{"id":5194,"date":"2016-06-11T13:08:41","date_gmt":"2016-06-11T12:08:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=5194"},"modified":"2016-06-11T13:10:52","modified_gmt":"2016-06-11T12:10:52","slug":"giesberg-franz-olivier-%e2%99%a6-larracheuse-de-dents","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/giesberg-franz-olivier-%e2%99%a6-larracheuse-de-dents\/","title":{"rendered":"Giesberg Franz-Olivier \u2666 L&rsquo;arracheuse de dents"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5193\" rel=\"attachment wp-att-5193\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-5193 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents.jpg\" alt=\"L'arracheuse de dents\" width=\"284\" height=\"284\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents.jpg 340w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents-300x300.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents-220x220.jpg 220w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents-120x120.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 284px) 100vw, 284px\" \/><\/a>Alors que Fr\u00e9d\u00e9ric Bradsock s&rsquo;installe \u00e0 Nantucket (Massachusetts) dans la maison de sa grand-m\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9e, il d\u00e9couvre derri\u00e8re les lambris au pied de l&rsquo;escalier un tr\u00e9sor<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->un gros manuscrit rong\u00e9 par les ans et par les souris, nou\u00e9 par une ficelle, \u00e9crit par Lucile Bradsock, l&rsquo;une de ses a\u00efeules, une p\u00e9tillante et friponne h\u00e9ro\u00efne,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">qui entreprend un \u00ab\u00a0voyage\u00a0\u00bb vers sa jeunesse et d\u00e9cide \u00e0 99 ans, avec toute son imp\u00e9tuosit\u00e9, de laisser ses m\u00e9moires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi nous est cont\u00e9e l&rsquo;histoire extraordinaire de la vie de cette femme entre 1789 et 1876, pionni\u00e8re de son \u00e9poque qui a connu les grands de ce monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lucile a 13 ans lorsqu&rsquo;elle quitte sa Normandie natale bien-aim\u00e9e pour vivre \u00e0 Paris avec son amie Agathe, aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;un vieux dentiste renomm\u00e9 : Hippolyte Frochon qui lui enseigne le m\u00e9tier. Elle assiste alors aux premi\u00e8res secousses de la R\u00e9volution. A partir de l\u00e0, elle vivra au c\u0153ur des atrocit\u00e9s post-R\u00e9volution : cruaut\u00e9 humaine, arrestations arbitraires et t\u00eates coup\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette femme libre, ambitieuse et justici\u00e8re (les coupables doivent payer de leur vie les atrocit\u00e9s commises) va vivre plusieurs vies au contact des dirigeants de la Terreur, r\u00e9volutionnaires, g\u00e9n\u00e9raux, pr\u00e9sidents des USA, empereur fran\u00e7ais et chefs indiens. Mirabeau, Robespierre, Beaumarchais, Jefferson, Fouch\u00e9, Lafayette, Napol\u00e9on, Lincoln\u2026 sont autant de personnages que Lucile va approcher d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre en passant sa vie \u00e0 combattre l&rsquo;injustice, la barbarie, l&rsquo;esclavage\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette femme, L&rsquo;arracheuse de dents, qui va rencontrer presque tout ce que l&rsquo;Histoire compte de personnages c\u00e9l\u00e8bres, devra malgr\u00e9 tout, pour sauver ses arri\u00e8res, s&rsquo;enfuir en Am\u00e9rique. L\u00e0, engag\u00e9e dans l&rsquo;arm\u00e9e et sous les ordres du Colonel Custer, elle poursuit son aventure que Franz-Olivier Giesbert nous transmet avec infiniment de talent en nous faisant voyager de l&rsquo;Est \u00e0 l&rsquo;Ouest. Lucile a dans le sang une solide volont\u00e9 de revanche face \u00e0 tout le mal qu\u2019on a pu faire \u00e0 elle et aux siens. Elle est dure, rend coup pour coup, ne fait aucune concession, mais elle adore la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9parez-vous donc \u00e0 rencontrer des esclaves et leurs n\u00e9griers, Robespierre, un Roi, un Pr\u00e9sident, quelques Indiens beaucoup de bisons, des Vend\u00e9ens, avec plaisir, rires et griserie assur\u00e9e, car en plus de la chirurgie dentaire, cette coquine \u00a0\u00bb redresseur \u00a0\u00bb de torts a le don de s&rsquo;attirer tous les ennuis qui r\u00f4dent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle va passer en revue et s\u00e9duire avec gourmandise tous les hommes qui comptent de l&rsquo;\u00e9poque.<br \/>\nSon gout immod\u00e9r\u00e9 pour l&rsquo;amour a fait sa devise de \u00ab\u00a0Merci la vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lucile est donc un personnage haut en couleur. Si elle se d\u00e9fend d&rsquo;avoir la \u00ab cuisse l\u00e9g\u00e8re \u00bb, elle est fort port\u00e9e sur la \u00ab chosette \u00bb, n&rsquo;h\u00e9sitant \u00e0 profiter de ce plaisir-l\u00e0 pour en tirer d&rsquo;autres b\u00e9n\u00e9fices. S\u00e9ductrice imp\u00e9nitente et gourmande, elle a un go\u00fbt pour les hommes (qu&rsquo;elle \u00e9pouse et assassine \u00e0 l&rsquo;envi) qui lui attire plaisirs et d\u00e9boires mais ne freine gu\u00e8re sa course aux quatre vents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les descriptions relatives \u00e0 cette particularit\u00e9 sont d&rsquo;ailleurs fort amusantes, avec des expressions vieillottes ou peu utilis\u00e9e, cet app\u00e9tit de vie, son attirance pour les hommes plus vieux qu&rsquo;elle lorsqu&rsquo;elle est jeune, plus jeunes lorsqu&rsquo;elle est vieille, les alcooliques, les bless\u00e9s de la vie, ou au contraire, les hommes de pouvoir.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Avec ce roman moelleux et d\u00e9lectable, model\u00e9 de plusieurs sch\u00e9mas, du conte au polar en passant par la narration de plusieurs \u00e9poques, on fait une travers\u00e9e lyrique o\u00f9 s&rsquo;asticotent toutes les \u00e9poques de l&rsquo;Histoire et de l&rsquo;Histoire de France reconsid\u00e9r\u00e9e, autour d&rsquo;une femme p\u00e9tillante, p\u00e9tulante et scandaleuse au m\u00e9pris de l&rsquo;\u00e9tiquette.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5192\" rel=\"attachment wp-att-5192\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5192\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Franz-Olivier-Giesberg.jpg\" alt=\"FRANZ-OLIVIER GIESBERT - ENREGISTREMENT DE L'EMISSION 'BIBLIOTHEQUE MEDICIS' DIFFUSEE SUR PUBLIC SENAT LE 18\/03\/2016\" width=\"213\" height=\"277\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Franz-Olivier Giesbert<\/strong> (parfois abr\u00e9g\u00e9 \u00ab\u00a0<strong>FOG<\/strong>\u00a0\u00bb), n\u00e9 le 18 janvier 1949 \u00e0 Wilmington dans l&rsquo;\u00c9tat du Delaware (\u00c9tats-Unis), est un \u00e9ditorialiste, biographe, pr\u00e9sentateur de t\u00e9l\u00e9vision et \u00e9crivain franco-am\u00e9ricain, exer\u00e7ant en France. Il est issu, par son p\u00e8re, d&rsquo;une famille d&rsquo;origine allemande, \u00e9cossaise et juive immigr\u00e9e aux \u00c9tats-Unis \u00e0 la veille de la Premi\u00e8re Guerre mondiale et, par sa m\u00e8re, d&rsquo;une famille normande et catholique dirigeant \u00e0 Elbeuf une importante imprimerie r\u00e9gionale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour en Normandie \u00e0 trois ans, il est \u00e9lev\u00e9 par sa m\u00e8re, professeur de philosophie, et son p\u00e8re, dessinateur commercial pass\u00e9 par l&rsquo;Institut d&rsquo;art de Chicago et ayant particip\u00e9 au d\u00e9barquement en Normandie, le 6 juin 1944 \u00e0 Omaha Beach.