e8re, de la rue Claude-Monet, du chemin du Roy, et de l\u2019\u00eele aux Orties. Il en est de m\u00eame pour les lieux voisins, tels le mus\u00e9e de Vernon, le hameau de Cocherel, ou le mus\u00e9e des Beaux-arts de Rouen, ville o\u00f9 Monet a peint pas moins de 28 \u00ab\u00a0 cath\u00e9drales \u00bb. Ces cath\u00e9drales sont toutes diff\u00e9rentes selon l\u2019heure de la journ\u00e9e ou le temps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce roman policier Michel Bussi introduit, en dehors de Monet, les autres artistes qui ont \u00e9t\u00e9 proches du village. Parmi eux, on trouve Louis Aragon. \u00ab Le crime de r\u00eaver je consens qu\u2019on l\u2019instaure.\u00bb\u00a0 Le vers de la carte d\u2019anniversaire cit\u00e9 plus haut\u00a0 provient d\u2019un po\u00e8me de Louis Aragon, \u00ab Nymph\u00e9e \u00bb. Aragon \u00e9tait un habitu\u00e9 de Giverny. Ce po\u00e8me y ferait d\u2019ailleurs r\u00e9f\u00e9rence. C\u2019est l\u2019un des premiers po\u00e8mes \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 censur\u00e9 en 1942 par Vichy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le titre de cet ouvrage est directement li\u00e9 \u00e0 Claude Monet. La l\u00e9gende raconte que dans ses derniers tableaux l\u2019artiste impressionniste lutte contre sa propre mort. D\u00e9but d\u00e9cembre 1926, quand Monet a compris qu\u2019il allait mourir, il aurait peint un ultime tableau des nymph\u00e9as, en utilisant la seule couleur qu\u2019il se refusait \u00e0 utiliser. L\u2019absence de couleur mais aussi l\u2019union de toutes : le noir. Cette l\u00e9gende aurait pu rester au titre de simple myst\u00e8re, mais voil\u00e0\u00a0! Dans ce livre, on apprend tr\u00e8s t\u00f4t que la vieille femme poss\u00e8de un tableau qu\u2019elle cache tout en haut de sa tour. Un tableau de nymph\u00e9as, les <em>Nymph\u00e9as noirs<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme exergue \u00e0 ce roman policier, on trouve une citation qui fait \u00e9trangement \u00e9cho \u00e0 ce titre : \u00ab Non ! Non ! Pas de noir pour Monet, voyons ! Le noir n\u2019est pas une couleur ! \u00bb. Mots prononc\u00e9s par Georges Clemenceau, au pied du cercueil de Claude Monet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2010 fut l&rsquo;ann\u00e9e de l\u2019impressionnisme avec comme chef de file, Claude Monet. Elle s&rsquo;\u00e9tait achev\u00e9e avec un succ\u00e8s auquel les organisateurs ne s\u2019attendaient peut-\u00eatre pas. Et afin de clore en beaut\u00e9 cette manifestation qui s\u2019\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9e au Grand Palais \u00e0 Paris, mais \u00e9galement dans de nombreux sites normands dont \u00e9videmment Giverny, Michel Bussi nous offrait un roman hommage \u00e0 Monet, aux impressionnistes, aux fameux nymph\u00e9as et bien \u00e9videmment \u00e0 Giverny, ce petit village de l\u2019Eure coinc\u00e9 entre Normandie et Ile de France, nich\u00e9 dans un m\u00e9andre de la Seine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5178\" rel=\"attachment wp-att-5178\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-5178 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Michel-Bussi.jpg\" alt=\"Michel Bussi\" width=\"234\" height=\"256\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Michel-Bussi.jpg 257w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Michel-Bussi-220x241.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 234px) 100vw, 234px\" \/><\/a>Michel Bussi<\/strong>, n\u00e9 le 29 avril 1965 \u00e0 Louviers dans l\u2019Eure, est un auteur fran\u00e7ais de romans policiers. Il a grandi au Manoir, entre Louviers et Rouen, une petite ville industrielle au bord de la Seine avec son aci\u00e9rie et sa papeterie qui ont ferm\u00e9 depuis belle lurette. Sa m\u00e8re, institutrice catholique, \u00e9levait seule ses trois enfants \u2013 son mari est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un accident lorsque Michel Bussi avait 10 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au coll\u00e8ge, il d\u00e9vore Agatha Christie, Ray Bradbury, Barjavel, Lenteric. Il restera un lecteur de romans populaire.