{"id":5072,"date":"2016-04-17T08:16:52","date_gmt":"2016-04-17T07:16:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=5072"},"modified":"2016-04-17T08:18:25","modified_gmt":"2016-04-17T07:18:25","slug":"indridason-arnaldur-%e2%99%a6-le-lagon-noir","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/indridason-arnaldur-%e2%99%a6-le-lagon-noir\/","title":{"rendered":"Indridason Arnaldur \u2666 Le lagon noir"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=5073\" rel=\"attachment wp-att-5073\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-5073 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir.jpg\" alt=\"Le lagon noir\" width=\"290\" height=\"290\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir.jpg 340w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir-300x300.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir-220x220.jpg 220w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir-120x120.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 290px) 100vw, 290px\" \/><\/a>Ce roman fait suite aux \u00a0\u00bb Nuits de Reykjavik\u00a0\u00bb qui nous replongeait dans le pass\u00e9 de l&rsquo;inspecteur. Choix judicieux et presque obligatoire. En effet, le fil conducteur de tous les livres de la s\u00e9rie du commissaire Erlendur est rompu depuis \u00ab\u00a0Etranges rivages\u00a0\u00bb car la qu\u00eate personnelle d&rsquo;Erlendur concernant son fr\u00e8re disparu est achev\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Et comme il ne semble pas &#8211; pour l&rsquo;instant- vouloir r\u00e9apparaitre au sein de la police, difficile d&rsquo;envisager un avenir!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette enqu\u00eate se place dans un contexte socio-politique int\u00e9ressant et complexe : celui de la guerre froide. Outre l&rsquo;aspect politique, il montre les probl\u00e8mes sociaux de l&rsquo;\u00e9poque : les populations d\u00e9plac\u00e9es par exemple au Groenland pour les besoins militaires, le ghetto am\u00e9ricain confront\u00e9 \u00e0 la m\u00e9fiance des Islandais, mais aussi le racisme primaire des autres am\u00e9ricains \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des Noirs. Ici Caroline, une jeune noire, membre de la police am\u00e9ricaine, qui va aider Erlendur et Marion dans cette affaire. Et surtout, \u00e0 travers ce livre, plus que dans le pr\u00e9c\u00e9dent, se dessine finement la personnalit\u00e9 d&rsquo;Erlendur, particuli\u00e8rement par le regard que portent sur lui d&rsquo;autres personnages : son aspect renfrogn\u00e9, m\u00e9lancolique qui d\u00e9plait souvent \u00e0 ses coll\u00e8gues. Mais Marion va deviner en lui des failles et s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 lui. Elle l&rsquo;appr\u00e9cie, voyant en lui un excellent policier, tenace et intuitif, et il l&rsquo;intrigue. Un autre personnage a pressenti ce qu&rsquo;il \u00e9tait\u00a0: la tante de la jeune fille disparue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, retour en arri\u00e8re. Reykjav\u00edk, 1979.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le corps d&rsquo;un homme, compl\u00e8tement disloqu\u00e9, vient d&rsquo;\u00eatre rep\u00each\u00e9 dans le lagon bleu pr\u00e8s d&rsquo;une centrale g\u00e9o-thermique, celui de Kristvin. L&rsquo;homme n&rsquo;a aucune pi\u00e8ce identit\u00e9, sinon une paire de santiags aux pieds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement, il est identifi\u00e9. L&rsquo;homme, pr\u00e9nomm\u00e9 Kristvin, travaillait pour la compagnie Icelandair, comme m\u00e9canicien \u00e0 la base am\u00e9ricaine de l&rsquo;a\u00e9roport de Keflavik, qui n&rsquo;est pas encore aussi touristique qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. La victime serait tomb\u00e9e d&rsquo;une tr\u00e8s grande hauteur et qu&rsquo;un coup lui aurait \u00e9t\u00e9 port\u00e9. Peut-\u00eatre a-t-elle \u00e9t\u00e9 jet\u00e9e d&rsquo;un avion\u00a0? En d\u00e9couvrant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un ing\u00e9nieur qui travaille \u00e0 la base am\u00e9ricaine