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l&rsquo;\u00e2ge de dix ans, il veut devenir \u00e9crivain et commence \u00e0 \u00e9crire des nouvelles. Sous l&rsquo;influence d&rsquo;une m\u00e8re tr\u00e8s croyante, il suit une \u00e9ducation religieuse dont il tire un fort attachement \u00e0 la foi catholique et un vif int\u00e9r\u00eat pour les r\u00e9formes de l&rsquo;\u00c9glise de Jean XXIII (il a d&rsquo;ailleurs tenu une chronique r\u00e9guli\u00e8re dans le magazine fran\u00e7ais <em>Panorama<\/em>). Politiquement, sa famille est orient\u00e9e \u00e0 gauche\u00a0: dans les ann\u00e9es 1970, sa m\u00e8re devient adjointe au maire PS d&rsquo;Elbeuf.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si dans son adolescence, il se veut, par r\u00e9action au p\u00e8re, un partisan d\u00e9clar\u00e9 de l&rsquo;Alg\u00e9rie fran\u00e7aise, il affirme avoir ressenti, \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;\u00e2ge adulte, un bref attrait pour le communisme. Apr\u00e8s avoir suivi sa scolarit\u00e9 au lyc\u00e9e d&rsquo;\u00c9tat d&rsquo;Elbeuf, il publie son premier article \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 18 ans, dans <em>Libert\u00e9-Dimanche<\/em> consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il refuse le poste de r\u00e9dacteur en chef-adjoint du quotidien <em>Paris Normandie<\/em>, que lui propose sa famille maternelle, actionnaire du quotidien. Conseill\u00e9 par sa m\u00e8re, il effectue des \u00e9tudes de droit, dans l&rsquo;optique d&rsquo;entrer \u00e0 l&rsquo;ENA ou d&rsquo;obtenir le dipl\u00f4me d&rsquo;avocat. Parall\u00e8lement, il a collabor\u00e9 pendant quatre ans \u00e0 la page litt\u00e9raire de <em>Paris Normandie<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il entre en 1969 au Centre de formation des journalistes, o\u00f9 il se lie entre autres avec Patrick Poivre d&rsquo;Arvor. D\u00e8s la rentr\u00e9e 1971, il est recrut\u00e9 pour un stage au service politique du Nouvel observateur, \u00e0 l\u2019issue duquel, sur la recommandation de Jacques Ozouf, son professeur au CFJ, alors \u00e0 la recherche de jeunes journalistes motiv\u00e9s et susceptibles de professionnaliser le service, il int\u00e8gre la r\u00e9daction. Il y est d\u2019abord correspondant aux \u00c9tats-Unis puis chef du service politique gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019aide de Jean Daniel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il publie parmi ses premiers articles une interview de Michel Rocard, puis des reportages sociaux, des papiers sur la presse, mais aussi sur Jacques Chaban-Delmas ou Edgar Faure. Il prend successivement en charge la droite et l&rsquo;ex\u00e9cutif puis, \u00e0 partir de 1974, la gauche notamment le PS. Il traite parfois du PCF jusqu&rsquo;en 1977, mais il est essentiellement attach\u00e9 \u00e0 la gauche non communiste\u00a0: il interroge \u00e0 deux reprises Fran\u00e7ois Mitterrand en l&rsquo;espace de deux mois. Parmi les autres hommes politiques \u00e0 qui il donne la parole figurent Edgar Faure, Jacques Delors et Pierre Mauroy. Ses liens avec ce dernier, alors num\u00e9ro deux du PS, sont alors si importants qu&rsquo;on le d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0mauroyiste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aid\u00e9 par Lucien Rioux, il collabore avec Pierre Mauroy \u00e0 la r\u00e9daction du livre \u00ab\u00a0<em>Les H\u00e9ritiers de l&rsquo;Avenir<\/em>\u00a0\u00bb (Stock, 1977), o\u00f9 le num\u00e9ro deux du PS d\u00e9fend la cr\u00e9dibilit\u00e9 du Programme commun. Il publie \u00e9galement une biographie (<em>Fran\u00e7ois Mitterrand ou la tentation de l&rsquo;histoire<\/em>) au Seuil en mars 1977.