\u00a0<em>\u00abUn de mes ma\u00eetres, c&rsquo;est Serge Brussolo. Un g\u00e9nie pur. Il publiait un livre tous les trois mois: de la SF, du policier, de l&rsquo;historique.\u00bb<\/em>\u00a0Il est intarissable sur les Grang\u00e9, Japrisot, Chattam, les rois des Relay. Ne lit presque jamais de\u00a0<em>\u00ablitt\u00e9rature blanche\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Politologue fran\u00e7ais, professeur de g\u00e9ographie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Rouen, o\u00f9 il dirige une UMR du CNRS, il est sp\u00e9cialiste de g\u00e9ographie \u00e9lectorale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il vit \u00e0 Darn\u00e9tal, la ville la plus pauvre de l&rsquo;agglom\u00e9ration rouennaise. Il fr\u00e9quente toujours ses amis de coll\u00e8ge, qu&rsquo;il retrouve au club de sport, o\u00f9 il fait du ping-pong. Certains sont profs, d&rsquo;autres ouvriers. Ils relisent ses manuscrits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Michel Bussi a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire dans les ann\u00e9es 1990. Alors jeune professeur de g\u00e9ographie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Rouen, il \u00e9crit un premier roman, situ\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque du D\u00e9barquement de Normandie. Ce dernier est refus\u00e9 par l\u2019ensemble des maisons d\u2019\u00e9dition. Il \u00e9crit quelques nouvelles, s\u2019attelle \u00e0 l\u2019exercice de l\u2019\u00e9criture de sc\u00e9narios mais sans parvenir \u00e0 les faire publier. Il attendra dix ans pour que l\u2019id\u00e9e d\u2019un roman, inspir\u00e9 d\u2019un voyage \u00e0 Rome au moment du pic de popularit\u00e9 du <em>Da Vinci Code<\/em> de Dan Brown, s\u2019impose. Ce succ\u00e8s d\u2019\u00e9dition international, ainsi que la lecture d\u2019une r\u00e9\u00e9dition de Maurice Leblanc pour le centenaire d\u2019Ars\u00e8ne Lupin, le poussent \u00e0 se lancer dans un travail d\u2019enqu\u00eateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour \u00e0 Rouen, \u00e9quip\u00e9 de ses cartes de l\u2019IGN, il noircit des carnets jusqu\u2019\u00e0 pouvoir proposer, en 2006, un manuscrit intitul\u00e9 <em>Code Lupin<\/em> \u00e0 un \u00e9diteur r\u00e9gional et universitaire, les \u00e9ditions des Falaises. Ce premier roman sera r\u00e9\u00e9dit\u00e9 neuf fois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Premier livre, <strong>Code Lupin<\/strong>, a ensuite \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en feuilleton, pendant 30 jours lors de l\u2019\u00e9t\u00e9 2010 par le quotidien <em>Paris Normandie<\/em>. Il est paru en \u00e9dition de poche en 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son premier roman, <strong>Omaha crimes<\/strong>, a obtenu le prix Sang d\u2019encre de la ville de Vienne en 2007, le prix litt\u00e9raire du premier roman policier de la ville de Lens 2008, le prix litt\u00e9raire lyc\u00e9en de la ville de Caen 2008, le prix Octave Mirbeau de la ville de Tr\u00e9vi\u00e8res 2008 et le prix des lecteurs Ancres noires 2008 de la ville du Havre, devant les meilleurs auteurs de polar de l\u2019ann\u00e9e. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en octobre 2014 sous le titre <strong>Grav\u00e9 dans le sable<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il publie en 2008 son troisi\u00e8me roman, <strong>Mourir sur Seine<\/strong>, qui se d\u00e9roule pendant l\u2019Armada 2008 de Rouen, et qui s\u2019est vendu en quelques semaines \u00e0 plusieurs milliers d\u2019exemplaires. <em>Mourir sur Seine<\/em> a obtenu en 2008 le prix du Comit\u00e9 r\u00e9gional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). Il est r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en \u00e9dition de poche en janvier 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a publi\u00e9 en 2009 un nouveau roman, <strong>Sang famille<\/strong>, destin\u00e9 \u00e0 la fois aux adultes et aux adolescents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2010, il participe au recueil de nouvelles <em>Les Couleurs de l\u2019instant<\/em>, avec une longue nouvelle, \u00ab\u00a0<em>T\u2019en souviens-tu mon Ana\u00efs ?\u00a0\u00bb<\/em>, qui se d\u00e9roule \u00e0 Veules-les-Roses et traite de la \u00ab l\u00e9gende \u00bb d\u2019Ana\u00efs Aubert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de 2010, il est publi\u00e9 aux Presses de la Cit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son roman <strong>Nymph\u00e9as noirs<\/strong>, huis-clos qui se d\u00e9roule dans le village de Giverny, sort le 20 janvier 2011. Il obtient un succ\u00e8s critique et populaire important, et remporte notamment le prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, le prix du polar m\u00e9diterran\u00e9en (festival de Villeneuve-lez-Avignon), le prix Michel Lebrun de la 25\u00e8me heure du Mans, le prix des lecteurs du festival Sang d\u2019Encre de la ville de Vienne (\u00ab gouttes de Sang d\u2019encre \u00bb), le Grand prix Gustave Flaubert de la Soci\u00e9t\u00e9 des \u00e9crivains normands, devenant ainsi le roman policier fran\u00e7ais le plus prim\u00e9 en 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 2012, il publie <strong>Un avion sans elle<\/strong>. S\u2019il reste fid\u00e8le aux intrigues psychologiques fond\u00e9es sur les faux-semblants et la manipulation du lecteur, m\u00ealant pass\u00e9 et pr\u00e9sent, ce roman, pour la premi\u00e8re fois, n\u2019est pas principalement situ\u00e9 en Normandie. Salu\u00e9 par G\u00e9rard Collard comme le polar de l\u2019ann\u00e9e, \u00ab\u00a0<em>Un avion sans elle\u00a0\u00bb<\/em> est r\u00e9compens\u00e9 par le prix Maison de la presse 2012, le Prix du Roman populaire 2012 et le Prix du Meilleur Polar francophone 2012 (Montigny-les-Cormeilles). Le roman s\u2019est aujourd\u2019hui, toutes \u00e9ditions confondues, vendu \u00e0 plus de 600\u00a0000 exemplaires. Il sera adapt\u00e9 au cin\u00e9ma. Il est publi\u00e9 en feuilleton dans <em>l&rsquo;Est r\u00e9publicain<\/em>, \u00e0 partir de septembre 2013 et pendant plus de 200 jours. Et vingt-cinq pays en ont achet\u00e9 les droits de traduction (Espagne, Allemagne, Italie, Russie, Pologne, Bulgarie, Hongrie, Japon, Cor\u00e9e, Lituanie, Portugal, Ta\u00efwan, Angleterre, Isra\u00ebl, Br\u00e9sil, r\u00e9publique Tch\u00e8que, Slovaquie, Norv\u00e8ge, Gr\u00e8ce, Turquie, Pays-Bas, Vi\u00eat Nam, Lettonie, Roumanie, Serbie\u2026).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs ann\u00e9es seront n\u00e9cessaires pour que les ouvrages de Michel Bussi, qui paraissent au rythme d\u2019un par an, tel <em>Mourir sur Seine<\/em> en 2008, ou <em>Nymph\u00e9as Noirs<\/em> en 2011, voient leurs ventes s\u2019envoler. Apr\u00e8s une s\u00e9rie de r\u00e9compenses locales, gr\u00e2ce \u00e0 ses premi\u00e8res \u00e9ditions en livre de poche, mais surtout gr\u00e2ce \u00e0 la sortie en rayon polar de son ouvrage ma\u00eetre <em>Un avion sans elle<\/em>, l\u2019auteur g\u00e9ographe est propuls\u00e9 sur le devant de la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une des particularit\u00e9s de son travail est de situer la majorit\u00e9 de ses romans en Normandie. Ce tropisme normand, ajout\u00e9 \u00e0 son enseignement et ses recherches en Normandie, l\u2019ont amen\u00e9 \u00e0 \u00eatre \u00e9lu \u00ab\u00a0Parrain officiel\u00a0\u00bb