de Keflavik, l&rsquo;attention de la police se tourne vers de myst\u00e9rieux vols secrets effectu\u00e9s entre le Groenland et l&rsquo;Islande. Les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines ne sont pas pr\u00eates \u00e0 coop\u00e9rer et font m\u00eame tout ce qui est en leur pouvoir pour emp\u00eacher la police islandaise de faire son travail. Conscients des risques qu&rsquo;ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enqu\u00eate avec l&rsquo;aide de Caroline, une jeune militaire am\u00e9ricaine, officier de police de la base. Convaincue par la sinc\u00e9rit\u00e9 et l\u2019int\u00e9grit\u00e9 des deux enqu\u00eateurs, Caroline, va s\u2019associer \u00e0 leur recherche au sein de la base am\u00e9ricaine, construite durant la seconde guerre mondiale. C\u2019est une vraie ville o\u00f9 vivent environ 6\u00a0000 Am\u00e9ricains. On n\u2019y rentre pas facilement, encore moins quand on veut enqu\u00eater sur un meurtre. Nous sommes en pleine guerre froide. Sous fond de march\u00e9 noir d\u2019importations am\u00e9ricaines (le fameux jean, les cigarettes, marijuana et alcools\u2026), de transports de missiles nucl\u00e9aires, et de bombes atomiques de la base de Thul\u00e9 aux Groenland\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En parall\u00e8le, Erlendur travaille \u00e0 titre personnel, sur une vieille affaire non r\u00e9solue : une jeune fille de 19 ans, Dagbj\u00f6rt, disparue sur le chemin de l&rsquo;\u00e9cole, entre la maison familiale et son lyc\u00e9e, vingt-cinq ans plus t\u00f4t, en 1953 alors que la base am\u00e9ricaine s&rsquo;installait et apportait dans ses valises les premiers disques de rock et les premiers jeans. La police avait conclu au suicide. Or des t\u00e9moins disent qu&rsquo;elle sortait avec un gar\u00e7on de Camp Knox, un quartier pauvre, o\u00f9 les gens vivent dans les baraquements en t\u00f4le ondul\u00e9e, abandonn\u00e9s par les soldats am\u00e9ricains apr\u00e8s l&rsquo;occupation de l&rsquo;Islande et reconvertis en \u00ab\u00a0habitations\u00a0\u00bb. Ce quartier \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 un v\u00e9ritable bidonville et avait mauvaise r\u00e9putation. Le petit ami ne sera jamais retrouv\u00e9 et les parents mourront sans savoir ce qu&rsquo;il est advenu de leur fille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Erlendur est contact\u00e9 par une tante qui lui demande de trouver la v\u00e9rit\u00e9. Il a grandi avec le visage froiss\u00e9 de la jeune fille sur un article de journal et se d\u00e9cide, encourag\u00e9 par son coll\u00e8gue, \u00e0 rencontrer la famille et leur proposer son aide. Tout en suivant \u00e0 la radio la disparition soudaine de deux hommes dans un fjord lors d&rsquo;une temp\u00eate, Erlendur va refaire le chemin emprunt\u00e9 ce jour-l\u00e0 par Dagbj\u00f6rt et petit \u00e0 petit les pi\u00e8ces du puzzle vont se mettre en place\u2026.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marion, aid\u00e9 par Caroline, va mener de son c\u00f4t\u00e9 l&rsquo;enqu\u00eate sur la mort violente de Kristvin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Erlandur prend toutes ces affaires avec c\u0153ur et empathie. Le jeune trentenaire a d\u00e9j\u00e0 bien du souci. Fraichement divorc\u00e9 avec interdiction de voir ses enfants, il s&rsquo;arr\u00eate parfois pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9cole maternelle et regarde sa fille jouer derri\u00e8re la grille. Le personnage est plus jeune, plus ouvert et bien moins d\u00e9sillusionn\u00e9 et sombre que dans l&rsquo;avenir que nous lui connaissons. Il travaille depuis deux ans \u00e0 la brigade d&rsquo;enqu\u00eates criminelles sous les ordres de Marion Briem et ne cache pas ses positions contre la pr\u00e9sence am\u00e9ricaine sur le sol islandais.