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses relations avec Mitterrand alternent alors entre des p\u00e9riodes de froid et de r\u00e9conciliation m\u00eame si lui-m\u00eame participe \u00e0 la construction m\u00e9diatique de Michel Rocard. Interviewant cinq fois l&rsquo;ancien leader du PSU en un peu plus de deux ans (mai 1977 &#8211; septembre 1979), il couvre avec attention ses d\u00e9placements en province (\u00ab\u00a0Rocard chez les sudistes\u00a0\u00bb, 19 mars 1979) ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (\u00ab\u00a0Rocard \u00e0 Washington\u00a0\u00bb, 9 juin 1980). Mais il donne aussi la parole \u00e0 un \u00e9cologiste comme Brice Lalonde \u00e0 la veille des \u00e9lections de 1977 et de 1978 ainsi qu&rsquo;\u00e0 des leaders du CERES. Il appara\u00eet ainsi comme le moins politis\u00e9 du service politique, un \u00ab\u00a0OVNI\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lass\u00e9 de la politique fran\u00e7aise, il souhaite devenir correspondant aux \u00c9tats-Unis. Olivier Todd et Jean-Fran\u00e7ois Revel lui proposent d&rsquo;entrer comme grand reporter \u00e0 <em>L&rsquo;Express<\/em>. Mais apr\u00e8s en avoir fait part \u00e0 Jean Daniel et Claude Perdriel, il est finalement promu grand reporter (septembre 1979), puis correspondant aux \u00c9tats-Unis en janvier 1980. \u00c0 la suite du d\u00e9part de Thierry Pfister pour le cabinet de Pierre Mauroy en mai 1981, il est rappel\u00e9 \u00e0 Paris pour prendre la t\u00eate du service politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nomm\u00e9 en 1985 directeur de la r\u00e9daction d&rsquo;un journal en pleine crise, avec le but de relancer les ventes de l\u2019hebdomadaire, qui s\u2019effondrent sous le mandant de Fran\u00e7ois Mitterrand, il redresse <em>Le Nouvel Observateur<\/em>. Il y \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0de droite\u00a0\u00bb par certains de ses journalistes. Durant cette p\u00e9riode, il sauve le journal, selon l\u2019aveu m\u00eame de Claude Perdriel, mais l\u2019ambiance en souffre beaucoup et sa pr\u00e9sence g\u00e9n\u00e8re beaucoup de tensions, notamment avec Jean Daniel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En septembre 1988, il quitte <em>Le Nouvel Observateur<\/em> pour rejoindre <em>Le Figaro<\/em>, quotidien alors embl\u00e9matique du Groupe Hersant et opposant du <em>Nouvel Obs.<\/em> Sa m\u00e8re s&rsquo;\u00e9tait pourtant vivement oppos\u00e9e \u00e0 Robert Hersant quand ce dernier avait rachet\u00e9 <em>Paris-Normandie<\/em> et le passage du grand hebdomadaire de gauche vers le grand quotidien de droite surprend beaucoup de gens. Jean Daniel dit avoir v\u00e9cu son d\u00e9part comme une trahison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1988 \u00e0 juin 2000, il est directeur des r\u00e9dactions et membre du directoire du <em>Figaro<\/em>. Il redresse par ailleurs les ventes du Figaro Magazine. Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019<em>Obs<\/em>, c\u2019est le scandale. FOG est qualifi\u00e9 de \u00ab tra\u00eetre \u00bb, de journaliste \u00ab sans convictions \u00bb. La trahison est sur toutes les bouches. FOG n\u2019en a que faire ; depuis le d\u00e9but, il ne roule que pour lui-m\u00eame. Durant cette p\u00e9riode au <em>Figaro<\/em>, notre journaliste m\u00e8ne une vie de nabab o\u00f9 la mondanit\u00e9 est \u00e0 son comble. Il s\u2019ach\u00e8te une belle Mercedes, quitte sa femme pour la milliardaire Nahed Ojjeh\u2026 fille du ministre syrien de la d\u00e9fense, un pays alors en guerre contre la France. FOG n\u2019en est pas \u00e0 une contradiction pr\u00e8s, et re\u00e7oit le tout-Paris dans l\u2019h\u00f4tel particulier de sa nouvelle \u00e9pouse. Il re\u00e7oit notamment : l\u2019\u00e9crivain Denis Tillinac, le patron de Havas Pierre Dauzier, l\u2019\u00e9diteur Bernard Fixot et sa femme Val\u00e9rie-Anne Giscard d\u2019Estaing.