de la F\u00eate Des Normands, \u00e9dition 2014, f\u00eate r\u00e9gionale normande f\u00eat\u00e9e sur l\u2019ensemble de son territoire et au-del\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis 2013, Michel Bussi est l\u2019auteur fran\u00e7ais de roman policier le plus lu, il se place en 8<sup>\u00e8me<\/sup> position des auteurs les plus vendus en France. Son dernier opus <em>N\u2019oublier jamais<\/em>, sorti en mai 2014, met \u00ab\u00a0plus que jamais\u00a0\u00bb la Normandie au c\u0153ur de son intrigue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 2013, <strong>Ne l\u00e2che pas ma main<\/strong> entra\u00eene le lecteur sur l\u2019\u00eele de La R\u00e9union, sous le soleil et les palmiers, d\u00e9cor paradisiaque et anxiog\u00e8ne d\u2019un roman tout en tension et suspense, dont l\u2019intrigue, qui se d\u00e9noue par la r\u00e9v\u00e9lation d\u2019une terrible manipulation, est en partie suivie \u00e0 travers le regard d\u2019une petite fille de six ans. 200\u00a0000 exemplaires ont \u00e9t\u00e9 vendus \u00e0 ce jour, en diff\u00e9rentes \u00e9ditions. D\u00e9cor idyllique pour un couple amoureux, pourtant le r\u00eave tourne au cauchemar lorsque la femme dispara\u00eet de sa chambre d\u2019h\u00f4tel. Son mari, soup\u00e7onn\u00e9 du meurtre, s\u2019enfuit en embarquant leur fille. Une course poursuite commence alors\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette ann\u00e9e 2013 sacre Michel Bussi \u00ab\u00a0<strong>auteur fran\u00e7ais de polars le plus vendu<\/strong>\u00a0\u00bb (source GFK), et il se classe par ailleurs 8<sup>\u00e8me<\/sup> meilleure vente fran\u00e7aise 2013 (Le Figaro litt\u00e9raire).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2014 a vu en mai la parution de <strong>N\u2019oublier jamais<\/strong> et la r\u00e9\u00e9dition, en octobre, sous le titre <em>Grav\u00e9 dans le sable<\/em>, de son premier roman (<em>Omaha Crimes<\/em>, 2007). La Normandie est dans l\u2019un comme l\u2019autre mise \u00e0 l\u2019honneur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Point de d\u00e9part de <em>N\u2019oublier jamais<\/em>\u00a0: une \u00e9charpe rouge au cou d\u2019une jeune femme qui vient de sauter dans le vide du haut d\u2019une falaise d\u2019Yvetot. Mais une \u00e9charpe qui ne peut absolument pas se trouver l\u00e0\u00a0! Tout au long des 500 pages d\u2019une lecture en apn\u00e9e, jusqu\u2019au <strong>\u00ab\u00a0twist\u00a0\u00bb final, d\u00e9sormais la marque Bussi<\/strong>, le lecteur jubile. D\u00e9j\u00e0 plus de 90 000 lecteurs ont \u00e9t\u00e9 conquis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Relire et r\u00e9\u00e9diter son premier roman, <strong>Grav\u00e9 dans le sable<\/strong>, au moment o\u00f9 l\u2019on f\u00eate les 70 ans du D\u00e9barquement a permis \u00e0 Michel Bussi de rendre de nouveau hommage aux jeunes h\u00e9ros de la Seconde Guerre mondiale. Son temp\u00e9rament d\u2019\u00e9crivain, sa ma\u00eetrise de la \u00ab m\u00e9canique d\u2019horloger\u00a0\u00bb qu\u2019il affectionne dans tous ses romans sont d\u00e9j\u00e0 bien l\u00e0\u00a0! Pr\u00e8s de 60 000 l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 aim\u00e9 !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5\u00e8me auteur le plus lu en France en 2014, Michel Bussi sera certainement pr\u00e9sent dans le top 5 de l\u2019ann\u00e9e 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Maman a tort<\/strong><strong>,<\/strong> paru en mai 2015, n\u2019a pas quitt\u00e9 le top 20 des polars de l\u2019ann\u00e9e\u2026 Michel Bussi reste l\u2019auteur de polars fran\u00e7ais le plus lu ! D\u00e9j\u00e0 180\u00a0000 exemplaires en grand format. L\u2019\u00e9dition de poche para\u00eet en mai 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Michel Bussi publie le 4 \u00a0mai 2016 <strong><em>Le temps est assassin<\/em><\/strong><strong><em>.