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Indridason construit un univers particulier, un personnage litt\u00e9raire de plus en plus complexe ; peu \u00e0 peu le roman noir est absorb\u00e9 par la litt\u00e9rature et la qualit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9criture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2386\" rel=\"attachment wp-att-2386\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2386 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Arnaldur-Indridason.jpg\" alt=\"Arnaldur Indridason\" width=\"200\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Arnaldur-Indridason.jpg 240w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Arnaldur-Indridason-220x247.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/a>Arnaldur Indri\u00f0ason, n\u00e9 le 28\u00a0janvier\u00a01961 \u00e0 Reykjav\u00edk, est un \u00e9crivain islandais, fils de l&rsquo;\u00e9crivain Indri\u00f0i G. \u00deorsteinsson, n\u00e9 en 1926, dans le nord de l&rsquo;Islande qui vivait dans le plus grand d\u00e9nuement ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans une maison en tourbe. \u00a0Comme presque tous les Islandais, il est d\u00e9sign\u00e9 par son pr\u00e9nom, Arnaldur. Son patronyme (qui, selon la tradition islandaise, est une simple marque de filiation, \u00ab\u00a0Fils de Indrid\u00a0\u00bb, pour le distinguer de d&rsquo;autres Arnaldur) est parfois transcrit par Indridason comme dans ses livres traduits en fran\u00e7ais, alors que la translitt\u00e9ration correcte devrait \u00eatre Indridhason, le <em>dh<\/em> se pronon\u00e7ant comme le <em>th<\/em> dans l&rsquo;anglais <em>the<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1996, Arnaldur Indri\u00f0ason obtient un dipl\u00f4me en histoire \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d&rsquo;Islande. Journaliste au <em>Morgunbla\u00f0i\u00f0<\/em> en 1981-1982, il devient sc\u00e9nariste ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1986 \u00e0 2001, il travaille comme critique de films pour le <em>Morgunbla\u00f0i\u00f0<\/em>. Aujourd&rsquo;hui, il est l&rsquo;auteur de quinze romans policiers dont 7 ont \u00e9t\u00e9 traduits en fran\u00e7ais \u2014 dont plusieurs sont des best-sellers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arnaldur Indri\u00f0ason publie son premier livre, <em>Synir duftsins<\/em> (litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0Fils de poussi\u00e8re\u00a0\u00bb, in\u00e9dit en fran\u00e7ais) en 1997. Cette publication marque pour certains, comme Harlan Coben, le d\u00e9part d&rsquo;une nouvelle vague islandaise de fiction criminelle. Aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;Arni Thorarinsson, \u00e9galement auteur islandais de polars, Arnaldur d\u00e9clare qu&rsquo;\u00ab\u00a0<em>il n&rsquo;existe pas de tradition de polar en Islande<\/em>. [\u00e0 cet \u00e9tat de fait, il y a deux raisons.] <em>L&rsquo;une tient en ce que les gens, y compris les \u00e9crivains, consid\u00e9raient les histoires polici\u00e8res comme des mauvais romans<\/em> [\u2026]. <em>La deuxi\u00e8me raison, c&rsquo;est que beaucoup d&rsquo;Islandais ont longtemps cru en une sorte d&rsquo;innocence de leur soci\u00e9t\u00e9. Tr\u00e8s peu de choses r\u00e9pr\u00e9hensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu \u00e0 des histoires polici\u00e8res. Ce qui explique qu&rsquo;\u00e0 [leurs] d\u00e9buts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal \u00e0 (s&rsquo;)imposer<\/em> [dans les milieux litt\u00e9raires islandais].\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fut nomm\u00e9 \u00e0 maintes reprises \u00e9crivain le plus populaire d&rsquo;Islande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2004, ses livres ont fait partie des dix livres les plus emprunt\u00e9s \u00e0 la Biblioth\u00e8que municipale de Reykjav\u00edk.