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il quitte ses fonctions en septembre 2000, et entre \u00e0 l&rsquo;hebdomadaire <em>Le Point<\/em> en qualit\u00e9 de directeur, sous l&rsquo;influence de son fondateur Claude Imbert. Il croit dans les valeurs du travail d&rsquo;\u00e9quipe, aussi s&rsquo;entoure-t-il de Michel Colom\u00e8s, directeur de la r\u00e9daction et de Michel Richard comme directeur adjoint. Avec Philippe Bertrand, son directeur artistique, il d\u00e9cide de moderniser la maquette. Pour augmenter le nombre de lectrices, il fait \u00e9voluer la derni\u00e8re partie du magazine, car les \u00e9tudes montrent que davantage de femmes que d&rsquo;hommes commencent leur lecture par la fin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PDG depuis 2003 du groupe SEBDO Le Point, il permet au magazine de conna\u00eetre un nouvel essor commercial, notamment aupr\u00e8s des cat\u00e9gories socioprofessionnelles les plus \u00e9lev\u00e9es. Misant sur l&rsquo;ind\u00e9pendance d&rsquo;esprit, les couvertures de l&rsquo;hebdomadaire sont volontairement de plus en plus agressives et pol\u00e9miques. Sous sa houlette, les ventes du <em>Point<\/em> passent de pr\u00e8s de 300\u00a0000 en 1999 \u00e0 environ 415\u00a0000 en 2010, soit une augmentation de quelque 120\u00a0000 exemplaires. FOG agace, divise, mais il gagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ton ou l&rsquo;impertinence du <em>Point<\/em> aurait d\u00e9plu \u00e0 Nicolas Sarkozy qui, en 2008, aurait demand\u00e9 la t\u00eate de Franz-Olivier Giesbert \u00e0 Fran\u00e7ois Pinault, tout comme l&rsquo;auraient fait auparavant Fran\u00e7ois Mitterrand, Jacques Chirac et Dominique de Villepin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2011, il sort un livre sur Nicolas Sarkozy, \u00ab M. le Pr\u00e9sident \u00bb, dans lequel il r\u00e9v\u00e8le des \u00ab off \u00bb et s\u2019en prend s\u00e9v\u00e8rement \u00e0 lui. Comme \u00e0 son habitude, FOG est pass\u00e9 par la connivence pour en aboutir au lynchage \u2013 comme il l\u2019avait fait avec Jacques Chirac, sur lequel il a \u00e9galement publi\u00e9 un livre. Le tout pour son seul int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En f\u00e9vrier 2012, Fran\u00e7ois Pinault confirme l&rsquo;information au magazine \u00e9conomique <em>Challenges<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est \u00e0 moi que Nicolas Sarkozy s&rsquo;adressait pour me demander r\u00e9guli\u00e8rement de virer Franz-Olivier Giesbert de la direction du <em>Point<\/em>\u00a0\u00bb, explique le propri\u00e9taire de l&rsquo;hebdomadaire, avant de pr\u00e9ciser que l&rsquo;immixtion pr\u00e9sidentielle lui d\u00e9pla\u00eet et le conduit au contraire \u00e0 maintenir Giesbert, qu&rsquo;il d\u00e9crit comme un \u00ab\u00a0excellent patron de presse, solide, cr\u00e9atif et paradoxal\u00a0\u00bb, dans ses fonctions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il entretient ou a entretenu des relations d&rsquo;amiti\u00e9 avec plusieurs grand \u00e9crivains\u00a0: Julien Green, Michel Tournier, Norman Mailer et J.M.G. Le Cl\u00e9zio qu&rsquo;il a interview\u00e9s souvent ou qui ont collabor\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement aux journaux qu&rsquo;il a dirig\u00e9s. Il fr\u00e9quente le club Le Si\u00e8cle. Il est membre du jury du prix Renaudot, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu en juin 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus de faire partie de l\u2019\u00e9lite de la presse papier, Franz-Olivier Giesbert est \u00e9galement pr\u00e9sent sur beaucoup de plateaux de t\u00e9l\u00e9vision. Franz-Olivier Giesbert pr\u00e9sente d&rsquo;abord une \u00e9mission hebdomadaire litt\u00e9raire sur la cha\u00eene c\u00e2bl\u00e9e <em>Paris Premi\u00e8re<\/em>, intitul\u00e9e <em>Le Gai Savoir<\/em>. Cette \u00e9mission a \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e par le prix Richelieu de l&rsquo;association de la D\u00e9fense de la langue fran\u00e7aise en mars 1999.