<\/em><\/strong> Baign\u00e9e par les parfums et saveurs de la Corse, c\u2019est une partition l\u00e9g\u00e8rement nostalgique, qui balance des eighties \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2016, qu\u2019il nous fait jouer. On se rappelle des vacances en famille, des morsures du soleil et des amours n\u00e9es sur la plage. L\u2019intrigue vibre au diapason de l\u2019adolescence\u00a0: un cocktail d\u2019\u00e9motions fortes, violentes, profondes. A lire en apn\u00e9e\u00a0jusqu\u2019au twist final !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bibliographie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Thrillers\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><strong>Code Lupin<\/strong> &#8211; 2006<\/li>\n<li><strong>Omaha Crimes<\/strong> \u2013 2007<\/li>\n<li><strong>Mourir sur Seine<\/strong> &#8211; 2008<\/li>\n<li><strong>Sang famille, traqu\u00e9 dans les iles anglo-normandes<\/strong> &#8211; 2009<\/li>\n<li><strong>Nymph\u00e9as noirs<\/strong> &#8211; 2011<\/li>\n<li><strong>Un avion sans elle<\/strong> &#8211; 2012<\/li>\n<li><strong>Ne l\u00e2che pas ma main<\/strong> &#8211; 2013<\/li>\n<li><strong>N\u2019oublier jamais<\/strong> &#8211; 2014<\/li>\n<li><strong>Grav\u00e9 dans le sable<\/strong> \u2013 2014<\/li>\n<li><strong>Maman a tort \u2013<\/strong> 2015<\/li>\n<li><strong>Le temps est assassin &#8211;<\/strong> 2016<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Essais<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>El\u00e9ments de g\u00e9ographie \u00e9lectorale \u00e0 travers l\u2019exemple (Publication de l\u2019Universit\u00e9 de Rouen en 1998)<\/li>\n<li>Pour une nouvelle g\u00e9ographie du politique, territoire, d\u00e9mocratie, \u00e9lection (Anthropos en mars 2004)<\/li>\n<li>Un monde en recomposition (Publication de l\u2019Universit\u00e9 de Rouen en 2010)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Prix litt\u00e9raires\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le succ\u00e8s de\u00a0Michel\u00a0Bussi, c&rsquo;est celui de la France des petits prix litt\u00e9raires, dont la presse se fait rarement l&rsquo;\u00e9cho. Il en totalise une vingtaine, qu&rsquo;on lui a d\u00e9cern\u00e9s au Havre, au Mans, \u00e0 Lens, Caen, Tr\u00e9vi\u00e8res, Cognac, Villeneuve-lez-Avignon, Elven, Montigny-l\u00e8s-Cormeilles, Li\u00e8ge, Estaimpuis, Vaugneray, Ouessant. Il envoie ses livres lui-m\u00eame, colle les timbres et les enveloppes, surveille les \u00e9ch\u00e9ances, prend des trains Corail pour recevoir ses troph\u00e9es aux quatre coins du pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Omaha Crimes \/ Grav\u00e9 dans le sable<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2007, prix Sang d\u2019encre de la ville de Vienne (Is\u00e8re)<\/li>\n<li>2008, prix litt\u00e9raire du premier roman policier de la ville de Lens (Pas-de-Calais)<\/li>\n<li>2008, prix litt\u00e9raire lyc\u00e9en de la ville de Caen<\/li>\n<li>2008, prix Octave Mirbeau de la ville de Tr\u00e9vi\u00e8res<\/li>\n<li>2008, prix des lecteurs Ancres noires de la ville du Havre<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mourir sur Seine<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2008, prix du Comit\u00e9 r\u00e9gional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Nymph\u00e9as noirs<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2011, prix des lecteurs du festival Polar de Cognac<\/li>\n<li>2011, prix du polar m\u00e9diterran\u00e9en (festival de Villeneuve-lez-Avignon)<\/li>\n<li>2011, prix Michel Lebrun de la 25<sup>e<\/sup> heure du Mans<\/li>\n<li>2011, Grand prix Gustave Flaubert de la Soci\u00e9t\u00e9 des \u00e9crivains normands<\/li>\n<li>2011, prix des lecteurs du festival Sang d\u2019Encre de la ville de Vienne (\u00ab\u00a0gouttes