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les livres d&rsquo;Arnaldur ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans 26 pays et traduits en allemand, danois, anglais, italien, tch\u00e8que, su\u00e9dois, norv\u00e9gien, n\u00e9erlandais, catalan, finnois, espagnol, portugais et fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les principaux romans d&rsquo;Arnaldur Indri\u00f0ason mettent en sc\u00e8ne la m\u00eame \u00e9quipe d&rsquo;enqu\u00eateurs, dont l&rsquo;abrupt Erlendur tortur\u00e9 par la disparition de son fr\u00e8re alors qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un enfant et tourment\u00e9 par sa fille toxicomane. Ce sont ces souffrances et les conditions qui les ont engendr\u00e9es qui int\u00e9ressent particuli\u00e8rement Arnaldur car \u00ab\u00a0le bonheur se suffit \u00e0 lui-m\u00eame, il n&rsquo;y a rien \u00e0 en dire\u00a0\u00bb. Ses romans sont r\u00e9guli\u00e8rement des pr\u00e9textes \u00e0 un voyage dans le pass\u00e9, tel <em>l&rsquo;Homme du lac<\/em>, o\u00f9 l&rsquo;enqu\u00eateur Erlendur trouve un squelette vieux de quarante ans, faisant appel au pass\u00e9 communiste d&rsquo;une partie des Islandais durant la guerre froide. Arnaldur d\u00e9clare \u00e0 ce propos\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je m&rsquo;int\u00e9resse aussi aux squelettes qui collent aux basques des vivants. Ce qui m&rsquo;int\u00e9resse le plus, ce sont les \u00ab\u00a0squelettes vivants\u00a0\u00bb, pourrait-on dire. Mes romans traitent de disparitions, mais ils ne traitent pas principalement de la personne qui a disparu, plus de ceux qui restent apr\u00e8s la disparition, dans un \u00e9tat d&rsquo;abandon. Je m&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 ceux qui sont confront\u00e9s \u00e0 la perte. Ce sont ces gens-l\u00e0 que j&rsquo;appelle les \u00ab\u00a0squelettes vivants\u00a0\u00bb\u00a0: ils sont fig\u00e9s dans le temps. [\u2026] J&rsquo;aime beaucoup remonter le temps, et envoyer mes personnages sur les traces du pass\u00e9. J&rsquo;aime exhumer des \u00e9v\u00e9nements oubli\u00e9s. Le temps en tant que concept est quelque chose qui m&rsquo;int\u00e9resse \u00e9norm\u00e9ment &#8211; la mani\u00e8re dont le temps passe, mais aussi son influence, les cons\u00e9quences de son passage sur nos vies. J&rsquo;aime d\u00e9celer les liens entre une \u00e9poque et une autre. \u00c9videmment, la th\u00e9matique du temps est une partie tr\u00e8s importante des histoires que je raconte, que ce soit son pouvoir destructeur ou son pouvoir de gu\u00e9rison qu&rsquo;il peut avoir. M\u00eame si dans \u00ab\u00a0La Femme en vert\u00a0\u00bb Erlendur d\u00e9clare que le temps ne gu\u00e9rit aucune blessure<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Dans <em>L&rsquo;Homme du lac<\/em>, l&rsquo;\u00e9crivain s&rsquo;appuie sur une donn\u00e9e g\u00e9ologique r\u00e9elle\u00a0: le lac de Kleifarvatn \u00e0 vingt-cinq kilom\u00e8tres au sud de Reykjavik, se vide p\u00e9riodiquement. C&rsquo;est ainsi que, dans le livre, une hydrologue d\u00e9couvre un squelette sur le fond sablonneux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux de ses \u0153uvres\u00a0: \u00ab\u00a0La Cit\u00e9 des jarres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Hiver arctique\u00a0\u00bb ont re\u00e7u, en 2002 et 2003, le Prix Cl\u00e9 de verre, la plus haute distinction scandinave.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a \u00e9galement gagn\u00e9 le \u00ab\u00a0Gold Dagger Award\u00a0\u00bb, prix litt\u00e9raire britannique, en 2005 pour \u00ab\u00a0La Femme en vert\u00a0\u00bb, et son roman \u00ab\u00a0L\u2019Homme du lac\u00a0\u00bb (M\u00e9taili\u00e9, 2008) a re\u00e7u lePrix polar europ\u00e9en du Point.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2011, il re\u00e7oit le 1er Prix Bor\u00e9ales-r\u00e9gion Basse-Normandie du Polar Nordique \u00e0 l\u2019occasion de ce festival.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet \u00e9crivain partage d\u00e9sormais une reconnaissance internationale avec Arni Thorarinsson, Jon Hallur Stefansson, Stefan Mani et Yrsa Sigur\u00f0ard\u00f3ttir, eux aussi traduits en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arnaldur Indri\u00f0ason a adapt\u00e9 trois de ses livres pour la radio du service audiovisuel islandais R\u00daV. Le producteur islandais Baltasar Korm\u00e1kur a travaill\u00e9 \u00e0 une adaptation de <em>M\u00fdrin<\/em>, La Cit\u00e9 des Jarres (titr\u00e9 <em>Jar City<\/em> en fran\u00e7ais et sorti en France en septembre 2008).