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de 2001, il travaille pour le service public, alternant les diff\u00e9rentes cha\u00eenes de <em>France T\u00e9l\u00e9visions<\/em>\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;octobre 2001 \u00e0 mi-2006, il pr\u00e9sente tout d&rsquo;abord l&rsquo;\u00e9mission litt\u00e9raire <em>Culture et D\u00e9pendances<\/em> sur France3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De septembre 2006 \u00e0 mi-2009, il prend en charge une \u00e9mission politique <em>Chez FOG<\/em> sur France 5 avant de revenir \u00e0 l&rsquo;actualit\u00e9 culturelle en 2009 et 2010 lorsqu&rsquo;il pr\u00e9sente <em>Vous aurez le dernier mot<\/em> sur France 2, le vendredi \u00e0 23\u00a0h.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de septembre 2010 et jusqu&rsquo;en avril 2011, il anime, sur France 2, <em>Semaine critique !<\/em>, une nouvelle \u00e9mission culturelle diffus\u00e9e les vendredis soirs. Gr\u00e2ce \u00e0 la chronique de Nicolas Bedos, l&rsquo;\u00e9mission a pu atteindre jusqu&rsquo;\u00e0 10\u00a0% de part de march\u00e9 mais reste en-de\u00e7\u00e0 des attentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis octobre 2011, il anime <em>2012, les grandes questions<\/em> sur France 5. Cette \u00e9mission se poursuit en 2013 sous le titre <em>Les Grandes Questions<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis la rentr\u00e9e 2012, il anime en premi\u00e8re partie de soir\u00e9e sur France 3 l&rsquo;\u00e9mission <em>Le Monde d&rsquo;apr\u00e8s<\/em>, un magazine de soci\u00e9t\u00e9 qui traite de sujets \u00e9conomiques une fois par mois, le lundi soir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 29 ao\u00fbt 2014, Franz-Olivier Giesbert rejoint <em>Les Grosses T\u00eates<\/em> de Laurent Ruquier sur RTL.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a entretenu une liaison de quatre ans avec la femme d&rsquo;affaires, milliardaire et m\u00e9c\u00e8ne syrienne Nahed Ojjeh.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est le compagnon de la directrice de la r\u00e9daction (2002-2014) de <em>Elle<\/em>, Val\u00e9rie Toranian. Il est le fr\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain Jean-Christophe Giesbert, <em>alias<\/em> Norman Ginzberg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, il se d\u00e9finit comme v\u00e9g\u00e9tarien \u00ab\u00a0\u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son dernier roman, \u00ab\u00a0L\u2019arracheuse de dents\u00a0\u00bb, est construit autour d\u2019une grosse (et jubilatoire) supercherie initiale. \u00ab\u00a0\u00c9videmment qu\u2019elle n\u2019a jamais exist\u00e9\u00a0\u00bb, s\u2019amuse Franz-Olivier Giesbert. \u00ab\u00a0Je ne vais pas vous faire le num\u00e9ro du mentir-vrai, que l\u2019on conna\u00eet par c\u0153ur, mais on fait du faux avec du vrai et vice-versa. C\u2019est \u00e7a, l\u2019art du roman.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que Fr\u00e9d\u00e9ric Bradsock s&rsquo;installe \u00e0 Nantucket (Massachusetts) dans la maison.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5193,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[332],"tags":[333],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Larracheuse-de-dents.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5194"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5194"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5194\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5193"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5194"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5194"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5194"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}