de Sang d\u2019encre\u00a0\u00bb)<\/li>\n<li>2011, Finaliste du prix myst\u00e8re de la critique (3<sup>e<\/sup>), du prix du polar francophone de Montigny-l\u00e8s-Cormeilles (2\u00e8me), du prix marseillais du polar, du prix Polar de Cognac, du prix du roman populaire d\u2019Elven, du prix Plume-Libre, du prix plume de Cristal du festival policier de Li\u00e8ge<\/li>\n<li>2014, prix \u00ab\u00a0critiques-libres.com\u00a0\u00bb (site de litt\u00e9rature en ligne-14 000 membres)<\/li>\n<li>2015, Prix Domitys (prix des maisons de retraite)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un avion sans elle<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2012, Prix Maison de la Presse<\/li>\n<li>2012, prix du polar francophone de Montigny-l\u00e8s-Cormeilles<\/li>\n<li>2012, prix du roman populaire (Elven)<\/li>\n<li>2012, prix \u00ab\u00a0\u00e0 chacun son histoire\u00a0\u00bb, (Estampuis, Belgique).<\/li>\n<li>2012, finaliste du Grand Prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re, finaliste du prix Polar de Cognac<\/li>\n<li>2013, prix polar des lecteurs, NVN, le Noir du Val Noir (Vaugneray)<\/li>\n<li>2014, prix Dupuy 2014 (lyc\u00e9e Dupuy de L\u00f4me)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ne l\u00e2che pas ma main<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2013, Livre du mois de mai, prix Relay des voyageurs-Europe 1<\/li>\n<li>2013, Prix du roman insulaire, salon du livre insulaire d&rsquo;Ouessant, cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0policier\u00a0\u00bb<\/li>\n<li>2013, Prix des lecteurs \u00ab\u00a0Voyage au c\u0153ur du polar\u00a0\u00bb, biblioth\u00e8que de Mesnil-Esnard.<\/li>\n<li>2014, Prix litt\u00e9raire du Pays de Pouzauges<\/li>\n<li>2014, Prix \u00ab\u00a0la Plume Martraise\u00a0\u00bb (Martres-Tolosane)<\/li>\n<li>2013, finaliste du grand prix de litt\u00e9rature polici\u00e8re, finaliste du prix Interpol&rsquo;art, finaliste du prix Polar de Cognac<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Maman a tort<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2015, Prix Sang d&rsquo;encre des lyc\u00e9ens 2013<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>N\u2019oublier jamais\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>2016, Prix du talent litt\u00e9raire normand<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019il est bien un auteur fran\u00e7ais dont on parle beaucoup ces derniers temps, en dehors du Prix Nobel de Litt\u00e9rature 2014, Patrick Modiano, c\u2019est bien de\u00a0 <strong>Michel Bussi,<\/strong> un des dix meilleurs vendeurs pour 2013, avec un rythme de 3 \u00e0 4 livres par an.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais on entend de tout sur Michel Bussi, et pas uniquement en bien. Ainsi reviennent souvent les critiques comme quoi Michel Bussi est un auteur de gare au style pauvre, que ces romans sont de faux romans policier, tout juste bons pour une collection Harlequin d\u00e9guis\u00e9e pour femme boulimique litt\u00e9raire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce polar \u00ab\u00a0impressionniste\u00a0\u00bb, nous m\u00e8ne, touche apr\u00e8s touche, de la mort.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5377,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[335],"tags":[331],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/Nymph\u00e9as-noirs.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5396"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5396"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5396\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5377"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5396"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5396"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5396"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}