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Snorri Th\u00f3risson travaille sur une production internationale de <em>Nap\u00f3leonsskj\u00f6lin<\/em>. Arnaldur Indri\u00f0ason est actuellement en collaboration avec l&rsquo;<em>Icelandic Film Fund<\/em> pour l\u2019\u00e9criture de deux sc\u00e9narios d\u2019apr\u00e8s deux de ses nouvelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il vit \u00e0 Reykjav\u00edk avec sa femme et ses trois enfants. Les deux auteurs ayant fortement influenc\u00e9 Arnaldur Indri\u00f0ason sont Maj Sj\u00f6wall et Per Wahl\u00f6\u00f6, deux \u00e9crivains su\u00e9dois qui ont imagin\u00e9, dans les ann\u00e9es\u00a01960, les aventures de l&rsquo;inspecteur Martin Beck.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Romans de la s\u00e9rie du commissaire Erlendur Sveinsson\u00a0:<\/h3>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Synir duftsins<\/em><\/strong> (1997) &#8211; In\u00e9dit en fran\u00e7ais<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Dau\u00f0ar\u00f3sir<\/em><\/strong> (1998) &#8211; In\u00e9dit en fran\u00e7ais<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>M\u00fdrin<\/em><\/strong> (2000) &#8211; <em>La Cit\u00e9 des jarres<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2006<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Grafar\u00fe\u00f6gn<\/em><\/strong> (2001) &#8211; <em>La Femme en vert<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2006<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>R\u00f6ddin<\/em><\/strong> (2002) &#8211; <em>La Voix<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2007<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Kleifarvatn<\/em><\/strong> (2004)\u00a0&#8211; <em>L&rsquo;Homme du lac<\/em>(en)\u00a0\/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2008<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Vetrarborgin<\/em><\/strong> (2005) &#8211; <em>Hiver arctique<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2009<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Har\u00f0skafi<\/em><\/strong> (2007) &#8211; <em>Hypothermie<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2010<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Myrk\u00e1<\/em><\/strong> (2008) &#8211; <em>La Rivi\u00e8re noire<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2011<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Sv\u00f6rtuloft<\/em><\/strong> (2009) &#8211; <em>La Muraille de lave<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2012<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Fur\u00f0ustrandir<\/em><\/strong> (2010) &#8211; <em>\u00c9tranges Rivages<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2013<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Einv\u00edgi\u00f0<\/em><\/strong> (2011) &#8211; <em>Le Duel<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Reykjav\u00edkurn\u00e6tur<\/em><\/strong> (2012) &#8211; <em>Les Nuits de Reykjavik<\/em> \/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Kamp Knox<\/em><\/strong> (2014) \u2013 <em>Le lagon noir <\/em>\/ trad. de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &#8211; 2016<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce roman fait suite aux \u00a0\u00bb Nuits de Reykjavik\u00a0\u00bb qui nous.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5073,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[319],"tags":[189],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Le-lagon-noir.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5072"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5072"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5072\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5073"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5072"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5072"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5072"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}